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Economie

Les Mises En Garde Economiques De Bush A La Russie Rencontrent Des Obstacles

Les US et l’Europe ont une influence limitée sur Moscou : Moscou est riche.



Les Mises En Garde Economiques De Bush A La Russie Rencontrent Des Obstacles

La menace implicite de représailles économiques du Président George Bush contre la Russie est confrontée à un obstacle majeur : les US et l’UE ont peu d’influence économique actuellement sur Moscou, riche en pétrole.

Mr Bush a prévenu mercredi que « l’invasion » (les guillemets sont de notre fait, le terme est inapproprié, et comme l‘a dit George Orwell, « la corruption du langage est une forme de contrôle »ndlt) de la Georgie « fait courir un risque » aux aspirations mondiales de la Russie, une allusion au fait que les US pourraient utiliser leur puissance économique pour contrecarrer l’entrée de la Russie au sein de l’OMC ou pénaliser les sociétés russes.

Mais les US ne font pas tellement d’affaires avec la Russie, tandis que l’Union Européenne achète tellement de gaz à la Russie, que Moscou a le dessus.

« La réalité, c’est que dans le futur proche, le poids économique de quiconque sur la Russie est limité « a dit Carlos Pascual, vice président de la Brookings Institution, ancien aide à la sécurité nationale.

Le commerce US-Russie se monte à 26,6 millions de $ pour l’année 2007, moins que ce qu’achète les Américains à la Chine en un mois. Les Russes ont investi approximativement 760 millions de $ dans des usines, sociétés et de l’immobilier aux Etats Unis, alors que les investisseurs japonais ont massivement investi pour 233 billions de $ dans de tels biens US, selon le Bureau of Economic analysis, qui fait partie du Ministère du Commerce.

Même les ambitions de la Russie pour entrer à l’OMC n’offrent aux US que peu de marge de pression. La Russie comptait se joindre à l’OMC début 2009, mais avec les négociations commerciales mondiales dans l’impasse, la demande pour en faire partie a perdu de son intérêt pour les Russes. Et les US ne sont pas les acteurs clés dans les négociations, les deux derniers dont dépendent l’acceptation sont l’Ukraine et la Georgie.

« Ces deux pays ne seront pas pressés de favoriser les Russes, et les Russes ne demanderont rien » a dit Rose Gottemoeller, directrice du bureau de Moscou du Carnegerie Endowment for International Peace.

Sur le papier, l’UE pourrait paraître mieux placée que les US pour utiliser la pression économique sur la Russie. L’UE est le plus gros partenaire économique de la Russie, avec un commerce dans les deux sens totalisant 285 billions de $ l’année dernière, plus de 10 fois le commerce entre la Russie et les US. De même, la Russie et l’UE sont entrain de négocier un partenariat économique et un accord de coopération, l’équivalent d’un accord de libre échange. L’UE pourrait menacer de ne pas renouveler l’accord ou de mettre des restrictions sévères sur les investissements ou le commerce.

Mais lors de la réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE à Bruxelles cette semaine, on n’y a pratiquement pas discuté de sanctions économiques ou commerciales, selon les dires de responsables de l’UE. Le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, a déjoué une tentative de discuter des moyens de punir la Russie. «La première priorité c’est de sécuriser un cessez le feu durable » a dit Mr Kouchner aux reporters.

Cela a provoqué la furie d’un petit groupe de ministres conduit par le secrétaire aux affaires étrangères britannique, David Miliband, qui veut une attitude plus dure. «L’Union Européenne veut réfléchir à la façon dont elle procédera » concernant l’accord économique, a dit Mr Miliband aux reporters.

La France, qui a servi de médiateur entre la Russie et la Georgie, veut absolument se montrer neutre, ont dit des responsables européens. Discuter de sanctions est « prématuré » a dit une porte parole de l’UE.

Des responsables européens ont dit que de se montrer dur était risqué. La Russie fournit un quart du gaz naturel vendu à l’Europe, où les prix du pétrole augmentent et des taxes élevées compressent déjà les budgets des ménages. En 2005, pendant les vacances de Noël, la Russie a provoqué la panique dans l’UE quand elle a fermé le robinet de gaz pour punir l’Ukraine.

Les exportations dominantes de l’UE vers la Russie, des machines, représentent seulement 23% de la totalité des exportations de l’UE d’un montant de 120 millions de $, cela inclus voitures, plastique et produits pharmaceutiques. La Russie pourrait aussi acheter ces produits de la Chine, des US (? ndlt) ou du Brésil.

Les fabricants de voitures d’Europe de l’Ouest dépendent de plus en plus de la Russie, qui, selon ce que prédisent certains analystes, supplantera l’Allemagne comme le plus important marché de voitures en nombre de nouvelles voitures achetées dés cette année.

En Russie, la demande de voitures a augmenté grâce au développement rapide de la classe moyenne, et au boom lié au pétrole. Volkswagen AG d’Allemagne, et PSA Peugeot – Citroën SA de France sont les derniers fabricants de voitures européens à soit ouvrir des usines en Russie, soit à annoncer des plans pour le faire.

« A cause de l’énergie, l’UE sait que cela ne passerait pas d’imposer des sanctions à la Russie » a dit un responsable de l’UE.

Cependant, Ms Gottmoeller a dit que l’Ouest pourrait trouver des alliés parmi des directeurs russes. « Ils pourraient vouloir et être intéressés pour faire pression sur le gouvernement russe pour essayer de revenir à une attitude plus coopérative avec l’US et les pays européens » a-t-elle dit.

Mr Pascual a prédit que la Russie va conclure qu’elle bénéficie d’avoir des relations plus chaleureuses avec les US et l’Europe.

« A long terme, pour la Russie, penser qu’elle peut prospérer sans avoir accès au capital et à la technologie disponible sur les marchés internationaux est tout simplement illusoire » a-t-il dit.

Néanmoins, des sanctions économiques – geler les comptes bancaires de l’élite russe, par exemple – pourrait provoquer des représailles. L’Iran et le Venezuela ont invité la Russie à se joindre à un cartel de gaz naturel, une action qui pourrait provoquer une envolée des prix de l’énergie.

« Moscou n’est pas d’humeur à accepter une punition de quiconque pour ce qui se passe dans le Caucase » a dit Dimitri Simes, président du Nixon Center, une boîte à penser sur la politique étrangère à Washington . « Il y a des moyens de nuire à Moscou, mais on devrait se préparer à des conséquences inattendues ».

MICHAEL M. PHILLIPS STEPHEN POWER, Washington, et JOHN W. MILLER , Brusselles - 14/08/08- Wall Street Journal

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Information complémentaire

La Russie sera l’hôte de discussiosn sur un « OPEC du gaz »

Des responsables de pays producteurs de gaz se rencontreront à Moscou le 17 novembre pour discuter de la possibilité de créer une alliance type OPEC pour le gaz.

« La principale question du forum (sur le gaz) c’est de le transformer rapidement en une « organisation formelle » selon ce qu’a dit samedi à Reuters une source du ministère de l’énergie de Russie, sous couvert d’anonymat.

Les ministres de l’énergie de Russie, d’Iran, du Venezuela, du Niger, du Qatar, d’Algérie, d’Egypte, de Libye et d’Indonésie participeront à la réunion de novembre.

L’Iran et la Libye ont dit depuis longtemps qu’ils soutenaient la création d’une union formelle entre les pays producteurs de gaz qui serait identique à l’OPEC (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) qui compte 13 membres.

L’idée de la création d’une organisation type OPEC du gaz, évoquée initialement par l’Iran, a aussi été soutenue par l’ancien président russe, Vladimir Poutine, qui croit que cette question demande d’être étudiée sérieusement.

Mais ces derniers mois plusieurs responsables russes dont Alexei Miller, le Président du Conseil d ‘Administration de Gazprom qui a le monopole du gaz en Russie, se sont opposés à la formation d’une telle organisation.

Le projet d’un OPEC du gaz a aussi provoqué l’inquiétude de l’UE et des US qui pensent que l’alliance menacerait la sécurité mondiale de l’énergie.

Des experts en matière d’énergie disent que des discussions sur la création d’une union pour une organisation des pays producteurs de gaz n’est que le premier pas et que la création réelle d’une organisation pour le gaz ne se fera pas avant plusieurs années.

« Nous ne parlons pas de cartel » a dit la source anonyme à Reuter. »Cela ne fait pas partie du projet ».

MMM/MR/DT Press TV Iran 09/08/08

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org



Jeudi 14 Août 2008
Mireille Delamarre

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