information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
Anti Sionisme

Moyen Orient - L’axe des fanatiques : Netanyahu et Ahmadinejad

Le spectre de Netanyahu et d’Ahmadinejad alimentant l’un l’autre leur folie comme chefs d’état, est effrayant. Dans de telles circonstances, le principal danger de conflagration viendrait de l’état d’Israël, puissance nucléaire, et non de l’Iran sans arme nucléaire.



Moyen Orient - L’axe des fanatiques : Netanyahu et Ahmadinejad

Moyen Orient - L’axe des fanatiques : Netanyahu et Ahmadnijad

Avec la sortie de la scène politique d’Ariel Sharon, Benjamin Netanyahu a plus de chance de devenir premier ministre d’Israël.

C’est un expert en medias. Il sait comment faire passer sa propagande sur les chaînes de télévision américaine. Et, il est très dangereux.

Netanyahu a passé de nombreuses années aux Etats-Unis durant sa jeunesse. Plus tard, dans les années 80, il a travaillé à l’ambassade israélienne à Washington et puis est devenu ambassadeur d’Israël à l’ONU. Quand il a été nommé ministre des affaires étrangères, c’était déjà une star des télévisions américaines.

Le type est calme – utilise couramment les idiomes de la langue américaine, il est aussi télégénique aux yeux de beaucoup – et doué pour le mensonge face à la caméra. Ainsi, quand la police israélienne a tué 17 palestiniens à la mosquée Al Aqsa de Jérusalem en octobre 1990, Netanyahu a dirigé une guerre éclair de désinformation affirmant que les palestiniens avaient été tués après s’être révoltés et avoir jeté des pierres par-dessus le mur des lamentations sur des fidèles juifs y priant. A l’époque, sa fable a dominé la plupart des médias américains. Plus tard même l’enquête officielle israélienne l’a discrédité et a blâmé la police pour avoir commencer les affrontements.

Actuellement, Netanyahu mène campagne pour gagner les élections israéliennes pour le poste de premier ministre qui auront lieu en mars et il amplifie sa rhétorique contre l’Iran. Il semble en apparence complètement à l’opposé du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Pourtant, leurs pratiques politiques peuvent, à bien des égards, alimenter leur fanatisme respectif.

L’élection qui a porté à la présidence de l’Iran l’été dernier Ahmadinejad est une victoire pour le fondamentalisme répressif, négatif pour le respect des droits de l’homme à l’intérieur du pays et belliqueux en matière de politique étrangère.

Quand Ahmadinejad a déclaré en octobre dernier "qu’Israël devait être rayé de la carte" il a rendu un grand service au plus militariste des responsables politiques israéliens – Benjamin Netanyahu – qui a demandé au premier ministre israélien Ariel Sharon de prendre des mesures coercitives en utilisant la force contre l’Iran. D’autre part Netanyahu a déclaré en décembre : "quand je formerait le nouveau gouvernement israélien, nous ferons ce que nous avons fait par le passé avec le réacteur de Saddam, ce qui nous a apporté 20 ans de tranquillité."

Netanyahu se référait à l’attaque aérienne israélienne du réacteur nucléaire d’Osirak en juin 1981 pour empêcher l’Irak de développer des armes nucléaires. Mais, maintenant l’idée de bombarder l’Iran n’a pas de sens même pour de nombreux analystes enthousiasmés par le grand arsenal nucléaire israélien estimé à 200 têtes nucléaires.

"Une attaque nucléaire préventive n’est plus une stratégie pour arrêter le développement des armes nucléaires ; les changements technologiques l’ont rendue obsolète." C’est l’avis de Larry Derfner qui commente souvent la politique israélienne pour le Jérusalem Post (quotidien israélien en langue anglaise et française de droite, extrême droite ndt).

"Dissimuler un centre de développement nucléaire est plus facile actuellement qu’en 1981, et cela va devenir encore plus facile. Envoyer des avions de combat, des commandos et tout ce qu’on veut contre l’Iran est plus que risqué, c’est certainement presque futile si ce n’est impossible. Israël et les israéliens devraient oublier cette option et pour faire face à la menace iranienne, se concentrer sur le développement d’une force de dissuasion encore plus puissante."

Defner ajoutait : " il n’y a pas de raison d’être indifférent à un Iran puissance nucléaire mais pas non plus de raison pour un acte de terreur et encore moins d’imprudence. En fait un état iranien, puissance nucléaire, est acceptable. Nous pouvons vivre avec. Le fait est que nous avons vécu ici avec des menaces du même type jusqu’à maintenant."

Mais Netanyahu a insisté de façon répétitive pour vouloir lancer une attaque militaire sur l’Iran. "C’est la principale obligation du gouvernement israélien" dit-il. "Si ce n’est pas fait par le gouvernement actuel, je projette de conduire le prochain gouvernement pour stopper les iraniens."

Le spectre de Netanyahu et d’Ahmadinejad alimentant l’un l’autre leur folie comme chefs d’état, est effrayant. Dans de telles circonstances, le principal danger de conflagration viendrait de l’état d’Israël, puissance nucléaire, et non de l’Iran sans arme nucléaire.

Le candidat Netanyahu est porteur de folie nucléaire. C’est aussi un ennemi implacable des droits humains de base. Beaucoup d’israéliens ont compris que Netanyahu est un extrémiste et des sondages publiés le 6 janvier indiquent que l’ère post Sharon n’est peu être pas aussi accueillante pour le candidat Netanyahu que préalablement prévu.

De même, Mahmoud Ahmadinejad ne servira peut être pas non plus les 4 ans de son mandat comme président iranien. Bien sûre les responsables religieux fondamentalistes ont obtenu plus qu’ils ne pouvaient espérer avec son élection lorsqu’ils l’ont soutenu durant sa campagne au mois de juin dernier. Ces derniers mois, le chef suprême iranien Ali Khamenei a transféré plus de pouvoir au Conseil Gouvernemental dirigé par le magnat et homme de l’ombre Hashemi Rafsanjani, un politicien plutôt modéré qui a perdu l’année dernière l’élection présidentielle.

Ahmadinejad excelle dans les déclarations qui provoquent les hauts cris de la communauté internationale, mais il a des difficultés à exercer son pouvoir présidentiel. " Même au parlement iranien principalement dominé par les conservateurs, il a eu des difficultés à être soutenu," selon le Los Angeles Times du 2 janvier. "Une première pour une république islamique, les parlementaires ont refusé d’approuvé la nomination de 4 des ministres qu’il a proposé. Cela lui a pris 3 mois et 4 candidats pour arriver à la nomination du ministre du pétrole. Quelques uns des parlementaires se sont même agités pour qu’il soit entendu concernant ses capacités à gouverner."

Mahmoud Ahmadinejad et Benjamin Netanyahu utilisent la religion pour renforcer leur quête du pouvoir, chacun d’eux espérant être renforcé en pointant vers le fanatisme menaçant de l’autre. Néanmoins bon nombre d’israéliens et d’iraniens reconnaissent les graves dangers d’une telle attitude.

Alors que la tension monte et que la pression s’intensifie, la Maison Blanche peut finir par accepter une attaque israélienne contre l’Iran. Ou bien l’administration Bush peut préférer mener sa propre attaque aérienne contre l’Iran.


Israël, Iran, les Etats-Unis. Chaque pays à un potentiel réel pour réorienter sa politique – en s’écartant de cette intransigeance létale. Mais dans chacune des sociétés cela implique que soient menés des efforts à la base pour la paix et la justice.

Norman Salomon 7 janvier 2006 – www.antiwar.com copyright.

Traduction bénévole pour information à caractère non commercial par MD pour Planète non Violence.

Vengeance israélienne tenace

La bellicosité israélienne à l’égard de l’Iran ne vient pas seulement de préoccupations sécuritaires.

Il y a aussi de la vengeance dans l’air.

En effet, Israël est toujours en quête d’information concernant un pilote israélien Ron Arad qui s’étant éjecté de son avion touché lors de la guerre du Liban en 1986 a disparu depuis et serait, selon certaines sources, vivant et détenu en Iran. Depuis 1986, Israël utilise tous les moyens pour avoir des nouvelles de celui-ci, notamment en kidnappant des responsables du Hezbollah libanais accusés de complicité avec l’Iran, et en torturant certains d’entre eux, inclus le viol.

Israël a sans cesse menacé depuis de déstabiliser l’Iran, accusant Téhéran de mentir concernant son implication dans l’enlèvement d’Arad. En 1993, l’Iran a été confronté à une grave crise économique (bas prix du pétrole et importance de la dette extérieure) et Israël s’est empressé d’utiliser cette crise pour essayer d’obtenir des information sur Arad, proposant jusqu’à 10 mille milliards de dollars en échange. Une opération des services secrets israéliens le Mossad, menée au Liban et en Iran aurait confirmé que celui-ci était en vie et aux mains des iraniens. Les israéliens ont aussi proposé de servir d’intermédiaire auprès des américains pour qu’ils récupèrent cinq mille milliards de dollars d’avoirs gelés par l’administration américaine en 1979, au moment ou le Shah d’Iran, pro américain, a été déposé et remplacé par l’actuelle république islamique. Iran a refusé l’offre de Tel Aviv.

Israël s’est alors attaché à trouver d'autres moyen de pression. Au début des années 90, les iraniens toujours confrontés à leur crise financière, ont cherché auprès de certains pays d’Europe de l’Ouest une aide financière sous forme de prêts. Les services secrets israéliens ont eu vent de la tactique iranienne consistant à affirmer que d’autres pays avaient faits des offres plus avantageuses. C’est le premier ministre de l’époque Yitzhak Rabin, qui a décidé d’utiliser cette information pour faire du chantage aux iraniens et exiger des informations sur Arad. L'Iran n'ayant pas répondu aux exigences israéliennes, pour punir ce pays récalcitrant, Rabin a envoyé Shimon Pères auprès des gouvernements européens concernés avec un dossier conséquent sur cette ruse iranienne, la rendant ainsi inopérante et créant un climat de méfiance à l’égard de l’Iran, climat qui s’est maintenu depuis et renforcé avec les problèmes liés au développement nucléaire iranien.

L’Iran, toujours récalcitrant face au diktat de Tel Aviv, la vengeance tenace d’Israël se perpétue.

Jusqu’où ira –t-elle ?


(A voir quand il sortira, le film de Spielberg "Munich" sur la vengeance israélienne après les assassinats des athlètes israéliens par des palestiniens et la liquidation de certains d'entre eux par le Mossad, les services secrets israéliens, par pure vengeance, comme l'avait décrétée Golda Meir).

Source : quotidien à grand tirage israélien Yedihot Aharonoth

Israel mobilise ses forces armées et sa propagande contre l'Iran

Turquie: base des prochaines attaques aériennes des USA contre l'Iran

Moyen Orient - L’axe des fanatiques : Netanyahu et Ahmadinejad

Dimanche 8 Janvier 2006
Mireille Delamarre

Dans la même rubrique :
1 2 3

Mossad Cia et Cie | Boycott Israel | Collaborateurs Des Sionistes | Anti Sionisme | Collaboration Au Sionisme Archives