information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
Iran

Les Pays Non Alignés (NAM) Soutiennent le Programme Nucléaire Civil de l’Iran

Camouflet à l’encontre des grandes puissances qui affirment que la « communauté internationale » exige que l’Iran stoppe son programme d’enrichissement d’uranium. Faux : 115 Pays Non Alignés réaffirment leur soutien au programme nucléaire civil de l’Iran.



Les Pays Non Alignés (NAM) Soutiennent le Programme Nucléaire Civil de l’Iran

Les Pays Non Alignés (NAM) Soutiennent le Programme Nucléaire Civil de l’Iran
Plus de 100 Pays Non Alignés ont réitéré leur soutien au droit à l’utilisation pacifique du nucléaire par l’Iran, un soutien que Téhéran recherchait dans sa confrontation avec certains pays occidentaux, dont les plus belliqueux sont les US et Israël, toutes deux puissances nucléaires militaires, et le Conseil de Sécurité de l’ONU qui dans le cadre de trois résolutions a sanctionné l’Iran et exige de ce pays qu’il suspende son programme d’enrichissement d’uranium, programme sous contrôle de l’AIEA.

Ce soutien a été réaffirmé lors d’une conférence de ces Pays Non Alignés à Téhéran mercredi, alors même que le dirigeant suprême de l’Iran, l’Ayatollah Ali Khameini s’engageait à ce que son pays continue son programme nucléaire civil. Plusieurs hauts responsables iraniens ont décrit ce soutien comme niant les affirmations des US et de leurs alliés que la « communauté internationale » veut que l’Iran stoppe son programme d’enrichissement. Le soutien par les participants à la conférence fait écho aux autres déclarations précédentes de même nature du NAM et pose un acte qui « élimine toute notion que la communauté internationale s’oppose aux activités nucléaires de l’Iran » a déclaré le ministre des affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki.

Ali Ashgar Soltanieh, le haut représentant iranien auprès de l’AIEA a dit que le soutien des 115 pays présents lors de cette conférence à Téhéran est un « signal fort et positif que le seul moyen est la négociation et le dialogue » pour résoudre la question du nucléaire civil iranien.

Ce soutien a été exprimé dans un document de 3 pages en Farsi traduit par l’AP et qui déclare que les pays participants à la conférence » réaffirme le droit basique de tous les états à développer, produire et utiliser l’énergie atomique à des fins pacifiques.» L’Iran s’est vu offrir un paquet d’avantages économiques et politiques par l’UE, les US avec le soutien de la Chine et de la Russie, parallèlement aux sanctions principalement économiques du CSONU, mais aussi de l’UE, et les US, prises pour ces deux derniers unilatéralement, s’il suspendait son programme d’enrichissement pour entamer des négociations dont l’objectif avoué est que Téhéran stoppe définitivement son programme d’enrichissement d’uranium. L’Iran jusqu’à présent refuse de renoncer à ce droit tout à fait légitime dans le cadre du TNP dont il est signataire. Ce soutien des Pays Non Alignés renforce Téhéran dans sa conviction qu’il ne doit pas céder d’un pouce sur ce droit. Khameini a déclaré que faire machine arrière sur le programme d’enrichissement d’uranium ne pourrait que bénéficier aux « puissances arrogantes » que sont - les US, La Russie, La Chine, La France, la Grande Bretagne et l’Allemagne. Message repris plus tard et réaffirmé par le ministre des affaires étrangères, Mottaki, et le haut représentant auprès de l’AIEA, Soltanieh. «Nous ne renonçons pas à nos activités nucléaires, inclus l’enrichissement » a dit Soltanieh.

Un document séparé publié à l’issu de la conférence des Pays Non Alignés a vivement critiqué la Cour Pénale Internationale pour sa décision de poursuivre le président du Soudan, Omar al-Bashir, pour génocide au Darfour. Récemment, les présidents des pays membres de l’Union Africaine ont également critiqué cette décision, et ont demandé que cette décision soit suspendue pendant un an, affirmant qu’elle portait plus préjudice à la Cour elle-même et à sa réputation qu’à Bashir. La Cour Pénale Internationale semble être devenue une institution juridique manipulée par les grandes puissances, comme elles manipulent d’ailleurs l’ONU et le CSONU, pour punir des dirigeants politiques - qui sont par ailleurs critiquables pour leur gouvernance flirtant avec le totalitaire - qui ne rentrent pas dans le rang des valets asservis à leur diktat et qui refusent de voir les richesses en matières premières de leurs pays, dont le pétrole et le gaz comme c’est le cas pour le Soudan, pillés dans le cadre de la mondialisation, et du nouvel ordre mondial colonial. Dans ce document publié séparément, les Pays Non Alignés critiquent également très durement Israël.

Quelques informations sur le NAM (Non Aligned Movement)

Origine : la conférence Afro Asiatique de Bandung en 1955 a été fondamentale pour la création du Mouvement des Pays Non Alignés. Lors de cette rencontre se sont retrouvés des délégués de 29 pays, principalement des pays nouvellement libérés de l’emprise coloniale occidentale et devenus indépendants.

Sommet pour la Création du NAM : Le NAM a été formellement crée en 1961 à Belgrade par des pays en développement qui ont choisi de ne pas s’aligner avec les US ou l’Union Soviétique, les deux superpuissances de l’époque, et cela afin de ne pas être pris dans la tourmente de la guerre Froide. 25 pays étaient représentés.

Les pères fondateurs étaient le Président de Yougoslavie, Josip Broz Tito, le premier ministre de l’Inde, Jawaharial Nehru et le Président d’Egypte, Gamal Abdul Nasser, ainsi que le Président d’Indonésie, Achmad Sukarno, et le Président du Ghana, Kwame Nkrumah.

Nasser, était à l’époque un champion du nationalisme arabe, un héro pour les peuples arabes car il avait osé défier les vieilles puissances coloniales européennes, La Grande Bretagne et la France, ainsi que la nouvelle puissance coloniale occidentale, les Etats-Unis, dans les années 50 et 60. « Nous ne voulons pas faire partie d’une sphère d’influence d’une grande puissance. C’est ce que les Etats-Unis ont essayé de faire avec nous » a-t-il déclaré. Depuis, l’Egypte, l’un des principaux pays arabes bénéficiaire au Moyen Orient de l’aide militaire et financière des US avec la Jordanie, est rentrée dans le rang des pays alignés voire pire, asservis, et cela surtout depuis l’accord de paix signé avec Israël.

Le NAM aujourd’hui : le Mouvement comprend actuellement 118 états membres, mais, depuis la chute du Mur de Berlin en 1989, suivi de l’effondrement de l’Union Soviétique au début des années 90, il a du se battre pour rester pertinent dans un monde écrasé par une superpuissance, et ce d’autant plus qu’après les attentats du 11 Septembre, le Président US a affirmé qu’on ne pouvait plus avoir une position neutre aux yeux des US « Soit vous êtes avec nous, soit vous être contre nous ».

Lors de la rencontre de Téhéran, qui s’est tenue du dimanche 27 au mercredi 30, dans son discours pour la cérémonie d’ouverture, le ministre iranien des affaires étrangères, Manoucherh Mottaki a demandé aux 115 pays du NAM présents de soutenir la candidature de l’Iran au siège de membre non permanent du CSONU pour les années 2009, 2010.

Source de certaines informations George Jahn AP News 30.07.08 et Reuters 29/07/08

Jeudi 31 Juillet 2008
Mireille Delamarre

Dans la même rubrique :
1 2 3

Iran