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Menaces verbales 1 c’est sérieux

Les menaces verbales qui visent à faire régner la terreur, sont particulièrement dommageables pour les victimes qui se retrouvent souvent en état de détresse psychologique, et pour les intimidateurs qui, s’ils ne sont pas pris au sérieux, passent à l’acte et s’enfoncent dans la violence.

Cet article est en deux parties :

1ère partie : menaces verbales c’est sérieux

2ème partie : menaces verbales il faut agir sans tarder



Menaces verbales les définir pour mieux les circonscrire, les affronter et les neutraliser.

Menaces verbales 1 c’est sérieux
Une menace verbale est un ensemble de propos intimidants qui, pris dans leur contexte, expriment une volonté réelle de recourir à une quelconque violence contre une personne, ses proches ou ses biens à court ou à moyen terme. L'ensemble de ces propos, qui peuvent s’accompagner de gestes ou d’actes intimidants, peuvent être répétés dans différentes situations, ce qui accentue d'autant l'importance et le sérieux de la menace. Il peut s’agir aussi de menaces verbales de révéler des informations personnelles pour nuire à la personne concernée.

Les menaces verbales sont monnaie courante, elles sont proférées directement dans un face à face en situation d’isolement bien souvent, mais aussi parfois par téléphone. Elles sont toutes un signal d’alarme envoyé avant le passage à l’acte qui ne touche pas obligatoirement la personne menacée, En effet, cela arrive que la victime effective diffère de la personne harcelée par des menaces, parce qu’il arrive souvent que les individus violents essaient de se contrôler pendant un certain temps et qu’ils explosent tout à coup.

Les menaces verbales s’inscrivent dans une relation dominant dominé, elles visent à faire peur, à isoler car souvent assorties de menaces de représailles si la victime les dénonce, et parfois à annihiler toute volonté chez celle-ci. Sans même qu’il y ait passage à l’acte, elles sont particulièrement dommageables pour les victimes qui se retrouvent souvent en état de détresse psychologique, quel que soit leur profil psychologique comportemental (intimidé/soumis ou agressif). Celles-ci risquent de subir des séquelles importantes telles la perte de l’estime de soi, l’anxiété, le sentiment de solitude, la dépression, qui peuvent, dans certains cas, se révéler particulièrement dramatiques et conduire les victimes à développer une phobie sociale.

Pour l’intimidateur qui souvent a l’impression de n’être pas assez respecté, recherche une position de pouvoir, ou bien qui désire tout simplement être écouté, ne pas prendre ses menaces aux sérieux peut le précipiter dans un cercle infernal d’actes de violence auquel il aura par la suite énormément de difficulté à s’extirper. Il est primordial qu’il sache que son comportement a fait l’objet de toute l’attention nécessaire et qu’on ne va pas le tolérer. On ne lui rend pas service en ne prenant pas sa menace au sérieux, ou en essayant d’ignorer ou de refouler son agressivité. En effet, soit il ira encore plus loin pour faire passer son message, soit il se croira apprécié tel quel, et donc conforté dans son attitude de terreur.


Menaces verbales les mythes qui les accompagnent.

Menaces verbales 1 c’est sérieux
Il existe quelques mythes (fausses croyances) autour de ces menaces que les personnes utilisent souvent pour se rassurer, mais qui leur fait sous-estimer les menaces. Il est important de les démonter.

Le mythe « c’est bon que la personne puisse exprimer sa colère »
Les menaces verbales ne sont pas une simple manifestation de colère, elles n’en constituent pas une expression adéquate, et par conséquent elles ne doivent pas être acceptées comme telle. Elles doivent être traitées en conséquence si on ne veut pas qu’elles se répètent perdurent et se matérialisent.

Deuxième mythe : elles préviennent le passage à l’acte

Peu importe la nature ou le contenu du message de l’intimidateur, s’il n’y a pas d’intervention efficace, les menaces verbales risquent de se reproduire, s’amplifier. Pour la personne menaçante, le fait de ne pas être entendu peut accroître son degré de frustration, d’agressivité, et provoquer une amplification du phénomène. (menaces répétées à intervalle plus rapprochés, accompagnées de gestes menaçants etc…).

Troisième mythe : il ne met jamais ses menaces à exécution

Parfois c’est vrai, parfois c’est faux. Laisser une personne continuer à proférer ses menaces verbales ne peut qu’augmenter le risque d’actes violents, en laissant se développer un sentiment de sécurité qui n’est bien souvent qu’un leurre. Conforter dans ce type de valorisation, l’intimidateur peut justement acquérir une assurance qui lui manque au départ pour passer à l’acte, ne serait ce par exemple que par défi (je vais montrer de quoi je suis capable). Il est bien sûr évident que de faire devant lui une telle remarque, ne peut qu’en hâter l’exécution. D’autres éléments peuvent aussi venir renforcer la personne dans ses menaces, et la pousser à passer à l’acte. Rien n’est acquis en matière de menaces verbales, elles sont une manifestation de violence qu’il importe de ne pas sous évaluer.

Quatrième mythe : cela va être pire si je lui en parle

Très souvent on pense que le fait d’en parler va augmenter le danger. Aborder ouvertement la question montre tout simplement à la personne qu’elle a été entendue dans son besoin d’exprimer une difficulté ou une insatisfaction, voire une souffrance, que c’est pris en compte et qu’on peut envisager une aide directe ou par une tierce personne. Si la réaction est saine et adéquate, les menaces disparaîtront et une amélioration de la relation ex menaçant menacé s’ensuivra rapidement.


Autres réactions « négatives » aux menaces verbales

Menaces verbales 1 c’est sérieux
La peur

Face aux menaces verbales, la réaction la plus courante c’est la peur qui risque de tétaniser la personne et l’empêcher de répondre efficacement aux menaces. Ce sentiment peut être disproportionné à la menace, réaction humaine fréquente et tout à fait normale, mais qui à moyen terme peut développer une dynamique chez l’intimidateur qui va se sentir conforté dans ses méthodes d’intimidation relationnelles et prendre une assurance qu’il n’avait pas au départ. Son objectif premier est atteint, il fait peur.

Le déni

Certaines personnes peuvent faire comme si elles n’avaient rien entendu en espérant que les menaces ne seront pas réitérées. C’est là une réaction de défense tout à fait normale mais qui, si elle protège éventuellement dans l’instant présent, risque de s’avérer coûteuse dans le temps. L' intimidateur qui n’a pas atteint ses objectifs va se sentir frustré, et récidiver.

L’absence de réaction

Proche de la précédente, elle se caractérise par la non réaction, ni colère, ni aucun autre sentiment négatif vis-à-vis de la personne qui menace, une tolérance voire une indifférence aux menaces qui peuvent surprendre mais qui, les textes sur la victimisation le décrivent en détail, sont le fait même de ce processus de victimisation qui chez certaines personnes se met en place dés le départ, dés les premières menaces verbales et en augmente le développement et l’enracinement.

De façon générale, les victimes des menaces verbales sont des personnes « ciblées », c'est-à-dire en relation spécifique avec la personne menaçante. Elles peuvent être choisie à cause de certaines de leurs caractéristiques personnelles, de leur rôle dans certaines situations, de leurs fonctions, mais parfois aussi parce qu’elles se trouvent au « mauvais endroit au mauvais moment ». Dans tous les cas de figure, il importe de réagir vite aux menaces verbales proférées, à plusieurs niveaux, individuel, collectif ou en faisant appel à l’extérieur, au secteur medico socio psychologique si besoin est.

A lire 2ème partie: menaces verbales agir sans tarder


Vendredi 17 Décembre 2004
Mireille Delamarre


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BREVES & LIENS EXTERNES

BOYCOTT D'ORANGE COMPLICE DE LA COLONISATION DES MASSACRES DE PALESTINIENS PAR ISRAEL

France Télécom-Orange a signé en 2011 un accord avec l’entreprise israélienne Partner Communications portant sur l'usage de la marque Orange, l'aide technique et l'achat groupé de matériels permettant à Partner de faire des économies importantes.

Partner-Orange participe directement aux activités de colonisation en Cisjordanie et sur le Golan syrien occupé de même qu'à l'espionnage systématique des Palestiniens sur les réseaux mobiles palestiniens Jawwal and Wataniya liés à Partner-Orange.


Partner-Orange dispose de 176 antennes et relais sur des terres confisquées par l’armée israélienne et les colons, profite de l'interdiction faite par l'armée israélienne aux opérateurs palestiniens d'installer leurs antennes dans 60% de la Cisjordanie, limitant ainsi leur accès au marché local et surtout d'être indépendants des colonisateurs juifs sionistes.

Partner-Orange conserve à son profit des taxes et autres montants dus aux Palestiniens, a des boutiques dans les colonies israéliennes, assure avec son réseau le service aux colons et à l’armée d’occupation israélienne. On sait l'importance de l'espionnage des communications utilisant des mobiles pour traquer et arrêter puis torturer et emprisonner des membres de la Résistance Palestinienne en Cisjordanie occupée (à Gaza la Résistance Palestinienne a développé son propre réseau interne de communications la rendant ainsi invulnérable à l'espionnage israélien).

En 2011 une pétition a circulé demandant à Orange de rompre cet accord avec Partner Communications considérant que cette entreprise sioniste viole le droit international et les Conventions de Genève qui condamnent « la destruction et l’appropriation de biens, non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire ».

N'ayant pas répondu à la demande exprimée dans cette pétition nous appelons désormais à

BOYCOTTER ORANGE

POUR SA COLLABORATION :

A LA COLONISATION JUIVE SIONISTE - UN CRIME DE GUERRE ET CONTRE L'HUMANITE - DE LA PALESTINE

L'OPPRESSION DU PEUPLE PALESTINIEN

LES ACTES DE TORTURE CRIMES DE GUERRE ET CONTRE L'HUMANITE DONT LES PALESTINIENS SONT VICTIMES DEPUIS DES DECENNIES.

Petition de soutien à la plainte de la Palestine contre Israël à la CPI

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