information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
Anti Sionisme

Les Majorettes du Sionisme - Les Intellectuels Israéliens Aiment la Guerre

En guise de réponse à l’article outrancier « Au secours on brûle les livres ! « paru sur le site du journal Le Monde du 15/02/08 écrit par l’agent d’influence sioniste, Marek Halter, concernant la polémique sur le boycott des écrivains sionistes à la Foire Internationale du Livre de Turin et au Salon du Livre de Paris. Ces deux manifestations « culturelles » - mais méritent t-elles encore ce qualificatif ? - ont toutes deux comme invité d’honneur l’état sioniste et ses majorettes/écrivains pour « fêter » son 60ème anniversaire



Les Majorettes du Sionisme - Les Intellectuels Israéliens Aiment la Guerre

Introduction à l’article

Quand on a l’impudence extrême d’organiser deux importantes manifestations soit disant culturelles, avec comme invité d’honneur l’entité sioniste, pas surprenant que cet acte qui a une signification hautement politique, et qui est ni plus ni moins qu’un acte servile de collaboration intellectuelle propagandiste avec un régime qui commet des crimes de guerre, pratique l’apartheid et le racisme, suscite, et ce à juste titre, autant d’opposition de la part de nombreux citoyens en Italie et en France. Nous appelons donc, en réponse aux interventions dans les médias serviles des agents d’influence sionistes dont Marek Halter n’est que « l’éclaireur », à hausser le ton en ce qui concerne le Salon du Livre à Paris qui aura lieu en mars, et à manifester ouvertement contre ce déshonneur fait à la Culture dans le sens noble du terme. La traduction de l’article ci-dessous fournit un argumentaire non seulement contre le fait d’organiser ces manifestations « culturelles » en l’honneur du régime sioniste mais aussi pour boycotter les écrivains israéliens qui ne sont finalement que des agents de la propagande sioniste, quelque soit d’ailleurs leurs talents littéraires, des « majorettes » du sionisme comme l’écrit l’auteur.

Les Intellectuels Israéliens Aiment la Guerre

Toutes les généralisations sont fausses exceptée celle-ci : les intellectuels israéliens libéraux sont contre la guerre. Ils ont toujours été contre, et ils ont même beaucoup soufferts à cause de leurs points de vue critiques comme ils le font remarquer avec fierté. Ils étaient contre les guerres précédentes, ils seront contre la prochaine, ils sont contre toutes les guerres.

Il y a cependant juste une exception : la guerre actuelle, toute guerre qui se déroule présentement, ils les soutiennent toujours. Parce que voyons, l’actuelle guerre, c’est quelque chose de totalement différent de toutes les autres guerres ! Comment même pouvez vous faire la comparaison ?! La guerre faite présentement, est toujours inévitable, et nécessaire, et juste, et elle mérite qu’on la soutienne.

Pour ceux qui imaginent l’élite intellectuelle d’Israël comme un oasis de libéraux sains d’esprit, rationnels, modérés, aimant la paix, voici quelques aperçus de ces majorettes intellectuelles d’Israël et, présentement, leur marche patriotique pour soutenir la destruction du Liban.

De « 1984 » à 1948


Rhinocéros Roi, Ari Shavit, journaliste au Ha’aretz, qui a été activiste au sein de la « Paix Maintenant » et membre expérimenté pour l’ACRI Association des Droits Civiques en Israël, écrit :

« Israël mène actuellement la guerre la plus juste de son histoire… Par conséquent, quiconque aspire à ce qu’Israël se retire dans le futur des territoires occupés sur des frontières reconnues doit se tenir au côté d’Israël dans cette guerre. Quiconque veut la paix, la stabilité, et la fin de l’occupation doit soutenir Israël dans sa guerre juste » (Ha’aretz 18 juillet 2006).

En bref, donc, la Guerre c’est la Paix, et la Paix c’est la Guerre; et Israël détruit le Liban juste pour donner aux Palestiniens leur liberté.

Si l’inspiration intellectuelle de Shavit semble littéraire, (George Orwell) le professeur d’histoire Yosef Gorny de l’Université de Tel Aviv utilise lui plutôt la machine à remonter le temps – jusqu’à la case au dessus. Dans un court article intitulé « la Deuxième Guerre d’Indépendance « (sic !)Il écrit :

« Dans une réalité où l’Iran menace le monde libre, ce combat contre son proxy au Liban est une guerre pour l’existence future de l’Etat d’Israël. Ainsi donc, bien que dans des circonstances complètement différentes, le combat pour créer l’Etat lui-même lors de la Guerre d’Indépendance il y a environ 60 ans et la guerre ayant lieu actuellement, ont un dénominateur commun. Et c’est là qu’on trouve leur justification commune ; la lutte pour notre existence nationale. » (Ha’aretz 30 juillet 2006)

La formule de Gorny est juste un peu plus pathétique que celles des autres, mais le thème recyclé à l’infini que le Hezbollah est une menace existentielle pour Israël a opéré à la manière d’un lavage de cerveau sur les esprits de beaucoup d’Israéliens. L’auteur de pièces de théâtre Yehoshua Sobol, par exemple, décrit l’attaque du Hezbollah (de même que les roquettes tirées de Gaza) comme « l’annonce que l’essence même de notre être n’a pas le droit d’exister » (Ma’ariv 21 juillet 2006). Aussi fou que cela puisse paraître, les gens ont été persuadés que le fait qu’une grande partie d’Israël soit à portée de roquettes du Hezbollah était une menace existentielle. En même temps, le fait que chaque coin du Moyen Orient- et bien au-delà- soit à la portée des armes conventionnelles et non conventionnelles d’Israël n’est pas perçu comme une menace existentielle pour quiconque : après tout, Israël est un pays responsable qui veut juste la paix…

L’écrivain A.B. Yehoshua, « l’homme de paix », c’est ainsi qu’il se nomme, le dit à sa manière, typiquement plus primitive :

«Finalement nous avons une guerre juste, ainsi donc nous ne devrions pas trop la ronger jusqu’à ce qu’elle devienne injuste. » (Ha’aretz, 21 juillet 2006).

Tuer les tous

« Enfin » dit franchement Yehoshua : le vieux « pacifiste » avait effectivement désiré une guerre depuis si longtemps. Le dirigeant fasciste Affe Eitam a admis une fois qu’une chose qui lui donnait des frissons c’est « la vue des hommes partant à la guerre » ; pour Yehoshua, la purification est l’effet recherché. Il y a deux ans, il rêvait d’opérations sanglantes israéliennes à Gaza ; son rêve est maintenant devenu réalité, bien que cela soit peu rapporté par les médias, à cause des évènements du Liban :

« Après avoir démantelé les colonies… nous utiliserons la force contre toute la population, utiliser la force d’une manière totale… Nous couperons l’électricité à Gaza. Nous couperons les communications à Gaza. Nous stopperons l’approvisionnement en carburant à Gaza… Ce ne sera pas une guerre souhaitée, mais une guerre de purification ». (Ha’aretz 19 mars 2004).

Rafi Ginat, éditeur en chef du quotidien d’Israël (Yediot Ahronot ndlt) le plus vendu, à des fantaisies encore plus soutenues. Sur la page d’accueil de son journal il demande expressément au gouvernement de « rayer les villages qui abritent les terroristes du Hezbollah » et de « nettoyer par un feu brûlant les terroristes du Hezbollah, ceux qui les aident, leurs collaborateurs, et ceux qui détournent la tête, et quiconque sent comme le Hezbollah, et que les innocents parmi eux meurent plutôt que les nôtres » (Yediot Ahronot 28 juillet 2006)

Interlude Poétique

Des auteurs de chanson et interprètes tel l’orthodoxe Amir Benayon, ne peut être taxé de libéral, donc personne ne lève le sourcil quand il habille les mêmes pensées d’accoutrements poétiques :

«Ceux qui me haïssent s’empressent de me kidnapper, de me détruire,
et m’injecte un poison…
L’ennemi cruel assassine encore un autre enfant,
et l’ennemi doit mourir…doit mourir… »


Cependant, l’intellectuel israélien hausserait les épaules à ce « primitivisme oriental » typique. Nous libéraux avons nos poètes intellectuels, au goût raffiné, et à la vaste érudition. Comme Ilan Shenfeld qui affirme qu’il a «toujours été un gauchiste » - c’est pourquoi, comme tout vrai poète, il souffre tant dans cette guerre :

« Ce n’est pas facile d’écrire un poème en soutien à la guerre et pour faire pression pour envahir une région souveraine d’un autre état et pour la détruire. » Shenfeld a surmonté cette difficulté, et son poème, faisant allusion au « poète national » Bialik, montre une nouvelle fois que d’une véritable agonie née la meilleur poésie :

« Marchons sur le Liban et aussi sur Gaza avec des charrues et du sel.
Détruisons les jusqu’au dernier habitant.
Transformons les en un aride désert, une vallée inhabitée, trouble.
Parce que nous désirions la paix et la voulions, et nos maisons nous les avons d’abord détruites,
mais elles étaient un cadeau inutile pour ces assassins, barbus et aux bandeaux du Jihad,
qui crient : « Massacre maintenant !, et qui n’ont ni
amour ni paix,
ni dieu ni père.…
Sauvons notre peuple et fabriquons des bombes,
et qu’on les fasse pleuvoir sur les villages, villes et maisons jusqu’à ce qu’elles s’effondrent.
Tuons les, versons leur sang, répandons la terreur sur leurs vies, pour qu’ils n’essaient plus de nous détruire, jusqu’à ce que nous entendions des sommets des montagnes explosant,
écrasés sous les talons de vos bottes, des bruits de supplique et de lamentation.
Et vos fosses les recouvriront. Quiconque rejette une journée à verser le sang, il sera rejeté. Sauvons notre peuple, et faisons la guerre ».
(Ynet, 30 juillet 2006).

Amos Oz prépare pour les crimes de guerre

Le poème de Shenfeld a, ironie du sort, était publié le même jour que le massacre (deuxième) de Qana – une coïncidence que le poète lui-même a trouvé embarrassante. Le bain de sang n’aurait pas embarrassé un propagandiste israélien beaucoup plus expérimenté : Amos Oz, l’incarnation type du camp de la paix israélien. Ayant soutenu le premier ministre Ehud Barak longtemps après qu’il ait commencé à écraser de façon meurtrière l’Intifada, Oz compte maintenant sur la mémoire courte de ses lecteurs quand il écrit, sous le titre Orwellien : « Pourquoi les missiles israéliens frappent pour la paix » :

«Souvent par le passé le mouvement de la paix israélien a critiqué les opérations militaires israéliennes. Pas cette fois ci (…) Cette fois ci, Israël n’envahit pas le Liban. Il se défend lui-même(…) Le mouvement de la paix israélien devrait soutenir la tentative pure et simple d’Israël d’auto défense, tant que cette opération cible principalement le Hezbollah et épargne, autant que faire ce peut, les vies des civils libanais. » (Los Angeles Times, 19 Juillet 2006).

Et là, afin d’éviter de se retrouver dans une situation embarrassante à cause de futurs massacres de civils, Oz n’oublie pas d’ajouter le thème de propagande classique, au cas ou :

« (Ce n’est pas toujours une tâche facile, car les lanceurs de roquettes du Hezbollah utilisent souvent les civils libanais comme sacs de sable humains »).

L’ennemi de l’Intérieur

Le Hezbollah n’est pas le seul ennemi d’Israël : des intellectuels de réputation mondiale sont toujours aussi les cibles favorites de nos compatriotes. Commentant leur « lettre ouverte contre la guerre », la critique littéraire Ariana Melamed place Noam Chomsky, Arundhati Roy, José Saramago, Howard Zinn et Naomi Klein, sur le même plan que le philosophe nazi Martin Heidegger (Ynet 24 juillet 2006), pas moins. Que diable ont-ils en commun ? Voyons, se sont tous des intellectuels qui se sont trompés.

Mais le pire des ennemis est celui de l’intérieur. L’universitaire en littérature hébraïque de Jérusalem, le professeur Gershon Shaked, accuse la « gauche israélienne » de «souhaiter faire plaisir aux Européens » au point de i[« perdre tout repère moral, sans mentionner un minimum de patriotisme ».] De même, bien que quelque peu plus détaillée, l’explication d’un journaliste expérimenté et analyste, Dan Margalit, qui accuse ouvertement « la gauche radicale » (faisant référence à Shulamit Aloni appartenant à la gauche libérale) non seulement de plonger dans « un abîme moral sans précédent » mais aussi d’ »amour envers ses maîtres de Beyrouth, Damas, et Téhéran. » (Ma’ariv, 26 juillet 2006).

Analogies Fantastiques

Le sociologue de Haïfa, le professeur Oz Almog, découvre lui brusquement une « similarité incroyable entre 1933 et 2006 » avec le président de l’Iran comme nouvel Hitler, « le fondamentalisme islamique » comme le nouveau nazisme, et tous ceux qui osent critiquer les atrocités d’Israël comme les descendants des antisémites européens (Ynet, 30 juillet 2006).

De telles banales analogies sont bien sûr toujours à portée de main. Par le passé, l’écrivain, Yoram Kanyuk, se vantant de façon répétée de son activité pacifique lors du millénium précédent, a exprimé son soutien pour le dirigeant du Likud d’alors, Ariel Sharon, en le comparant à Winston Churchill – pendant les journées les plus sanglantes de l’ »Opération Bouclier Protecteur » (Ha’aretz, 15 mai 2002). Actuellement, Kanyuk a du mal à s’empêcher de décrire le premier ministre Ehud Olmert comme un nouveau Napoléon, ou n’est ce pas plutôt Jules César ?

« Malgré les tueries de masse, je soutiens cette guerre et je soutiens Olmert, qui dirige une importante, principale voire mythique guerre. En un instant, il est devenu un grand commandant. » (Ynet, 23 juillet 2006).

Quand il a fallu justifier l’invasion de l’Irak, Kanyuk a comparé Saddam Hussein à Hitler (Ha’aretz 8 octobre 2002). Dans l’envolée lyrique de Kanyuk, Hitler s’est déplacé des kilomètres plus à l’est, s’est converti à l’Islam Shi’ite, et s’est laissé poussé la barbe – mais n’a pas réussi à tromper notre détective littéraire qui transforme la Deuxième Guerre Mondiale + Armageddon en Troisième Guerre Mondiale fabriquée en Israël :

« Les Iraniens et le Hezbollah disent précisément ce qu’ils pensent. Ils veulent nous plonger dans une crise profonde et puis trouver un moyen de nous éliminer. Quand Hitler parlait de cette façon, les gens riaient face au clown. La gauche rit toujours. Mais on peut dire, à son crédit, que pendant cette période là aussi la gauche internationale riait. L’Europe avec ses 10 millions de Musulmans vivant en son sein, se prendra un coup, parce que la nouvelle guerre mondiale commence par une petite action à Bint Jbeil » (Ynet, 4 août 2006).

Le Silence des Colombes

Comme pour toute atrocité il y a des observateurs célèbres : ceux qui soutiennent le diable en ne faisant rien pour l‘arrêter. N’est ce pas une position surprenante pour l’écrivaine classique Shulamit Lapid dont la grande sagesse et modestie a produit cette perle suivante :

« Je ne veux rien dire, parce que chaque chose est très mouvante et ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera pas demain. (…) Ce serait insolent d’exprimer une quelconque opinion sur le sujet. » (Ha’aretz 21 juillet 2006).

Cependant, encore plus décevant, c’est le chanteur pop Aviv Gefen, qui représente pour un grand nombre d’Israéliens l’incarnation de l’aile gauche protestataire de la chanson :

«Je suis un homme de paix, dissident, pacifiste, vous savez. Mais ils nous ont simplement imposé la guerre, je ne vois aucune autre façon de l’éviter (…). Je m’oppose à l’occupation de la manière la plus claire, mais aujourd’hui, je pense, on doit rester un peu silencieux. » (Walla 5 août 2006).

Ran HaCohen 7 août 2006 www.antiwar.com

Introduction, traduction Mireille Delamarre pour wwwplanetenonviolence.org

Ran HaCohen est professeur d’université en Israël, écrivain et critique littéraire pour Yediot Ahronot. Ses « lettres d’Israël, dont celle-ci ci-dessus, sont largement diffusées en Israël, et régulièrement publiées sur antiwar.com

Attaquer l'Iran pour Israel

Mauvais pour les Juifs : quand le Lobby prosioniste US va à contre courant des positions de la majorité des Juifs Américains












Samedi 16 Février 2008
Mireille Delamarre

Dans la même rubrique :
1 2 3

Mossad Cia et Cie | Boycott Israel | Collaborateurs Des Sionistes | Anti Sionisme | Collaboration Au Sionisme Archives