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Nucléaire

Moyen Orient : Israël a été le Premier Pays à Introduire la Bombe Atomique au Moyen Orient

Historique, les Complicités Internationales, Visite à Dimona, Campagne Urgente de Dénucléarisation du Moyen Orient, Documents Vidéo.

Conservant jusqu’à aujourd’hui, malgré quelques dérapages verbaux récents, une politique d’opacité et d’ambiguïté sur son programme nucléaire, l’état d’Israël a été le premier à introduire la bombe atomique au Moyen Orient, avec la complicité active directe de la France, de la Grande Bretagne, de la Norvège. Les Etats-Unis ont choisi de faire l’autruche, et l’Allemagne de fournir la « seconde force de frappe nucléaire » israélienne. Actuellement, l’extrême tension qui règne au Moyen Orient fait craindre le pire, car Israël pousse à la guerre entre les US et l’Iran pour conserver son monopole nucléaire dans la région, continuer d’imposer à ses voisins arabes sont dictat par la terreur nucléaire, et voler les terres palestiniennes. Il est urgent de lancer une campagne pour exiger la dénucléarisation du Moyen Orient visant le seul pays à y avoir la bombe atomique : l’état d’Israël.



Israel se Défend  - Qui Nous Défend de Nous -Mêmes ?
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Historique, Les Complicités Internationales

Israël a toujours affirmé qu’il ne serait pas le premier à introduire des armes nucléaires au Moyen Orient. Pourtant, la possession par Israël de telles armes est un secret de polichinelle que seul le vieux renard à l’origine du programme nucléaire militaire israélien, le « prix Nobel de la Paix » Shimon Pères, s’imagine encore pouvoir dissimuler. De nombreux documents des administrations américaines ont été déclassés et leur étude à montrer que dés 1975 les US étaient absolument convaincus qu’Israël avait la bombe atomique. Israël à ce jour n’a jamais accepté de signer le TNP (Traité de Non Prolifération) ni de placer sous contrôle international (AIEA) ses installations nucléaires.

Mais l’histoire du programme nucléaire militaire israélien remonte bien avant cela. En fait, Israël a commencé à étudier l’option nucléaire dés les premiers jours de la création de l’état sioniste. En 1949, HEMED GIMMEL, une unité spéciale du département des sciences de l’armée israélienne a commencé une étude géologique de deux ans dans le désert du Néguev, avec notamment en vue de découvrir des réserves d’uranium. Peu de ressources intéressantes ont été trouvées, mise à part certaines quantités récupérables d’uranium se trouvant dans des dépôts de phosphate. Ce programme nucléaire a fait un grand pas en avant avec la création en 1952 de la Commission à l’Energie Atomique d’Israël (Israël Atomic Energy Commission : IAEC). Son président, Ernst David Bergmann, spécialiste de chimie organique, proche conseiller scientifique de Ben Gourion, soutenait depuis longtemps la création d’une bombe atomique israélienne, il dirigeait aussi la division de recherche et d’infrastructure du ministère de la défense (connue sous son acronyme hébraïque : EMET), qui avait pris en charge les centres de recherche d’ HEMED, dont HEMED GIMMEL renommé Machon 4 dans le cadre d’une réorganisation.

Sous la direction de Bergmann, la ligne de séparation entre les activités de l’IAEC et d’EMET est devenue complètement floue au point que Machon 4 a fonctionné comme le laboratoire principal de l’IAEC. En 1953, Machon 4 avait non seulement perfectionné un processus pour extraire de l’uranium trouvé dans le Néguev, mais il avait aussi développé une nouvelle méthode de production d’eau lourde, fournissant à Israël une capacité d’auto production de certains des matériaux nucléaires les plus importants pour fabriquer une bombe. Autre défenseur acharné de la bombe atomique israélienne : Shimon Pères, à l’époque directeur général au ministère de la défense israélien, et l’architecte des « relations spéciales « entre la France et Israël, dans la deuxième moitié des années 50. Shimon Pères a été l’homme derrière les accords spéciaux sur le développement du nucléaire conclus entre les deux pays. Pour des raisons pratiques, il a été le directeur en chef du projet pendant sa phase initiale jusqu’à ce qu’il quitte le ministère de la défense en 1965.

Israël a donc fait appel à la France pour concevoir et construire le réacteur nucléaire de Dimona. La coopération nucléaire entre les deux pays remonte au début des années 50 quand a démarré en France la construction d’un réacteur de production d’eau lourde de 40MWt et d’une usine de retraitement chimique à Marcoule. Fin 1956, la France a donné son accord pour fournir à Israël un réacteur de recherche de 18MWt. Mais la crise du Canal de Suez quelques semaines plus tard a changé dramatiquement la situation. Suite à la fermeture par l’Egypte sous Nasser du Canal de Suez en juillet 1956, la France et la Grande Bretagne s’étaient mis d’accord avec Israël : ce dernier provoquerait une guerre avec l’Egypte fournissant un prétexte aux nations européennes pour envoyer leurs troupes de « gardiens de la paix » pour occuper et rouvrir le Canal. Face à cette crise, l’Union Soviétique a menacé d’intervenir. Cet événement a eu comme effet de renforcer le point de vue israélien de la nécessité d’avoir une capacité nucléaire indépendante, car ne pouvant, selon lui, compter sur des alliés "potentiellement peu crédibles". Les dirigeants français, estimant qu’ils n’avaient pas été à la hauteur des enjeux, se sont sentis « endettés » vis-à-vis d’Israël. Le Premier ministre de l’époque Gui Mollet, aurait dit en privé que la France « doit » la bombe à Israël.

Le 3 octobre 1957, la France et Israël ont signé un accord bilatéral dont les détails restent secrets, mais qui, pense –t-on, comportait deux volets : un volet politique, avec un accord général, vague traitant des obligations légales et politiques des deux parties, et un accord technique entre les deux commissions à l’énergie nucléaire des deux pays, spécifiant les coopérations techniques et scientifiques. Mais une grande partie des accords ne figuraient pas inscrits sur le papier. Techniquement, la France s’engageait à construire un réacteur de 24 MWt (alors que les systèmes de refroidissement et les systèmes de retraitement des déchets étaient conçus pour une capacité 3 fois supérieure) et dans le cadre de ces protocoles d’accords non inscrits sur le papier, une usine de retraitement chimique. Ce complexe industriel a été construit en secret, et en dehors du régime d’inspection de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) par des techniciens français et israéliens à Dimona dans le désert du Néguev sous la direction du colonel Manes Pratt appartenant au corps d’armée du matériel militaire de l’armée israélienne.

Etant donné l’ampleur du projet et le fait qu’il soit développé en secret, une nouvelle agence de renseignements, le bureau de liaison des sciences (LEKEM) a été créée pour fournir la sécurité et les renseignements pour ce projet. Au moment ou la construction battait son plein, quelques 1500 israéliens et quelques travailleurs français ont été employés à la construction de Dimona. Pour conserver le secret, on a fait croire aux agents des douanes françaises que les pièces les plus importantes du réacteur, comme le réservoir du réacteur, faisaient partie de pièces pour la construction d’une usine de désalinisation en Amérique Latine. En plus, après avoir acheté de l’eau lourde à la Norvège, à condition qu’elle ne soit pas transférée à un pays tiers, l’armée de l’air française a transporté secrètement jusqu’à 4 tonnes d’eau lourde à destination d’ Israël.

Les problèmes entre Israël et la France ont débuté en mai 1960, quand la France a commencé à faire pression sur Israël pour que ce dernier déclare publiquement le projet nucléaire et accepte qu’il soit placé sous le contrôle de l’AIEA, menaçant de ne pas fournir le combustible pour le réacteur s’il ne le faisait pas. Le président Charles de Gaulle était très préoccupé par les répercussions possibles sur la scène internationale, un véritable scandale si ces révélations sur l’aide nucléaire de la France à Israël étaient rendues publiques, notamment la construction de l’usine de retraitement chimique, et ce d’autant que la position internationale de la France était mise à mal à cause de la guerre d’Algérie. Lors d’une rencontre avec Ben Gourion, De Gaulle a offert de vendre à Israël des avions de combat en échange de la suspension de la construction de l’usine de retraitement. Mais au cours des mois qui ont suivi Israël a négocié la fourniture par la France du combustible et de composants déjà commandés, et pour que la France n’insiste pas sur les inspections internationales. En échange, Israël garantirait à la France qu’il n’avait pas l’intention de fabriquer des armes nucléaires, ne retraiterait pas le plutonium, et ferait connaître l’existence du réacteur qui serait terminé sans l’assistance de la France. En réalité rien n’a vraiment changé, les techniciens français ont fini le travail sur le réacteur et l’usine de retraitement, le combustible nucléaire a été livré et le réacteur a commencé à fonctionner en 1964.

Pressentant probablement ce genre de problème, dés 1957, Israël a contacté la Suède et le Canada pour essayer de développer un projet conjoint d’armes nucléaires. Mais les deux pays n’ont pas répondu favorablement à ces propositions israéliennes. Par contre la Norvège, et la Grande Bretagne ont participé activement à la prolifération nucléaire militaire au Moyen Orient en aidant Israël. La Norvège a vendu 20 tonnes d’eau lourde à Israël en 1959. La Grande Bretagne, qui à l’origine avait acheté l’eau lourde à la Norvège pour son programme nucléaire militaire, avait finalement préféré utiliser un matériau fissible américain et a retourné l’eau lourde à la Norvège qui l’a vendu à Israël. En réalité, cette eau lourde n’a jamais été renvoyée en Norvège mais directement transportée par bateau de Grande Bretagne en Israël. Ce sont des bateaux israéliens qui l’ont transportée d’un port anglais en deux voyages, la moitié en juin 1959, et l’autre moitié l’année suivante (selon des documents britanniques déclassés en 2005). Cette vente a été autorisée par le gouvernement norvégien. Là aussi un document déclassé atteste effectivement de l’accord donné par l’ancien secrétaire d’état auprès du ministre de la défense Hans Eigen, après des discussions avec Noratom A/S qui s’est occupée de la vente avec Israël. (Un documentaire sur le sujet a été présenté à la TV publique suédoise, relatant en détails toute cette affaire). Eigen était au courant des tentatives israéliennes auprès du Canada et de la Suède et de la coopération entre Israël et la France, et de la nature de la coopération avec cette dernière qui allait bien au-delà d’une coopération sur le nucléaire civil mais impliquait le nucléaire militaire. Israël a exigé que l’accord passé avec Noratom inclus les mêmes critères que l’accord entre Israël et la France. Israël demandait dans cet accord que soit inclus une section stipulant que la vente des équipements était pour produire de l’énergie nucléaire à usage strictement civil. Israël a aussi demandé que la Norvège transfère l’eau lourde à la France qui devait la transférer à Israël. Bien que conscient de ce qui se cachait derrière les demandes israéliennes, Eigen et Noratom n’ont pas rendu l’affaire publique. Suite aux discussions avec Noratom, l’ambassadeur israélien pour les pays scandinaves le DC Haim Yakhil a signé à Oslo un accord avec le ministre des affaires étrangères norvégien de l’époque Harvard Langa, du même type que celui signé avec la France, stipulant qu’Israël utiliserait l’eau lourde seulement à des fins pacifiques et excluant toute droit de supervision de la Norvège sur les activités nucléaires d’Israël. Apres l’affaire Vanunu, (technicien israélien à la Centrale de Dimona qui a révélé en 1986 qu’Israël fabriquait des bombes nucléaires), et le scandale provoqué en Norvège par ces révélations sur l’aide au nucléaire militaire israélien par le gouvernement norvégien et Noratom, la Norvège s’est empressée de renégocier un accord avec Israël, qui a accepté de renvoyer l’eau lourde.

Les Etats-Unis ont commencé à se douter de l’existence de Dimona à la suite de vols de reconnaissance en 1958, des photos aériennes ayant été prises, mais le Centre de Dimona n’a été identifié comme un site nucléaire que deux ans plus tard. Le gouvernement israélien a donné comme explication pour ce complexe que c’était une usine textile, une usine agro alimentaire, un centre de recherche métallurgique. Enfin Ben Gourion a déclaré en décembre 1960 que c’était un centre de recherche nucléaire construit à des « fins pacifiques ».

Pendant deux décennies, les US ne s’en sont plus préoccupés réellement, par négligence, suite à des analyses erronées ou dissimulées, et la tromperie israélienne. Pourtant, déjà des décembre 1960, la CIA a publié un rapport détaillant les implications de Dimona concernant la prolifération des armes nucléaires au Moyen Orient. La représentation de la CIA à Tel Aviv a déterminé dans le milieu de l’année 60 que le programme d’armes nucléaires israélien était un fait établi irréversible. Des inspecteurs US ont visité Dimona 7 fois dans les années 60, mais ont été mené en bateau par les israéliens qui, ayant la maîtrise de la planification des visites, sont allés jusqu’à installer de faux centres de contrôle, de bétonner des ascenseurs et les accès à certaines zones « stratégiques ». Le gouvernement américain n’a pas encouragé ce programme nucléaire militaire israélien, mais n’a rien fait non plus pour le stopper.

En fait, seul le président Kennedy, très attaché au respect du TNP, a fait pression sur le gouvernement israélien demandant des inspections américaines semi annuelles du site de Dimona, menaçant de restreindre les relations entre les deux pays si Israël ne se soumettait pas à sa demande. Fin août 1963, Israël semblait accepter ces conditions, mais Kennedy a été assassiné en novembre 1963, un assassinat jamais élucidé (la piste du Mossad israélien n’a jamais été évoquée ?). Le président Johnson, quant à lui, peut attaché au TNP, et soucieux de se ménager l’électorat juif américain, n’a pas insisté, se contentant d’une vague promesse d’Israël « de ne pas être le premier à introduire l’arme nucléaire au Moyen Orient. »

L’ambassadeur américain à Tel Aviv de 1961 à 1973, Walworth Barbour a même été jusqu’à stopper les activités de collectes de renseignements des attachés militaires en poste à l’ambassade concernant Dimona. Et même quand il a autorisé l’envoi d’informations en 1966 sur le fait qu’Israël commençait à mettre des têtes nucléaires sur ces missiles, celles-ci semblent avoir « disparues » dans les dédales de la bureaucratie et n’ont jamais été «activées ».

Néanmoins, des pressions US ont été faites sur Israël pour qu’il signe le TNP, liant la signature à des livraisons d’avions de combat (Phantom) américains. En novembre 1968 Israël a réaffirmé qu’il ne pouvait, pour des raisons de sécurité « uniques », signer ce traité et l’administration Johnson a cédé. Mais c’est Golda Meir un an plus tard, en septembre 1969, qui a réussi à extirper de la nouvelle administration américaine de Nixon, un accord tout à l’avantage d’Israël. Golda Meir a expliqué à Nixon pourquoi Israël avait été « obligé » de développer des capacités nucléaires, mais qu’Israël ne se déclarerait pas comme «puissance nucléaire ». Concrètement, cela voulait dire qu’Israël ne testerait pas de bombes, ne se déclarerait pas en tant que puissance nucléaire et donc n’utiliserait pas ce statut pour obtenir des gains diplomatiques, garderait sa « bombe en sous sol », ne signerait pas le TNP et ne le défierait pas non plus. A la suite de cet accord, l’administration américaine a cessé ses inspections annuelles, mais aussi de faire pression sur Israël, et a adopté une politique de facto de « rien demander, rien dire ». Jusqu’à aujourd’hui, cette politique a été celle des administrations américaines successives.

Capacités nucléaires : Production d’armes nucléaires - Statut nucléaire et perspective

Dés 1968, la CIA a publié un rapport concluant qu’Israël avait commencé avec succès la production d’armes nucléaires. L’estimation était faite à partir d’une conversation entre Carl Duckett chef du bureau des sciences et technologies de la CIA et Edward Teller, le père de la bombe à hydrogène. Selon Teller, suite à des conversations qu’il avait eu avec des amis qui se trouvaient à l’intérieur des institutions scientifiques et militaires israéliennes, il en avait conclu qu’Israël était capable de construire une bombe atomique, et que la CIA ne devrait pas attendre qu’Israël conduise un test pour une estimation finale car cela ne se produirait jamais.

Suite aux révélations faites au Sunday Times en 1986 d’un ancien technicien ayant travaillé à Dimona, Mordechai Vanunu, qui a fourni des photos et descriptifs précis portant sur les têtes nucléaires d’Israël et la production d’armes nucléaires dans une usine souterraine au centre de Dimona là ou se trouve le réacteur nucléaire, les informations divulguées ont conduit les experts à conclure qu’Israël avait à l’époque un stock de 100 à 200 têtes nucléaires. Mordechai Vanunu a payé très cher ces divulgations puisque kidnappé par le Mossad (services secrets israéliens) en Italie après ses révélations, il a été ramené de force en Israël, jugé à huit clos et condamné à 18 ans de prison dont la majeure partie en isolement. Il a été libéré en 2004 mais reste « prisonnier » en Israël où il a été assigné à résidence, alors qu’il veut aller s’installer à l’étranger.

D’autres experts ont estimé plus tard dans les années 90, qu’Israël pourrait posséder jusqu’à 400 armes nucléaires pouvant être délivrées soit par des avions, des missiles et les sous marins dont l’Allemagne a équipé la marine israélienne, 3 Dolphins, construits dans les chantiers navals de Thyssen – Nordseewerke à Kiel, et pouvant être armés de charges nucléaires, ce qui fournit à Israël une seconde capacité de frappe en cas d’attaque. L’Allemagne continue d’ailleurs d’armer Israël puisqu’elle a donné son accord pour la construction de deux autres sous marins Dolphins livrables aux alentours de 2010. Certains experts pensent que ce nombre d’armes nucléaires (400) est exagéré mais font remarqué qu’Israël a pu accumulé des stocks de plutonium lui permettant si nécessaire de construire plus d’armes nucléaires.

Selon Vanunu depuis la deuxième moitié des années 70, (après la guerre de Kippour) Israël a étendu et modernisé son infrastructure nucléaire à Dimona, pour pouvoir produire de nouveaux types d’armes avancées, petites et grandes, et en plus grande quantité. Selon les dires de Vanunu et de certains experts, Israël a produit des armes plus conséquentes peut être même thermonucléaires, mais aussi des armes tactiques plus sophistiquées telles des armes à radiation nucléaire. En plus fin 1970, Israël a commencé à produire des missiles à tête nucléaire Jéricho II d’une portée de 1500 Kms et plus, testés vers la fin des années 80 et déployés dans les années 89-90.

Israël a restructuré et modernisé son arsenal nucléaire avec la complicité des grandes puissances ou tout du moins leur « extrême indulgence », notamment ses capacités de frappes nucléaires à partie de ses sous marins. Les détails sur ces capacités sont bien évidemment tenus secrets La plupart des systèmes de communication, navigation, et armements de ses sous marins sont conçus, développés et fabriqués par l’industrie militaire israélienne. Ces sous marins diesel a fonctionnalité duelle (nucléaire et conventionnelle) ont des plate formes de lancement de missiles de croisière conçues et assemblées en Israël. Actuellement, avec 3 sous marins à capacité nucléaire, Israël a au moins un de ces trois sous marins armé et déployé en permanence et prés à envoyer sa charge nucléaire destructrice.

Les capacités nucléaires militaires d’Israël actuelles sont plus proches de celles des «vieilles» puissances nucléaires déclarées telles les US, la France, la Grande Bretagne, la Chine, la Russie, que de celles des nouvelles, « non déclarées » : le Pakistan, l’Inde et la Corée du Nord (?). Israël projette, si rien ne vient l’en empêcher, de restructurer et moderniser son arsenal nucléaire militaire pour s’aligner sur les capacités nucléaires des US tout du moins en terme de stratégie : modèle de triade : capacité de délivrer des armes nucléaires par voie aérienne, terrestre avec déploiement de plates formes de lancement de missiles, et par mer comme deuxième force de frappe avec au total 5 sous marins Dolphin. Israël est non signataire du TNP, et a toujours refusé que ses installations puissent être contrôlées par l’AIEA


Dimona : Visite Guidée

« Israël a des centaines d’armes nucléaires tactiques et stratégiques dont 100 obus d’artillerie nucléaires, des mines terrestres nucléaires sur le plateau du Golan et des centaines de têtes à neutron basse quantité. « The New York Times 20 octobre 1991.

Israël puissance nucléaire produit des bombes nucléaires sur le territoire du Moyen Orient. Le centre de production des armes nucléaires israéliennes c’est le « Centre de Recherche Nucléaire« de Dimona. Selon Peter Dry dans son livre « Israël ‘s Nucléar Arsenal » (« l’Arsenal Nucléaire d’Israël ») « Le coin de Dimona dans le Néguev est idéal pour cacher des bombes atomiques « parce qu’il est « protégé de la Jordanie par la mer morte, et la topographie rude du désert à l’est, et à plus de 400 Km de la base militaire syrienne la plus proche. «

Au centre de recherche nucléaire israélien du Néguev, les bombes nucléaires du gouvernement israélien sont produites dans « un bâtiment en béton sans ouverture» situé près du réacteur nucléaire de Dimona, selon le livre « Triple Cross » de l’ancien chef du bureau de Jérusalem de l’United Press Louis Toscano. Le toit de l’usine de fabrication de bombes nucléaires de Dimona appelé Machon 2 est couvert par une tour avec ascenseur et ses murs « ont plusieurs pieds (1 pied = environ 30cm) d’épaisseur «. Sur les 2700 personnes qui travaillent au centre de recherche nucléaire du Néguev, seulement 150 sont autorisés à entrer dans le « saint des saints » de l’usine de fabrication de bombes nucléaires Machon 2.

Ces 150 scientifiques et techniciens construisent des bombes nucléaires dans « des laboratoires et ateliers six étages en dessous du niveau du désert et Machon 2 est essentiellement une usine de retraitement géante » où le plutonium est produit et « puis transformé en bombes nucléaires » selon « Triple Cross ». Apres que le travail sur les bombes nucléaires à Machon 2 soit achevé, les composants des bombes sont envoyées en convoi dans des véhicules anonymes dans un « aéroport militaire secret près de Haïfa », où les sphères sont « équipées de détonateurs et autre technologie nécessaire pour en faire des armes nucléaires » toujours d’après la même source. Certaines de ces têtes nucléaires israéliennes sont utilisées pour armer les missiles nucléaires Jéricho II qui sont déployés dans des bunkers en béton ou des silos nucléaires selon l’ouvrage « The Undeclared Bomb » (La Bombe Non Déclarée) de Leonard Spector (1988) un vétéran de Carnegie Endowment for International Peaced (Fondation Carnegie pour la Paix Internationale).


Israël : Qui est Responsabilité du Nucléaire, La Bombe, un Sujet Tabou à Haut Risque

La politique d’ambiguïté des gouvernements israélien sur le nucléaire militaire rend impossible tout débat sur la question au sein de la société israélienne, l’idéologie qui sous tend cette production d’armes nucléaires et leurs capacités, le bien fondé d’une possible attaque nucléaire initiée par Israël, dans quelles conditions, et les conséquences. Aucun débat n’est aussi envisageable sur les problèmes liés à la sécurité de ces installations : Dimona est une « vieille « centrale (plus de 40 ans) et aurait du être démantelée, les conditions de sécurité sont elles assurées ? La supervision du réacteur est assurée par qui ? Les conditions de travail sont –elles aux normes (sur le développement de cancers par certains employés de la centrale c’est le silence total, les employés eux-mêmes, leurs familles, les familles de ceux qui sont décédés pour certains du à l’exposition à des substances radioactives n’osent pas parler de peur de représailles du Shin Bet, service intérieur israélien).

Mais qui détient le pouvoir ultime d’appuyer sur le « bouton rouge » ?

Actuellement, une personne, ou un tout petit groupe, possède ce type de pouvoir destructeur. Tout le système nucléaire militaire israélien, dont l’Agence à l’Energie Atomique d’Israël, cette institution bureaucratique qui contrôle la centrale nucléaire de Dimona, et les autres installations nucléaires, fonctionnent sous les auspices du ministère de la défense. Il en va de même d’ailleurs de toute l’industrie militaire d’Israël et de Rafael (autorité de développement de l’armement en Israël). La direction politique en charge, directement, et semble t-il exclusivement, de ce « Royaume des secrets » c’est le premier ministre. Alors qu’il existe un petit comité du parlement qui est supposé contrôler ces affaires, et que le Contrôleur Général a eu accès ces dernières années à la centre nucléaire de Dimona, il est fort peu probable que ces derniers aient la capacité et le savoir nécessaire pour assurer une surveillance appropriée de ces installations nucléaires dont les rapports sont top secrets de toute façon.

L’affaire Vanunu, son arrestation et son incarcération, mais surtout le fait que les autorités israéliennes aient réussies à faire accepter par l’opinion publique que celui qui a dévoilé le programme nucléaire militaire israélien, dans le but de lutter contre la prolifération des armes nucléaires dans une région aussi volatile que peut l’être le Moyen Orient, était un traître et un espion, a fermé la porte à toute discussion possible sur le nucléaire militaire israélien. D’autres ont été moins courageux : Amir Dor –On et Eli Teicher qui ont écrit un livre sur la bombe atomique israélienne « None Will Survive Us : The Story of The Israeli A-Bomb « (« Personne ne Nous Survivra : l’Histoire de la Bombe A Israélienne ») qui devait être publié en 1980 par ces deux journalistes israéliens a été « interdit de publication par les censeurs du gouvernement israélien « et Dor –On et Teicher ont « paraît-il été menacés d’être condamnés à 15 ans de prison s’il passait outre l’interdiction » ( « Isræl’s Nucléar Arsenal » Peter Dry)

La politique d’ambiguïté, d’opacité, est aussi symptomatique de l’absence de volonté de la société israélienne de se confronter à ce « sujet hautement sensible », y compris parmi les intellectuels. Même s’il y a eu quelques timides débats au sein de la communauté scientifique et entre les scientifiques et le gouvernement, ceux-ci n’ont jamais été rendus public. Il y a effectivement eu une opposition interne à la décision du gouvernement israélien de produire des ADM. Selon « Triple Cross » «7 des 8 membres de la Commission à l’Energie Atomique d’Israël ont démissionné pour protester contre la décision de fabriquer des armes nucléaires», mais les raisons de leurs démissions n’ont jamais été rendues publiques. Deux d’entre eux d’ailleurs ont tenté avec d’autres intellectuels en 1966 de créer un Comité pour le Désarmement Nucléaire au Moyen Orient. Ce Comité comprenait entre autres, Eliezer Livneh, Yeshayahu Liebowitz, S.N Eisenstadt, Gershom Scholem, Ephraim Auerbach, Yehoshua Bar-Hillel. Il n’a duré qu’environ un an. Juste après la guerre de 1967, le Comité s’est désintégré à cause de différents entre les « colombes » et les « faucons ».

Les installations nucléaires israéliennes, notamment la centrale nucléaire de Dimona qui a plus de quarante ans, pose un sérieux problème de sécurité aux populations environnantes. Déjà en 1966, au tout début de son fonctionnement un grave incident avait causé sa fermeture pendant 3 mois. Dans les autres pays ce type de centrale, passée cette durée de fonctionnement, est démantelée.

Dimona constitue donc en elle-même une menace réelle pour la survie physique d’Israël. Nul besoin d’inventer des ennemis extérieurs cherchant à « rayer Israël de la carte » selon «la rumeur du siècle », (qui n’est qu’une rumeur puisque cela n’a jamais été dit). Israël peut, avec cette centrale vieillissante se rayer lui-même de la carte et éventuellement aussi rayer de la carte les pays arabes voisins. Un puissant tremblement de terre, un bombardement sur le réacteur en activité pourraient aussi avoir des conséquences inimaginables, détruisant le pays entier, les pays voisins. Enfin, des questions qui ne sont pas non plus posées ce sont : qu’en est-il des déchets nucléaires et autres substances toxiques ? Où sont ils stockés ?

Il est connu qu’Israël a déclenché au moins à trois reprises son système d’alerte nucléaire, deux bombes auraient été armées en 1967 au moment de la guerre des six jours sur ordre du premier ministre de l’époque Eshkol, et en octobre 1973 au moment de la débâcle de la guerre de Kippour, Moshé Dayan a déclenché la phase opérationnelle du système nucléaire israélien, les israéliens auraient aussi assemblé à la hâte 13 bombes atomiques de 20 kilotonnes chacune. Mais Golda Meir, alors première ministre aurait refusé à Dayan d’armer les bombes considérant qu’une telle opération ne pourrait se faire qu’en « dernier recours». Les américains ont néanmoins intercepté les signaux des missiles nucléaires Jéricho placés en état d’alerte. La troisième fois c’est lors de la première guerre du Golfe.

Le tabou sur le nucléaire militaire israélien, les armes nucléaires israéliennes, ne sera pas levé de l’intérieur, ni au niveau de la société, ni de celui de ses institutions, ni de celui de ses responsables politiques qui se dissimulent derrière ce rideau d’opacité, et d’ambiguïté.

Alors par qui ?

Campagne pour la Denucléarisation du Moyen Orient

Il est temps de lancer une campagne pour dénucléariser cette région du Moyen Orient tellement volatile qu’elle risque un embrasement nucléaire dans un acte d’auto destruction pouvant provoquer l’anéantissement de la planète :

« L’Option Samson « comme l’a intitulée Seymour Hersh.
( « The Samson Option. Israel's Nuclear Arsenal and American Foreign Policy« New York: Random House, 1991)



Un cri dans le désert, diront certains !

Oui, dans le désert du Néguev, plus précisément à Dimona, pour exiger d’Israël de démanteler ses installations nucléaires militaires sous la supervision de l’AIEA, et de se séparer de son arsenal nucléaire.

Dans l’urgence, Israël, puis au tour de toutes les autres puissances nucléaires déclarées ou non dont bien sûr la France ?!

Qui a inscrit de telles propositions dans son programme pour les prochaines élections ?


Les informations contenues dans cet article proviennent principalement d’articles de medias américains et de certains médias israéliens sur le net.

Traduction et Synthèse Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

A visualiser deux documentaires en français sur le sujet

Sur le nucléaire militaire israélien documentaire historique : comment la France collabora étroitement malgré l'interdiction du Général de Gaulle. Durant deux ans, des Français ont passé outre ses ordres et ont continué à fournir le matériel.

28/08/07 - Désolé ce documentaire a depuis été enlevé de DailyMotion. CENSURE ?

Documentaire français TV5

b[CELUI-CI RESTE POUR L'INSTANT VISIONNABLE ]B

Sur Mordechai Vanunu et le nucléaire militaire israélien

« l’Arme Secrete d’Israel »





Mercredi 21 Février 2007
Mireille Delamarre

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