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Economie

Les emplois sont –ils nécessaire à la prospérité ?

Dans les sociétés post industrielles, peut être faut-il revoir l’idée qu’un emploi est un moyen de générer un revenu. Si le chômage structurel est nécessaire pour conserver une économie stable et valable, on peut argumenter qu’un «taux naturel» de chômage pour empêcher l’inflation est un arrangement profitable à l’économie et les chômeurs dévoués devraient être payés pour leur service à la société.



Mandryka
Mandryka

Les emplois sont –ils nécessaire à la prospérité ?

Dans les sociétés post industrielles, peut être faut-il revoir l’idée qu’un emploi est un moyen de générer un revenu.

L’emploi est une création de la révolution industrielle. Avant cela, à l’époque du féodalisme agricole, les gens avaient des moyens de subsistance, faisaient ce en quoi ils excellaient et l’appréciaient. L’emploi est une situation dans laquelle un travail impersonnel et du temps sont vendus pour de l’argent à un rythme qui empêche le travailleur d’acheter et de consommer tout ce qu’il ou elle produit de sorte que la production en excès puisse être transformée en profit, ce que Marx a appelé la plus value. Quand le marché domestique stagnait à cause du déséquilibre structurel entre la demande et l’offre, des biens étaient vendus à l’étranger pour faire les profits nécessaires pour payer les biens en capitaux accroissant la productivité et pour fournir des retours sur investissement exigés pour financer les biens en capitaux. C’était l’impératif qui se trouvait derrière le mercantilisme que John Hobson et Lénine ont décrit comme conduisant à l’impérialisme.

Les économies victimes de l’impérialisme ont été induites en erreur par les néolibéraux prônant que le commerce extérieur était la solution pour inverser le flux des bénéfices économiques en exportant vers les économies impérialistes. Ce que les dirigeants dans les économies en développement n’ont pas réalisé c’est que les économies impérialistes avaient évolué en capitalisme financier au sein duquel elles n’avaient plus besoin d’exporter des biens pour accumuler des richesses. Parce que les économies en développement avaient besoin d’investissements étrangers directs pour financer leur secteur d’exportation, elles ne recevaient aucun des bénéfices financiers du mercantilisme historique comme cela avait été le cas avec les économies impérialistes lorsqu’elles volaient les richesses de leurs colonies en leur vendant des produits manufacturés à des prix élevés en échange de matières premières bon marché.

Chaque nouveau millionnaire nécessite la perte de 100 000 emplois

De nos jours, l’exportation à la fois de produits manufacturés et de profits des économies exportatrices constitue le néo impérialisme que les économies en développement n’ont pas reconnu jusqu’à ce que l’hégémonie du dollar, qui leur a mis le grappin dessus, fasse que les surplus du commerce gagnés ne peuvent être investis ou dépensés dans leurs propres économies locales. Le problème est exacerbé quand, dans les économies en développement, les biens en capitaux et les matières premières sont importés, drainant l’argent loin du recyclage domestique. Mais, même si les biens en capitaux sont produits localement, leur production ne nécessite pas suffisamment de travail pour que suffisamment d’argent re circule pour soutenir la consommation de masse.

Quand on observe les statistiques du chômage, par exemple en Chine, là ou quelque 15 000 nouveaux millionnaires sont apparus ces dernières décennies, avec un chômage urbain atteignant les 15 millions, l’apparition de chaque millionnaire nécessite la perte de 100 000 emplois. La richesse des nouveaux millionnaires est tirée des bas salaires des travailleurs de même que des salaires non payés aux sans emploi.

Traiter le chômage comme des emplois payés.

Augmenter les salaires est une compensation insuffisante si le chômage dans l’économie continue d’augmenter du aux pertes structurelles d’emplois. La création d’emplois devient alors une priorité et une politique pré requise dans une société moderne. Le gouvernement doit adopter des politiques pour créer de nouveaux emplois pour atteindre le plein emploi et augmenter les salaires pour absorber la perte des emplois liés à l’augmentation de la productivité et utiliser le crédit d’état pour soutenir la consommation pour supprimer la surcapacité qui affaiblit la croissance économique. Les « Temps Modernes « de Charlie Chaplin sont finalement arrivés dans l’économie moderne post industrielle.

Peut être que la définition économique d’un emploi a besoin d’être reconsidérée. Et si on traitait le chômage involontaire comme emploi payé ? La logique est vierge. Si le chômage structurel est nécessaire pour conserver une économie stable et valable, on peut argumenter qu’un « taux naturel » de chômage pour empêcher l’inflation est un arrangement profitable à l’économie et les chômeurs dévoués devraient être payés pour leur service à la société.

Dans la programmation TV, il existe un concept contractuel connu sous le nom de « jouer ou payer » voulant dire que la chaîne diffusera le programme et paiera le producteur, ou elle peut refuser de diffuser le programme mais elle doit néanmoins payer le producteur pour celui-ci. Pour les contrats de travail, il devrait aussi y avoir « travailler ou payer ». L’économie devrait ou fournir un emploi à chaque personne recherchant un emploi et lui verser un salaire, ou la maintenir au chômage pour combattre l’inflation mais néanmoins lui payer un salaire. Si les paysans sont payés pour réduire la production, pourquoi des employés d’usine ne seraient –ils pas payés pour être involontairement sans emploi ? La raison c’est qu’historiquement les paysans ont plus de pouvoir électoral que les ouvriers d’usine dans le système politique US, qui a évolué à partir d’une économie agricole.

Bénéficier d’un crédit individuel souverain

Ou peut être chaque citoyen devrait à la naissance bénéficier d’une part de crédit souverain en tant que droit civique pour garder une économie prospère. Pourquoi les héritiers de ceux qui ont des fortunes personnelles devraient être les seuls à bénéficier de l’héritage d’un riche pédigré ?

Les citoyens d’une nation riche peuvent également avoir à la naissance un héritage provenant de la richesse abondante nationale. Quel type de démocratie avons-nous si la richesse nationale n’est pas la propriété du peuple ? Au lieu de gérer l’économie par une dette à la consommation, comme l’a fait l’économie US sous la présidence d’Alan Greenspan à la Reserve Federale, pourquoi ne pas la gérer en utilisant les crédits souverains via les consommateurs, crédits qui peuvent revenir éventuellement dans les caisses du gouvernement sous forme d’impôts ?

Marx semble avoir été dépassé dans son appel aux travailleurs du monde à s’unir, car ils n’ont rien à perdre si ce n’est leurs chaînes. Le fait est que dans la nouvelle économie de capitalisme financier, les travailleurs doivent perdre leurs emplois pour que l’économie mondiale continue de fonctionner. Si le nombre de travailleurs se réduit, alors que l’économie elle se développe, les travailleurs peuvent devenir une espèce en voie de disparition et la dictature du prolétariat une fantaisie n’ayant plus de sens.

Dans une économie de marché, si le revenu dépend du travail, et si le travail se réduit alors que l’économie s’accroît du à l’augmentation de la productivité, alors il n’est pas possible que le revenu augmente assez vite pour soutenir la consommation nécessaire pour éliminer la surcapacité. Pour éviter l’effondrement du marché, on a besoin de trouver des moyens de fournir un revenu de base au consommateur qui soit indépendant de l’emploi, en dehors d’allocations chômage indignes.

28/08/05 Henry C K Liu president du Groupe d’Investissement Liu basé à New York

Source et copyright http://www.atimes.com/atimes/Global_Economy/GG28Dj01.html

Traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org


Vraie alternative, Revenu Garanti

Mardi 2 Janvier 2007
Mireille Delamarre

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