information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
Sarkozie

Liban/TzarKolonial – Sarkozy et La Diplomatie des Avions

« …Cette politique étrangère dont rêve le président de la France, basée sur l’appât d’une visite qu’il ferait aux capitales qui posent problème, est peut être unique en matière de relations diplomatiques…En ce qui concerne les offres de visite pour obtenir des concessions, elles peuvent être une approche possible entre amoureux pour faire du chantage et susciter le plus possible de passion et d’amour. Mais elles ne sont pas l’approche idéale pour gérer des relations entre nations… »



Liban/TzarKolonial – Sarkozy et La Diplomatie des Avions

Sarkozy et La Diplomatie des Avions

Le président français suppose que les syriens se réveilleront inquiets demain si l’élection à la présidentielle du Liban n’a pas lieu. Nicolas Sarkozy « a prévenu » que demain lundi (et maintenant c’est samedi prochain ndlt) c’est la « dernières chance » d’élire un président pour la république ou sinon…La Syrie risque de perdre l’ « honneur « de le recevoir comme hôte à Damas !

C’est l’offre que Sarkozy a mise sur le plateau pour tenter la direction syrienne depuis que le ministre « humain » des affaires étrangères Bernard Kouchner a lancé son tour de marathon de Beyrouth. Sarkozy a expliqué les conditions de son offre de visite à la capitale syrienne dans son dernier interview avec le magazine français le « Nouvelle Observateur » disant : le régime syrien n’est certainement pas démocratique mais des élections qui font consensus se déroulent au Liban, et si les assassinats s’arrêtent et si la Syrie n’entrave pas le travail du tribunal international, je serais prêt à rendre visite à Damas. Comme lors de la visite entreprise par Sarkozy à la capitale libyenne et sa rencontre avec le général Mohammed Kadhafi suite à la libération des infirmières bulgares et du docteur palestinien, il est prêt à rendre visite à Damas une fois que l’élection présidentielle au Liban se sera déroulée librement. Dans sa dernière interview, Sarkozy a ajouté cette fois une nouvelle offre pour l’Iran, qui est qu’il est aussi prêt à visiter Téhéran si l’AIEA est autorisée à mener sa tâche d’observation des biens iraniens. Il est aussi prêt à coopérer avec l’Iran sur la production d’énergie nucléaire à des fins pacifiques.

Cette politique étrangère dont rêve le président de la France, basée sur l’appât d’une visite qu’il ferait aux capitales qui posent problème, est peut être unique en matière de relations diplomatiques. Habituellement ces relations sont basées sur des arrangements politiques et des règles de conduite communes établies, qui naturellement impliquent des échanges de visites. En ce qui concerne les offres de visite pour obtenir des concessions, elles peuvent être une approche possible entre amoureux pour faire du chantage et susciter le plus possible de passion et d’amour. Mais elles ne sont pas l’approche idéale pour gérer des relations entre nations. Malgré cela il semble qu’elles soient devenues la meilleure approche de Sarkozy pour diriger les relations étrangères.

Il se pourrait qu’il n’y ait pas de mal résultant de cette politique. En fait, cette approche pourrait être utilisée pour gérer les relations en procurant drôlerie et amusement. C’est effectivement l’impression laissée par la visite de Kadhafi à Paris, et qui était une réponse à la visite de Sarkozy à Tripoli et la « contribution » de Cécilia son ex épouse pour résoudre le problème des infirmières bulgares. Mais les initiatives uniques de Sarkozy ont des répercussions sur la France et son rôle international. Par exemple, quand Kadhafi saisit l’occasion de sa visite pour critiquer les « droits de l’homme » en France et les lois de démocratie interne, la seule chose à faire c’est pour la Libye d’annoncer qu’elle organisera des cessions de formation pour les législateurs français pour apprendre les règles de la « démocratie » à la mode libyenne. En tant que telle, la visite de Kadhafi est plus de l’ordre de la caricature que de celui de la politique.

La perspective des offres françaises est liée à la façon dont ces pays comprennent le processus d’ouverture externe. Sarkozy dit que le rôle de la France devient important quand elle est prête à discuter avec tout le monde. Une attitude excellente ! Mais voyons comment ces nations voient les offres d’ouverture externe et en discutent. Le vice président syrien a interprété, par exemple, les pas faits d’une ouverture vers son pays dans le contexte d’un effort pour faciliter une solution au Liban, comme corroborant son rôle important et son pouvoir pour contribuer à des solutions et le besoin des forces extérieures d’une assistance syrienne.

Le président français a répondu à ceux qui critiquaient ses appels au président Bashar al-Assad disant : comment est ce possible de sauver la chance d’élire un président de consensus au Liban et de convaincre les syriens de laisser le Liban tranquille si nous ne parlons pas avec eux ? Pendant ce temps, le côté syrien n’a fait aucune promesse ou lancer une quelconque initiative qui pourrait impliquer que l’ouverture vers Damas et l’offre de Sarkozy d’y rendre visite pourraient être complétées par des démarches pour faciliter la solution. Au contraire, Damas s’est satisfait de renvoyer les examinateurs à ses « amis » au Liban, qui ont la « liberté » dans le processus de prise de décision, tel le général Michel Aoun, qui a « sous la main » les conditions pour une solution.

En se basant là dessus, c’est possible de dire que l’avion du président de la France sera en retard pour la date fixée pour le vol pour Damas, et peut être pour Téhéran aussi. La diplomatie d’avions et d’émotions peut aider dans d’autres endroits et en d’autres circonstances, mais elle reste inutile quand les régimes hôtes n’ont pas le sentiment qu’un danger les menace, que les hôtes viennent leur rendre visite ou reste dans leurs pays.

Elais Harfouche 16/12/07 Copyright Dar Al-Hayat version anglaise. www.english.daralhayat.com

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

L'option Salvador à Beyrouth

Le Grand défi du Hezbollah



Mercredi 19 Décembre 2007
Mireille Delamarre

Dans la même rubrique :
1 2 3 4

Special Présidentielle Sarkozy Dégages Hollande Ecoutes | Sarkozie