information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
Liban

Le Projet Israélien a Echoué au Liban – Pourquoi l’Administration Bush veut négocier avec le Hezbollah - Partie II

« Ces fous n’apprennent rien de leurs erreurs passées. Quand ils se sont retirés du Liban, ils ont continué à occuper les fermes de Shebaa et gardé nos frères en détention. S’ils les avaient libérés quand ils ont quitté le Liban, il n’y aurait pas actuellement de « problème de prisonnier » entre le Liban et l’ennemi. Ils nous ont ouvert la porte. »

Hassan Nasrallah, janvier 2004, lors de la cérémonie de bienvenue organisée lors du retour des prisonniers libanais et arabes, résultat d’un échange Hezbollah-Israel.

Dahiyeh



Le Projet Israélien a Echoué au Liban – Pourquoi l’Administration Bush veut négocier avec le Hezbollah -  Partie II

Le Projet Israélien a Echoué au Liban – Pourquoi l’Administration Bush veut négocier avec le Hezbollah - Partie II :

Comme discuté ci-dessous, et contrairement à l’opinion commune, l’Administration Bush est prête à accepter que le Hezbollah conserve ses armes. Bien qu’elle encourage ses marionnettes à agiter ce problème, et le fait elle –même publiquement, l’Administration Bush sait que le Hezbollah ne vas pas désarmer tant que la question de la Palestine n’est pas réglée à la satisfaction des Palestiniens. Cependant, elle pense que se focaliser sur la milice du Hezbollah reste un atout des pré négociations.

Le mot « milice » en ce qui concerne le Hezbollah nécessite une brève clarification.

Le terme « milice » du Hezbollah est utilisé par l’Administration Bush comme substitut pour le terme internationalement reconnu (sauf par Israël) de Résistance Libanaise. En privé ou devant les groupes sionistes, l’Administration Bush se référe simplement aux « terroristes du Hezbollah » pour décrire la Résistance Libanaise. L’Administration Bush n’a pas été capable de se résoudre à prononcer le mot- R en public. Effectivement, le mot Résistance est interdit même au bureau de presse de l’ambassade US ici à Beyrouth depuis que l’ancien ambassadeur Jeffrey Feltman s’est exclamé, frustré, lors du de la fête de Noël du personnel de l’ambassade l’année dernière (après, selon ce qui a été rapporté, quelques verres de punch) : « le simple fait d’entendre ce mot me donne des gaz !... F-K (baiser) la Résistance ! !, il a répété cela deux fois alors que l’Ambassadeur se dirigeait au centre de la scène devant l’arbre de Noël décoré du personnel, ses bras levés, en cadence avec la musique et le chant de son air célèbre : « Oh, petite ville de Bethlehem. »

Les nostalgiques de l’ancien Ambassadeur US au Liban seront peut être rassurés de savoir que tandis qu’il n’a pas obtenu le poste qu’il souhaitait dans le Golfe, selon certains membres du département d’Etat, il est évidemment content d’être de retour à Washington.

Comme récompense pour ses 3 ans de service à Beyrouth, Elliot Abrams lui a obtenu le poste N° 2 au Welch Club, où il sert directement sous les ordres de David Welch, avec le nouveau titre croustillant de vice assistant actif du secrétaire d’état pour les affaires du Moyen Orient.

Ce poste place Feltman sur la ligne de front en ce qui concerne le Hezbollah et en contact rapproché avec son copain de longue date, l’assistant secrétaire d’état pour les affaires d’Organisations Internationales, Kristen Silverberg. Ce dernier a émis cette semaine de nouvelles menaces contre ceux qui pourraient être inculpés et comparaître devant le Tribunal Hariri, une cause longtemps soutenue par Feltman. Kristen a mis l’accent sur le fait que la secrétaire d’état Rice avait soutenue que « le Tribunal jugera les suspects de l’assassinat d’Hariri et de crimes liés. » Le langage « crimes liés » a été choisi pour signaler au Hezbollah que des activités suspectes dans les années 80 et 90 pourraient tomber dans l’escarcelle du Tribunal et que sa direction pourrait théoriquement être inculpée et des mandats d’arrêts lancés contre elle. C’est une pression présumée calculée pour rendre le Hezbollah plus réceptif « aux offres ».

Pour renforcer ce dernier point, Samir Geagea a émis la même menace lors de sa conférence de presse du 1er avril de retour de Washington. Le Tribunal, selon Geagea, « ne s’occupera pas seulement de l’assassinat de Hariri, mais éclaircira ce qui s’est passé au Liban ces 30 dernières années » (Les médias à Beyrouth ont suggéré que Geagea connaissait quelque chose sur le sujet).

Geagea a confié aux médias qu’il avait aussi soulevé le problème des détenus libanais dans les prisons israéliennes et « nous avons été surpris par la réponse du département d’état que le Hezbollah négociait avec Israel sur ce sujet ! ». Geagea n’était peut être pas conscient que Washington l’utilisait dans le rôle de « bon gendarme » sur cette affaire.

On a mis l’accent auprès de Geagea sur le fait que le Hezbollah « s’occupait du problème », selon une source du Congrès qui a participé à une réception du Lobby Israélien en l’honneur de Geagea. Le message que Geagea a transmis à son insu c’était que les US réalisent que sur des problèmes vitaux du Liban, le Hezbollah est le mieux à même de gérer les affaires, et que les US respectent la compétence du Hezbollah et, que, c’est le cas pour obtenir la libération des prisonniers, puisque personne d’autre ne peut le faire. La même source a donné son avis disant «que les US sont de plus en plus enclin à utiliser le Hezbollah contre Israël et vis versa.»

Pour maintenir la pression sur le Hezbollah, chaque mois l’ambassadeur US à l’ONU, Zalmay Khalilzad répète la tirade du «mauvais flic » contre le Hezbollah. Son sketch consiste à demander des 15 membres du Conseil de Sécurité lors de leur rencontre mensuelle sur le Moyen Orient « que le Hezbollah doit être immédiatement désarmé : J’aimerai souligner notre profonde inquiétude concernant les transferts illégaux d’armes à la frontière syro libanaise, et en particulier les affirmations par le Hezbollah qu’il a retrouvé sa capacité militaire depuis l’été 2006. Le Hezbollah doit désarmer, et il doit le faire maintenant, en accord avec les résolutions 1559 et 1701. »

Ce mois ci, Khalilzad a été rejoint par une déclaration presque simultanée et identique du ministre de la défense israélien, Ehud Barak, et, peut être par politesse, aucun des membres du Conseil de Sécurité n’a mentionné les violations israéliennes de la CSONU 1701. Pour ne pas se voir éclipser par Silverberg, Khalilzad a alors pressé les états membres de « soutenir généreusement » le Tribunal Spécial pour le Liban, pour juger les suspects de l’assassinat en 2005 de l’ancien premier ministre Rafic Hariri.

L’ironie de cet appel strident à l’application des résolutions 1559 et 1701 du CSONU (qu’Israël ne respecte pas) n’a pas échappé aux membres du Conseil de Sécurité étant donné qu’on se souvient qu’en 1978 l’armée israélienne a envahi le Sud Liban et que le Conseil de Sécurité a vote la résolution 425 demandant un retrait immédiat et inconditionnel du territoire libanais. Sous la pression des US, le Conseil de Sécurité a été paralysé et pendant 30 ans et n’a rien fait pour appliqué cette résolution. Le Conseil de Sécurité n’a pas non plus invoqué le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies qui aurait autorisé l’ONU à agir militairement pour faire respecter la résolution 425.

Alors que rien d’efficace n’a été fait pour faire respecter la CSONU 425 pendant 30 ans et pendant 41 ans en ce qui concerne la CSONU 242 et plus d’une douzaine d’autres, l’Administration Bush soutient la revendication israélienne que l’affaire est désormais close. Bien sûr elle n’est pas close et 174 pays des 193 membres de l’Assemblée Générale de l’ONU dont les délégués ont été sondés par des étudiants de l’Université Columbia,déclarent que la CSONU 425 n’est pas totalement respectée parce qu’Israël continue d’occuper le territoire libanais dans les fermes de Shebaa et dans le village Ghajar.

Certains membres de l’ONU font remarquer que cela n’a pris que sept mois pour que l’article principal de la CSONU 1559 concernant le retrait des troupes syriennes et le « désarmement des milices » soit appliqué, sous la menace d’action militaire du Chapitre VII ( le prochain et septième rapport de contrôle et progrès faits concernant la CSONU qui se focalisera sur la Syrie et le Hezbollah doit être rendu public le 28 avril) : sept mois pour appliquer la 1559, par contraste Trente ans pour la 425, ou quarante et un ans pour la 242, toutes deux toujours pas appliquées. Pourquoi ? Un délégué de la chine a surpris certains en donnant une courte réponse : « parce que la 425 et la 242 cible Israël, et la 1559 favorise Israël »

Le président Bush ne rate pas non plus une opportunité de continuer à mettre la pression sur la Résistance Libanaise. Lors du 25 ème anniversaire à Beyrouth la semaine dernière de l’explosion à la bombe à l’Ambassade US il a dit au monde entier : « le peuple du Liban a passé une grande partie des 3 dernières décennies à vivre sous la menace de la violence, des assassinats, et d’autres formes d’intimidation. Depuis l’attaque de Beyrouth, nous et les citoyens de nombreux pays avons souffert plus d’attaques aux mains du Hezbollah et d’autres terroristes. »

Une semaine auparavant, le grand supporter sioniste d’Israël et islamophobe, le député Jana Ken du Groupe Liberal a pressé le Parlement Européen le 9 avril 2008 de placer «le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes pour restreindre l’influence du Hezbollah et ses activités et pour diminuer son emprise sur le monde islamique ». En l’espace de quelques heures, des accusations inspirées par les US ont été portées par la Bulgarie accusant le Hezbollah de bénéficier de revenus provenant du trafic de drogues passant par ses territoires.

Le bloc parlementaire du Hezbollah, dans un mémo adressé à l’ambassade de Bulgarie à Beyrouth, a dit que l’accusation portée par le comité de sécurité du parlement bulgare est « totalement nié par nous ». Le mémo a ajouté : « nous espérons que cela n’est pas du à une motivation sioniste dans le but de salir l’image des mouvements de résistance. » il a appelé « les parlementaires bulgares à être plus précis sur le sujet. »

Une autre tactique style « faisons pression sur le Hezbollah » de l’Administration Bush c’est de publier périodiquement des alertes anti-Hezbollah pour les citoyens US. Avec une moyenne d’une tous les sept mois, David Welch, assistant secrétaire d’état pour les affaires du Moyen Orient essaiera de faire pression sur le Hezbollah avec une nouvelle alerte pour les citoyens américains voyageant au Liban qui a pour but de conduire le monde à penser que le Hezbollah est dangereux pour les Américains.

La dernière remonte au 22 avril 2008, et est rédigée ainsi : «aux citoyens US au Liban, résultant des tensions politiques actuelles et la menace d’attaques contre les intérêts occidentaux. Cette alerte portant sur les voyages, informe les citoyens US d’inquiétudes actuelles concernant la protection et la sécurité. » Le gouvernement US continue de « demander expressément que les américains repoussent leur séjour au Liban et que les citoyens américains au Liban envisagent de partir immédiatement ou étudient avec soin les risques qu’ils encourent à y rester. »

La déclaration dit que le « Hezbollah a menacé d’actions de représailles pour l’assassinat d’un haut commandant du Hezbollah, Imad Mughniyeh, qui a été tué en Syrie le 12 février 2008. « Finalement, il prévient que «de hauts responsables du Hezbollah ont déclaré qu’ils tenaient pour partialement responsables les Etats-Unis de la mort de Mughniyeh et que c’est possible que quelqu’un s’attaque aux intérêts ou personnes US. »

A peine avait-il essayé de faire peur aux américains au Liban que Welch a prévenu le public général le 22 avril qu’un « été chaud attendait les Libanais après que les efforts politiques pour régler la crise au Liban se soient trouvés dans une impasse, y compris l’initiative de la Ligue Arabe ». Welch a été cité lors d’une conférence de presse à Abu Dhabi lundi, comme prévenant encore qu’ »on s’attend à ce que la fréquentation touristique au Liban chute à cause des tensions dans le pays. »

Sur fond de pression, qu’elle est l’offre de Bush et pourquoi maintenant ?

Les alliés des US pressent l’Administration Bush d’engager le dialogue avec le Hezbollah car les efforts pour l’isoler ont échoué.

Le ministre de la défense britannique Des Brown lors d’une interview publiée le 30 mars 2008 dans le quotidien anglais Daily Telegraph est tombé d’accord avec Jonathan Powell l’ancien plus haut conseiller de Tony Blair, qu’on devrait engager des discussions avec le Hezbollah. Les efforts pour isoler politiquement le Hezbollah, de même que le Hamas, ont échoué. Pas plus tard que la semaine dernière, l’ambassade française à Beyrouth a invité le représentant pour les affaires étrangères du Hezbollah à un déjeuner. Les rencontres du Président Carter avec le Hamas vont accélérer le processus.

De plus,un sentiment pro Hezbollah croit en Jordanie et en Egypte comme le montre le projet de loi introduit au parlement jordanien cette semaine pour abroger le Traité avec Israël du 26 octobre 1994. Bien que cette proposition ne sera pas votée cette année, on prévient l’administration Bush que la Jordanie et l’Egypte vont probablement abroger leurs traités avec Israël suite à des rebellions anticipées contre les régimes d’Abdullah et de Mubarak.

On pense que presque deux tiers des 27 pays de l’Union Européenne doutent de l’existence viable d’une option militaire – américaine, israélienne ou les deux ensemble – pour détruire le Hezbollah. Le parti est trop intégré et bénéficie de soutiens partout au Liban et dans la région. Même s’il y en avait eu, la guerre en Irak l’a supprimée. La force militaire américaine s’est épuisée en Irak et en Afghanistan, et ils disposent de forces inadéquates pour ouvrir un troisième front particulièrement dangereux. C’est peut être la plus grave con séquence de l’aventure des néo cons en Irak, où, après cinq ans on n’en voit pas la fin. Les Etats-Unis sont peut être enlisés en Irak pour les années à venir, quelque soit le nouveau président élu, ou le nombre de victimes que cela fera. Israël pourrait finir comme la principale victime de l’aventure irakienne dont il est l’instigateur.

Les principaux projets de l’Administration Bush/Israël ont échoué au Liban.

Ni le conflit Sunnite – Shi’ite, la base aérienne Kleiaat, les rejetons d’Al Qaeda,une guerre civile, ni la destruction planifiée et soutenue du Hezbollah en juillet 2006 ne se sont réalisés.

Un bref commentaire sur l’un de ses projets. L’Administration Bush et ses alliés du Welch Club ont amené des éléments d’Al Qaeda d’Irak au Liban et en Syrie, dés 2005, avec deux objectifs. Le premier c’était de combattre le Hezbollah et ainsi affaiblir l’influence iranienne dans la région et la seconde s’était d’initier un nouveau soulèvement des Frères Musulmans en Syrie comme l’attaque d’avril 1981 contre le village Alawite D’Hama, ou de renverser le gouvernement de Bashar Assad.

Quand Al Qaeda est arrivée au Liban ils ont fait ce que tous les groupes d’Al Qaeda font quand ils arrivent dans un pays visé pour organiser le jihad. Ils ont fréquenté les mosquées, prié plus que les cinq fois requises par jour, tard le soir ont étudié et organisé des cessions de planification, et ont fait des courses. Les femmes sont allées faire leurs courses au BHV, Spinneys, dans les boutiques locales et au centre commercial de Beyrouth pour les besoins des bébés et les fournitures scolaires, et les hommes ont fait provision d’armes et de combattants. Selon des interviews avec certains qui ont été associés avec le Fatah el Islam lors de ces 18 derniers mois, il apparaît que beaucoup au Liban pensent que c’étaient les bons types lors du conflit de Nahr al Bared. De nombreux Salafistes pensaient qu’ils venaient au Liban pour combattre l’UNIFIL , peut être bombarder quelques ambassades occidentales et arabes, essayer de lancer une guerre contre Israël et faire en général ce qu’ils aiment le mieux faire.

Cependant, le fatah al-Islam a vite compris que ce que leurs maîtres locaux qui les finançaient exigeaient d’eux c’était, au lieu de cela, qu’ils combattent le Hezbollah. Les Salafistes ont rechigné car ils ont compris pour la première fois qu’on les avait fait venir au Liban pour être utilisés contre la Syrie et l’Iran.

Lors de discussions, la principale raison pour laquelle ils ont refusé de combattre le Hezbollah a été dite clairement. La plupart des partisans d’Al Qaeda prennent au sérieux l’injonction islamique de ne pas combattre leurs frères musulmans, sauf en cas d’auto défense, tandis que d’autres pensent que pour les apostats cela ne s’applique pas. Ils admirent aussi le Hezbollah, qui, ont-ils rapporté, a eu des contacts avec les Sunnites, et ils ne veulent pas les combattre, parce que comme l’un a commenté : « nous sommes du même côté agissant au Liban pour libérer la Palestine, donc nous ne devons pas nous combattre entre nous. »

Leur analyse est presque identique à celle donnée dans un message audio du 23/04/08 posté par le N° deux d’Al Qaeda, Ayman al-Zawahiri. Le DC Zawahiri a annoncé que « le Liban jouera un rôle pivot dans le combat islamique contre les Croisés et les Juifs. Le Liban est un fort musulman sur la ligne de front. Ill aura un rôle pivot, si Dieu le veut, dans les futures batailles contre les Croisés et les Juifs. J’appelle la génération des jihadistes au Liban à se préparer à atteindre la Palestine et à chasser les forces d’invasion croisées qui prétendent être des forces de la paix au Liban « a-t-il dit, faisant référence aux forces de l’ONU déployées le long de la frontière avec Israël. Selon l’impression de cet observateur, ils sont effectivement entrain de s’organiser pour ce rôle.

Ces jeunes hommes apparaissent généralement très modestes, bien rasés, polis, gentils et sérieux ; on imagine que c’est l’image que le voisin de Mohammed Atta avait de lui à Hambourg. Cela les intéresse moins de parler de ce qu’ils appellent le « petit jihad » i.e combattre violemment leur ennemis, et préfèrent discuter « le plus grand jihad « qui est un concept introspectif d’amélioration personnelle, devenir une personne meilleure, avec des pensées pures, des bonnes actions et l’étude, et suivre les enseignements du Coran.

D’une certaine façon, ils font penser à des Maoïstes de la période de la Révolution Culturelle Chinoise, assis et discutant le concept de « nouvel homme Maoïste » selon la voie du petit Livre Rouge, s’engageant dans l’auto critique, et l’impératif islamique d’amélioration personnelle. C’est différent de ce que perçoivent d’eux les Occidentaux comme étant des fanatiques religieux coulés dans le moule des Chrétiens Sionistes d’Hagee (un pasteur fanatique américain chrétien sioniste islamophobe et raciste ndlt)

Pas d’option viable de guerre civile

Une autre raison pour laquelle la Maison Blanche veut envoyer des « ballons d’essai » vers le Hezbollah c’est qu’elle a conclu qu’elle ne pourrait pas initier une guerre civile libanaise et que ce qui était considéré par le Club Welch comme peut être son meilleur plan n’a aucune chance d’aboutir.

Même des visiteurs étrangers basés à Beyrouth qui parlent avec des anciens miliciens exténués et traumatisés d’âge mur, qui ont participé aux combats et aux massacres entre 1975 et 1992, sentent cela. L’un d’entre eux a été frappé par le nombre de ces anciens tueurs (l’un d’entre eux a avoué à cet observateur avoir tué 130 hommes femmes et enfants simplement parce qu’ils étaient musulmans) qui sont frappés de remords, cherchent le pardon, et parlent contre tout renouveau des combats. Beaucoup avertissent la jeunesse libanaise de ne pas répéter leurs erreurs malgré une certaine rhétorique chaude et galvanisante venant de certains « dirigeants ». Ils veulent une vie meilleure pour leurs enfants.

Pendant la guerre civile libanaise qui a duré 15 ans, plus de 150 000 personnes ont été tuées. Dans une guerre civile habituellement l’un des deux partis gagne. Il en résulte des changements culturels, sociaux politiques économiques Ceci n’a pas eu lieu avec la guerre civile libanaise. Les choses se sont terminées après 17 ans de combats sans que rien ne change. Il n’y a pas eu de gagnant au Liban.

Tout le monde a perdu. Ceux qui à la suite de l’Accord de Taïf pensaient avoir gagné, ont réalisé qu’eux aussi avaient perdu. Une grande partie du Liban a été détruit, presque anéanti, et il a perdu sa position régionale. Toutes les milices ont commis des massacres contre d’autres sectes et certains même contre les leurs propres. Le cliché que « le Liban a été utilisé comme champ de bataille par les étrangers pour leurs propres combats » est faux.

Les Libanais ont utilisé des interventions extérieures pour mener leurs combats internes. Les milices libanaises étaient probablement plus violentes et brutales que ceux qui leur ont donné de l’argent et des armes.

Après la guerre, plutôt que de créer une Commission Vérité et Réconciliation style Afrique du Sud, les initiateurs de la guerre civile – dont beaucoup actuellement sont toujours des « dirigeants » – se sont amnistiés eux-mêmes. Certains continuent à s’agiter sur les mêmes problèmes avec les mêmes « vérités » assénées comme évidences et indiscutables comme il y a 30 ans. Peu dans leurs communautés ont désormais confiance en ces chefs de guerre et ils préfèrent qu’ils restent tranquilles.

« Nous avons combattu pour rien et nous avons tout perdu. Le Liban est devenu fou et nous avons tué parce que les autres n’étaient pas comme nous. Montrez moi une famille au Liban qui n’a pas perdu un être cher ! Il ne nous reste que notre chagrin et nos larmes pour le dire. Nous avons été trahi et trompé par ceux pour le compte desquels nous avons tué et sommes morts. Nos jeunes en doivent pas devenir la prochaine génération perdue, la prochaine génération de la guerre ! « Selon un commentaire fait par un propriétaire d’une boutique de sandwiches à Alay.

Difficile d’initier une guerre civile au Liban aujourd’hui alors que ces sentiments sont largement répandus, bien que des « incidents « ne nécessitent que quelques milliers de dollars. De plus, une guerre civile nécessiterait l’implication du Hezbollah et cette organisation a répété qu’elle ne combattrait pas ses frères libanais. « Nos armes sont pour une utilisation contre Israël et pas pour une utilisation contre nos concitoyens » c’est le sentiment généralement exprimé par les membres du Hezbollah.

Lors des combats avec le Amal à la fin des années 80 (« Une page très sombre dans l’histoire shi’ite » selon une source du Hezbollah) le Hezbollah a eu de nombreuses victimes, plutôt que de s’engager dans une guerre totale contre leur frères libanais. Aujourd’hui ils supporteraient de nouveau d’avoir des victimes sans répondre – « des milliers de victimes » a déclaré Hasan Nasrallah – si nécessaire pour maintenir la paix. ( NB. Concernant les affrontements avec le Amal il y a 18 ans, le Hezbollah a finalement perdu patience et a écrasé le Amal dans le Sud de Beyrouth et le conflit intra Shi’ite s’est terminé par un accord le 9 novembre 1990).

L’Association Libanaise pour les Droits de l’Homme a récemment organisé des évènements pour la commémoration du massacre le 13 avril 1975 d’Ain al-Rummaneh de 27 passagers d’un bus palestinien ; un massacre qui a déclenché en quelques heures la guerre civile libanaise. « Nous voulons que ceux qui ont vécu la guerre civile disent aux jeunes ce qu’ils attendent d’eux si un nouveau conflit éclatait» a dit un membre de l’Association, Ziad Khaled, 32 ans. « Nous voulons aussi lancer un avertissement à nos hommes politiques que nous ne les suivrons pas dans une nouvelle guerre. »

Une Guerre Régionale peu probable.

Malgré la propagande médiatique de ces derniers temps, de nombreux analystes du Moyen Orient, de même que le Comité du Congres US des Affaires Etrangères, présidé par l’ancien candidat à la présidentielle Joe Biden ( D-Del) considèrent que l’Administration Bush et Israël ne sont pas tenté d’initier une guerre régionale, aussi tentant que cela puisse être, avant le départ de Bush. Quelqu’un à Capitol Hill l’a résumé simplement : « si Barak Obama gagne pas de guerre régionale. Si John McCain (bombardez, bombardez, bombardez, l’Iran) gagne, déménagez en Alaska, car l’enfer pourrait se déchaîner ».

La pensée du Comité du Personnel est le reflet de ce que pensent les spécialistes du Moyen Orient, que le côté imprévisible et le potentiel très élevé du nombre de victimes créent une forte dissuasion. Selon une source du Comité : « c’est comme l’ancienne Doctrine MAD (Mutual Assured Destruction - Destruction Mutuelle Assurée) pendant la Guerre Froide. MAD a effectivement maintenu la paix. Cela a fonctionné parce que les partis savaient que les pertes seraient trop lourdes. Dans cette région c’est la peur en Israël et à Washington qui maintiendra la paix dans le futur proche. Nous ne voyons pas venir de guerre, ni au Liban, ni dans la région. Bien sûr, je peux me tromper. »

Une autre source du Comité a envoyé un email :

« Les russes ne sont pas d’accord avec notre analyse. Les services de renseignements militaires russes nous rappellent que d’intenses préparations militaires US à la fois pour une opération aérienne et au sol contre l’Iran avec notre présence navale dans le Golfe Persique sont au niveau de ce qui existait avant l’invasion en mars 2003 de l’Irak et suggèrent que Bush (Cheney) pourrait agir dans les mois qui viennent et laisser le chaos à la nouvelle administration. »

En effet, le Général Leonid Ivashov, vice président de l’Académie des Sciences Géopolitiques, a effectivement affirmé la semaine dernière que le Pentagone cherche un moyen de lancer une attaque contre l’Iran qui «permettrait aux Américains de mettre le pays à genoux pour un coût minimum ».Le porte avion USS John C. Stennis, avec un équipage de 3 200 hommes et environ 80 avions de combat dont des avions bombardiers de combat F/A-18 Hornet et Super Hornet, 8 navires de soutien et 4 sous marins nucléaires sont déployés dans le Golfe, où se trouve un groupe identique conduit par le porte avion USS Dwight D. Eisenhower qui y est basé depuis décembre 2006 et récemment intégré.

La CIA et le Pentagone Interviennent

« Ces bâtards (l’armée israélienne) connaissent les règles et ce qu’exige la loi US de contrôle sur l’exportation d’armes ! Les CBU - 58 sont hors d’usage depuis des décennies. Nous (les US) ne les avions même pas dans notre inventaire d’armes depuis que nous les avons utiliser pour la dernière fois en 1991 lors de Desert Storm (Tempête du Désert). Ils sont maintenant complètement pourris et je suis étonné que trente cinq ans après il y en ait encore qui explosent. En les utilisant cette fois au Liban, Israël largue illégalement des mines anti personnelles. »

Un responsable du Pentagone commentant l’utilisation par Israël des armes américaines contre des civils au Liban lors de la guerre de juillet 2006 (chap. II, The Price We Pay).

C’est un fait que depuis au moins 1982, les critiques américaines les plus dures et les plus frustrées d’Israël, viennent de ceux qui travaillent à Langley, en Virginie, aux quartiers généraux de la CIA, et spécialement ceux de l’autre côté de la Maison Blanche à la 14ème Street Brigde, sur les berges de la rivière Potomac, et qui travaillent au Pentagone.

Critiques les plus dures parce que des employés du Pentagone en ont marre de protester depuis longtemps parce qu’ils travaillent en rapproché avec Israël sur des sujets de fournitures d’armes, et qu’ils sont bien placés pour savoir que les officiers israéliens chargés de l’approvisionnement en armes mentent et trompent les US. Frustrés parce qu’ils ont interdiction de par la loi, la politique et même le Lobby d’Israël qui les surveille, de révéler à l’opinion publique les chicaneries régulières dont ils sont les témoins.

Des chercheurs américains, dont feu l’infatigable Janet Stevens, ont eu connaissance des attitudes du Pentagone vis-à-vis d’Israël il y a des décennies quand elle a méthodiquement fait une liste des numéros de séries trouvés sur les cannettes des bombes à fragmentation et autre obus lors du siège de 75 jours de Beyrouth, il y a à peine plus ou moins un quart de siècle.

La motivation de Janet était transparente. Elle voulait une preuve à offrir aux médias sceptiques à Beyrouth (« Journalisme d’Hôtel » comme elle l’appelait) qui répétaient comme des perroquets les négations israéliennes concernant leur utilisation d’armes américaines. Beaucoup étaient affalés au bar de l’Hôtel Commode et attendaient les communiqués de presse israéliens plutôt que de s’aventurer dehors dans les rues dangereuses de Beyrouth. Janet avait fait un « marché « avec les contacts du Pentagone qui pourraient avoir les données sur les numéros de séries qu’elle enregistrait (que le Pentagone voulait pour connaître la baisse réelle des stocks d’Israël en bombes à fragmentation US et obus largués depuis son invasion de 1982), si l’Unité Navale de Fourniture de munitions travaillant à Indian Head, Maryland, lui fournissait les croquis des bombes à fragmentation US et des informations pour les désamorcer. L’accord entériné, l’information reçue par Janet a été utilisée pour faire des affiches pour informer les citoyens de Beyrouth et prévenir des dangers et comment désamorcer ces bombes à fragmentations US. (A cette époque là, le travail humanitaire comme il est fait actuellement par le Qatar, l’EAU, et l’UNICEF, et d’autres projets d’information sur les bombes à fragmentation, n’étaient pas aussi efficaces dans Beyrouth – mais d’autres organisations comme Norwegian Aid, Oxfam, Les Menonites et quelques autres étaient présentes).

Tandis qu’en 2006, Israël a saturé le Sud Liban de 4 types de bombes à fragmentation US, en 1982, Israël a utilisé les 7 types de bombes dont le président Nixon avait donné l’ordre de transfert en Israël de stocks situés à Subic Bay aux Philippines, et destinés au départ aux troupes américaines de plus en plus sous pression au Vietnam. Nixon plus tard a admis son erreur, mais a rapporté que la premier ministre de l’époque Golda Meir, craignant un effondrement militaire face à la 8ème armée d’Egypte lors de la guerre d’octobre 1973, avait menacé d’utiliser des armes nucléaires dans le Sinaï si les Etats-Unis ne venaient pas aider Israël.

La colère du Pentagone en 1982-83 venait du fait que chez les spécialistes US de déminage basés dans les baraquements des Marines il y a eu des victimes du fait de bombes à fragmentation US non explosées, qu’Israël continuait de nier avoir utilisées (une connaissance de Janet, le Caporal David Reagan, a été tué près de son baraquement en bordure de l’aéroport de Beyrouth le 30 septembre 1982, par une bombe à fragmentation M-43 « oisillon » et trois de ses coéquipiers ont été blessés).

Des chercheurs dans Beyrouth Ouest pendant les 11 semaines de sièges en 1982, ont continué à enregistrer les mensonges en série du gouvernement israélien alors que leurs responsables affirmaient que les bombes à fragmentation US n’avaient pas été utilisées contre des civils au Liban. Janet savait qu’il en allait autrement et a prouvé ses affirmations avec des listes détaillées de noms d’endroits géographiques, des dates et des types de bombes à fragmentation US larguées par Israël autour de Beyrouth dans des zones civiles.

Cet observateur se rappelle distinctement que même lors de bombardements intensifs dans Beyrouth Ouest, quand pas une âme, pas un chat de gouttière, ou un oiseau terrifié ne s’aventurait à l’extérieur, Janet disait : « Yala ! - Allons y !, j’ai entendu de l’un des types ( les combattants défendant Beyrouth) dire qu’Israël a tiré 155’s dans les environs (des obus de 155 mm qui contenaient 143 bombes à fragmentation) avec des « oisillons » !

(« Oisillon » était le sobriquet pour la bombe à fragmentation M-43 Raytheon qui a été largement utilisée par Israël contre les civils en 1978, 1982, et dans une moindre mesure en 1993, et 1996 mais pas du tout en 2006, selon les recherches faites par cet observateur, contrairement à certains rapports inexacts).

Jane ouvrait la marche à travers la fumée, les détonations et les débris le long des rues Hamra tandis que son compagnon tentait de se demander : « pourquoi dois je toujours suivre ce que dit cette femme ? ».

L’Administration Reagan a eu accès au travail de Janet par les médias. Le Président Reagan, après avoir confronté le premier ministre israélien Begin fin juin 1982, avec ce que lui et le secrétaire d’état George Shultz croyaient être des preuves irréfutables, a été choqué par le démenti total de Begin et son attitude agressive. Comme le Président l’a plus tard raconté, Begin a pointé son doigt dans sa direction et a crié que les accusations de Reagan équivalaient à « un Blood Libel (accusation de meurtre rituel pour récupérer le sang, portée contre les Juifs au Moyen Age et plus tard ndlt) contre chaque Juif partout. »

Reagan plus tard a expliqué qu’à l’époque de sa rencontre avec Begin il ne savait pas ce que voulait dire « Blood Libel » mais qu’il avait constaté que « l’homme me regardait droit dans les yeux et me mentait. »

Reagan a immédiatement stoppé tout envoi de bombes à fragmentation à Israël, et l’interdit a duré 6 ans jusqu’en 1988, où George H. Bush, lors d’une campagne présidentielle serrée pour la Maison Blanche, et sous la pression du Lobby d’Israël, a obtenu de Reagan qu’il lève l’interdit. George W. Bush a refusé de le réimposer malgré l’expérience de juillet 2006.

La méfiance du Pentagone à l’égard d’Israël a atteint de nouvelles proportions suite à la guerre de juillet 2006, avec l’utilisation par Israël de vieilles bombes à fragmentation du type Lockheed Martin CBU – 58 A/B. Cette bombe qui a d’abord été utilisée au Vietnam est constituée d’une grande coque qui est conçue pour s’ouvrir en vol et larguer 650 bombelettes de la taille d’une balle de baseball appelée BLU (Bomb Live Unit – Unité Vivante de Bombe) 61 ou 63, et qui a mis en colère le Pentagone.

Comme rapporté dans le livre récent The Price We Pay, d’abord le Pentagone n’a pas cru les rapports disant qu’Israël disposait toujours des CBU – 58 parce qu’on leur avait dit qu’Israël avait utilisé tous ses stocks en 1982 . On doit noter que les CBU-58 faisaient partie de celles envoyées par Nixon à Israël du Vietnam en 1973 !

Chacune d’entre elle à une marque jaune sur la coque mère de la bombe qui indique clairement que sa durée de vie est de « 365 jours ». Toutes celles utilisées par Israël au Liban et examinée là bas par ce chercheur après la guerre de juillet 2006, portait ce signe plus une date de fabrication de mars ou août 1973.

Donc, selon le Pentagone et les démineurs de l’ONU, Israël a largué des bombes US en 2006 qui étaient périmées depuis 35 ans. Ceci garantit, selon des spécialistes du Pentagone, que près de 75 % de ces CBU – 58 qu’Israël a largué sont défectueuses et qu’elles sont maintenant dispersées au Sud Liban comme des mines anti -personnelles. D’autres bombes à fragmentation US utilisées par Israël (M-42 et M-77) ont des taux de défectuosité moindre, comme l’ont rapporté l’ONU et différents chercheurs sur le terrain.

La colère du Pentagone et la frustration ont été fortement exprimées à l’automne 2006 par des responsables du Pentagone (voir The Price We Pay Chap.II). Comme l’a fait remarqué l’un des responsables qui supervise les livraisons d’armes à Israël :

« Ces bâtards (l’armée israélienne) connaissent les règles et ce qu’exige la loi US de contrôle sur l’exportation d’armes ! Les CBU 58 sont hors d’usage depuis des décennies. Nous (les US) ne les avions même spas dans notre inventaire d’armes depuis que nous les avons utilisées pour la dernière fois en 1991 lors de Desert Storm (Tempête du Désert). Ils sont maintenant complètement pourris et je suis étonné que trente cinq ans après il y en ait encore qui explosent. En les utilisant cette fois au Liban, Israël largue illégalement des mines anti personnelles. »

Quand, questionné pour savoir pourquoi Israël les aurait utilisées si elles ne fonctionnaient pas comme prévu, le responsable a répondu :

«Ils vidaient leurs placards de vieilles merdes pour obtenir les nouvelles M-26. Nous (le Pentagone) ne les (Israéliens) réapprovisionnons pas tant que leurs stocks ne sont pas tombés à un certain niveau. Ils nous ont dit qu’ils n’avaient pas de CBU –M 58 qui sont complètement anti-personnelles. La M-26 est une bombe à fragmentation tirée par roquette - Système de Lanceur de Roquette Multiple fabriqué par Honeywell et qui peut tirer 7 728 M-77 bombelettes en moins d’une minute d’une portée de plus de 50 KM - que les israéliens ont utilisé partout au sud Liban et qu’ils utiliseront lors de la prochaine guerre. Nous avons suspendu les livraisons de M- 26 après qu’on ait appris l’utilisation des CBU -58, et les mensonges israéliens sur ce qu’ils faisaient avec les M-26 qu’ils avaient en réserve.»

Certains au sein du Pentagone poussent à des discussions avec le Hezbollah du fait de la mauvaise performance d’Israël lors de sa dernière attaque contre le Liban. Cela inclue des surprises militaires tel que la vulnérabilité du blindage israélien aux roquettes anti - tanks du Hezbollah, des douzaines de tanks ayant été touchés et la proportion la plus importantes des victimes a été parmi les équipages des tanks. Le premier jour de l’offensive terrestre, 27 soldats israéliens ont été tués.

Une étude récente financée par le Pentagone des performances d’Israël en juillet 2006, en résumé, a conclu comme suit :

« Israël a commis un erreur en se lançant dans une guerre pour deux soldats capturés.

Israël n’a pas respecté la règle principale de ciblage précis – que moins d’armes et moins de destruction physique peuvent accomplir les effets souhaités avec beaucoup moins de dommages « collatéraux » humains et politiques ».

«La stratégie militaire d’Israël était défectueuse. Israël a trop bombardé et bombardé les mauvaises cibles, se repliant sur des cibles traditionnelles et attaquant des objectifs traditionnels militaires. Israël a aussi mené une campagne aérienne de représailles et destructrices contre les personnes et le gouvernement du Liban. »

« L’armée israélienne semble se satisfaire de mesures conventionnelles de « succès » - accumulant des statistiques suspectes sur les lanceurs du Hezbollah, le nombre de roquettes touchées, les combattants morts, et les « structures « du Hezbollah détruites. Israël s’est peut être satisfait du fait que chaque immeuble qu’il attaquait à Beyrouth et chaque maison civile dans le sud était associée avec le Hezbollah, mais l’impact cumulé a été moins impressionnant militairement et beaucoup plus dommageable politiquement que ce qu’avaient prévu les planificateurs et commandants. »

« Des centaines si ce n’est des milliers de bâtiments civils ont été catalogué faussement et à la légère comme « structures » du Hezbollah et attaqués en le justifiant pour dégrader ou détruire cette organisation. »

« Israël a étendu ses attaques sur des cibles civiles pour punir les supporters du Hezbollah et le gouvernement et le peuple du Liban. Israël a obstinément expliqué son action en réitérant encore et encore que les combattants du Hezbollah étaient des « terroristes » et que le Hezbollah était finalement responsable pour tout dommage causé, mais en dehors d’un petit cercle de supporters, Israël a été désigné de plus en plus par des analystes militaires US comme l’agresseur. »

« Les arguments que nous entendons du gouvernement israélien sont douteux i.e, qu’il n’avait pas d’autre alternative – que ces maisons de civils et bâtiments devaient être attaqués à cause de la nature du Hezbollah et son utilisation de la société civile comme bouclier humain ».

« La résistance du Hezbollah a démontré que l’organisation a des racines profondes et un énorme soutien populaire au Liban, et pourtant les dirigeants politiques et militaires d’Israël semblent croire leur propre propagande que le Hezbollah n’avait pas de soutien libanais, était faible, et perdait. De ceci on tire une vue conventionnelle et fausse de succès qu’Israël semble se contenter de croire : les 6 ans d’investissement du Hezbollah et les efforts pour construire des infrastructure au Liban étaient anéantis, les routes de ré approvisionnement de la Syrie et de l’Iran étaient perturbées, 70-80% des lanceurs de longue portée et 50 % de ceux de courte portée étaient détruits, la moitié des stocks actuels de roquettes et de missiles étai détruit, et plus de 600 combattants du Hezbollah tués. La destruction des infrastructures de soutien de l’organisation -routes et ponts, combustible, communications, médias, et même institutions financières – tout cela cumulé. Le Pentagone savait que cela n’était pas vrai. Israël n’a pas réussi à faire une analyse holistique du bénéfice militaire versus l’impact humain et politique ».

« Du point de vue militaire, un voie différente aurait du être suivie. Le pouvoir aérien comme il a été utilisé par Israël n’est pas une alternative. (Ajouté à cela la spéculation que la « surprise pour Israël » mentionnée récemment par le Hezbollah comprend des missiles sol air qui peuvent détruire des avions israéliens quand ils attaqueront le Liban. )


Israël a aussi échoué dans la protection de ses équipes de tankistes.

L a puissance des armes d’infanterie anti-blindage ont harcelé les Israéliens depuis la Guerre de 1973 de Ramadan ( Kipour ?! ndlt) quand des missiles Sagger téléguidés de fabrication russe ont été utilisés en tirs de barrage par les forces égyptiennes contre les tanks israéliens traversant le Canal de Suez.

En juin 2006, le Hezbollah a utilisé des Metis ou Saxhorm russe AT-13, le lanceur moderne successeur du Sagger, qui peut percer le blindage du tank Merkava IV sur 46 cm de profondeur.

Le « blindage réactif » d’Israël – qui consiste en blocs d’explosifs ou briques sur l’extérieur du tank ou du véhicule – conçus pour exploser à l’extérieur quand ils sont touchés par un missile, perturbent l’effet de la tête du missile. Mais ces améliorations ne se sont pas avérées suffisamment efficaces contre les systèmes anti-tanks les plus modernes maniés par des combattants déterminés sur le terrain. Le Hezbollah a adapté et utilisé des charges en tandem, la première tête déclenche le « blindage réactif » israélien, et la seconde pénètre le tank. Les RPG-29 du Hezbollah, une arme à feu portée sur l’épaule conçue avec une charge en tandem s’est montré dévastatrice pour les tanks israéliens. Des analystes militaires spéculent que si Israël devait lancer une importante opération terrestre pour attaquer le Liban, il perdrait des centaines de tanks à cause des armes à charge en tandem dont le Kornet qui est précis à une distance de plusieurs KM et peut pénétrer 1.200cm d’une armure endurcie. Un reporter du Daily Telegraph a rapporté avoir vu des casiers de missiles Kornet autour de Mar al Ras, Eita Shaab et Aitayoun.

Franklin Lamb 25/04/08 www.counterpunch.org

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Franklin Lamb fait de la recherche au Liban email : fplamb@gmail.com

Bush et le Hezbollah Partie I





























Dimanche 4 Mai 2008
Mireille Delamarre

Dans la même rubrique :

Syrie | Liban