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Le cèdre, une légende orientale

Un arbre légende, l'arbre sacré de l'Orient, le cèdre a accompagné les civilisations anciennes les plus prestigieuses pour son bois, sa résine, mais aussi les croyances des peuples antiques...Longtemps vénéré pour sa beauté, sa longévité, son port majestueux et puissant, sa résistance, habillé de neige en hiver et adapté à la sécheresse estivale, il continue de défier les siècles par sa résistance et son obstination à persister. Réfugié dans les hautes altitudes, il est l'un des derniers témoins des temps immémoriaux, témoin de l'histoire des hommes.



Histoire

Le cèdre, une légende orientale
Un arbre légende, l'arbre sacré de l'Orient, le cèdre a accompagné les civilisations anciennes les plus prestigieuses pour son bois, sa résine, mais aussi les croyances des peuples antiques.
Depuis les Sumériens, premiers habitants lettrés de Mésopotamie, tout au long de l'antiquité, les Égyptiens, les Phéniciens, les Assyriens, les Babyloniens, les Grecs, les Romains utilisèrent en grandes quantités le bois de Cèdre du Liban pour ses nombreuses qualités afin de construire leurs bateaux, leurs temples, leurs palais.

Longtemps vénéré pour sa beauté, sa longévité, son port majestueux et puissant, sa résistance, habillé de neige en hiver et adapté à la sécheresse estivale, il continue de défier les siècles par sa résistance et son obstination à persister. Réfugié dans les hautes altitudes, il est l'un des derniers témoins des temps immémoriaux, témoin de l'histoire des hommes.

Arbre de la famille des Abietaceae (Pinaceae) comme les sapins, les pins, les épicéas, le genre Cedrus existe depuis le tertiaire comme le montrent les études de pollen en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen Orient et même en Sibérie. Cedrus viendrait du grec kedros qui s'appliquait à des conifères, cèdre et genévrier cade et déjà connu à l'époque d'Homère. Arz en arabe et Erez en hébreu c'est au Moyen Orient que le cèdre acquiert ses lettres de noblesse

L'aire du cèdre initialement très vaste est actuellement réduite à trois blocs réfugiés dans les hautes altitudes : Cedrus atlantica caractérise le Maroc et l'Algérie, Cedrus brevifolia, Chypre et Cedrus libani le Liban, la Turquie et la Syrie alors que les hauts sommets de l'Himalaya abritent Cedrus deodora, de l'Afghanistan au Népal.

Le cèdre de l'Atlas, Cedrus atlantica est une essence endémique des montagnes froides de l'Afrique du Nord. C'est un arbre majestueux qui grimpe à la limite de l'armature forestière. Largement répandu au Maroc il se trouve dans le Rif et l'Atlas, sur les versants méditerranéens et atlantiques. En Algérie il forme des massifs discontinus sur l'Atlas tellien et il s'adapte à la sécheresse des Aurès en formant de magnifiques cédraies dominant le désert.

Le cèdre du Liban, Cedrus libani est originaire de Syrie, de Turquie et essentiellement du Liban où il n'existe plus qu'à l'état relique sur les pentes des montagnes libanaises telles les montagnes de Bcharré et Barouk. On estime que ces cèdres y vivent depuis deux ou trois mille ans mais il fut si longtemps exploité qu'il a presque complètement disparu de sa patrie d'origine. Aujourd'hui les peuplements de cèdres les plus importants se trouvent en Turquie dans le Taurus et en Syrie.

Son introduction en Europe eut lieu en 1650. Le plus vieux cèdre du Liban introduit en France par Jussieu, en 1734, se trouve au jardin des Plantes de Paris.

Chanté par Lamartine, Renan ou Khalil Gibran, le cèdre du Liban est une espèce en voie de disparition. Si dès le XI siècle av. J.-C. des écrits témoignent de la dégradation de la forêt de cèdres la situation n'a jamais été aussi alarmante qu'aujourd'hui.

Le Cèdre de Chypre, Cedrus brevifoli est originaire de Chypre, une endémique des monts Troodos.

Le Cèdre déodar, Cedrus deodora constitue encore d'immenses forêts sur les pentes de l'Himalaya entre 1300 et 2500 m de l'Inde, au Pakistan, au Cachemire, au Népal et en Afghanistan. Déodar vient du hindi deodar issu du sanskrit devadâru "le bois des dieux".




Botanique

Le cèdre, une légende orientale
Comme la plupart des conifères le cèdre est un arbre sempervirent dont les feuilles, réduites en aiguilles, sont persistantes, elles durent 3 à 4 ans. Les aiguilles sont bleutées (vert glauque) chez le cèdre de l'Atlas, vert foncé chez le cèdre du Liban et vert clair chez le cèdre de l'Himalaya.

Sur les rameaux courts les feuilles groupées en rosettes forment des touffes de 30 ou 40, elles sont rigides et pointues, longues de 15mm (Cèdre de Chypre) de 20 à 30 mm (Cèdres du Liban et de l'Atlas) et c'est le cèdre de l'Himalaya qui possède les aiguilles les plus longues (4 à 6 cm). Les rameaux longs portent des aiguilles isolées.

En automne, sur le même pied, apparaissent les inflorescences mâles et femelles sur les rameaux courts. L'apparition des conifères étant antérieure à celle des insectes ainsi que l'absence de fleurs à couleurs vives et de nectar, font que la pollinisation est obligatoirement anémophile c'est-à-dire le transport du pollen se fait par le vent. Entre la pollinisation et la fécondation, qui a lieu en automne, s'écoule environ un an et demi. Le fruit est un cône d'abord vert ou violacé puis brun, plus ou moins luisant. Selon l'espèce la longueur des cônes varie de 5 cm à 12 cm (cèdre de l'Himalaya).

Arrivés à maturation entre la deuxième et la troisième année les cônes se désarticulent et chaque écaille libère deux graines à ailes membraneuses qui facilitent la dispersion. Gel et humidité sont nécessaires à la désarticulation des cônes alors que la gelée est nuisible aux jeunes semis. La fructification du cèdre commence à 35 – 40 ans et devient abondante vers 60 ans.

Ecologie

Le cèdre, une légende orientale
Le cèdre est une espèce rustique résistante au froid et à la sécheresse estivale et supporte des conditions climatiques rigoureuses, la neige en hiver et des étés chauds et secs excepté pour le cèdre déodar qui est adapté à des étés humides et doux. Le cèdre méditerranéen se développe ainsi à 450 – 500 mm de pluie par an et à plus de 1600 mm par an ce qui explique sa grande extension antérieure puisqu'il fut présent au Hoggar comme en témoigne le pollen retrouvé.

Espèce de haute altitude le cèdre s'installe au-delà de 1300 - 1400 m et peut monter jusqu'à 2800m et plus (3000 m en Himalaya occidental et 3086 m au Liban). A la faveur de ravins frais et humides il peut descendre en individus isolés à moins de 1000m. Il supporte les grands froids de -10° et -15° et la neige que ses rameaux flexibles laissent glisser au sol. Indifférent à la nature du sol, calcaire ou gréseux, on le retrouve cependant plus souvent sur les sols calcaires, aussi bien profonds que peu profonds et même superficiels. Le cèdre évite l'humidité stagnante en colonisant les pentes. Les sols lourds et argileux ne lui conviennent pas.

Grand arbre qui peut atteindre 40 m de hauteur (50 m cèdre déodar ) et 12 m de circonférence le cèdre jeune a un port pyramidal terminé par une flèche apicale laquelle broutée par les chèvres bloque la croissance de l'arbre. Son écorce est gris foncé lisse et luisante. En vieillissant le cèdre acquiert une magnifique forme tabulaire caractéristique à branches et rameaux étalés horizontalement et un tronc tortueux à écorce fissurée, brun gris ou noirâtre. Son enracinement est pivotant avec des racines obliques puissantes lui permettant de s'amarrer solidement à tous les types de sols même rocheux.

Espèce très longévive le cèdre vit plusieurs siècles, en moyenne 1500 ans, mais il irait jusqu'à 3000 ans (Bécharré, Liban). Il se régénère par semis qui peuvent être très nombreux s'ils sont épargnés par le bétail. La longévité du cèdre est due à leur croissance très lente, ces arbres produisent alors un bois plus dur et plus résistant. Il est par ailleurs très résistant aux feux et aux troupeaux grâce à une grande faculté de régénération.


Le cèdre dans l'histoire

Le cèdre, une légende orientale
Souvent mentionné dans des textes anciens le Cèdre du Liban a joué un rôle important dans la culture, le commerce et les rites des peuples du Levant. Son exploitation intensive débuta au III millénaire av. J-C lorsque des cités phéniciennes de la côte, comme Byblos, ont commencé à en faire le commerce. Particulièrement apprécié pour son parfum, sa résistance et la taille de ses fûts, le cèdre a joué un rôle important dans la construction des bateaux, des palais et des toits des temples.

Dans l'ancienne Egypte (vers 2650 av. J.-C.) un scribe de Snéfrou mentionne l'arrivée de quarante navires chargés de fûts de cèdres provenant de Gebal et l'on a effectivement constaté la présence de poutres de cèdres dans la pyramide de Snéfrou. Les Phéniciens eux-mêmes s'en servaient largement pour la construction de leurs flottes.Durant des siècles, le bois de cèdre fait partie des tributs imposés aux Phéniciens par les Assyriens, les Babyloniens ou les Perses. Dès 605 av. J.-C., Nabuchodonosor, roi de Babylone, victorieux des Egyptiens déporta les Phéniciens à Babylone, s'assurant ainsi le contrôle total sur les richesses du pays en particulier les forêts de cèdres. Il se vantait d'avoir ramené des cèdres géants qu'il avait abattus de ses mains dans les montagnes du Liban. Au Maroc on retrouve des monuments et des maisons du Moyen Age aux boiseries de cèdre de l'Atlas intactes.

Durant la première Guerre Mondiale, le cèdre du Liban devint la source principale d'approvisionnement de la ligne ferroviaire reliant Tripoli à Haïfa. De l'immense forêt de cèdres qui recouvrait jadis le Liban, ne subsistent que quelques massifs isolés. De tous les massifs qui subsistent, le plus célèbre est celui de Bcharré appelé "Cèdres du Seigneur". La forêt de Bcharré compterait aujourd'hui 2 arbres millénaires et 363 plusieurs fois centenaires. Pour protéger les forêts, le patriarche Youssef Hobeich y a édifié en 1843 une petite chapelle. Mais ses véritables sauveteurs sont le patriarche Boulos Massaad et le Moutassarif Rustom Pacha qui l'entourèrent entre 1875 et 1880 d'une clôture.



Utilisations du bois de cèdre - Phytothérapie et ethnobotanique

Le cèdre, une légende orientale
Utilisations du bois de cèdre

Les conifères sont connus pour leur "bois tendre" plus facile à travailler et donc plus utilisé dans l'industrie du bois. Le cèdre a un bois très durable, brun jaune ou rosé, aromatique assez léger, à grain fin, et est caractérisé par son odeur douce, chaude et boisée. Résistant aux maladies il éloigne les insectes et les vers. En mélange avec du bois de pin on en fait de la pâte à papier.

Il est surtout utilisé comme bois d'œuvre (pour le sciage, le tranchage, les poteaux électriques, les traverses de chemin de fer etc.) dans la menuiserie, l'ébénisterie, des boîtes à bijoux, des coffrets etc. Ses propriétés d'imputrescibilité le faisaient employer aussi pour la construction navale et la fabrication de sarcophages, de boiseries, de monuments, mais aussi des ustensiles de cuisine. En Inde, il sert à fabriquer les traverses de chemin de fer, en passant par la charpente et la menuiserie, jusqu'aux crayons. Avec le cèdre de l'Atlas on fabrique de très beaux meubles, des tables basses, des sahfates qui sont des sortes de bassine en bois utilisées pour rouler le couscous et autres ustensiles de cuisine. Le bois de chauffage récupère le bois des arbres morts.

Phytothérapie et ethnobotanique

L'essence de cèdre est depuis l'Egypte ancienne utilisée dans les préparations d'embaumement des momies. C'est essentiellement du bois qu'est extraite aujourd'hui l'huile essentielle dont le parfum chaud et boisé, doux et harmonieux, la fait apprécier dans la fabrication de produits cosmétiques tels les savons mais également pour son action antiseptique des peaux grasses et pour son action sur les cheveux. Elle est stimulante et tonique. En massage elle favorise la circulation lymphatique. Cependant son utilisation est déconseillée aux femmes enceintes et aux bébés. L'encens est souvent utilisé comme insecticide.

En Amérique, pousse le cèdre jaune : chez les Tsimshians, avant que les tissus européens ne soient disponibles vers 1820, les vêtements de tous les jours étaient tissés d'écorce de cèdre. Les femmes enlevaient seulement une petite partie de l'écorce de chaque arbre. Une râpe et un battoir à écorce rendaient la partie intérieure flexible (la partie extérieure était rejetée). Les vêtements en cèdre étaient chauds et imperméables, deux qualités particulièrement appréciées dans un climat humide.


Symboles - Mythes et légendes: Gilgamesh et les cèdres sacrés

Le cèdre, une légende orientale
Dans la symbolique celtique le cèdre symbolise la confiance alors que les Mésopotamiens le dédiaient aux temples. Aux yeux de bien des peuples le cèdre, arbre obstiné et résistant, était la demeure de la divinité du tonnerre et la plus sacrée de toutes. Au début des conseils et des rites tribaux on jetait des épines de bois de cèdre en guise d'encens sur le feu et les Indiens en remplissaient leurs pipes et rejetaient la fumée odorante en offrande aux six directions de leur cosmogonie. Il est aussi le symbole du Liban, son emblème.

Gilgamesh et les cèdres sacrés

Il était une fois, Gilgamesh, un souverain prestigieux qui régnait sur l'une des premières cités sumériennes, Uruk, au III millénaire (vers 2600 av. J.-C.) et dont les exploits en ont fait un des héros mésopotamiens les plus populaires. Héros de la première épopée du monde jamais écrite (1500 ans avant les premières légendes grecques !), l'Epopée de Gilgamesh est le plus ancien poème connu de l'humanité, gravé en akkadien et sumérien sur des tablettes d'argile et composé d'environ 3500 vers et dont, malheureusement une grande partie fut perdue. 25000 tablettes furent retrouvées au XIX siècle à Ninive, et traduites par Henry Rawlinson

Cinquième roi d'Uruk, Gilgamesh est un monarque avide de puissance tyrannisant son peuple et défiant les dieux. Il ose s'attaquer aux cèdres sacrés, symbole de la fertilité et de l'amour. Maudit, il est condamné à errer de par le monde sans jamais trouver le repos.

Gilgamesh (fragments)

Le cèdre, une légende orientale
Après vingt doubles heures ils prennent un peu de nourriture. Après trente doubles heures ils s'arrêtent pour dormir.

Ils marchent cinquante doubles heures le parcours d'un mois et demi est fait en trois jours. Après ce long parcours, ils arrivent à l'entrée de la forêt. A sa vue ils s'étonnent.
La hauteur des cèdres est de soixante-douze coudées la largeur de vingt-quatre coudées. Ils contemplent et admirent. Lorsqu'ils pénètrent dans la forêt, le cœur d'Enkidou se serre la forêt l'enveloppe il se sent étouffer ses bras tombent inertes sa force devint faiblesse.
Gilgamesh ouvre la bouche et dit à Enkidou :

"Seul on ne peut vaincre mais deux ensemble le peuvent l'amitié multiplie les forces, une corde triple ne peut être coupée et deux jeunes lions sont plus forts que leur père. »
Enkidou ouvre la bouche, parle et dit à Gilgamesh :
"Même si j'arrive à pénétrer au cœur de la forêt, les forces me manqueront"
Gilgamesh ouvre la bouche, parle et dit à Enkidou :
"Après tout ce que nous avons enduré après tout ce long voyage, reviendrons-nous d'où nous sommes venus ? Toi qui as connu les obstacles, qui as pratiqué la lutte, méprise la mort, sois vaillant, reste auprès de moi, ton courage te reviendra, la peur et la faiblesse te quitteront. Convient-il à mon ami d'abandonner et de retourner en arrière ? Ensemble, mon ami, nous avancerons jusqu'au cœur de la forêt. Chacun de nous défendra l'autre. Ignore la mort, dédaigne la crainte, si nous tombons dans la lutte nous laisserons derrière nous un nom immortel."

Ils franchissent l'entrée et arrivent au cœur de la forêt. Séduits, ils regardent la montagne verte et admirent la beauté des cèdres. Ils suivent les pistes bien tracées que Houmbaba utilise.
Ils contemplent la Montagne des Cèdres, demeure des dieux, sanctuaire de la souveraine lshtar. Autour d'eux, partout les cèdres se dressent leur ombre immense et leurs senteurs réjouissent le cœur.

Devant Shamash

Gilgamesh les larmes aux yeux se prosterne, il implore son aide :

"Ô divin Shamash tu as promis à ma mère Ninsoun d'être près de moi. Ne m'abandonne pas ne t'éloigne pas de moi, entends mon appel."

Gilgamesh prend sa hache et se met à couper un cèdre.
Sa chute fait un bruit assourdissant.
Lorsque Houmbaba l'entend, il s'écrie furieux :

"Qui a pénétré dans la forêt et a porté la main sur les arbres qui poussent sur ma montagne? Qui a coupé le cèdre?"

Le dieu Shamash déchaîne alors les grands ouragans : le vent du nord et le vent du sud, le vent chaud et le vent de tempête, le cyclone et le tourbillon.
Houmbaba aveuglé ne peut plus bouger.
Les deux amis prennent la hache,
ils tirent le glaive du fourreau
entourent Houmbaba qui s'écrie :

"Que la malédiction du dieu Enlil vous poursuive!"
Les deux amis ignorent ces paroles et Enkidou dit :
"Houmbaba
seul on ne peut vaincre mais deux ensemble le peuvent, l'amitié multiplie les forces une corde triple ne peut être coupée et deux jeunes lions sont plus forts que leur père."

Gilgamesh et son ami Enkidou frappent à mort le gardien des cèdres. A deux doubles heures la forêt se lamente et les cèdres gémissent. Gilgamesh et Enkidou ont frappé à mort Houmbaba le gardien de la forêt et son cri de mort fait trembler l'Hermon et le Liban.
Ils s'avancent avec leurs armes dans la forêt et coupent les cèdres. Sur les rives de l'Euphrate le courant emporte les cèdres vers Ourouk.


Conclusion

Epuisé par des millénaires d'exploitation intensive le cèdre fut victime des dernières guerres qui ont détruit en moins d'un siècle des surfaces immenses par des moyens de destruction plus sophistiqués que les haches. Espèce menacée d'extinction le cèdre risque de n'être plus qu'une image sur les livres de botanique qu'essayeront d'imaginer les enfants un jour pas si lointain. Ce véritable patrimoine de l'humanité doit faire encore rêver ceux qui l'approchent pour en respirer les secrets millénaires gravés sur son écorce.





Dimanche 23 Octobre 2005

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