sciences écologie

Marijuana : Un Médicament Anti Douleur Efficace- Article actualisé le 19/05/07

Conseils de réduction des risques liés à l'utilisation thérapeutique du cannabis

De nombreux patients atteints de scléroses en plaques et autre affections neurologiques, en traitement de chimiothérapie ou de bithérapie ou encore souffrant du glaucome nous contactent pour plus d'informations sur le chanvre médical. En effet, ces pathologies sont souvent citées quand les médias abordent la question. Le cannabis est parfois mentionné dans la littérature médicale et les sites spécialisés. Il est aussi un sujet de discussions angoissées sur les forums. Peut-on traiter les symptômes d'une maladie avec du cannabis ? Quelles sont les effets indésirables et les conséquences à moyen terme ? Peut-on réduire
les risques de ce traitement ?



Marijuana : Un Médicament Anti Douleur Efficace- Article actualisé le 19/05/07

CANNABIS 3 - Conseils de réduction des risques liés à l'utilisation thérapeutique du cannabis

Médecine ancestrale

Le cannabis est déjà mentionné dans les traités médicaux du premier empire chinois. Onl'utilise encore aujourd'hui dans de nombreuses médecines traditionnelles. Il était très présent dans la pharmacopée occidentale jusqu'à la première guerre mondiale. On l'utilisait pour beaucoup d'indications, sûrement trop mais les alternatives n'étaient pas aussi nombreuses qu'aujourd'hui. Après la deuxième guerre, il a été remplacé par des extractions chimiques de plantes puis des produits de synthèse. Ces usages passés ne constituent pas forcément un gage d'efficacité, c'est au moins la garantie d'une expérimentation sur des millénaires. Rien à voir avec les médicaments modernes ! Aucuns rapport, ni traité scientifiquedu 19ème et du début du 20ème ne mentionne de contre-indication majeure ou de désastre sanitaire suite à cette utilisation massive.

Médecine interdite

C'est d'abord l'attrait et la concurrence de la nouveauté qui ont chassé le chanvre de la pharmacopée. De nombreux produits plus puissants et plus faciles à doser et à utiliser arrivaient chaque année sur le marché. Pendant longtemps, la recherche a été exclusivement orientée vers les chimiques. Dans le même temps, le cannabis est devenu un produit strictement interdit pour des raisons plus idéologiques et économiques que scientifiques. Ce n'est qu'à partir des années 80 que le potentiel des plantes a été à nouveau massivement exploité tant par les patients que par les industriels. Le chanvre fait partie des plantes redécouvertes, l'épidémie de SIDA a contribué à la diffusion de cette automédication car elle a touché une population qui consommait du cannabis récréatif et qui a donc rapidement constaté les effets positifs de cet usage. Après vingt ans de lutte, l'usage du cannabis synthétique et plus rarement de la plante est autorisé dans de nombreux pays dans le cadre des traitements chimiques afin de réduire les vomissements, de stimuler l'appétit et la joie de vivre. Mais la procédure est souvent complexe, dissuasive, peu utilisée sauf aux USA et au Canada.

Un produit actif

Pour ne pas donner de fol espoir, il faut préciser que le cannabis protège, stimule et soulage mais ne guérit rien, malheureusement. Il faut aussi savoir que la dose utile pour bien des indications thérapeutiques est inférieure à la dose utilisée par les usagers récréatifs. Par contre, d'autres applications nécessitent un taux important de substances actives. Comme la morphine ou la benzodiazépine, le chanvre peut provoquer des effets psychoactifs et physiques jugés indésirables par de nombreux patients. Il est donc important de pouvoir doser convenablement et d'avoir les bonnes pratiques dans les actes préparatoires. C'est un gros problème pour les utilisateurs de la plante car il est difficile de se procurer un produit titré. Voilà pourquoi de nombreux malades voudraient utiliser des produits plus médicalisés comme le Dronabinol ou le Sativex. Ces produits ne contiennent pas tous les composants de la plante, ils ne sont donc pas conseillés pour des posologies élevées car le THC pur favorise les crises d'angoisse et les perturbations psychologiques.

Médicament ou plante ?

D'après de nombreux témoignages d'usagers, il semble que la plante provoque une variation d'effets plus importante et plus maîtrisable à moyenne et haute dose. Je n'ai pas les qualifications requises pour parler des médicaments, les médecins peuvent mieux vous renseigner. Pour les plantes, malgré l'interdiction dans la plupart des pays, le nombre de patients sous cannabis avec ou sans l'assistance du corps médical progresse constamment. Les produits du marché noir ne présentent aucune garantie sanitaire et leurs taux de principes actifs est très inconstant. Ils sont dangereux pour des malades sans une bonne expérience antérieure du cannabis. Avec un peu de maîtrise de la cannabiculture, il est possible de sélectionner puis de reproduire la ou les plantes qui conviennent à l'usager. C'est illégal et contraignant mais c'est un des seuls moyens pratique et accessible à presque tous. Le plus handicapés doivent trouver une assistance pour déléguer, c'est encore plus difficile. Les patients cherchant un effet calmant choisiront les génétiques majoritairement cannabis Sativa Indica, le cannabis Sativa Sativa a un effet plus stimulant. Les hybrides présentent des effets combinés intéressants, parfois indésirables. En général, le THC est recherché pour les pathologies neuromusculaires et le CBD pour la pression intraoculaire et les douleurs inflammatoires. Certains grainetiers sur Internet fournissent les analyses moyennes de
leurs variétés.

Quelle dose ?

La recherche est encore très insuffisante pour pouvoir établir un tableau indicatif exhaustif des posologies pour chaque pathologie. De plus, la réaction au cannabis est très variable d'un individu à l'autre. On observe généralement qu'un tiers réagit négativement, un tiers est mitigé et un tiers est positif. Il faut toujours partir d'une posologie minimum pour trouver le bon seuil d'effet et éviter les désagréments ou le surdosage. Ce processus peut prendre des semaines mais il est primordial. Il est donc possible que cette expérimentation se solde par l'arrêt du cannabis car les observations sont majoritairement négatives. Le risque d'un test progressif n'est pas très important. Le chanvre n'a pas de dose mortelle. Les effets d'une prise se dissipent après 4 heures pour la fumée et 8 heures pour l'ingestion même pour les fortes doses. Il n'y a pas de séquelles irréversibles d'un bref épisode de consommation. La plupart des patients réceptifs trouvent le bon dosage avant d'avoir trop d'effets indésirables.

Fumer des joints ?

La forme la plus courante de consommation du cannabis est le joint, une cigarette roulée d'un mélange de tabac et de cannabis. On ne peut pas conseiller de fumer, c'est une activité nocive pour l'arbre respiratoire et encore moins du tabac, c'est une drogue addictive cancérigène. Si vous êtes déjà un irréductible fumeur, essayer de consommer le cannabis pur pour éviter la nocivité croisée. Pour inhaler les substances actives sans carbonisation, il existe des dispositifs performants de vaporisation à tous les prix. Ces systèmes fonctionnent parfaitement pour les fleurs (herbe), certains comme le Volcano atteignent des températures plus élevées mieux adaptées pour la résine (shit) ou pour l'extrait placé sur un support végétal (huile)
http://www.cannabis-helvetica.ch/shop/index.php?cat=15&from=10 . Ils permettent de ressentir rapidement les effets et donc de moduler plus précisément la prise.

Manger du chanvre

L'ingestion est une autre pratique moins dangereuse que le pétard mais plus délicate à maîtriser car l'effet avec sous ou surdosage est ressenti longtemps après. Il est très long, ce n'est pas non plus toujours souhaitable. Il faut préparer la fleur de cannabis en fonction de son besoin. Pour stimuler l'appétit et l'humeur, l'inhalation est préférable. Pour calmer des douleurs inflammatoires, il faut infuser 5 minutes dans du sucre liquide chaud puis couvrir d'eau bouillante pendant 5minutes et consommer la tisane filtrée. Pour calmer les douleurs musculaires, se relaxer et mieux dormir, il faut infuser le chanvre au moins 30 minutes dans du lait entier ou du beurre fondu puis rallonger à l'eau, infuser encore 30 minutes et boire la tisane. On peut aussi faire des pâtisseries à basse température de cuisson en incorporant la farine de fleur ou de la cuisine au beurre de Marrakech, une préparation grasse à base de chanvre. Pour ces effets, on peut aussi faire une teinture mère de chanvre comme pour les autres plantes médicinales, le dosage par goutte est alors facile à trouver et à reproduire. Cette teinture très diluée, au taux légal de 0,3 %, protège de l'artériosclérose et favorise les connexions neuronales attaquées par les maladies dégénératives comme Alzheimer http://www.cannabis-helvetica.ch/shop/index.php?cat=15&from=10 .

En général

Pour plus d'informations sur les effets en fonctions des maladies, vous pouvez vous reporter à la rubrique médicale de notre site
http://www.chanvre-info.ch/info/fr/-Le-Chanvre-et-la-Medecine-.html .

Les conseils de réduction des risques pour les usagers récréatifs sont très souvent aussi valables pour les malades
http://www.chanvre-info.ch/info/fr/-Prevention-en-matiere-de-drogue-.html

Ne cherchez pas dans le cannabis la panacée miracle ou la cause à votre dépression. Le cannabis est souvent un révélateur et un amplificateur de problèmes psychologiques. Il n'est pas encore clairement établi qu'il serait un déclencheur dans des cas même pour des cas marginaux. Le cannabis peut soulager et aider à combattre la maladie en complément d'un traitement médical complet. Il ne faut pas diaboliser ni banaliser son usage médical, Il faudrait plus d'expériences, plus de disponibilités des produits, un autre cadre légal et une formation des médecins.

Il reste tant à faire.

Laurent Appel Journaliste


Marijuana : Un Médicament Anti Douleur Efficace

Une nouvelle étude publiée récemment dans le journal médical Neurology révèle que la Marijuana, connue aussi sous le nom de cannabis, soulage des douleurs sur lesquelles des narcotiques comme la morphine ou l'OxyContin ont peu d'effet. Elle pourrait aussi aider à soulager les douleurs accompagnant certaines pathologies comme la sclérose en plaques et les diabètes

Cette étude, menée par l'Université de Californie à San Francisco, a trouvé que la Marijuana fumée est efficace pour soulager des douleurs extrêmes dans le cas d'une condition débilitante connue sous le nom de neuropathologie périphérique. Cette étude portait sur des malades atteints du SIDA, mais un même type de douleur causée par des nerfs endommagés touche des personnes atteintes de nombreuses autres pathologies dont les diabètes et la sclérose en plaques. La douleur névropathique est connue pour être résistante au traitement utilisant des médicaments traditionnels. Même les puissants narcotiques qui créent une dépendance tels la morphine et l'OxyContin offre souvent peu de soulagement. Cette étude prouve que la Marijuana comme médicament peut soulager ce type de douleur sans aucun danger pour le malade. La Marijuana utilisée pour conduire cette étude provenait des stocks de contrebande saisis par les douanes américaines, elle est par conséquent de médiocre qualité et donc les résultats obtenus sont probablement sous estimés par rapport à l'utilisation de Marijuana de bonne qualité.

L'histoire médicale de ce médicament remonte loin dans le temps. Au XIX ème siècle, l'efficacité de la Marijuana en médecine occidentale, sa stabilité et sa non toxicité pour le malade ont été reconnues scientifiquement. De 1840 à 1900, les journaux médicaux américains et européens ont publié plus de 100 articles sur les utilisations thérapeutiques de la Marijuana. Depuis, avec les progrès faits en matière de recherche thérapeutique, des chercheurs ont identifié plus de 60 constituants uniques dans la Marijuana, appelés cannabidoïdes, et on en sait beaucoup plus maintenant sur leur manière d'agir. On sait aussi que le corps produit également des substances similaires appelées endocannabinoïdes.

D'autres preuves ont été également mises en évidence dans le cadre d'études cliniques, malheureusement pas suffisamment nombreuses, qu'il faudrait compléter méthodologiquement et minutieusement, corroborant ce que l'on sait de par l'utilisation de la Marijuana depuis des siècles, à savoir qu'elle est un médicament efficace pour soulager les nausées, et les vomissements, la paralysie spasmodique, la perte d'appétit, certains types de douleurs, et d'autres symptômes débilitants. C'est un médicament sans danger, contrairement à la plupart des médicaments prescrits aujourd'hui.

Certains pourtant voient d'un mauvais œil une dépénalisation pour un usage thérapeutique sous contrôle médical de la Marijuana. En effet, l'industrie pharmaceutique s'évertue depuis des années à isoler les substances cannabinoïdes pour produire des molécules de synthèse et les présenter sous forme autre que celle fumée et développer ainsi une niche thérapeutique prometteuse en matière de profit. Mais, jusqu ‘à maintenant ce qu'elle a produit est de loin beaucoup plus cher que la Marijuana sous forme d'herbe, et les effets n'ont rien à voir comparativement avec la plante prise oralement ou fumée.

L'effet de la Marijuana comme médicament est presque instantané, ce qui permet au malade qui est le mieux placé pour savoir comment maîtriser sa douleur, de trouver sa dose afin d'obtenir l'effet souhaité pour en être soulagé sans s'intoxiquer. Il n'a pas été démontré que le fait de fumer de la Marijuana avait des conséquences pulmonaires sérieuses, mais de toute façon il existe déjà une technologie qui permet d'inhaler ces cannabinoïdes sans fumer de la Marijuana. Elle se présente sous forme de vaporisateur qui permet d'inhaler sans fumer.

Alors qu'on parle beaucoup d'accompagnement médical, notamment auprès des personnes en fin de vie, il serait temps d'envisager une nouvelle législation permettant l'utilisation de la Marijuana comme médicament, à des fins thérapeutiques, pour soulager les malades arrivés à ce stade, mais aussi pour soulager tous ceux qui souffrent des années durant de symptômes débilitants qui empoisonnent leur vie au quotidien.

Source des informations : un article de Lester Grinspoon, professeur émérite de psychiatrie à l'Ecole Médicale d'Harvard paru dans le Boston Globe le 3 mars 2007. (www.boston.com) Lester Grinspoon est co-auteur du livre « Marijuana The forbitten Medecine » (La Marijuana, un Médicament Interdit)

Traduction/Synthèse Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org


Cannabis, Médicament pour soigner le Stress Post Traumatique

Récemment on a beaucoup parlé des conditions lamentables de traitement au Centre Medical Walter Reed de l'armée américaine de soldats américains blessés en Irak. En Californie des médecins de la « Society of Cannabis Clinicians » ont remis en question les traitements toxiques donnés à ces malades dont certains sont atteints de ce que l'on appelle le Stress Post Traumatique, (Post Traumatic Stress Disorder : PTSD) alors que le médicament sans danger connu pour tuer la douleur et soulager les symptômes qui l'accompagne, la Marijuana, leur est refusé.

Le DC Tod Mikuriya qui a contrôlé l'utilisation du cannabis pris comme médicament par plus de 8500 malades, rapporte qu'approximativement 8% ont été diagnostiqués comme ayant le PTSD. Ses découvertes et observations ont été confirmées par tous les médecins travaillant sur le terrain. Selon Mikuriya, de nombreux malades atteints de PTSD sont des vétérans du Vietnam atteints de dépression chronique, d'insomnie, et d'irritabilité consécutive à cela. Ils ne peuvent être soulagés par les psychothérapies traditionnelles et leur situation est souvent aggravée du fait de la prise d'alcool. Pour un grand nombre de ces vétérans, aux douleurs chroniques liées à des séquelles de vieilles blessures, s'ajoutent la dépendance et les effets secondaires des opiacés.

« Le cannabis soulage la douleur, permet de dormir,normalise le transit gastro-intestinal et restore le péristaltisme. Fortifié par l'amélioration de la digestion et un repos adéquat, le malade peut résister aux stimuli déclenchés. Il n'y a pas d'autre médicament psychothérapeutique ayant ces effets synergétiques et complémentaires. »

« La douleur physique, la fatigue, et le manque de sommeil sont des symptômes qui peuvent être améliorés. Restaurer la forme physique par l'exercice, et une bonne diète sont des composants nécessaires du traitement du PTSD et de la dépression. Le cannabis ne laisse pas le malade trop immobile comme c'est le cas avec les analgésiques, les sédatifs biodiazapenes, etc, pour qu'il puisse faire de l'exercice. Des exercices réguliers d'aérobic (quand il n'y a pas de contre-indication à cause d'une blessure) soulagent les tensions et restaurent le contrôle par implication kinesthésique. Par l'exercice le malade internalise aussi le lieu du contrôle ce qui diminue la recherche du médicament pour gérer la réponse émotionnelle. »

« Le PTSD provoque souvent irritabilité et incapacité à se concentrer, aggravées par le déficit de sommeil. L'utilisation du cannabis améliore la qualité du sommeil en modulant la réactivité émotionnelle. Il atténue le déclenchement de souvenirs s'accompagnant de réactions émotionnelles, incluant des cauchemars. L'importance de restaurer le rythme circadien du sommeil ne peut être sous estimé dans la gestion du PTSD. Eviter la prise d'alcool est important surtout du fait des effets négatifs sur le sommeil. La relaxation de courte durée fournie par l'alcool est remplacée la nuit par des symptômes de retrait, provoquant de l'anxiété et une détérioration de la douleur musculaire et du squelette… »

« En se basant à la fois sur l'efficacité et la sécurité, le cannabis devrait être considéré comme le traitement principal dans le cas du PTSD. Faisant partie d'un programme de remise en forme comprenant l'exercice, la diète et une psychothérapie, il devrait se substituer au traitement «dominant» aux anti-dépresseurs, sédatifs, relaxants musculaires, tricycliques etc… »


Source de ces informations un article de Fred Gardner paru sur Counterpunch (www.counterpunch.org) « Cannabis for the Wounded « le 12 mars 2007.

Traduction /Synthèse Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Note

Cet article est publié à titre d'information et ne saurait en aucun cas être considéré comme un traitement médical, une invitation à l'auto médication ou la consommation de ce qui dans certains pays est considéré comme une drogue dont l'utilisation est illégale. Comme en France, la loi interdit « toute présentation sous un jour favorable » des substances stupéfiantes, cet article bien évidemment ne concerne que la Marijuana/cannabis considérée par d'éminents scientifiques comme un médicament.

Irak 4 ans après : 1 million de morts






La parole à ceux qui souffrent

Juste pour lancer ou prolonger le débat sur le cannabis et la sclérose en plaques:

Ma compagne, Janine Thombrau, est atteinte d'une Saleté d'Envahisseuse Parasite (SEP), primaire et évolutive, c'est à dire rapide +++ et dont l'issue est inéluctable...

La seule solution qui a été trouvée, contre les douleurs, la spasticité ... et le stress ... est le cannabis.

Neurologues et médecins sont ok et parfaitement au courant, car il n'y a pas les effets secondaires des autres anti-douleurs tels la morphine et pas plus d'accoutumance car discussion avec les toubibs.

Pourquoi le ministère de la santé Canadien a-t-il mis en place un protocole d'utilisation du cannabis (sous forme de spray : SATIVEX) et pas la France?

Voilà ce que ma doudou a pu écrire sur le sujet:

Messieurs les Législateurs

"Vous permettez, Messieurs… que j'emprunte cet illégal cylindre magique qui fait un tube radieux dans ma vie si étriquée, si moche, si noire et si douloureuse. Embauchez des collaborateurs pour assister les marchands de sable afin qu'ils travaillent aussi au service des victimes de cruelles maladies, interdits de vraies bonnes nuits sans douleur.

Ceux-ci ne saupoudreraient pas de sable d'or les mirettes de nos chères têtes blondes, mais c'est de l'herbe de Perlimpinpin qu'ils disperseraient aux malchanceux pour qui nuits et souffrance sont indissociables.

Messieurs les décideurs…décidez-vous! Respectez nos souffrances et donnez votre aval à ceux qui se portent au secours des malchanceux et osent défier la loi actuelle : ils sèment, ils récoltent et remplissent en toute illégalité ces bienfaisants cylindres… Ils font acte d'assistance à personnes en souffrance.

Avis aussi à tous les « Nicolas » et toutes les « Pimprenelles » le sort peut vous choisir, à tout moment pour être les hôtes de quelque fléau aussi incurable qu'affligeant… Hôtes et hôtesses forcés, cela va de soi ! … Alors ne condamnez pas les utilisateurs et ceux qui, solidaires, font germer et entretiennent ces plantes aux antalgiques arômes.

Je veux et j'aimerais croire que vous saurez tenir compte de cette supplique.

Il n'y a pas que les petits qui ont besoin d'un marchand de sable et de son acolyte nounours… Tout le monde a droit au sommeil… ceux qui souffrent aussi !

Laisser un individu supporter l'insupportable n'est pas digne d'êtres humains. Bonnes et douces nuits à tous les Nicolas et Pimprenelles.

Merci Messieurs de l'attention que vous porterez à cette bafouille.

Que notre belle France est ringarde ! D'autres pays se sont penchés sur la question et ont décidé d'aider leurs patients en souffrance et autorisé la pratique du « joint », j'ose le dire, pour adoucir le quotidien de leurs victimes impuissantes. Quand il n'y a plus que cela pour que la vie reste vivable, quand on n'a que cette solution à offrir en partage aux êtres chers, proies de quelque monstrueux mal, alors on ne réfléchit plus… Ou plutôt, on réfléchit enfin sainement et… on fait ! … Qu'importe la loi, les flics, la taule, pourvu qu'on ait des moments de répit.

Bien avant que je n'ose user de ce rouleau de papier fin, qui « fait un tabac » dans mes neurones, par peur d'impliquer amis et parents, bien avant donc, j'ai contacté une doctoresse pour d'abominables douleurs si habituelles en temps ordinaire et particulièrement violentes en cette fin de journée. Celle-ci m'a aussitôt fait une piqûre de morphine et m'a prescrit quelques comprimés pour compléter sa potion. Les douleurs se sont estompées jusqu'à disparaître totalement et j'ai pu enfin m'endormir comme un bébé… Plus tard, mon compagnon m'a raconté ce qu'encore j'ai peine à croire : « tu t'es assise sur le lit, et tu t'es mise à parler en disant : le caillou, il est là, c'est celui là qu'il faut prendre pour se laver ».Comme il me demandait de quel caillou il s'agissait et qu'est-ce que je voulais en faire, je me suis presque énervée en lui expliquant : « Tu sais bien ! Pour se laver ! Il y en a partout ! Tu en prends un, tu frottes avec sur le bras, et ça mousse ! Regardes sur l'étagère, il y a plein de cailloux pour se laver. » puis j'essayais de me lever pour lui montrer que j'avais raison, que les cailloux étaient bien là et ne pouvaient servir qu'à la toilette… « L'étagère est pleine de cailloux… ils servent à ça… etc. etc.… » Il parait que cela a duré longtemps, longtemps… J'ai peine à le croire, mais venant de Bruno je ne peux qu'accepter cette version des faits… Je ne me rappelle de rien du tout.

Alors ? Quoi choisir ? Piqûre dans un cylindre ou cylindre de fumée ? Liquide légal ou fumée illégale ? J'ai opté pour le second.

Toutes mes nuits redeviennent ce qu'elles auraient toujours dû être : sereines et paisibles, bien sûr avec quelques cauchemars, mais quasiment plus de douleurs...."


Voilà, et comme le dit ma douce, du haut de son fauteuil: Faut qu'ça roule!

Amitiés

Bruno Perrin et Janine Thombrau

La page de son site sur le sujet

Les liens pour les forums "Cannabis thérapeutique"

http://www.arsep.org/php/phpBB2/viewtopic.php?t=4588

http://www.chanvre-info.ch/forum/viewtopic.php?t=166

http://forum.aufeminin.com/forum/sante1/
__f698_sante1-Sclerose-en-plaques-et-cannabis.html

http://forum.la-croix.com/view.php?site=infos&bn=infos_handicaps&key
=1152831199&first=20

http://www.nafsep.org/forum/index.php?idforumv=2107&pageaffiche=100

http://www.lfsep.com/forum/read.php?f=1&i=102182&t=100955

http://la-sclerose-en-plaques.com/ftopic1195.php

http://www.handica.com/forum/viewtopic.php?
t=2312&sid=33dbd9e405463a0e74521bf4ad5eed9d

http://www2.multiplesklerose.ch/forumf/viewtopic.php?t=525

http://sfc.forumactif.com/informations-c1/
LIENS-INTERNET-QINOLONES-f15/fanfan-lien-a-visiter-
CHANVRE-ET-DOULEUR-t1721.htm?highlight=cannabis

http://www.cannaweed.com/forum/sujet-45268_31-cannabis-sclerose-plaques.html

http://forum.fluctuat.net/fluctuat/people-insolite/cannabis-fumeur-vous-sujet_203_1.htm

http://www.circ-asso.net/forum/viewtopic.php?t=225

http://forum.doctissimo.fr/sante/alzheimer-parkinson/sep-et-cannabis-sujet_149755_1.htm

http://discut.winnerbb.com/VIE-QUOTIDIENNE-c3/
POLITIQUE-f8/cannabis-therapeutique-t1916.htm

Source des liens : La dernière info de l'AICM
IACM-Bulletin du 24 mars 2007

Handicap/SEP - Lettre aux prétendants à la Présidence de la République


Samedi 19 Mai 2007

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