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Economie

Liquidation de la Palestine Via l’Economie

Dans le cadre de ses activités coloniales et dans celui de la mondialisation, Israël avec le soutien continu des US, de l’UE, a conçu et développé un plan de dépendance économique de toute la population palestinienne pour briser la résistance, liquider les droits des palestiniens, en incitant les élites à la corruption, en soumettant les travailleurs à un régime esclavagiste moderne de main d’œuvre surexploitée.



Liquidation de la Palestine Via l’Economie

Liquidation du Hamas ou fin du Droit au Retour via l’Economie

Est-ce juste de déclarer un Etat avant que l’Etat ne construise son économie, ses bases de production ?

Est ce possible pour un vaste appareil démocratique de durer tandis qu’il n’y a pas de base de production locale pour répondre aux énormes salaires et besoins ?

Est-ce possible de réaliser la libération sans la souveraineté ?

Est-ce possible de maintenir la démocratie sans l’indépendance ?

Ce sont là les principales réservations contre les accords d’Oslo (AO), et contre les élections récentes du Conseil Législatif Palestinien (CLP) en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza (CBG) pour l’auto gestion palestinienne (AG), malgré son succès technique.

Ce qui est vraiment important ce n’est pas le « mariage » mais si le couple marié aura de la nourriture après avoir couper « le gâteau de mariage ».

Dans ce contexte, on bénéficie de faire une analyse économique, bien qu’elle ne soit pas d’accord avec ceux qui essaient de minimiser le rôle du facteur économique, dont je crois toujours qu’il est le facteur déterminant dans l’analyse finale.

I

Pendant la domination jordanienne, l’occupation sioniste pré 1967, c’était très connu que la Cisjordanie (C) était le « panier de provision de la Jordanie ». C’est pourquoi la Jordanie pouvait exporter du raisin, des figues, de l’huile d’olive et d’autres produits au Koweït, en Arabie Saoudite, et parfois même en Syrie. Cependant, ces exportations étaient basées sur les besoins du marché, et n’était pas une forme d’assistance de ces pays arabes. Pendant cette période, il n’y avait pas d’aide au peuple palestinien des USA, de la Grande Bretagne, ou d’aucun autre régime capitaliste occidental, et les ONG n’existaient même pas encore.

Immédiatement après l’occupation de CBG (1967), par l’état sioniste ashkénaze (ESA) un vif débat a eu lieu au sein du cabinet israélien sur comment faire avec l’économie de CBG.

Le ministre de la guerre de l’ESA Moshé Dayan a suggéré d’intégrer l’économie de CBG dans celle de l’occupation poussant pour une dépendance totale de l’économie palestinienne à l’économie de l’ESA. Pinhas Sapir, le ministre des finances israélien, d’un autre côté, était favorable à une politique d’ouverture commerciale entre deux économies séparées. Finalement c’est la position de Dayan qui a été adoptée.

Pendant des années l’occupation israélienne a développé un plan de restructuration invisible de l’économie de CBG jusqu’au point ou chaque secteur de l’économie et chaque classe sociale s’est trouvée dépendante de l’économie de l’ESA. Selon ce plan, plus d’un tiers de la force de travail de la CBG travaillerait dans l’économie de l’ESA, toutes les exportations et les importations venaient soit de cette économie, soit via celle –ci, et le résultat c’est que de nombreuses entreprises ont quitté le marché qui a été inondé par les produits israéliens…etc. En plus, une confiscation massive de terres palestiniennes fertiles a eu lieu, de même que le bouclage de vastes zones de terres palestiniennes pour des soi disantes « raisons sécuritaires ».

II

L’OLP, d’un autre côté, a échoué dans sa planification et certainement dans sa mise en oeuvre d’une politique de développement pour CBG occupés. En fait, l’OLP n’a jamais été intéressée par une telle politique, puisque c’était une organisation « riche » bénéficiant de vastes dons des dirigeants arabes dont le but était de restreindre l’OLP, qui se soumettra finalement à la solution US et ESA du conflit arabo sioniste, un but qui s’est finalement cristallisé dans les accords d’Oslo (AO). L’OLP était ignorante en matière de philosophie et de culture du développement. Elle était « trop occupée » à des manoeuvres politiques style Arafat. Cette pauvreté en matière de développement a été amenée en CBG quand l’OLP a reçu délégation de diriger après les accords d’Oslo(1993).

On doit noter que la première Intifada a représenté un retournement de situation complet. Personne n’a anticipé qu’elle dépasserait le combat des élites politisées pour devenir une manifestation de masse avec une participation populaire. La direction de l’OLP a échoué à prendre en compte ce développement significatif et a avancé parallèlement à ses vues politiques ses propres vues économiques et culturelles. En fait, la direction a décidé de contenir l’Intifada pour empêcher la montée d’une direction populaire de l’intérieur de CBG. C’est l’une des principales leçons à tirer de la première Intifada que c’est impossible de combattre votre ennemi tant que vous dépendez de lui.

Cependant, après Oslo, l’Autorité Palestinienne ne s’est pas souciée de tirer l’enseignement de cette leçon. L’ESA et les impérialismes occidentaux se sont mis d’accord pour maintenir les zones d’AG dépendantes économiquement d’aides étrangères. C’est pourquoi, l’ESA a diminué le nombre de travailleurs palestiniens employés dans son économie, tandis que les US, la Grande Bretagne, l’UE et le Japon « se sont portés volontaires » pour prendre le relais.

III

Pourquoi les impérialismes occidentaux, qui ont crée et continuent d’armer l’ESA (y compris avec des armes nucléaires) sont-ils si empressés pour financer l’AG palestinienne ?

Franchement, ces régimes ont choisi une solution au conflit arabo sioniste, au moins depuis 1937 qui stipule qu’: « Israël avant même d’avoir été déclaré comme état, a été crée pour se maintenir en sécurité pour toujours et que le peuple palestinien serait évincé de sa terre et installé aussi loin que possible des frontières de sa terre natale ». En d ‘autres termes, cette position vise à ignorer et (mettre fin) au droit de retour des palestiniens (DDR).

Mais comment, le second aspect de ce plan de dépendance, dépendance vis-à-vis de l’occident, a été planifié ?

Premièrement : l’ESA devait diminuer le nombre des travailleurs palestiniens employés en Israël, comme moyen de faire pression sur la population de CBG et de les obliger à s’immerger dans leurs soucis de pourvoir aux besoins de leur vie quotidienne et ainsi d’abandonner la lutte politique. C’était le moyen le plus efficace de faire disparaître les conspirations politiques.

Deuxièmement : les régimes arabes ne devaient pas faire de dons aux palestiniens car cela remplirait le vide crée par la politique de l‘ESA. Ces régimes doivent suivre les restrictions et directions des US. Le but ici, bien sûr, c’est d’interdire toute alternative arabe pour aider les palestiniens.

Troisièmement : les impérialistes occidentaux ont comblé ce vide, mais sous une condition : l'OLP doit reconnaître l’ESA – Israël. C'est précisément ce qui est arrivé. Ainsi cette aide déversée dans l’AG était par essence une « rente politique » pour l’AP, l’autorité Palestinienne, pour sa reconnaissance de l’ESA. Cette aide n’a jamais eu pour but ni payé le développement de l’économie de l’AP. Il n’y a eu aucun signe que les donateurs réguleraient et/ ou superviseraient l’utilisation de ces fonds : i.e d’insister pour qu’ils soient utilisés au développement. C’était une politique délibérée de la part des donateurs de donner à l’AP une main libre pour la corruption, ainsi, l’AP resterait dépendante des donateurs et n’aurait aucune issue, si ce n’est celle d’accepter leur position concernant la solution du conflit. L’AP, d’année en année, est tombé dans une corruption profonde. Quand plusieurs politiciens et intellectuels palestiniens (y compris moi-même) on publié le « Bayan el ishrin » (Le Manifeste des 20) en novembre 1999, mentionnant Arafat comme le concepteur de la corruption, on a été emprisonnés.

Des années plus tard, les donateurs ont commencé à parler de corruption, mais sans punir l’AP. Les donateurs ont fait passer plus d’argent à l’AP, via un « mécanisme parallèle «, des Organisation Non Gouvernementales (ONG) qui, à son tour est devenu une nouvelle machine de corruption.

C’est la politique des donateurs de faciliter la corruption comme première priorité (et celle placée au sommet de toutes les autres), condition pour maintenir la dépendance. Et ici en Palestine, la corruption est nécessaire pour réaliser et appliquer une politique de dépendance.

L’intérêt des donateurs, de l’ESA et de l’AP était en harmonie pour approfondir la corruption, créant un vaste système d’employés qui sont dépendants du régime pour leurs revenus et leur vie quotidienne. Cela s’est fait au détriment de la création d’emplois productifs. Ce système emploie environ 200 000 personnes; plus de 50 000 sont employés secrètement. Comme les ressources pour soutenir ce nombre d’employés se sont amenuisées, l’AP est devenue de plus en plus dépendante des donateurs.

IV

L’autorité Palestinienne est tombée dans la trappe, et cela ne fait aucune différence que cela soit arrivé par erreur ou délibérément – la trappe et la crise de : l’établissement rapide d’une Autorité sans indépendance, l’emploi de près de 200 000 personnes dans un pays avec de maigres ressources, et, finalement, devenir complètement dépendants des financements étrangers ce qui s’est transformé en une véritable épée de Damoclès au dessus de la tête de l’AP.

C’est pour cela que c’est impossible pour toute autorité dépendante de gérer et décider sans se soumettre à l’agenda politique de ses donateurs. C’est pourquoi l’AP doit affronter une équation difficile, un défit : peut elle simultanément adhérer à la résistance à l’occupation, d’un côté, et, de l’autre côté, faire financer la plupart de ses besoins par des donateurs qui sont contre toute forme de résistance ? J’ai continuellement argumenté que c’est impossible, au moins dans l’ère de la mondialisation où les régimes capitalistes occidentaux et les classes dirigeantes insistent, même si cela n’est pas déclaré, qu’il n’y aura pas : « de résistance dans l’ère de la mondialisation. » En fait, j’ai soulevé ces problèmes lors de plusieurs rencontres publiques à Ramallah fréquentées par différents secteurs du public palestinien inclus les supporters du Hamas.

C’est là que se trouve le danger et le vrai rôle des accords d’Oslo, si vous voulez, la vraie signification des accords d’Oslo, qui est la fin du Droit au Retour, bien que cela ne soit pas écrit dans le texte même des Accords d’Oslo (AO), ou déclaré verbalement. Mais, toute lecture approfondie de ces accords révèlera que leur contenu était contre le Droit au Retour.

V

C’est pourquoi, une fois que le Hamas a gagné la majorité lors des élections du CLP, les US, l’UE et l’ESA et mêmes certains dirigeants arabes ont lancé une campagne politique et psychologique contre le Hamas menaçant de le désarmer, demandant qu’il reconnaisse l’ESA et qu’il supprime de sa Charte la destruction de l’Etat d’Israël. La déclaration contre le Hamas est claire : pour recevoir de l’argent vous devez faire publiquement un virage à 180 ° concernant tous vos programmes, croyances et engagements. C’est le prix de la dépendance.

Où est la place du « jeu démocratique » dans l’actuelle situation palestinienne ? La morale n’a pas de place en politique ou dans les intérêts économiques. C’est certain que les élections législatives palestiniennes ont été le libre choix des palestiniens en CBG. Cependant, qui ose affirmer que les US, l’UE, et l’ESA sont prêts à respecter la volonté des palestiniens ? La démocratie occidentale capitaliste a en fait lancé une bombe par-dessus la tête des palestiniens, leur disant principalement : ou bien vous abandonnez vos droits nationaux ou bien vous serez confrontés à la famine.

Puisqu’on pouvait s’attendre à ce que les élections législatives palestiniennes soient utilisées pour mettre fin au Droit au Retour, et parce qu’on s’attendait aussi à une pression capitaliste occidentale, le Mouvement du Jihad Islamique, le courant nationaliste arabe et certains socialistes ont déclaré le boycott de ces élections. Je suis, comme toutes ces personnes, fières de dire que mon pouce n’a pas été sali par l’encre de ces élections.

Nous avons boycotté ces élections, en même temps que presque un quart des votants. L’espoir reste que le Hamas réussira dans l’après élections. (Ce texte a été publié pour la première fois en février 2006 ndlt)

VI

Ce qui est plus important c’est que le Hamas et la majorité des palestiniens en CBG soient face aux choix suivants :

Abandonner le Droit au Retour et l’échanger pour du « pain »;

S’attendre à une situation de chaos ;

Pour le Hamas d’abandonner sa position politique ;

Rechercher des partenaires acceptés par les US et l’ESA ;

Que le Hamas cède le pouvoir ;

Toute autre solution qui serait très compromettante.

Il n’y a aucun doute que les gains principaux de ces élections sont en faveur de l’ESA, des US et de l’UE. Toute solution politique dans les circonstances actuelles est en faveur du camp des ennemis du peuple. Si la crise mène à une guerre interne parmi les palestiniens, l’ennemi sera plus satisfait. Si le Hamas cède le pouvoir, l’ennemi sera enchanté, de même si le Hamas perd le soutien populaire comme cela est arrivé au Fatah quand la plupart des palestiniens de CBG ont compris ce qu’était Oslo, bien que cela est eu lieu quelques années plus tard.

Le problème le plus ironique c’est que les palestiniens dans la shatat (1) (exil ndlt) protestent de ne pas avoir été autorisés à voter pour les élections législatives palestiniennes. Une protestation alors que ces élections visaient le Droit au Retour. Il est de l’intérêt des exilés palestiniens de demander le droit d’élire le Conseil Législatif Palestinien, (CLP) la plus haute autorité politique du peuple palestinien.

Finalement, est ce que le Hamas se montrera suffisamment flexible pour répondre aux conditions des US, UE et de l’ESA ? Une flexibilité suffisante pour faire en sorte que ces forces puissent offrir au Hamas une « échelle » pour descendre graduellement de son plafond politique élevé, et de son programme, sans avoir l’air lui, le Hamas, de « tourner le dos » à son programme et sa charte.

Et, si ces forces (US, UE, et ESA) décident de suivre cette voie, décideront-elles de sacrifier la « première équipe palestinienne d’Oslo », i.e le Fatah – l’équipe de l’OLP, pour la nouvelle. Tout ceci est possible bien sûr en politique, mais dans tous les cas de figures, les besoins économiques, ou, en fait, le facteur matériel, sera encore déterminant.

DC Adel Samara PalestineFreeVoice – 9 août 2007 – Source : www.uruknet.info?p=35211

Publié précédemment sur Kana’an Online le 1/02/2006

Commentaire de Henry Lowi

Chers Amis

Il y a un nouveau battage sur un « processus de paix » dont l’Honorable Tony Blair et ses amis et les médias font la promotion. On se focalise sur l’exercice par le « Président » Mahmoud Abbas de son autorité sur des morceaux encore plus petits de la Cisjordanie occupée par Israël.

Personne ne parle des dirigeants des mouvement politiques palestiniens (notamment de Marwan Barghouti et Ahmad Saadat) qui sont en détention dans les prisons israéliennes, de même que 10 000 autres prisonniers palestiniens.

Personne ne parle de stopper la construction du mur (soit disant clôture de sécurité) malgré le fait que la Cour Internationale a déclaré ce mur illégal et demandé qu’il soit démoli.

Personne ne parle de lois israéliennes qui offrent des privilèges aux citoyens juifs, lois reconnues racistes et d’Apartheid par des israéliens reconnus bien intentionnés.

Personne ne parle de la persécution israélienne des activistes pro démocratie et des activistes anti nucléaires comme Mordechai Vanunu.

Et personne ne parle des près de 5 millions de réfugiés palestiniens, exilés, «présents absents» et de leurs descendants, dont les droits sont au cœur du conflit, et sans lesquels aucun « processus de paix « n’a de chance de réussir.

En gardant cela à l’esprit, je suggère la lecture de l’article d’Adel Samara de février 2006 sur la « liquidation du Hamas ou la fin du Droit au Retour ».

Salutations

Henri Lowi

Copyright 2003-2007 PalestineFreeVoice

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Informations complémentaires

Relations économiques Israël Autorité Palestinienne

Pendant des années Israël a puisé sans vergogne dans les ressources de la Cisjordanie et de Gaza utilisant à son avantage son statut de puissance occupante et les zones occupées. Israël a empêché le développement des territoires occupés palestiniens notamment en interdisant la construction d’usines car les industriels israéliens s’y opposaient, ils voulaient exploiter un réservoir de main d’œuvre extrêmement bon marché et qu’on pouvait humilier à volonté. Ainsi des files de palestiniens attendaient à partir de 2 heures du matin au point de passage d’Erez Bande de Gaza pour aller travailler une journée en Israël.

Pour Israël, les 3,5 millions de consommateurs palestiniens dans les territoires occupés représentent aussi un marché captif pour les produits israéliens généralement de médiocre qualité. Jusqu’à tout récemment l’industrie textile israélienne exploitait la main d’œuvre bon marché en délocalisant sa production pour la couture à Gaza. Israël pille les ressources en eau palestiniennes et ses expropriations de terres comprennent les zones incluant les nappes phréatiques. Les colons sionistes peuvent se baigner dans leur piscine tandis que les palestiniens sont limités en eau pour la consommation courante y compris à usage agricole.

Israël a empêché l’Autorité Palestinienne de construire une puissante centrale électrique afin de maintenir sa dépendance à l’entreprise israélienne de production d’électricité. Israël a aussi empêché la construction d’un port à Gaza afin de contrôler les importations exportations palestiniennes et en tirer des bénéfices financiers en prélevant des taxes, qu’il refuse depuis les élections de janvier 2006 de verser dans leur intégralité à l’Autorité Palestinienne. Israël a décrété que l’entreprise israélienne Dor Energy serait la seule habilitée à fournir du gaz aux palestiniens des territoires occupés alors qu’au large de la Bande de Gaza existe d’importantes réserves de gaz qu’Israël convoite via des projets d’exploitation conjointe.

Bande de Gaza

Celle-ci est complètement bouclée depuis la prise de contrôle du Hamas en juin. Seule entre l’aide humanitaire de première nécessité, mais en quantité insuffisante. Cela a provoqué l’arrêt d’une grande partie de l’activité économique dans l’industrie (qui employait 300 000 travailleurs dont 65 000 sont déjà sans travail) la construction, et dans une moindre mesure l’agriculture (qui risque de souffrir si les exportations ne peuvent se faire). Dans l’industrie qui comprend 3 900 usines fabricant de la nourriture, du papier, des produits en bois, métal, matériaux de construction, objets en plastique,caoutchouc, produits textiles, artistiques, plus de 70 % de ces activités ont cessé, les pertes journalières s’élèvent à 23 millions de dollars. Les prix de première nécessité flambent, touchant de plein fouet une population très appauvrie (90 % des gazaouites vivent en dessous du seuil de pauvreté, plus de 60 % sont au chômage).

Les projets de construction de l’UNWRA entrepris pour réparer des abris pour 16 000 réfugiés dans les camps dans la Bande de Gaza pour un montant de 93 millions dont une partie en salaires ont été suspendus du fait de l’incapacité à faire entrer des matériaux de construction. L’économie de la Bande de Gaza est entrain de s’effondrer complètement selon le commissaire adjoint à l’UNWRA Filipo Grandi.

Le gouvernement sioniste a interdit les transactions entre banques palestiniennes de Gaza et banques israéliennes. Les chèques israéliens ne peuvent être encaissés dans les banques palestiniennes. Tout ceci est de l’ordre de la punition collective interdite en droit international.

Le point de passage de Karni entre Israël et la Bande de Gaza, aménagé pour le passage d’un grand nombre de véhicules est fermé. Les camions passent par celui de Sufa, situé prés du kibboutz Sufa. La chaîne de TV 10 israélienne a découvert que le kibboutz Sufa, qui opère ce point de passage, tirait des bénéfices financiers du passage des camions. Ainsi chaque conducteur de camion doit verser au kibboutz 400 shekels (environ 70 euros pour chaque passage).

Selon le quotidien israélien Haaretz (18 juin 2007) Israël se lamente des pertes économiques liées aux fermetures des points de passage avec Gaza. L’économie israélienne perd environ 1,4 millions d’euros par jour en dommage direct liés au bouclage de Gaza. L’une des plus grosses entreprises israéliennes fournissant de la nourriture fraîche à Gaza, Tnuva, est touchée de même que le secteur fruits, car on estime à 15 % la production exportée à Gaza, dont des bananes, des prunes, des pêches et des mangues soit environ 70 000 tonnes par an. Dans certains cas, les fruits sont cultivés spécifiquement pour Gaza, ils ne sont pas vendus en Israël ni même exportés à l’étranger donc difficile de trouver des marchés alternatifs pour les producteurs israéliens. Parallèlement, les exportations palestiniennes en direction d’Israël pâtissent également. Ce sont principalement des fruits et légumes (tomates concombres…) et d’autres produits tels les meubles en bambou et les textiles. Au total c’est 680 000 euros par jour de manque à gagner. La plupart des exportations agricoles palestiniennes de Gaza le sont via la société israélienne Agrexco (fleurs, tomates cerise et fraises de saison…). Gaza exporte également via Israël des produits alimentaires dont des glaces.

Sur l’enfermement de la population de Gaza : propos génocidaires d’un rabbin fasciste.

Un rabbin extrémiste le « rabbin » Israël Rosen, à la tête d’un des Institut les plus «prestigieux» du sionisme rabbinique a écrit un article qui a circulé sous forme de tract dans les synagogues critiquant toute aide humanitaire fournie aux gazaouites. Selon ses propres termes : » cela sera utilisé comme arme biologique pour encourager la résistance interne. » Il a dit au journaliste du quotidien israélien Yediot Aharonot (Ynet) qu’il n’y avait aucune obligation : «j e ne vois pas d’obligation morale, au nom des prophètes…d’envoyer à un pays voisin, et certainement pas à de farouches ennemis de la farine, du sucre, de l’huile, et du lait, et même pas du pétrole et de l’électricité. » Il a dit qu’on devrait suspendre toute aide car les civils palestiniens ne font rien et ne protestent pas contre le lancement des roquettes artisanales. Bref il prône la punition collective pour les gazaouites.

Cisjordanie

Le vol systématique des terres palestiniennes continue pour la construction du mur de l’apartheid, des routes et colonies de l’apartheid pour colons juifs seulement, refoulant une partie de la population agricole palestinienne vers les centres urbains. Certains palestiniens de Cisjordanie sont obligés pour subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles de travailler dans des colonies sionistes installées sur leurs terres. La plupart travaillent dans des conditions lamentables, gagnant 50% de moins que le salaire minimum israélien, sans couverture sociale notamment en cas d’accident.

Environ 18 000 palestiniens sont employés en Cisjordanie dans les colonies dans les secteurs industriels, agricoles, la construction et les services. Pour recevoir un permis de travail les palestiniens doivent porter une carte magnétique délivrée par la police et le Shin Bet (services de sécurité intérieure). Actuellement 120 000 palestiniens possèdent cette carte en Cisjordanie et Gaza et 22 000 d’entre eux travaillent en Israël venant exclusivement de Cisjordanie. Les employeurs israéliens en Israël même ont des quotas à respecter : 13 500 dans la construction, 2 000 dans les usines et le secteur des services, 3 500 dans l’agriculture et 3 000 de plus dans les zones industrielles de Jérusalem est et d’Atarot au nord de Jérusalem. Les colons israéliens en Cisjordanie occupée qui emploient des palestiniens ne sont pas eux limités par des quotas.

Les travailleurs palestiniens gagnent en moyenne 11 à 13 shekels par heure, soit environ 1,90 euros, et travaillent parfois 10 heures par jour. Pratiquement aucun contrôle n’est effectué sur les conditions de travail des ouvriers palestiniens donnant lieu à d’énormes abus.


Documentation/traduction, synthèse (sources presse israélienne, mondialisation.ca) Myriam Abraham pour www.planetenonviolence.org

Solidarité Gaza, aide à projet : de paysans pauvres à familles pauvres

Exploitation des travailleurs palestiniens dans les colonies sionistes

La crise de Gaza:fabriquée en Israël

Des rabbins sionistes justifient et appellent au génocide des palestiniens à Gaza

Génocide à Gaza, Ilan Pappe
































Dimanche 12 Août 2007
Mireille Delamarre

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