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MySpace.com Militarisé par le Pentagon - R&D en Informatique au Service de l’Espionnage Américain des Opinions Mondiales-

Si certains craignent que des espaces virtuels tel MySpace.com soient utilisés par des prédateurs sexuels, ils sont loin de penser que le Pentagon y cherche à recruter de la toute jeune et fraîche « chair à canon »

Un consortium de plusieurs universités américaines financées par le Département de la Sécurité Intérieure développe actuellement un logiciel qui permettra au gouvernement américain de surveiller les opinions négatives sur les Etats-Unis, ses dirigeants, dans les journaux et autres publications à l’étranger.



Copyright Matiz PTB
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Militarisation par le Pentagon de Myspace.com

Les jeunes années peuvent être difficiles. L’acné, le sentiment d’étrangeté, la colère. C’est peut être l’une des raisons, si vous avez entre 10-12 ans et jusqu’à 25 ans, pour chercher à vous faire des « amis » dans les confortables cyberespaces de MySpace.com, le site de relations qui se présente lui-même comme « une communauté en ligne qui te laisses rencontrer des amis d’amis ». A MysSpace, chaque utilisateur peut créer une page web à visiter ou un « profil », télécharger des photos, bloguer 24h sur 24 et – le plus important de tout– draguer ces « amis ».

L’un des principal objectifs pour attirer des visites sur ta page, la rendre plus populaire c’est de poster des contenus qui attirent l’attention, mais aussi des photos provocatrices, d’envoyer des bulletins à tes « amis » et leur demander de te « prostituer » (inscrire) sur leur liste d’amis. Le site MySpace.com avec ces millions « d’amis » est très populaire, et pas seulement auprès d’adolescents en mal de confiance. Début août, le site a atteint les 100 millions de « profils » inclus les sites sponsorisés par des multinationales et les pages de fictions. De quoi se faire un grand nombre d’amis.

Récemment, le magazine Fortune a écrit que MySpace, acheté par Rupert Murdoch propriétaire du réseau TV Fox News en 2005 pour 580 millions de $, a dépassé Google en terme de trafic et se trouve en deuxième position après Yahoo en ce qui concerne les pages vues avec 1 billion par jour. Ce site abrite déjà 2,2 millions de groupes, 8000 comédiens, et des milliers de producteurs de films, et des millions de surfeurs en quête d’attention. Selon ce magazine, c’est déjà arrivé que 230 000 nouveaux utilisateurs s’enregistrent le même jour.

Depuis son lancement en mars 2003, le site s’est développé de façon exponentielle, devenant une superpuissance d’internet alors que de son coté, l’armée américaines s’enlisait dans des occupations devenues impopulaires en Afghanistan et en Irak, et rencontre de plus en plus de difficultés à recruter au point d’avoir sérieusement baisser le profil des recrutements. Pas étonnant par conséquent, avec 80% des utilisateurs de MySpace se déclarant avoir plus de 18 ans, que l’armée ait cherché à « occuper » un espace virtuel, en quête de nouvelles recrues à jeter en pâture en Afghanistan et en Irak.

En février 2006, le Corps des Marines a lancé son profil sur MySpace. Une page tout à faire ordinaire qui propose une vidéo et quelques séquences montrant un instructeur stéréotypé hurlant des ordres. Le site offre même de télécharger des fonds d’écran de Marines, des emblèmes et photos de la deuxième guerre mondiale, mais aucune image des guerres actuelles.

Selon une dépêche d’AP, 430 personnes de février à juillet ont demandé à contacter un recruteur de Marines via le site… dont 170 considérés comme des recrues potentielles voire de bonnes recrues. Avec une guerre d’Irak qui apporte au quotidien son lot de morts et de blessés, il y a de quoi se réjouir au quartier général du recrutement des Marines. A la mi-septembre, les Marines avaient déjà près de 21 000 « amis » MySpace, renvoyant sur leur page.

Pour ne pas être en reste, l’armée de l’air a elle aussi lancé sa propre page sur MySpace. Offrant elle aussi des fonds d’écran téléchargeables, l’armée de l’air offrait aussi la possibilité en cliquant sur un lien de discuter avec l’un de ses « conseillers ». Le Colonel Brian Madtes, directeur de la stratégie au service de la communication n’y est pas allée par quatre chemins dans un interview publié par l’agence de presse de l’armée de l’air : « pour toucher des jeunes hommes et jeunes femmes aujourd’hui, nous devons être au diapason et engagés dans les cercles qu’ils fréquentent. MySpace.com, est un super moyen de faire passer le message au public sur les accomplissements importants du personnel de l’armée de l’air ».

En février, l’armée a exprimé des réserves concernant MySpace et a annulé un contrat de publicité à la suite d’accusations portées contre le site qui serait utilisé par des « pédophiles ». MySpace est en cours de procès poursuivi par une mineure de 14 ans qui dit avoir été sexuellement assaillie par un autre utilisateur de MySpace.com et réclame 30 millions de $ de dommages et intérêts. MySpace et d’autres réseaux internet de liens sociaux ont été interdits dans les écoles et les bibliothèques.

Malgré cela, l’armée américaine a décidé d’élargir son champ d’action sur Myspace.com. Début novembre, elle a prévu de lancer un nouveau profil et créer un site interactif avec possibilité de télécharger des vidéos, avoir accès à des blogs, et plusieurs possibilités de contacter des « recruteurs ». L’armée vise les 17-24 ans pour recruter, mais aussi plus jeune, et ceux qui produisent le design du site en tiennent compte. La page de présentation de l’armée sur MySpace est entièrement conçue pour attirer les jeunes vers la page d’accueil du site officiel de l’armée : Go Army.

L’armée vise aussi la blogosphère. De nombreux militaires y participent et les services de communication de l’armée étudient le moyen d’utiliser cela. Sans oublier YouTube.com, un site d’archivage de vidéos qui se définit comme « une société de consommateurs de medias où les gens peuvent visionner et partager les versions originales de vidéos à travers le monde par une expérience web ». You Tube est aussi dans le collimateur de l’armée.

La militarisation de MySpace.com est l’un des efforts le plus récent fait par le Pentagon pour occuper un espace et exposer les « produits militaires » devant les yeux de jeunes internautes. Le rôle joué par MySpace est des plus troublant, mais rien de particulier étant donné que le complexe militaire américain trouve depuis longtemps dans le monde du bizness civil les portes grandes ouvertes. Ce sont les entreprises civiles qui fournissent les »produits militaires » allant des armes aux sites internet, et lui permettent de fonctionner et se perpétuer. Dans le cas de MySpace, et son réseau « d’amis », celle-ci est très impliquée dans la production de la page d’accueil de l’armée, elle assurera aussi la maintenance du site.

Une coopération directe armée américaine, MySpace.com.

Sources des informations : un article de Nick Turse éditeur associé de TomDispatch.com



R&D en Informatique au Service de l’Espionnage Américain des Opinions Mondiales

L’objectif avoué, serait d’identifier des « menaces potentielles à la nation » selon des fonctionnaires américains.

Des chercheurs à Cornell, l’université de Pittsburgh, et à l’université d’Utah ont l’intention de tester le système sur des centaines d’articles publiés entre 2001 et 2002 sur des sujets tels que l’utilisation par le président Bush de l’expression « axe du mal » les conditions de détention à Guantanamo Bay, le débat sur le réchauffement climatique, la tentative de coup d’état contre le président Chavez.

Cette R&D est financée sur 3 ans pour la somme de 2,4 millions de $. Les chercheurs utilisent une bourse fournie par un groupe lié par le passé à la CIA et qui a construit une base de données compilant des centaines d’articles qui sont utilisés pour entraîner l’ordinateur à reconnaître, noter et interpréter les propos contenus dans ces articles.

Les fonctionnaires américains des services suivant l’opinion publique mondiale utilisent depuis des années les journaux et autres sources d’informations pour traquer les évènements et les opinions aux Us et à l’étranger, se servant des traductions de centaines d’articles de publications étrangères de journaux et agences de presse. Le nouveau logiciel devrait permettre une surveillance plus rapide et plus réfléchie des informations paraissant dans les médias dans le monde entier. Le Département pour la Sécurité Intérieure et peut être aussi d’autres agences de renseignements cherchent à « identifier des facteurs communs à partir de nombreuses sources d’information qui pourraient être indicatifs de menaces potentielles à la nation » selon un communiqué du Département.

Avant qu’un tel système ne soit mis en place, cela prendra plusieurs années. L’approche, dénommée « processus naturelle du langage » a été développée depuis des années et est largement répandue pour résumer des faits basiques dans un texte ou pour créer des versions abrégées d’articles. Mais interpréter et noter l’expression d’opinions sans faire trop d’erreurs constitue un défi plus important selon les professeurs Cardie et Janice M. Wiebe, de l’université de Pittsburgh impliqués dans ce projet. Leur système permettrait à un fonctionnaire américain d’évaluer selon une note attribuée chaque « opinion » et de renvoyer rapidement au texte en question dont l’ordinateur indique qu’il contient une déclaration anti américaine intense. Au final, le gouvernement pourrait de manière semi automatique traquer une déclaration par des individus spécifiques à l’étranger ou traquer des articles par des agences de presse étrangères ou des journalistes, notant les commentaires sur les politiques américaines ou les dirigeants américains.

En 2002, un programme dénommé Total Information Awareness ( Conscience Information Totale) du Département de la Défense ayant pour but de détecter des terroristes en analysant des paquets d’informations a avorté.

Justifiant leur participation à ce projet, les deux professeurs précédemment cités assurent qu’il y a des règles et des restrictions en ce qui concerne l’utilisation de ce type de technologie par le gouvernement.

Le chef du bureau de Washington de l’agence d’information russe Itar – Tass Andrei Sitov a dit qu’il espérait que l’objectif c’était simplement d’identifier des menaces et non de faire taire toute critique à l’encontre d’une administration américaine ou de son président.

La question qu’on peut se poser c’est :

Pourquoi est ce le Département américain de la Sécurité Intérieure qui sponsorise un tel projet ?

Sont ce là ses prérogatives ?

Le monde serait-il devenu la propriété des Etats-Unis ?

Ce pays s’imagine –t-il être partout chez lui au point de vouloir fouiller dans tout ce qui se publie partout dans le monde pour soi disant détecter des « menaces terroristes », mais en fait espionner et faire pression ensuite sur tous ceux qui s’aviseraient de publier des critiques sur l’administration américaine et ses dirigeants ?

C’est tout simplement Orwellien, dangereusement fascisant.

Source de certaines informations contenues dans cet article : The New York Times 3/10/06 www.nytimes.com

Les Etats Unis de Barbarie

Dimanche 8 Octobre 2006
Mireille Delamarre

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