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Les US Devraient Repenser la « Guerre Contre le Terrorisme » Selon un rapport de la Rand Corporation

La Rand Corporation vient de publier une étude qui analyse le « terrorisme » et conseille à Washington de ne plus parler de « guerre contre le terrorisme », mais de « contre terrorisme ».



Introduction

Les US Devraient Repenser la « Guerre Contre le Terrorisme » Selon un rapport de la Rand Corporation
Note éditoriale

La Rand dans son rapport intitulé « How Terrorist Groups End : Lessons for Countering al Qaeda « utilise le mot « terrorisme » de matière très extensive incluant notamment tout ce qui est activité de résistance, d’opposition politique. Dans ce contexte notre traduction utilisera les « guillemets » pour ce mot « terrorisme » sauf pour al Qaeda.

Brève présentation (traduction du site de la RAND)

Comment les groupes terroristes finissent. Leçons pour contrer al Qaeda- De G.Jones, Martin C. Libicki


Tous les groupes « terroristes » ont finalement une fin. Mais comment finissent-ils ? Depuis 1968, les preuves indiquent que l a plupart des groupes ont cessé leurs activités parce que (1) ils ont rejoint le processus politique (43%), ou (2) la police locale et les agences de renseignements ont arrêté des dirigeants ou les ont tués (40%). La force militaire a rarement été la principale raison à l’origine de la fin des groupes « terroristes «, et peu de groupes dans ce cadre temporel ont obtenu la victoire. Ceci a des implications significatives pour affronter al Qaeda, et suggère de repenser fondamentalement la stratégie contre terroriste des US post 11 sept : les décideurs politiques doivent saisir là où ils doivent faire des efforts en priorité avec des ressources et une assistance limitées. Les auteurs rapportent que l’élimination des groupes « terroristes »religieux prend plus de temps que celle d’autres groupes, qui atteignent rarement leurs objectifs. Les groupes les plus étendus atteignent plus souvent leurs objectifs et durent plus longtemps que les groupes les plus petits. Finalement, les groupes dans les pays ayant des revenus élevés sont plus généralement des groupes gauchistes ou nationalistes et moins enclin à être motivés par la religion. Le rapport conclut que mener des actions de police et des services secrets plutôt que d’utiliser la force militaire, devraient former la colonne vertébrale des efforts US contre al Qaeda. Et les décideurs politiques US devraient arrêter d’utiliser la phrase « guerre contre le terrorisme » car la solution pour vaincre al Qaeda n’est pas sur un champ de bataille.

Les US devraient repenser la stratégie de « guerre contre le terrorisme » pour confronter le renouveau d’al Qaeda - Communiqué de la RAND publié le 29 juillet 2008

Al Qaeda a été impliqué dans plus d’attaques terroristes depuis le 11 septembre qu’il ne l’avait été dans son histoire antérieurement à cette date, et depuis, les attaques du groupe se sont étendues de manière exponentielle avec des cibles en Europe, en Asie, au Moyen Orient et en Afrique, selon des chercheurs.

En étudiant comment les groupes « terroristes » ont cessé leurs activités, l’étude de la RAND a trouvé que la fin de la plupart des groupes terroristes est due au fait que soit ils se joignent au processus politique, soit la police locale et les services secrets arrêtent ou tuent leurs membres dirigeants. La police et les services secrets, plutôt que la force militaire, devraient être les principaux instruments contre al Qaeda dans la majeure partie du monde, et les Etats Unies devraient abandonner l’utilisation de la phrase « guerre contre le terrorisme » ont conclu les chercheurs.

« Les Etats Unies ne peuvent pas mener une campagne efficace de contre terrorisme à long terme sans comprendre comment se passe la fin des groupes « terroristes » a dit le principal auteur de l’étude, Seth Jones, qui est également chercheur en science politique à la RAND, une organisation de recherche à but non lucratif. « Dans la plupart des cas, la force militaire n’est pas le meilleur instrument. »

L’étude analyse 648 groupes « terroristes » qui ont existé entre 1968 et 2006, à partir d’une banque de données sur le « terrorisme » gérée par la RAND, et le Memorial Institute for the Prevention of Terrorism ». La fin la plus commune aux groupes « terroristes » - 40% - est due à l’arrestation ou à l’assassinat par la police et les services secrets des principaux dirigeants de ces groupes. Les actions de police sont plus particulièrement efficaces pour s’occuper des « terroristes » parce que la police maintient une présence permanente dans les villes ce que lui permet de collecter efficacement des informations, a dit Jones.

La force militaire n’a été efficace que dans 7% des cas examinés ; dans la plupart des cas la force militaire est trop abrupte pour réussir contre des groupes « terroristes » bien qu’elle peut être utile pour étouffer les insurrections dans lesquelles les groupes « terroristes » ont un pouvoir étendu, sont bien armés et bien organisés, selon les chercheurs. Dans un certain nombre de cas, la fin des groupes est due au fait qu’ils se scindent, avec des membres qui se joignent à d’autres groupes ou forment de nouvelles factions. Les groupes « terroristes » finissent victorieux que dans 10% des cas étudiés.

Jones dit que l’étude à des implications cruciales pour la stratégie US face à al Qaeda et d’autres groupes « terroristes ». Comme le but d’al Qaeda est d’établir un califat pan islamique, une solution politique ou un accord négocié avec des gouvernements au Moyen Orient est peu probable. L’organisation terroriste s’est également faite de nombreux ennemis, et ne bénéficie pas d’un soutien de masse dont peuvent bénéficier d’autres organisations comme le Hezbollah au Liban, principalement parce que al Qaeda ne s’est pas engagé dans le financement de services sociaux, de cliniques médicales ou d’hôpitaux.

L’étude recommande que les Etats Unis adoptent une stratégie sur deux fronts : s’appuyer sur la police et les services de renseignements pour éliminer les dirigeants « terroristes » en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et au Moyen Orient, et avoir recours à la force militaire, pas nécessairement celle des US, si confrontés à des insurrections.

Les Etats Unis devraient éviter d’utiliser le terme « guerre contre le terrorisme» et le remplacer par le terme « contre terrorisme ». Presque tous les alliés des US, notamment l’Australie et la Grande Bretagne ont arrêté d’utiliser « guerre contre le terrorisme » et Jones a dit que c’est plus qu’un simple problème de sémantique.

« Le terme que nous utilisons pour décrire notre stratégie à l’égard des « terroristes » est important car de ce terme dépendent les forces utilisées » a dit Jones.« Les « terroristes » devraient être perçus et décrits comme des criminels et non pas comme de saints guerriers, et notre analyse suggère qu’il n’y a pas de solution sur un champ de bataille contre le « terrorisme ».

Parmi d’autres conclusions, l’étude note :

Les groupes religieux terroristes sont plus longs à éliminer que d’autres groupes. Depuis 1968, environ 62 % de tous les groupes « terroristes » ont cessé leurs activités, tandis que seulement 32 % des groupes « terroristes » religieux l’ont fait.

Depuis 1968, aucun groupe « terroriste » religieux n’a été victorieux.

La taille est un élément important pour prédire le sort du groupe. De grands groupes comprenant plus de 10 000 membres ont été victorieux dans plus de 25% des cas, tandis que la victoire est rare quand les groupes comprennent moins de 1 000 membres.

Il n’existe pas de corrélation statistique entre la durée d’un groupe « terroriste » et la motivation idéologique, les conditions économiques, le type de régime ou l’étendue des objectifs « terroristes ».
Les groupes « terroristes » qui participent à une insurrection ne cessent pas facilement leurs activités. Dans prés de 50% des cas cela se termine par un accord négocié avec le gouvernement, dans 25% des cas ils sont victorieux et dans 19% des groupes militaires les ont vaincus.

Les groupes « terroristes » des pays à haut revenus ont plus de probabilité d’être gauchistes ou nationalistes, et beaucoup moins motivé par la religion.

« Les Etats Unis ont les outils nécessaires pour vaincre al Qaeda, ils ont simplement besoin de changer de stratégie et de garder à l’esprit que les groupes « terroristes » ne sont pas éradiqués en une nuit » a dit Jones.

Cette étude, Copyright RAND, peut être lue en pdf sur le site de la RAND

Le rapport a été préparé par le RAND National Defense Research Institute, un centre d’étude et de développement financé au niveau fédéral, qui fait des recherches pour le bureau du secrétaire de la défense, l’état major conjoint, les commandements unifiés, et d’autres agences de la défense.

La RAND Corporation se définit elle-même comme une organisation de recherche à but non lucratif qui fournit des analyses objectives et des solutions efficaces pour les défis auxquels sont confrontés les secteurs publics et privés dans le monde entier.

Pour l’utilisation de ce rapport voir sur le site de la RAND.

http://www.rand.org/pubs/monographs/MG741/

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org












Mercredi 6 Août 2008
Mireille Delamarre

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