|
Samedi 19 Juillet 2008
16:38
L’Appât du Gain et le Dogmatisme Fertilisent la Crise Alimentaire
Sur les Origines de la Guerre Froide et de la Dissuasion Nucléaire
Comment Approfondir la Coopération US-Israel sur le Défi Nucléaire Iranien
En Défense du Hezbollah - « Israel Doit Pâtir d’Une Défaite » - Norman Finkelstein
Le Mythe d’Osirak : Le Bombardement Israélien du Réacteur Irakien n’a pas Stoppé mais Déclanché le Programme Nucléaire Militaire de l’Irak.
Bush, Colombie et Narco Politique
Nouvel Ordre Nucléaire Mondial
Un Tsunami d'Héroïne Pourrait Bientôt Frapper les Pays Occidentaux.
Filiation Sioniste de Sarkozy
En Sarkozie, Dialogue Social = Casse Sociale
Petrole : + 46% En Six Mois - Merci Aux Croisés Américano Sionistes |
|
|
société
Mères, femmes et militarisme dans les sociétés militarisées.Pour qu'une armée puisse recruter massivement, il faut qu'elle enrôle les mères. La militarisation des femmes en tant que mères se passent partout dans le monde, est la marque de sociétés à dominante militariste. Les femmes ont commencé à en prendre conscience et à réfléchir sur comment lutter contre ce militarisme, démarche nécessaire pour construire une société égalitaire vraiment respectueuse de la femme.
Mères, femmes et militarisme dans les sociétés militarisées.
L'un des slogans utilisés par l'Armée américaine dans ses spots publicitaires pour recruter c'est "envoyer votre fils à l'armée, il reviendra un homme". Pour qu'une armée puisse recruter en nombre suffisant, et cela ne s'applique pas seulement aux Etats-Unis, c'est important que l'état enrôle les femmes dans cet effort de recrutement selon la professeur Cynthia Enloe. Cynthia Enloe est professeur d'études féminines et de développement international à l'université de Clark Worcester Massachusetts, USA, et à la pointe de la recherche sur l'impact du militarisme, des politiques gouvernementales, sur la vie des femmes dans le monde entier. "Actuellement il n ‘y a pas un seul gouvernement qui ne soit pas intéressé par les mères" dit-elle. "Ils font des lois pour encourager la natalité, ou l'inverse la limitation des naissances. Vous voulez effectivement que l'état prenne en compte votre maternité, notamment en matière de crèches par exemple, mais trop d'attention portée à la maternité n'est pas spécialement sain".
L'hyper attention est ce que Cynthia Enloe définit comme "la militarisation de la maternité", et c'est typique des sociétés militaristes, dont Israël fait partie. Le rôle de la mère dit-elle est inclus dans les besoins de l'état et de l'armée. " Les opinion dominantes dans ces sociétés, poussent les femmes à penser, même si elles haïssent la guerre, que leurs fils et filles peuvent bénéficier du service militaire. Le service militaire peut faciliter leur intégration dans la société, faire qu'ils soient considérés des citoyens de 1ère classe" ajoute-elle. Le soutien des mères est crucial pour le moral des soldats. Ceci s'applique aux sociétés israéliennes et américaines mais plus largement à toute société ou le militarisme est dominant. Dans ce type de société, les femmes ne peuvent légitimement exprimer leur opinion sur le militarisme qu'en tant que mères. La militarisation des femmes en tant que mères se passe partout dans le monde, et ces femmes ont plusieurs choses en commun."Elles peuvent se sentir marginalisées dans la société, mais comme mères qui ont suivi ce processus de militarisation –les mères patriotiques, c'est ainsi qu'on peut les appeler- elles sont traitées comme citoyennes de 1ère classe. Cela est vrai des américaines, israéliennes, coréennes, russes…." Dans ses livres, Cynthia Enloe étudie l'impact du militarisme non seulement sur les mères, mais aussi sur les épouses de soldats, ou encore sur les femmes qui travaillent dans les industries de l'armement, sur la prostitution organisée pour l'armée, sur les femmes violées par les soldats ect… "Le militarisme prend plusieurs formes, et se glisse dans la vie des femmes et des hommes de différentes manières. Ce n'est pas seulement en relation avec l'armée. Cela concerne aussi ce dont vous êtes fières, ce qui vous embarrasse, les histoires qu'une personne choisit de raconter, pour qui vous votez et pourquoi" selon elle. Elle a travaillé avec des femmes au Japon, en Corée, et dans bien d'autres pays et dit que les féministes partout ont commencé à réaliser que le militarisme sous toutes ses formes donnent habituellement le pouvoir aux hommes. Le militarisme ayant le plus de succès est celui qui réussit à développer la fierté des femmes du fait justement de leur aide à ce militarisme. "A partir de cet éclairage, de plus en plus de femmes – y compris celles qui ne se définissent pas comme appartenant au camp de la paix- commencent à se préoccuper de ce problème de militarisation. Parce qu'elles voient que si elles ne s'en occupent pas, elles se retrouvent le dos au mur. A toutes les récentes conférences internationales de femmes, la militarisation est devenue un sujet de plus en plus prééminent. Beaucoup de femmes, très différentes les unes des autres, - du Mexique, du Népal, du Canada, du Congo – ont commencé à se rassembler et disent : si nous voulons changer les conditions dans le monde pour que les femmes puissent vivre dans le respect et l'égalité, nous devons nous occuper du militarisme. Mettre fin à la militarisation ne mettra pas automatiquement fin au patriarcat, mais si cela ne se fait pas, il n'y aura jamais de respect et d'égalité entre hommes et femmes.". Questionnée sur ce que les femmes gagnent à pouvoir faire leur service militaire, ou si c'est une"arme" à double tranchant, elle dit que "l'arme à double tranchant est une bonne métaphore militaire que l'on utilise tous y compris dans le langage sportif qui est un langage d'hommes". "Quand les gouvernements ont besoin des femmes pour servir dans l'armée, ils les encouragent à penser que c'est ce qu'il y a de mieux, de plus rapide et de plus sûr pour elles pour améliorer leur standing social. Et ce n'est pas essentiellement le travail du gouvernement : ce sont, vu d'une perspective culturelle, ceux qui déterminent qui est le ou la vraie citoyenne. Ainsi donc les femmes et les hommes se voit attribuer leur statut de citoyen(ne) s égaux à partir du moment ou ils ont effectué leur service militaire, si et seulement si dans cette société la majorité perçoit la citoyenneté comme liée directement au fait d'effectuer son service militaire". "Qu'est ce qui arriverait si l'estime sociale la plus haute était attribuée aux femmes et aux hommes qui travaillent dans les centres d'aide pour femmes violées, par exemple ?" dit elle "La plupart des préjugés s'établissant sur le fait que les femmes améliorent leur statut social en faisant leur service militaire, montre à quel point la plupart des citoyens sont militarisés. On le constate en permanence. Qui est invité à parler aux étudiants dans les écoles ? Qui fait la une des journaux ? Les citoyens prennent tous ces décisions. Si les citoyens réfléchissaient à ce que cela implique de faire une contribution décisive à la société dans lesquelles ils vivent, alors ce serait possible de changer la définition de ce qu'est la bonne citoyenneté. Et alors peut être que les femmes seraient dans l'armée mais pas parce que celle-ci est la porte d'entrée vers un statut égalitaire dans la société. Ce qu'il faut, c'est la démilitarisation du concept de citoyenneté". "En même temps, les gouvernements doivent être convaincus qu'ils ne doivent pas jouer à ce jeu – limiter le concept de citoyenneté de cette façon. Mais si le service militaire est le ticket d'entrée dans la société, alors il y a moins d'opposition et de réflexion sur le fait de savoir si l'armée doit tenir un rôle aussi important dans la société." Même dans les sociétés qui ont vécu des guerres, il y a actuellement des tentatives pour réduire le rôle de l'armée dans la vie publique et la vie culturelle selon Cynthia Enroe. "Par exemple, en Afrique du sud, ou en Irlande. Malgré la guerre qui a été abandonnée après des années terriblement meurtrières, pour sauver la société irlandaise, celle-ci ne s'est pas militarisée". Le problème pour Cynthia Enloe c'est que "le militarisme est fascinant et coloré – cela fournit de quoi écrire dans les journaux, écrire des livres et des histoires intéressantes. En conséquence nous ne savons pas grand-chose de la démilitarisation. Des efforts dans ce sens sont menés en Croatie et aussi en Turquie ou une important mouvement le conduit". "La militarisation s'est installée dans chaque champ de la vie sociale, il faut donc les passer en revue les uns après les autres pour agir contre. Par exemple, vérifier ce qui s'écrit dans la presse ? Qu'est ce que l'éditeur considère comme une bonne histoire ? Sur quoi les experts sont-ils interrogés ? Dans la culture populaire quels sont les sujets abordés lors de rencontres en direct ? " "Une société saine, est une société où l'armée n'est pas la partie dominante dans le domaine public et la vie culturelle. D'abord, parce que la principale occupation de l'armée c'est la violence et la gestion de la violence. Deuxièmement, quand l'armée est aussi centrale dans la société, cela met en lumière un aspect étroit du masculin – celui qui convient à la vie militaire. C'est la raison pour laquelle il y a autant de militaires qui sont homophobes". Extraits d'un article de Tzafi Saar paru dans le quotidien israélien Haaretzdaily le 22/12.05 intitulé "Mothers, Moral and Militarism – It all lies together, says visiting académic" Spécial Femmes 2006 Condoleezza Rice Déesse de la Guerre Mauvais traitements abus sexuels des détenues dans les prisons américaines Humour des femmes irakiennes Libéria Afrique : 1ère femme présidente Une israélienne à la pointe de la lutte contre le militarisme Anciens articles sur les femmes Femmes musulmanes en Europe Trekking d'une allemande pacifiste Prisonnières pour la Paix Violence domestique verbale contre les femmes Dimanche 05 Mars 2006
Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte Dans la même rubrique :
|
Rubriques
Derniers Articles
inscription à la newletter
|
|
Pour toute copie, reproduction d'articles, traductions, illustrations nous contacter - 2004-2008- ISSN 1953-8057
|
|
