Anti Sionisme

Le Plan Diabolique Du Chef Des SS -Soldats Sionistes- Ehud Barak. Heil Barak !

Ehud Barak sait qu'actuellement il n'a aucune chance d'être élu Premier Ministre en février 2009. Avec la complicité d'Ehud Olmert, l'actuel premier ministre en sursis, il a préparé un plan machiavelique pour s'imposer à la tête de l'état sioniste en massacrant un maximum de Palestiniens à Gaza.



Le Plan Diabolique Du Chef Des SS -Soldats Sionistes- Ehud Barak. Heil Barak !

Le Plan Diabolique Du Chef Des SS -Soldats Sionistes- Ehud Barak. Heil Barak !
Le plan d'attaque de la Bande de Gaza a été concocté il y a six mois par Ehud Barak l'actuel ministre de la défense, et le premier ministre sortant Ehud Olmert, alors même que le Hamas proposait une trêve dans des termes précis. Le Hamas a respecté ses engagements, ce qu'a reconnu le chroniqueur militaire du quotidien Haaretz, Zvi Barel aujourd'hui : " Il y a six mois, Israël a demandé et obtenu un cessez le feu du Hamas. il l'a violé unilatéralement quand il est allé faire sauté un tunnel, tout en demandant à l'Egypte d'obtenir du groupe islamique qu'il cesse le feu...Le Hamas a des exigences claires pour l'extension du cessez le feu. L'ouverture des points de passage pour l'approvisionnement en marchandises et la fin des attaques des forces israéliennes contre Gaza...." Le gouvernement israélien a renforcé le blocus de Gaza ne laissant même plus passer le minimum d'aide humanitaire pour les 1,5 millions de Palestiniens qui subissent cette punition collective d'une ampleur sans précédent, un crime de guerre en droit international. L'armée des SS a également continué ses opérations dans le Sud et le Nord de Gaza et récolté toutes les informations possibles sur les infrastructures militaires et civiles du Hamas, dont les postes de police attaqués massivement hier et qui ont fait un nombre élevé de victimes chez les policiers palestiniens (en droit international les policiers sont reconnus comme civils et non militaires et donc la majorité des tués palestiniens sont des civils). Au début de la deuxièmeinti Intifada, l'armée SS s'en était également pris aux policiers palestiniens en Cisjordanie, alors majoritairement membres du Fatah.

Dans une démocratie, ce que l'état sioniste revendique être, un premier ministre accusé de corruption aurait démissionné tout de suite, ou aurait été obligé de le faire, poussé, soit par l'appareil judiciaire, soit par les electeurs. Ehud Olmert, qui avait déjà échappé aux retombées négatives de la débacle de la deuxième guerre du Liban de juillet 2006, s'accroche à son poste sachant pertinemment que le lendemain des élections de février prochain il sera inculpé, jugé, et envoyé en prison, les preuves contre lui son accablantes. Olmert a tout intérêt à ce que la situation militaro sécuritaire se détériore afin que les élections soient repoussées. Pour l'instant, selon la presse israélienne, les principaux partis viennent de repousser l'éventualité d'un report des élections. Mais, si après une offensive militaire terrestre d'envergure prévue dans Gaza, la situation devient plus instable - retour des attentats suicides, lourdes pertes de SS lors de l'opération terrestre - il est possible que les élections soient repoussées. Olmert peut compter sur Ehud Barak pour cela.

En effet, Ehud Barak, l'actuel ministre de la défense, et candidat du parti travailliste pour le poste de premier ministre, n'a aucune chance actuellement d'être élu à ce poste, le parti travailliste étant en pleine régression et crédité de 10 à 12 sièges au parlement israélien derrière le parti fasciste, Israël Beitenou de Lieberman. Le Likoud, dont le candidat est Benjamin Netanyahou, "l'ami de Sarkozy", et Kadima, le parti d'Ariel Sharon dont la candidate est Tzipi Livni, sont aux coudes à coudes dans les sondages, avec aux alentours de 29 à 30 sièges chacun. Mais Netanyahou, dont le parti est noyauté par l'extrème droite sioniste des colons avec à leur tête Moshe Feiglin, bénéficie néanmoins d'un léger avantage. Si une alliance Livni Barak est envisageable, une alliance Barak Netanyahou ne l'est pas. Barak pourrait garder son poste de ministre de la défense si Livni était élue, et en coulisse, parce que militaire de carrière, tirer les ficelles, dans un pays qui vit pour la guerre et par la guerre avec un électorat inféodé à l'armée qu'il idolâtre.

Mais Barak a d'autres ambitions, il vise le poste de premier ministre - Il a d'ailleurs annoncé, en bon tacticien, qu'il suspendait provisoirement sa campagne pour les elections de févrer 2009 à cause de la "situation" mais à cause de "l'état d'urgence" les autres candidats l'ont suivi - et compte donc créer pour cela les conditions favorables grâce à l'opération militaire engagée hier matin. Celle ci a débuté hier à 11h 30 du matin, heure d'influence dans les rues de Gaza alors que des milliers d'enfants gazaouites quittaient leurs écoles et d'autres y arrivaient, ce qui explique le nombre particulièrement élevé de victimes massacrées, mais c'était le but. " Choisir un tel moment (11h 30) pour bombarder au coeur des villes c'est terrible. Ce choix visait à causer un massacre aussi massif que possible" ( Dc Haidar Eid conferencier en etudes culturelles à l'Unversité Al Aqsa de Gaza cité par Amira Hass dans un article paru ce matin dans Haaretz intitulé " 'Little Baghdad' in Gaza - bombs, fear and rage"

C'est effectivement l'objectif des SS comme l'a affirmé leur commandant du secteur Sud, Yoav Galant : en attaquant la Bande de Gaza, l'armée de SS va essayé de "renvoyer Gaza des décennies en arrière" en terme de capacité de défense tout en réalisant "le maximum de pertes chez l'ennemi et en faisant en sorte qu'il y ait un minimum de victimes parmi les soldats israéliens." Pour les SS, "l'ennemi" ce sont les 1,5 millions de Gazaouites, inclus femmes, enfants, et vieillards. Galand s'est fixé trois objectifs pour cette opération : assassiner des dirigeants du Hamas, endommager de manière significative les capacités tactiques de la résistance palestinienne à Gaza ainsi que les tunnels. Pour Galand peu importe le nombre de victimes y compris dans les rangs des Soldats Sionistes, " ce qui prévaudra c'est la nécessité de remplir la mission" ajoutant " en aucune circonstance nous ne pouvons accepter le fait que les missions ne soient pas accomplies". Cela implique le recours non seulement à l'aviation mais également aux troupes terrestres et une coordination entre les deux, d'autant plus difficile sur un champ de bataille comme la Bande de Gaza, un espace réduit de quelque 600 Km2 avec des zones urbaines densement peuplées. Les attaques aériennes vont se succéder, l'objectif étant de causer un maximum de dommages aux infrastructures (ou plutôt ce qu'il en reste) de la Bande de Gaza. On est de nouveau dans le scénario type deuxième guerre du Liban de Juillet 2006.

Cett opération d'envergure va donc duré un certain temps, Olmert l'a lui même confirmé dans une déclaration télévisée samedi soir : " cela pourrait prendre un certain temps". Des centaines de SS, troupes d'infanterie et tankistes se concentrent actuellemernt en bordure de frontière avec Gaza. L'armée israélienne mobilise actuellement 6500 réservistes, et d'autres seront appelés dans les jours qui viennent. Ces reservistes seront affectés en partie pour aider les colonies israéliennes du Sud à faire face aux roquettes palestiniennes, une autre partie renforcera les appelés et soldats de métier pour envahir Gaza.

Barak n'a jamais accepté le cessez avec le Hamas et il vient de le réaffirmer lors d'une interview sur la chaîne de TV américaine Fox News : " je ne peux pas vraiment accepté" un cessez le feu avec le Hamas... Qu'on nous demande d'établir un cessez le feu avec le Hamas c'est comme nous demander d'établir un cessez le feu avec Al -Qaeda, c'est quelque chose que nous ne pouvons pas vraiment accepter". Alors qu'on lui demandait si les frappes aériennes seraient suivies d'une offensive terrrestre il a répondu : " s'il faut des bottes sur le terrain elles y seront". Heil Barak !

Barak sait aussi qu'en lançant une vaste offensive dans la Bande de Gaza, il répond aux désirs secrets des sionistes israéliens de vengeance, de faire payer le retrait de 2005 que les colons n'ont toujours pas digéré, de porter un coup fatal au Hamas, de redorer le blason de l'armée sioniste vaincue par le Hezbollah lors de la deuxième guerre du Liban en juillet 2006, et d'envoyer un message fort au Hezbollah et à l'Iran. Mais pour Barak il s'agit surtout de prendre un avantage indéniable sur ses deux adversaires pour le poste de premier ministre, en prouvant que lui seul, un militaire de carrière, est capable d'assurer la sécurité du pays et de sa population sioniste et donc de récupérer le plus possible d'électeurs à "gauche" (en fait il n'existe plus de gauche en Israël) et à droite voire aussi chez les colons d'extrême droite ( La colonisation de la Palestine a bien souvent été la plus active sous gouvernement travailliste). Tout cela en massacrant un maximum de Palestiniens à Gaza.

Le public sioniste s'enivre des images TV de bombardements sur Gaza, une orgie d'images sanglantes, passées en boucle. A 11h 30 du matin Samedi 64 bombardiers ont largué plus de 100 tonnes de bombes et explosifs sur la Bande de Gaza. Et cela continue, tôt ce dimanche matin, une mosquée a été complètement détruite près de l'hôpital Shifa dans la ville de Gaza, les vitres de l'hôpital volant en éclats. Autre cible, la TV du Hamas, Al Aqsa dont les studios ont été complètement détruits mais qui continue d'émettre à partir d'un station mobile.

Barak veut semer la terreur chez les Palestiniens sachant qu'en représailles, outre les tirs de roquettes au quotidien, ils reprendront les attaques suicides les justifiant par les horreurs commises par les SS contre les civils palestiniens de Gaza, semant ainsi la peur au sein de la population sioniste, renforçant son désir de vengeance. La boucle sera bouclée, Barak pourra être élu car, seul militaire expérimenté à se présenter, les electeurs sionistes se jetteront dans ses bras pour encore plus de repression, encore plus de massacres cette fois des deux côtés. Heil Barak !

Mais comme l'écrit également aujourd'hui le chroniqueur militaire du quotidien Haaretz, Zvi Barel, " On s'attend à combien de soldats tués dans la premiere vague envoyée combattre ? Combien de mois les forces israéliennes vont passer dans Gaza, nettoyant ses maisons et ses tunnels ? Combien de civils Palestiniens seront tués ? Gilad Shalit survivra t-il dans un tel scénario ? Le Hezbollah restera t-il passif pendant l'offensive contre Gaza ? Comment réagiront les habitants de la Cisjordanie, de la Jordanie, de l'Egypte ? Et qu'en sera- t-il du nouveau président US ? ( qui en réponse aux massacres de Gaza d'hier a dit " no comment" pas de commentaire) Et qu'adviendra-t-il du président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas ? Mais compte-t-il vraiment ?..."

Mais Barak l'a affirmé pas question de cessez le feu avec le Hamas. Il y a peu de chance pour que le Hamas, quelque soit l'importance des destructions de ses infrastructures et les pertes en combattants, soit renversé. L'objectif de Barak est donc bien une détérioration de la situation des deux côtés, à six semaines des élections, si la date est respectée, alors que le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas termine normalement son mandat début Janvier, sans rien avoir obtenu d'Israël pendant ces longs mois de "négociations". Abbas pourrait adopter la même attitude que le gouvernement de Siniora au Liban pendant l'été 2006, en retrait pour mieux continuer à imposer une autorité palestinienne moribonde qui reçoit ses ordres de Tel Aviv et Washington et est entretenue par l'UE. Un coup de pouce en quelque sorte de Barak aux "arabes modérés", mais qui risque d'avoir l'effet inverse, discréditant encore un peu plus Abbas aux yeux des Palestiniens. "L'une des victimes de l'offensive de Gaza, c'est le Président Abbas et l'Autorité Palestinienne" a dit l'analyste palestinien; Ghassan Khatib. Hier, les milices d'Abbas, entraînées par les Américains, sont entrées en action comme supplétifs des SS contre les Palestiniens qui manifestaient leur soutien aux Gazaouites dans les villes de Cisjordanie, pour éviter "tout débordement".

Barak est un parieur invétéré. Il prend d'énormes risques en lancant cette offensive contre le Hamas à Gaza. Mais, une fois que les "bottes" des SS martelleront le sol de Gaza, les décisions seront entre les mains des chefs militaires qui depuis 2006 et leur cuisante défaite, n'ont qu'un seul objectif: : montrer qui est le maître. Non pas en combattant une autre armée bien équipée, mais en s'attaquant, les lâches, à 1,5 millions de Palestiniens enfermés dans le Ghetto/camp de concentration de Gaza, affamés, dépourvus de tout y compris des moyens adéquats de soigner leurs blessés. Heil Barak !

L'offensive au sol sera longue, et coûteuse en soldats SS tués et blessés. Barak et Olmert pourront alors justifier de la nécessité de reporter les élections, au moins le temps que Barak s'assure d'une "victoire" sur le Hamas : assassinats ciblés de certains dirigeants, massacres et arrestations massives de resistants, découverte et exposition devant la presse d'armements sophistiqués tels des fusils d'assaut et missiles déclarés fournis par le Hezbollah et l'Iran... Après, viendront les combats de ruelles contre des resistants qui n'auront plus rien à perdre - plutôt mourir que de se rendre - et une population toute dévouée à leur cause surtout parmi les jeunes dont 40% disent vouloir devenir martyr, un retour de bâton du blocus organisé par les dirigeants sionistes criminels de guerre.

Mais, Si l'opinion publique israélienne est complètement insensible aux massacres des Palestiniens, quand le chiffre des soldats SS tués augmentera quotidiennement, sortant les sionistes israéliens de leur extase obscène revancharde, le réveil sera encore plus douloureux qu'après la deuxième guerre du Liban, et ils risquent de demander immédiatement des comptes à ceux qui les ont entraînés dans cette guerre sans issue. Alors ce ne sera plus , Heil Barak ! mais Barak démission.

Il se peut que les élections soient tenues comme prévu le 10 février ce qui veut dire que Barak, pour avoir des chances de l'emporter, a 6 semaines précisément pour tuer un maximum de Gazaouites. Cependant, il n'est pas dit que les deux autres candidats, Netanyahou, et Livni, laisseront Barak engrangé seul les fruits de sa campagne sanglante à Gaza. L'état de guerre profite toujours à la droite en Israël et Netanyahou peut d'hors et déjà se frotter les mains.

Barak, Netanyahou, Livni, trois candidats au poste de premier ministre de l'état sioniste, cherchant à prendre la direction du pays en massacrant un maximum de Palestiniens dans Gaza.

Heil !....

Note du comité de rédaction

Dans un article intitulé : " Israël lance une campagne internationale de propagande pour justifier une attaque imminente contre Gaza" mis en ligne le dimanche 21 decembre 2008, nous avons lancé une alerte sur ce qui allait se passer, notamment une attaque des SS pendant les vacances de fin d'année.

Faut-il attendre d'avoir des centaines de morts à Gaza pour réagir ?

N'attendez pas non plus de l'ONU, où les US bloquent systématiquement toute résolution condamnant Israël comme encore une fois hier soir, ou de nos dirigeants politiques quoi que ce soit. Souvenez vous comment ils ont laissé Israël massacrer les civils libanais pendant l'été 2006.

C'est à la société civile partout dans le monde de se lever en soutien aux Gazaouites martyrs, de protester haut et fort et sans relâche contre le génocide à Gaza pour que plus tard nos enfants et petits enfants n'aient pas à nous reprocher de n'avoir rien fait pour arrêter ces massacres.

Pour qu'il n'y ait "PLUS JAMAIS CELA"

AGISSEZ VITE !

Attention à Ehud Barak

AGIR : Arrêtez le massacre à Gaza. Boycottez Israël maintenant !

Un appel de la société civile palestinienne

« Arrêtez le massacre à Gaza. Boycottez Israël maintenant ! »

Aujourd’hui, l’armée israélienne d’occupation a commis un nouveau massacre à Gaza, tuant et blessant des centaines de civils palestiniens, y compris un nombre encore non établi d’écoliers qui revenaient chez eux de l’école quand les premières frappes militaires israéliennes ont commencé. Ce dernier bain de sang, bien que beaucoup plus impitoyable que ceux qui l’avaient précédé, n’est pas le premier perpétré par Israël. Il couronne des mois d’un siège israélien contre Gaza qui devrait être largement condamné et sanctionné comme un acte de génocide contre les 1.5 million de Palestinien vivant dans la bande côtière occupée.

Israël paraît vouloir marquer la fin de sa soixantième année d’existence de la même manière qu’il s’était installé – en perpétrant des massacres contre le peuple palestinien. En 1948, la majorité de la population palestinienne autochtone avait subi un nettoyage ethnique en étant chassée de ses foyers et de ses terres, en partie par des massacres comme celui de Deir Yassin ; aujourd’hui, les Palestiniens de Gaza, dont la plupart sont des réfugiés, n’ont même pas le choix de chercher refuge quelque part. Emprisonnés derrière les murs d’un ghetto et acculés au bord de la famine par le siège, ils sont pour Israël les cibles faciles de bombardements aveugles.

Le professeur Richard Falk, rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour les Territoires palestiniens occupés et professeur émérite de droit international à l’université de Princeton, a décrit en ces termes le siège israélien de Gaza l’année dernière, alors qu’il n’était pas encore comparable en gravité à la situation actuelle :

« Est-ce une exagération irresponsable que d’associer le traitement des Palestiniens aux pratiques d’atrocités collectives des Nazis ? Je ne le crois pas. Les récents développements à Gaza sont particulièrement inquiétants parce qu’ils expriment de façon frappante une intention délibérée de la part d’Israël et de ses alliés de soumettre une communauté humaine toute entière à des conditions de la plus grande cruauté qui mettent en danger sa vie. La suggestion que ce schéma de conduite est un holocauste en train de se faire représente un appel assez désespéré aux gouvernements du monde et à l’opinion publique internationale à ce qu’ils agissent d’urgence pour empêcher que ces tendances actuelles au génocide n’aboutissent à une tragédie collective. »

L’épisode le plus brutal de cette « tragédie collective » est ce que nous avons vu aujourd’hui.

Les crimes de guerre d’Israël et autres graves violations du droit international à Gaza ainsi que dans le reste des territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem, n’auraient pas pu être commis sans la complicité directe ou indirecte des gouvernements du monde, en particulier des Etats-Unis, de l’Union européenne, de l’Egypte, et d’autres régimes arabes.

Alors que le gouvernement des Etats-Unis a toujours parrainé, financé et protégé de la censure internationale les politiques d’apartheid et coloniales d’Israël contre la population autochtone de la Palestine, l’Union européenne s’était montrée capable dans le passé de préconiser un semblant de respect du droit international et des droits humains universels. Cette distinction s’est effectivement terminée le 9 décembre dernier, lorsque le Conseil de l’Union européenne a décidé à l’unanimité de récompenser le mépris criminel d’Israël pour le droit international, par la revalorisation de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël. Israël a clairement déduit de cette décision que l’Union européenne tolère ses actions contre les Palestiniens soumis à son occupation. La société civile palestinienne a également reçu le message : les gouvernements européens sont devenus aussi complices des crimes de guerre d’Israël que le gouvernement des Etats-Unis.

La grande majorité des gouvernements du monde, particulièrement dans le sud, portent également une part de responsabilité. En continuant comme à l’ordinaire à faire des affaires avec Israël, par des accords commerciaux, des achats d’armes, des liens universitaires et culturels, des ouvertures diplomatiques, ils ont fourni la base nécessaire à la complicité des puissances mondiales et, par conséquent, à l’impunité d’Israël. De plus, leur inaction au sein de l’ONU est inexcusable.

Le Père Miguel D’Escoto Brockman, Président de l’Assemblée générale de l’ONU a préconisé dans un récent discours devant l’Assemblée la seule voie morale à suivre par les nations du monde dans leurs rapports avec Israël :

« Il y a plus de vingt ans, nous, les Nations Unies, avions suivi la voie de la société civile lorsque nous avions convenu que des sanctions étaient nécessaires pour fournir des moyens de pression non violents contre l’Afrique du Sud afin qu’elle mette un terme à ses violations. Aujourd’hui peut-être, nous, les Nations Unies, devrions-nous envisager de suivre la voie d’une nouvelle génération de la société civile, qui appelle à une campagne non violente similaire de boycottage, de désinvestissement et de sanctions pour faire pression sur Israël afin qu’il mette un terme à ses violations. »

Maintenant, plus que jamais, le Comité national palestinien pour le Boycottage, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC), appelle la société civile internationale à ne pas se limiter à protester et à condamner de diverses manières le massacre perpétré par Israël à Gaza, mais également à s’associer à la campagne internationale de Boycottage, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS) contre Israël pour mettre fin à son impunité et le tenir pour responsable de ses violations systématiques du droit international et des droits des Palestiniens. Sans une pression soutenue et efficace exercée par les personnes de conscience du monde entier, Israël continuera de perpétrer graduellement ses actes de génocide contre les Palestiniens, enterrant toute perspective d’une juste paix dans le sang et sous les ruines de Gaza, Naplouse et Jérusalem.

Comité national palestinien pour le Boycottage, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC)*
[Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee, (BNC)]
Ramallah occupée, Palestine
Le 27 décembre 2008.

* Le Comité national palestinien pour le Boycottage, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC) inclut les organisations suivantes :

Council of National and Islamic Forces in Palestine ; General Union of Palestinian Workers ; Palestinian General Federation of Trade Unions ; Palestinian Non-Governmental Organizations’ Network (PNGO) ; Federation of Independent Trade Unions ; Union of Palestinian Charitable Organizations ; Global Palestine Right of Return Coalition ; Occupied Palestine and Golan Heights Advocacy Initiative (OPGAI) ; General Union of Palestinian Women ; Palestinian Farmers Union (PFU) ; Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW) ; Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) ; National Committee to Commemorate the Nakba ; Civic Coalition for the Defense of Palestinian Rights in Jerusalem (CCDPRJ) ; Coalition for Jerusalem ; and Palestinian Economic Monitor.

Traduit de l’anglais par JPH, texte original en anglais :
http://www.bds-palestine.net/ ?q=node/235

27 décembre 2008

Source : le site de Silvia Cattori, journaliste suisse



Dimanche 28 Décembre 2008
Myriam Abraham


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