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Economie

Le Rêve Américain S’écroule : Exemple à Ne Pas Suivre

Sarko « l’Américain » veut accélérer ses réformes : plus de privatisation des secteurs publics, plus de néo libéralisme encore plus de néo libéralisme, toujours plus de néo libéralisme. Alors, est ce bien raisonnable de suivre l’exemple d’un pays dont l'économie est entrain de s'écrouler ?



Le Rêve Américain S’écroule : Exemple à Ne Pas Suivre

Le Rêve Américain S’écroule : Exemple à Ne Pas Suivre

La crise financière qui est entrain de secouer les Etats-Unis, et, effet domino, les autres pays, prouve que le libre marché « sans frontière » est une politique qui mène droit dans le mur.

La crise financière mondiale nécessite de réfléchir à deux thèses qui ont animés bien des débats entre « experts », à savoir faut-il adopter une économie basée sur le libre échange où une économie planifiée (encadrée). Actuellement la première thèse prévaut partout.

L’approche néo libérale s’est épanouie, et ce que l’on peut constater c’est une accélération incontrôlée de l’américanisation de la société française, même si des poches de résistance se maintiennent ici et là, et si certaines démarches et décisions peuvent encore paraître pour certains fanatiques néo libéraux comme frileuses. Pour ces néo libéraux actuellement au pouvoir, l’Amérique et ses deux grands satellites européens, La Grande Bretagne et l’Allemagne, sont les modèles à imiter. Sarkozy n’a-t-il pas lui-même chanter les louanges (certains disent s’est abaissé à cirer les pompes de ceux qui gouvernent ces pays) des systèmes américain, allemand et britannique au cours de ses discours « d’amoureux transis « ?

Au nom de l’adoration obsessionnelle du Marché (« Bull »), ouvertement pour les uns, clandestinement pour les autres, les gouvernements ont accéléré la privatisation des biens publics, dans les domaines de l’eau, des transports, de l’énergie, et le gouvernement en place s’attaque dorénavant à ceux de la santé, de l’éducation…Pourtant, c’est la plus grave crise financière depuis la Seconde Guerre Mondiale secouant actuellement l’Amérique comme l’ancien président de la Réserve Fédérale américaine, Alan Greenspan, l’a lui-même qualifiée. Cette crise est entrain d’ébranler sérieusement le « rêve américain » qui est aussi devenu le rêve de millions d’Européens élevés au biberon de cette potion magique du libre marché.

Les médias, en couvrant en long et en large les histoires à succès de ces hommes d’affaires d’Outre Atlantique qui ont amassé d’énormes fortunes, tout en occultant les histoires de myriade d’autres qui ont lamentablement échoué ou se sont fait dévorés par plus voraces qu’eux, ont contribué largement à répandre ce rêve. Il est vrai que les journalistes et éditeurs, qui fréquentent régulièrement les salons dorés des nouveaux riches, n’ont pu que glorifier ceux qui les gavaient de petits fours, en les encensant comme locomotives des nouvelles prouesses économiques (dans le secteur High Tech par exemple, Bill Gates et Cie qui y ont imposé leurs dictatures commerciales pour « bâtir » leurs fortunes). Ceux, rares, qui tentaient de sonner l’alarme en pointant du doigt les maladies associées au libre marché, notamment le coût social énorme payé par la société, se sont vus bien souvent traités d’ »indécrottables gauchistes», ou de « retardés marxistes. »

Pourtant, les faiblesses de l’économie de marché viennent d’être exposées publiquement, alors que, jusqu’à présent, seules les élites qui bénéficiaient de ce « boom économique » en connaissaient les tares et s'arrangeaient pour que leurs amis journalistes fassent fonctionner à plein régime la machine bien huilée répandant la nébuleuse propagande.

L’économie de marché n’est ni libre ni auto régulatrice, et quand elle se plante, elle a besoin de l’intervention et de l’aide des gouvernements. On l’a vu ces derniers temps avec les interventions répétées de la Réserve Fédérale Américaine et de la Banque Centrale Européenne, volant au secours des banques.

Pourtant hélas, l’image de marque du libre échange et de la liberté des acteurs économiques (le loto boursier) ont la faveur du public, et grâce à cela ces acteurs peuvent spéculer et manipuler la «répartition des richesses » à leur profit. Ils créent aussi une illusion d’optique comme quoi ils seraient les premiers à payer les pots cassés en cas de problème alors que la note finale, souvent salée, est tout simplement payée par le public. Autrement dit, les frasques des spéculateurs boursiers – ce que sont les banques au premier chef – (voir l’affaire de la Société Générale) sont payés par les contribuables. En effet, qui alimente la Banque Centrale Européenne*, si ce n’est les contribuables européens, via les souscriptions de leurs états respectifs.

Jusqu’à une certaine époque, l’interférence du gouvernement était considérée comme essentielle, n’était ce seulement pour empêcher des désastres nationaux en matière économique. En ayant renoncé à l’indépendance économique nationale en acceptant la création d’une Banque Centrale Européenne Indépendante, le gouvernement s’est castré économiquement parlant, puisqu’il n’a plus désormais les moyens d’agir en temps de crise, et doit se résoudre à « prier » que le gouverneur de la Banque Centrale Européenne veuille bien décider d’intervenir pour stopper un désastre économique en phase ascendante.

La crise économique, qui ne fait que commencer, devrait être perçu comme un signal salutaire aux dirigeants politiques en place qu’on ne peut pas faire confiance au « libre marché » ni aux forces qui animent celui-ci, et que c’est complètement irresponsable de leur part de leur confier le sort économique d’une nation, de tout un peuple.

C’est là une chance pour ceux qui gouvernent ou qui seront appelés à gouverner, peut être plus tôt que prévu, si les choses tournent mal, d’engager une rupture, une vraie, d’avec une société qui favorise l’individualisme, l’égoïsme, la richesse privée ad nauséum, pour proposer une société qui sanctifie la solidarité et la responsabilité mutuelle sur une base économique saine.

*Depuis le 1er janvier 1999, la Banque centrale européenne (BCE) est responsable de la mise en œuvre de la politique monétaire dans la zone euro - la deuxième économie mondiale après les États-Unis. La zone euro a vu le jour en janvier 1999 lorsque les banques centrales nationales de onze États membres de l’Union européenne (UE) ont transféré à la BCE leurs compétences en matière monétaire, une nouvelle institution supranationale.

Les souscriptions au capital de la Banque Centrale européenne (BCE ) de 5 760 652 402,58 euros entièrement libérées par les Banques Centrales Nationales (BCN) de la zone euro s’élèvent à un total de 4 014 961 580,45 euros. (1er janvier 2008). La Banque de France y contribue à hauteur de 14,3875 % soit 828 813 864,42 (en capital libéré). La contribution de la France est la deuxième plus importante après celle de l’Allemagne.

Pour en savoir plus sur la BCE : http://www.ecb.int/ecb/orga/escb/html/index.fr.html

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Dimanche 30 Mars 2008
Le Franc Gaulois

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