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Liban

Liban – Bush et le Hezbollah - Partie 1

Partie 1 : contexte historique et positionnement actuel. Ce texte sera suivi de deux autres textes traduits dans les jours qui viennent.



Liban – Bush et le Hezbollah  - Partie 1

Liban – Bush à Nasrallah : le Hezbollah peut-il refuser une telle offre ?

« L’administration Bush a parqué toute une flottille appartenant à la 6ème flotte US au large de la côte libanaise, affirmant que cela avait été nécessaire, pour montrer l’engagement US concernant la stabilité de la région. C’est une provocation visant le Hezbollah et aussi la Syrie, c’est l’équivalent d’un poisson sicilien enveloppé dans du papier journal avec une rose blanche, le tout déposés devant un pas de porte : « ce sont les affaires. Rien de personnel, c’est une offre que vous ne pouvez pas refuser. » Déclaration d’un officier italien, second en poste à l’UNIFIL, à l’extérieur de son quartier général de Tebnine au Sud Liban.

De récents ballons d’essai ont été lancés, soutenus par les US, à Dahiyeh, là où les preneurs de décisions du Hezbollah sont parfois présents. Ils révèlent les calculs des US portant sur les tendances actuelles au Moyen Orient, à savoir que le Hezbollah jouera un rôle majeur dans la région.

Selon des sources appartenant au Comité du Sénat US sur le Renseignement, les efforts à ce jour ont été menés de façon plutôt tiède et moins « qualitative» que les contactes formels Iran –USA. Thomas Pickering, un diplomate US a révélé qu’il avait participé à des discussions secrètes dans les coulisses entre l’Iran et les US pendant ces 5 dernières années. Les sujets discutés incluaient le programme nucléaire de l’Iran, les relations plus larges entre les deux pays, et les relations US Hezbollah. D’autres participants ont également participé, dont un ancien diplomate US, William Luers, et l’expert nucléaire du MIT, Jim Walsh. Bien que non « officielles », on pense que les discussions, organisées par le Stockholm International Peace Research Institute et l’Association des USA au sein de l’ONU, sont utiles.

Repoussant l’engagement du candidat républicain à la présidentielle John McCain à « chasser le Hezbollah du Liban «, des responsables US sérieux veulent mener des discussions avec la Résistance Libanaise, en partie parce qu’ils sont préoccupés par le fait qu’Israël reste un état juif dans la région.

L’administration Bush ne croit plus qu’il y ait une option militaire – Américaine, Israélienne ou combinée – pour détruire le Hezbollah. Le parti est profondément enraciné dans une grande partie du Liban, et bénéficie d’un large soutien dans la région. Des informations récentes indiquent que certaines équipes de son personnel administratif déménagent leurs bureaux dans des régions sunnites, dont Tripoli et le Nord du Liban, et qu’un nombre croissant de Sunnites, de Chrétiens et de Druzes rejoignent la Résistance Libanaise sous la direction du Hezbollah.

Même s’il y a eu une option militaire US contre le Hezbollah, la guerre en Irak l’a de fait éliminée. L’armée américaine est épuisée en Irak et en Afghanistan, et elle possède des forces inadéquates pour s’engager sur un troisième front particulièrement dangereux. C’est peut être le dommage le plus grave causé par l’aventure de Bush en Irak, où, après 5 ans d’engagement il n’y a pas de fin en vue. Les Etats-Unis vont peut être se retrouver en Irak pendant des années, avec Israël comme victime de l’aventure irakienne dont il est l’instigateur.

Des doutes sur le futur d’Israël

Les démographes de la CIA et israéliens tel que Sergio Della – Pergola estiment que les dix prochaines années les Juifs constitueront moins de 45% de la population de la Palestine ie entre la Mer Méditerranée et le Jourdain. Cela crée le modèle d’Apartheid sud africain où une minorité de la population occupante dirige la majorité indigène.

Selon l’universitaire israélien qui a étudié les 60 ans d’histoire d’Israël, et le conflit croissant entre le Sionisme et le Judaïsme concernant les perspectives d’avenir d’Israël :

«Nous aurions du accepter l’Ouganda quand la Grande Bretagne l’a proposé à notre direction sioniste en 1903. Le plan de Ben Gourion s’est emparé de la Palestine par étapes. Etant donné la force croissante de la Résistance Palestinienne, il y a des chances qu’elle soit reprise de la même façon, par étape. Chaque Juif en Israël sait que le pays peut cesser d’exister et a envisagé ce qui est le mieux pour ses enfants (un plus grand nombre d’israéliens partent aux US, où actuellement 500 000 y vivent). »

De nombreux décideurs politiques US et israéliens sont entrain de réaliser que l’endroit le plus sûr pour les Juifs c’est aux US et qu’Israël est l’endroit le moins sûr, alors qu’il continue à perdre de sa légitimité internationale. Une étude menée pour le Centre Interdisciplinaire Israélien a constaté que 14% des Juifs en Israël aimeraient quitter le pays si un pays hostile obtenait des armes nucléaires.

Les estimations des renseignements US sur Israël incluent des conclusions pessimistes basées sur les sentiments de juifs israéliens que « nous ne croyons plus vraiment à l’existence de ce pays, ni qu’il sera un jour accepté dans la région. Les Américains acceptent les Juifs, alors pourquoi avons-nous besoin d’Israël, qui a non seulement gaspillé la vie de nos enfants mais sape de manière croissante le respect mondial pour le Judaïsme. »

Robert Fisk, un observateur expérimenté, correspondant du quotidien britannique The Indepedent a récemment fait part de ces sentiments à Rachel Cookes du London Observer. Comme l’écrit Cookes : « quand Fisk est arrivé pour la première fois à Beyrouth, il pensait qu’Israel survivrait. Maintenant il n’est plus si sûr. La presse israélienne dit-il est sans illusion. L’armée est « délabrée, une populace » ; ils n’obéissent pas toujours aux ordres, et ils ne se présentent pas toujours à l’appel ». Au Sud Liban en 2006, ils ont été « éjectés par le Hezbollah ». Il se demande si, si les frontières d’Israël étaient vraiment menacées - par opposition à de fausses menaces – si Israël ne jouerait pas son meilleur atout (pour survivre), celui de revenir à ses frontières internationales. »

D’autres ont rappelé à Fisk que la vision réelle du Sionisme ne reconnaît pas les frontières. C’est une vision d’un état sans frontière – un état dont l’expansion se fait selon sa puissance démographique, militaire et politique.

Le Hezbollah peut-il sauver Israel ?

Le consul général US à Jérusalem Est arabe sous l’administration Clinton, Edward Abington, a dit qu’il était retourné à Washington « plus que jamais convaincu que la solution à deux états est morte et bien morte. » Abington, notant que 40% de la Cisjordanie est fermée aux Palestiniens affirme que « il n’y a absolument aucune volonté de l’armée israélienne de changer la situation compte tenu de la main mise qu’ils ont actuellement sur le terrain. »

La secrétaire d’état US Condoleezza Rice est apparue pessimiste lorsqu’elle a dit au Comité des Affaires Etrangères du Congrés, il y a plusieurs mois, qu’elle s’inquiétait que « nous allons perdre l’opportunité de la solution à deux états. »

Certains au sein de l’administration Bush croient que l’histoire est du côté du Hezbollah étant donné l’impact croissant de la Résistance Libanaise sur la région, inclus Gaza, l’Egypte, la Jordanie - ces deux derniers pays ont de sérieux problèmes islamistes croissants, Hosni Moubarak regardant avec crainte l’organisation des Frères Musulmans par-dessus son épaule, une organisation parente du Hamas. De même, Le roi jordanien, Abdullah, ne peut pas ignorer la montée des islamistes au sein de sa population majoritairement palestinienne - l’Irak, l’Afghanistan, et ailleurs. Ils recommandent des contacts avec le Hezbollah, considéré comme pragmatique, et de bien des façons le mouvement le plus séculier au Liban, puisqu’ essayer d’affaiblir ou de détruire le Hezbollah ne fonctionne pas. Les pressions pour prendre contact avec le Hezbollah vont certainement s’accroire suite aux rencontres de Jimmy Carter avec le Hamas, et peut être des représentants du Hezbollah.

Les ballons d’essai US en direction du Hezbollah pour «enterrer le passé » ont une longue histoire. Pourtant par le passé, quand le Hezbollah a rejet les ballons d’essai des US qui parfois s’affirmaient être des offres, le mouvement a expérimenté un accroissement de la pression US tel que la mise sur liste terroriste, la chasse aux avoirs financiers du Hezbollah, des tentatives pour essayer d’inciter contre lui des chefs de guerre libanais ou Al Qaeda, du type des jihadistes salafistes, de même que des menaces diverses et des tentatives d’assassinat.

Le Pradigme Khomeini

Un précurseur des ballons d’essai récents lancés par les US-Israel en direction du Hezbollah, peut être trouvé en remontant à l’époque de la Révolution Iranienne dirigée par l’Imam Khomeini. Le Mossad israélien, la CIA, et les services secrets du Shah, la Savak, ont travaillé ensemble, de manière rapprochée, pour mettre fin à la Révolution à ses tout débuts. En juin 1963, une foule d’hommes iraniens non armés, de femmes et d’enfants qui manifestaient pacifiquement à Téhéran ont été attaqués par des forces gouvernementales, et 5 000 d’entre eux ont été tués.

Cette démonstration de sauvagerie a choqué l’administration Kennedy, et révélé la faiblesse de la tyrannie du Shah, qui a finalement mené à son effondrement. Par la suite, le gouvernement US a réalisé que la Résistance Iranienne ne pouvait être vaincue et a fait une offre à Khomeini, dont on a dit à l’époque qu’»il ne pourra la refuser ». L’offre incluait le fait que le Shah perdrait tous ses pouvoirs politiques si Khomeini l’autorisait a devenir une « simple effigie comme la reine Elisabeth d’Angleterre ».

Khomeini a rejeté l’offre, et a affirmé qu’un tel « compromis maintiendrait le couteau hégémonique US - Israel dans le corps de l’Iran », et qu’il grandirait jusqu’à ce que le Shah revienne au pouvoir.

De même, le dernier quart de siècle au Liban, on a vu l’offre (demande) des US et d’Israël de capitulation avec le Traité du 17 mai, avant même que ne soit envisagé un retrait partiel israélien de l’un des 801 villages qu’Israël avait occupé en 1982. A cause de la résilience de la Résistance Libanaise, Israël a souffert toute une série de retraits tout en offrant d’abord un traité, puis des « arrangements sécuritaires », qui minorés sont devenus des « négociations sécuritaires », et maintenant demandant le désarmement du Hezbollah et qu’il les laisse tranquille.

Les ouvertures des US en direction du Hezbollah ont commencé après le massacre de Bir Abed mené par les US le 8 mai 1985 (voir ci-dessous). Les »offres » ont continué, conséquences du succès du Hezbollah à chasser Israël des 55% du Sud Liban (et de 168 villages) le 30 avril 1985, date de la fin d’un processus de 3 mois au cours duquel Israël a été chassé de Sidon, Tyre, Nabataea, quelques villages dans la Bekaa, et d’autres zones. On a envoyé plus de ballons d’essai à Dahiyeh, après qu’Israël eut été chassé de sa « zone permanente de sécurité » le 24 mai 2000, et puis de nouveau après les attaques du 11 septembre, organisées par l’ennemi mortel du Hezbollah Al Qaeda, qui de même qu’Israël, espérait au début qu’on accuserait le Hezbollah de les avoir commises. Les activités continues de Résistance du Hezbollah en octobre 2000 aux fermes de Shebaa, et les résultats récents de la défaite d’Israël en juillet 2006, ont conduit à d’autres ballons d’essai.

Le Massacre de Bir Abed, le 8 mars 1985, et une offre des US

Une offre US initiale a été faite suite à une attaque massive terroriste US au Liban, et ce qui s’est passé après est instructif en ce qui concerne les dispositions occasionnelles des US pour établir un motus operandi ou peut être vivendi avec le Hezbollah.

En décembre 1984, l’administration Reagan était furieuse de l’annulation le 5 mars 1984 de l’Accord du 17 mai, qui exigeait que les US mènent 35 sessions de négociations simplement pour remplir les conditions et contrôles israéliens concernant le Traité. Israël et la Maison Blanche en ont rejeté la responsabilité sur le Hezbollah dont on devait annoncer publiquement l’existence, ainsi que sur le président syrien Hafez al Assad, pour l’effondrement de l’ »Accord » Israël- Liban. Il existait également des soupçons que le « nouveau groupe religieux « l’un des plus de 30 milices civiles dans la zone de guerre opérant à l’époque au Liban - des affiches politiques fascinantes sont actuellement exposées au Centre Planet Discovery à Beyrouth pour l’anniversaire de la guerre civile 1975-1990 le 13 avril - ait pu être impliqué dans des actions contre les US.

L’agent de la CIA Robert Baer, qui écrit maintenant pour le Time Magazine, avait reçu pour mission de trouver qui avait poser une bombe à l’ambassade américaine le 18 avril 1983. Lors de sa visite au Liban en mars 2008, Baer a rappelé aux reporters que son rapport final fourni à la Maison Blanche, il y a plus de 20 ans, concluait qu’il n’y avait pas de preuve pour incriminer quiconque, inclus Imad Mughniyeh, en ce qui concerne à la fois l’attaque contre l’ambassade d’avril et celle contre les baraquements des Marines en octobre 1983. Ses conclusions sont tout aussi valides aujourd’hui, a-t-il conseillé à ses interlocuteurs le mois dernier à l’hôtel Vendôme à Beyrouth.

Ce qui était désagréable pour l’administration Regean c’était que cette diplomatie de la cannonière avait été vaincue par l’explosion de voitures piégées au Liban. L’administration Reagan, et spécialement William Casey le Directeur de la CIA, restait sur leur faim en matière de vengeance – contre quelqu’un.

Casey a obtenu l’approbation NSDD -166, une directive secrète, qui a ouvert une nouvelle époque d’injections directes de technologie militaire de pointe US au Moyen Orient, qui allait devenir le transfert le plus important de techniques terroristes dans l’histoire.

Dés janvier 1985, selon Bob Woodward du Washington Post, dans Veil, son livre sur la carrière de Casey, celui-ci a mis au point un plan avec les Saoudiens pour utiliser une explosion à la voiture piégée pour éliminer un «responsable « recommandé par les israéliens. Des agents libanais, dirigés par un ancien officier britannique du SAS (Spécial Army Services – Services Spéciaux de l’Armée ndlt) et financés avec 15 millions de dollars, un arrangement fait par l’ambassadeur saoudien, le Prince Bandar, ont été activés.

Selon Woodward, Casey a dit au personnel : « je vais résoudre le gros problème en devenant principalement plus dur, ou aussi dur que les terroristes, en utilisant leur arme, l’explosion à la voiture piégée ».

Grâce à sa nouvelle autorité, la CIA a mis sur pieds des « unités de contre terrorisme » identiques a celles autorisées par Bush en 2007. Casey a rapidement financé le FWAU – « Foreign Work and Analysis Unit, Unité d’Analyse et de Travail à l’Etranger » - à l’intérieur du Liban, et qui avait comme première priorité l’assassinat de Sayyed Mohammed Hussein Fadlallah. Autres personnes ciblées pour assassinat : l’ancien premier ministre libanais Salim al- Hoss, Imag Mughniyeh et Walid Jumblatt qui soutenait alors l’OLP. Le FWAU a mené une campagne d’explosions à la voiture piégée dans des zones musulmanes de Beyrouth et a pris pour cibles, en autres, le Cinéma Salwa, le Marché Raouche de Beyrouth, la rue Sabra, le restaurant Abu Nawwas, et le Centre Social Druze, tuant au moins 280 civils et en blessant environ 1150. Ce chaos avait pour but de provoquer encore plus d’accrochages internes et d’envoyer un message à la résistance libanaise et une offre : « soutenez un nouvel accord du 17 mai avec Israël, et nous pouvons vous aider ». Quand cette « offre » est restée sans réponse, et sur une recommandation faite par le Mossad à Casey, Fadhallah a été ciblé le 8 mai 1985.

Le Massacre de Bir Abed a été provoqué par une énorme explosion à la voiture piégée à l’extérieur de la maison de Fadlallah, alors qu’il dirigeait une classe d’études religieuses pour femmes. Si une femme du voisinage ne l’avait pas retenu avec des questions, Fadlallah aurait été exactement à l’endroit où le véhicule piégé a explosé, selon les enquêteurs du Hezbollah.

L’explosion a tué 83 personnes, principalement des jeunes filles étudiantes, des femmes et des enfants, et fait 283 blessés. Cette tentative d’assassinat de Fadlallah, qui, jusqu’à aujourd’hui, est le haut dirigeant shi’ite religieux et travailleur social le plus respecté au Liban, a provoqué la colère au liban, inclus au sein de la communauté chrétienne vieille de deux siècles de Dahiyeh, qui a longtemps bénéficié de ses services sociaux, et respectait ses appels au dialogue et à la tolérance religieuse. Six mois plus tard, le 12 septembre, dans ce qui semble être une opération type « un prêté pour un rendu », le périmètre de défense supposé infranchissable de la nouvelle ambassade américaine à Beyrouth a été attaquée, 23 employés et visiteurs ont été tués.

11 individus locaux ont confessé avoir joué différents rôles dans l’explosion de Bir Abed. L’attaque terroriste était basée sur des « renseignements » maintenant reconnus comme erronés, fournis par les israéliens. Israël avait conseillé l’administration Reagan, disant que Fadlallah, fondateur,dirigeant spirituel, et chef des opérations du Hezbollah, était derrière les attaques contre l’ambassade US et les baraquements des Marines, de même que les kidnappings d’otages occidentaux. Aucune de ces affirmations n’était vraie comme l’a appris plus tard la Maison Blanche. Mais à cette époque, le directeur de la CIA William Casey était furieux que les US ait été obligés, moins d’un an auparavant de quitter le Liban à cause de, selon ce qu’il a dit au président «des agitateurs de troisième niveau ».

Le président Reagan, reconnaissant l’erreur des US et pour exprimer ses regrets, a signé un chèque de 20 millions de dollars, comme « offre » secrète faite à Sayeed Fadlallah, transmise par le biais d’un dirigeant politique libanais, qui à l’époque n’était pas membre du parlement, pour aider à soutenir les centres pour orphelins et services sociaux du haut dignitaire religieux. Une condition US pour ce financement, c’est qu’il n’y ait pas de trace papier. Fadlallah a rejeté cette offre et déclaré qu’il ne serait pas partie prenante d’u arrangement qu’il ne pourrait pas révélé à sa communauté.

Malgré le fiasco Fadlallah, Casey a conservé son enthousiasme pour l’utilisation du terrorisme urbain pour faire avancer les objectifs américains. Un an après le massacre de Bir Abed, des experts des Forces Spéciales US ont démarré un programme de 5 ans se concentrant sur les explosifs high tech, et ont enseigné les techniques de pointe de sabotage, ont distribué en plusieurs langues des manuels de formation au sabotage, ont offert des leçons sur comment fabriquer des détonateurs électroniques bon marché, dont la fabrication d’ANFO (ammonium nitrate – fuel oil) et des explosifs pour voiture piégée. De vastes quantités d’explosifs fournis par la CIA de même que des milliers de détonateurs à retardement à cellule E – (des subtilités de la CIA) sont toujours en circulation au Moyen Orient.

L’initiative éducative des US, contrastant avec les « cours intensifs » dans la Vallée de la Bekaa, qui ont effectivement formé des libanais soucieux de résister à l’occupation israélienne, a ouvert des « Ecoles Diplômantes » disposant de bourses pour fabricants de bombes, et formé des milliers de mujahidin et des futurs cadres d’Al Qaeda. Certains de ces « diplômés » ont chassé les Soviétiques d’Afghanistan. Plus récemment, d’autres ont fourni des Salafistes à Nahr al Bared et Ein el Helwe, et sont actuellement entrain d’établir des réseaux au Liban.

L’administration Bush a totalement perdu le contrôle de l’effet boomerang, et certains responsables pensent que de négocier avec le Hezbollah offre une solution.

Franklin Lamb – Publié le 24/04/08 sur www.counterpunch.org. Franklin Lamb fait actuellement des recherches au Liban. Pour le joindre : fplamb@gmail.com

Traduction Mireille Delamarre pour www.planzetenonviolence.org

Bush et le Hezbollah Partie II


Le Grand défi du Hezbollah

Anatomie d'une défaite colossale d'Israel au Liban, été 2006













Dimanche 27 Avril 2008
Mireille Delamarre

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