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Liban – Meurtre de Gemayel, à Quel Voisin Profite ce Nouveau Crime ? La Syrie, Israël ? La Saga Gemayel

Comme d'habitude, dés qu'il y a un assassinat politique au Liban automatiquement la Syrie est montrée du doigt. Mais, dans un pays qui bat tous les records d'assassinats politiques, avant d'accuser quiconque, il serait plus prudent d'examiner attentivement à qui peut profiter ce nouveau crime au Liban, d'autant que Pierre Gemayel était le plus jeune représentant d'une des plus importantes familles de l'extrême-droite chrétienne maronite protagoniste de la guerre civile qui a ensanglanté le pays pendant quinze ans (1975-1989) et, plus généralement, de l'histoire du Liban dans les trente dernières années



Liban – Meurtre de Gemayel, à Quel Voisin  Profite ce Nouveau Crime ? La Syrie, Israël ? La Saga Gemayel

La Syrie : Un bouc émissaire tout désigné, mais coupable peu probable de la mort de Gemayel.

Les commentateurs de presse sont tombés d'accord. L'assassinat de Pierre Gemayel doit être l'œuvre de la Syrie car les phalanges chrétiennes de Gemayel ont été des alliés de longue date d'Israël, et parce que, en tant que ministre de l'industrie, il était l'un des dirigeants de la faction anti syrienne au gouvernement libanais. Le président Bush pense ainsi. L'affaire est apparemment clause.

Contrairement à mes collègues, je ne prétends pas savoir qui a tué Gemayel. Peut être la Syrie était –elle derrière ce tir mortel. Peut être, dans le système politique libanais fractionné et connu pour être un nid d'intrigues, quelqu'un avec une dent contre Gemayel – même à l'intérieur de son parti – a appuyé sur la gâchette.

Cependant, il semble que cette dernière possibilité ne puisse être évoquée dans une société du politiquement correcte, donc laissez moi exprimer quelques pensées impolies.

Comme tout un chacun qui regarde des séries criminelles à la TV sait, lorsqu ‘il n'y a pas suffisamment de preuves physiques dans une enquête criminelle pour inculper, des détectives examinent les motifs des partis qui ont bénéficié du crime. Des détectives plus qualifiés tiennent également compte du fait que le principal suspect – la personne qui semble à première vue être la partie coupable- n'est pas en fait entrain de devenir le bouc émissaire de l'une des autres parties. Le meurtrier peut être la personne qui bénéficie le plus clairement du crime, ou le meurtrier peut être la personne qui bénéficie du fait que le suspect principal soit montré du doigt.

Comme la plupart de nos politiciens et des commentateurs dans les médias ont déduit, les soupçons tombent automatiquement sur la Syrie, parce que les phalanges chrétiennes sont l'un des principaux ennemis de la Syrie au Liban. Ceci a eu en partie comme résultat qu'elles se sont opposés à des tentatives récentes du principal allié de la Syrie au Liban, le Hezbollah Shi'ite, d'obtenir une plus grande part de pouvoir politique.

Elles font aussi partie – et cela est une preuve de plus pour la plupart des observateurs – d'une majorité dans le gouvernement pro américain de Fuad Siniora qui soutient un tribunal international pour juger les assassins de Rafik Hariri, un politicien anti syrien et dirigeant de la communauté musulman sunnite, qui a été tué lors d'une explosion de sa voiture il y a plus d'un an et demi.

Apres que les 6 ministres Shi'ites tous ensemble aient démissionné du cabinet de Siniora il y a deux semaines, et maintenant avec l'assassinat de Gemayel, le gouvernement est sur le point de s'effondrer, et avec lui le tribunal dont tous attendent qu'il implique la Syrie dans le meurtre d'Hariri. Si la Syrie peut « liquider » encore deux ministres du cabinet et si le gouvernement perd son quorum, la Syrie sera tirée d'affaire – c'est là logique des observateurs occidentaux.

Mais, est ce que « la preuve » fait de la Syrie le suspect principal ou le bouc émissaire ? Comment l'intérêt plus large de la Syrie sera affecté par ce meurtre, et quant est –il de l'intérêt d'Israël dans le meurtre de Gemayel – ou plutôt son intérêt à ce que le Hezbollah et la Syrie soient blâmés pour la mort de Gemayel ?

En vérité, Israël bénéficiera de nombreuses manières des tensions provoquées par l'assassinat, comme les manifestations populaires de colère à Beyrouth contre la Syrie et le Hezbollah le prouvent.

Premièrement, le plus évident, le Hezbollah – l'ami politique et militaire principal de la Syrie au Liban – a soudain été rejeté à l'arrière plan. Le Hezbollah, après son triomphe cet été contre l'assaut israélien au Liban mettant en déroute une force envahissant son pays pour en occuper le sud, avait le vent en poupe.

La popularité et la crédibilité du Hezbollah ont monté en flèche à tel point que la communauté Shi'ite avait espéré en tirer des bénéfices en matière de politique intérieure en demandant plus de pouvoir. C'est l'une des raisons pour lesquelles les 6 ministres Shi'ites ont démissionné du cabinet Siniora.

Malgré la manière dont la position politique du parti Shi'ite a été présenté en Occident, leur demande est largement justifiée. Le système de représentation politique du Liban a été truqué il y a des décennies par l'ancienne puissance coloniale, la France, pour s'assurer que le pouvoir serait partagé entre les communautés chrétiennes et sunnites. Les musulmans Shi'ites, la communauté religieuse la plus importante du pays, a été maintenue en marge du système, effectivement privée de son droit électoral.

Grâce à sa victoire militaire récente, c'est le moment que le Hezbollah espérait pour faire une percée et obtenir des concessions électorales des sunnites et des chrétiens, concessions qui auraient bénéficié indirectement à la Syrie. Avec la mort de Gemayel, les chances d'obtenir cela semblent plutôt minces. Le Hezbollah, et par extension la Syrie, sont les perdants; Israël, qui veut l'affaiblissement du Hezbollah, est le gagnant.


Deuxièmement, l'assassinat a poussé le Liban au bord d'une autre guerre civile. Avec un système politique pratiquement incapable de gérer les différences sectaires, et avec les différentes factions dans un état d'esprit qui n'est pas au compromis après les récentes vagues d'assassinats, il y a un vrai danger que les combats ne reprennent dans les rues du Liban.

Ceci ne profitera certainement pas au Liban, ni à l'une de ses communautés religieuses, qui seront entraînées dans un autre round sanglant. Les cadres du Hezbollah dans la clandestinité qui se sont battus contre la machine de guerre israélienne devront sortir de la clandestinité, et paieront le prix contre d'autres milices bien armées.

Le bénéfice pour la Syrie est au mieux mitigé. Un bénéfice possible d'une guerre civile sanglante pourrait augmenter la pression sur les Etats-Unis pour parler à la Syrie, et l'inviter éventuellement à jouer de nouveau un rôle majeur dans la stabilisation du Liban, comme elle l'a fait pendant la première guerre civile.

Mais, étant donné l'ascension continue des faucons à Washington, cela pourrait avoir l'effet opposé, et encourager les Etats-Unis à isoler encore plus la Syrie.

Inversement, une guerre civile pourrait poser des menaces sérieuses aux intérêts syriens – et offrir des bénéfices significatifs pour Israël. Si l'énergie du Hezbollah est sérieusement entamée lors d'une guerre civile, Israël pourrait être dans une meilleure position pour attaquer de nouveau le Liban. Presque tout le monde en Israël est d'accord que cela démange l'armée israélienne de régler ses comptes avec le Hezbollah dans le cadre de nouveaux combats. De cette façon, Israël pourrait mener la prochaine guerre dans de meilleures conditions, ou Israël pourrait mener contre le Hezbollah une guerre de proxi en aidant les opposants au groupe Shi'ite.

L'un des principaux objectifs de la campagne de bombardement d'Israël cet été, quand la majeure partie de l'infrastructure libanaise a été détruite, c'était certainement de provoquer une guerre civile. On a largement rapporté à ce moment là que les généraux israéliens espéraient que la dévastation pousserait les chrétiens, les Sunnites et les maronites à s'opposer au Hezbollah.

Troisièmement, La Syrie est déjà le suspect principal dans le meurtre d'Hariri, et dans l'assassinat de trois autres politiciens et journalistes libanais ces derniers 21 mois, tous considérés comme anti-syriens.

Les US ont exploité la mort d'Hariri, et les grandes manifestations qui ont suivi, pour chasser la Syrie du Liban. Le départ de la Syrie de la scène a aussi permis, intentionnellement ou non, une attaque israélienne cet été, qui aurait été bien plus dangereuse pour la région si la Syrie avait toujours été au Liban.

Malgré la menace latente d'un tribunal de l'ONU concernant la mort d'Hariri, du point de vue de la Syrie, avec le temps, les accusations sont devenues éculées. Avec la démission des ministres Shi'ites du gouvernement libanais, ces enquêtes semblaient de toute façon redondantes.

Cependant, l'assassinat de Gemayel, a revivifié dramatiquement l'intérêt de savoir qui a tué Hariri et ramène fermement la Syrie sous le feu des projecteurs. Tout ceci ne bénéficie pas à la Syrie, mais aucune doute qu'Israël sera capable de trouver un plaisir immense à voir Damas en mauvaise posture.

Qatrièmement, le gouvernement israélien s'est trouvé sous pression internationale et interne de démarrer des négociations avec la Syrie pour rendre les hauteurs du Golan, un territoire syrien qu'Israël occupe depuis 1967.

Avec la résolution de ce problème serait aussi résolu celui des fermes de Shebaa toujours occupée par Israël mais que le Hezbollah et la Syrie disent être territoire libanais, et qui aurait du être rendu au moment du retrait d'Israël du Liban en 2000. Le statut des fermes de Shebaa a été l'un des points les plus chauds de la dispute entre Israël et le Hezbollah.

Le président Assad de Syrie a suggéré publiquement qu'il était prêt à discuter avec Israël le retour des hauteurs du Golan dans de meilleures conditions jamais offertes à Israël.

Selon ce qui a été rapporté dans les médias israéliens, Assad est prêt à démilitariser le Golan et le transformer en parc national qui serait ouvert aux israéliens. Il n'insisterait probablement pas pour un retour précis sur la frontière de 1967, qui inclus le rivage nord du lac de Tibériade. Traditionnellement, les dirigeants israéliens ont toujours rechigné devant la perspective, qu'ils agitaient pour susciter des peurs au sein du public, de voir le père d'Assad, trempant ses pieds dans le lac.

Mais si le jeune Assad recherche désespérément à négocier le retour du Golan, Israël ne montre aucun intérêt à explorer cette option. Le premier ministre israélien Ehud Olmert, a toujours écarté toute négociation avec Damas.

Ceci pour plusieurs raisons :

Israël n'est pas d'humeur à faire des concessions territoriales, comme cela a été prouvé par le passé

Israël ne veut pas mettre un terme au statu de paria de la Syrie et à son isolement par un accord de paix

Et il craint qu'un tel accord puisse constituer un précédent suggérant que des négociations avec les palestiniens sont aussi envisageables.

La paix avec la Syrie, aux yeux des israéliens, conduirait inexorablement à des pressions pour faire la paix avec les palestiniens. Ceci ne fait certainement pas partie de l'agenda d'Israël.

La mort de Gemayel, et l'accusation contre la Syrie, renvoie la Syrie dans « l'Axe du Mal » et empêche toute discussion avec la Syrie.

Cinquièmement, il y a eu des pressions dans l'administration US pour commencer à discuter avec la Syrie, ne serait ce que seulement pour essayer de la recruter pour la guerre de Washington contre le terrorisme. Les US ont besoin désespérément d'aide locale pour gérer l'occupation en Irak. Ce n'est pas sûr que Bush soit prêt à faire se revirement, mais cela reste une possibilité.

Des alliés clé comme Tony Blair le premier ministre de Grande Bretagne pousse fortement à un engagement avec la Syrie, à la fois pour isoler encore plus l'Iran – une cible possible d'une attaque israélienne ou américaine contre ses ambitions nucléaires présumées – et pour déblayer le chemin pour des négociations avec les palestiniens.

La mort de Gemayel, et le blâme mis sur la Syrie, renforcent la position des néo conservateurs à Washington – alliés d'Israël au sein de l'Administration – dont l'étoile avait commencé à décliner. Ils peuvent maintenant avancer que la Syrie ne s'est pas réformée qu'elle n'est pas réformable. Du point de vue d'Israël, un tel résultat aide à empêcher que des colombes à la Maison Blanche puissent convaincre de la nécessité de parler avec la Syrie.

Pour toutes ces raisons, nous devrions nous méfier de l'accusation portée contre la Syrie dans le meurtre de Gemayel – ou de considérer qu'elle est la seule à interférer dans les affaires du Liban.

Jonathan Cook 24/11/06

Source: http://www.antiwar.com/orig/cook.php?articleid=10056

Jonathan Cook est journaliste britannique indépendant basé à Nazareth en Israël d'où il couvre l'actualité au Moyen Orient

Son site


La saga des Gemayel : la Phalange

Le ministre de l'industrie libanais Pierre Gemayel, tué hier à Beyrouth, était le plus jeune représentant d'une des plus importantes familles de l'extrême-droite chrétienne maronite protagoniste de la guerre civile qui a ensanglanté le pays pendant quinze ans (1975-1989) et, plus généralement, de l'histoire du Liban dans les trente dernières années. Pierre Gemayel Jr. n'avait cependant rien du charisme et du pouvoir, souvent sinistre, de son grand-père Pierre – fondateur des Phalanges après un voyage à Berlin dans les années Trente- ou de son oncle Béchir, féroce unificateur des milices phalangistes dans les années 70, et protagoniste de la purification ethnique contre les Palestiniens et les musulmans de Beyrouth Est, pendant la guerre civile, non moins qu'allié des Usa et d'Israël qui l'installèrent à la présidence sous l'occupation de 1982. Mais il n'avait pas non plus l'absence de scrupules de son père Amin, successeur, à la présidence, de Béchir, son frère, après le meurtre de celui-ci le 14 septembre 1982 ; Amin Gemayel fut le signataire du traité de paix séparée en 1983 avec Israël, et demeura ensuite au pouvoir jusqu'en 1988, après être arrivé à une entente précaire avec son puissant voisin de Damas.

Le ministre de l'industrie qui a été tué hier, avocat de 34 ans, était le plus jeune député du Parlement bien qu'élu en juin 2005 grâce au sauf-conduit de son plus âpre ennemi le général Michel Aoun, opposé depuis toujours aux seigneurs de guerre féodaux, comme les Gemayel et leurs milices. Pierre Gemayel était en outre un des représentants du groupe de politiciens chrétiens fondé sous les auspices du patriarche maronite Nasrallah Boutros Sfeir en 2000, dans le but de faire cesser l'influence de Damas qui avait commencé dans le pays des Cèdres en 1976, quand justement cette extrême droite maronite avait demandé l'intervention de Damas contre les Palestiniens et les forces musulmanes et progressistes qui prenaient de l'importance pendant la guerre civile. Intervention « providentielle » de la Syrie aux côtés des féroces milices de la droite maronite qui permit à ces dernières, conduites par Béchir Gemayel, de terminer à coups de massacres indicibles la purification ethnique des Palestiniens, des « non chrétiens » et des chrétiens progressistes » dans la partie orientale de Beyrouth. Une purification ethnique qui vit la destruction de quartiers entiers comme la Quarantina, sur le port, avec plus de mille morts, et du camp palestinien de Tal al Zataar, où plus de 4.000 palestiniens, arabes et immigrés furent massacrés pendant un siège qui dura plus d'un an. Le massacre se fit sous les yeux des officiers de l'armée israélienne, financeur et soutien des milices phalangistes, et grâce à l'intervention de Damas.

Oublieux de cette grande « faveur » que Damas lui fit, Pierre Gemayel, comme son père Amin, a participé ensuite pendant ces deux dernières années au lancement de la coalition pro étasunienne et profrançaise des forces du « 14 mars » qui, au printemps 2005, après l'assassinat de Rafiq Hariri, allait pousser le régime de Bachar al-Assad à se retirer du Liban, avec de fortes pressions internationales. Pierre Gemayel n'était cependant pas un homme de pouvoir puisqu'on avait surtout parlé de lui il y a deux ans quand, en soutenant la « supériorité génétique » des chrétiens libanais, il argumenta que ceux-ci exprimaient « la qualité » contre la « quantité » des musulmans. Ce qui était un pilier de l'idéologie du parti des Phalanges, fondé par son grand-père Pierre aux débuts des années Trente, et dirigé par celui-ci de 1937 à 1982 avec à ses côtés, depuis les années 70, son fils Béchir, chef des milices puis du parti.

En 1982, Béchir Gemayel fut élu à la présidence de la république, protégé par les baïonnettes israéliennes, mais il fut tué dans l'explosion du siège central du parti à Asrhafieh, en même temps qu'une grande partie des dirigeants de ce parti, avant même son investiture. Aucune autre famille comme les Gemayel n'a donné de contribution aussi importante à la naissance d'une forme d'idéologie de type vaguement populaire-fasciste avec laquelle l'extrême-droite chrétienne maronite, et même certains secteurs du clergé, ont essayé de dominer le pays des cèdres en utilisant le pouvoir qui leur avait été laissé institutionnellement par les occupants français ; et consigné dans le « pacte national » de 1943, avec la communauté sunnite. Aux chrétiens, considérés comme majoritaires sur la base du recensement de 1932 (et pour cette raison le dernier qui ait été fait au Liban) revenait la présidence de la république avec d'amples pouvoirs et le contrôle de l'armée, ainsi que la majorité des députés ; aux sunnites, le fauteuil de premier ministre, et aux chiites quelques miettes avec la présidence du Parlement. Une assise institutionnelle qui, dans les années 50, ne correspondait déjà plus à la réalité démographique, à majorité musulmane, et qui allait être mise en discussion avant les mouvements de 58, étouffés dans l'œuf par le premier débarquement de marines et par la suite au cours de la guerre civile de 1975-1989, avec plus de 150.000 morts. Guerre civile à laquelle mirent fin les accords de Taïf en 1989-1990, qui imposèrent un rééquilibre partiel des rapports de force au niveau institutionnel : diminution des pouvoirs du président maronite en faveur du premier ministre sunnite, et division par moitié des sièges au Parlement entre les musulmans qui représentaient désormais 70 % de la population, et les chrétiens. Le tout mettant le pays sous la tutelle syro saoudienne, autorisée par les Usa. Cette entente a ensuite été remise en discussion dans les trois dernières années justement par le nouveau pouvoir unipolaire des Usa décidé à désagréger aussi la Syrie et le Liban, après l'Irak : prémices nécessaires pour imposer au monde arabe une « pax israeliana » sans aucun retrait de Cisjordanie, ni des Fermes de Sheeba ni, surtout, des hauteurs du Golan.

STEFANO CHIARINI

Edition de mercredi 22 novembre 2006 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-arcivio/22-Novembre-2006/art24.html
Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio

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Samedi 25 Novembre 2006

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