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Iran

Le Nucléaire Médical Iranien Et Les 850 000 Malades Qui En dépendent Ne Doivent Pas Etre Pris En Otages Par Le P5+1 Et L’AIEA

Le P5+1 prend actuellement en otage le nucléaire médical iranien en menaçant Téhéran de nouvelles sanctions s’ils n’envoient pas leur LEU à l’étranger et l’AIEA ne remplit pas ses obligations qui consistent à faciliter l’approvisionnement en uranium enrichi à 19.5 à des fins médicales tout pays signataire du TNP. C’est la vie de 850 000 malades iraniens qui est prise en otage, certains malades risquant de mourir prochainement faute de soins appropriés.



Enfant iranien traité pour un cancer
Enfant iranien traité pour un cancer

Un électricien à la retraite, Ruhollah Solook, vivant à Santa Monica en Californie était dans une situation critique. Il avait désespérément besoin d’une transplantation de rein de même que des séances de radiothérapie et autres traitements. Il pouvait bénéficier de la médecine nucléaire aux USA mais il n’y avait pas de donneur compatible pour lui.

Ironie du sort, alors que les USA et lsraël s’appliquent avec un zèle démoniaque à pousser la communauté internationale à des sanctions drastiques contre l’Iran à cause de ses activités d’enrichissement d’uranium, Solook, un juif d’origine iranienne de 70 ans qui a émigré aux USA il y a de cela plusieurs décennies a pu bénéficier à la fois d’une transplantation et des traitements adéquats dans son pays d’origine, l’Iran. Il est actuellement hospitalisé dans le plus vieil hôpital de Téhéran après avoir bénéficié d’une transplantation de rein grâce à la générosité d’un ami iranien.

« Ils m’ont sauvé la vie ici, maintenant j’espère qu’ils pourront me guérir » a-t-il dit.

En Iran, on estime à 850 000 le nombre de malades des reins du cœur et souffrant de cancer confrontés à une véritable course contre la montre.

Ces malades ont besoin de traitements post opératoires utilisant la médecine nucléaire, et les médecins et scientifiques du nucléaire là bas disent que la réserve d’uranium enrichi à 19.5 nécessaire pour faire fonctionner le réacteur nucléaire du centre de recherche de Téhéran produisant les isotopes nécessaires à tous ces traitements sera épuisée d’ici peu, probablement au printemps 2010.

« Nous avons dans notre seul hôpital des milliers de malades par mois à traiter » selon ce qu’a dit Gholamreza Pourmand, un spécialiste qui a soigné Solook en utilisant le technetium – 99, une technique nucléaire utilisée pour le diagnostic par scanners corporels.

« Si nous ne pouvons pas les aider, certains d’entre eux vont mourir. C’est aussi simple que cela ».

A l’origine de ce grave problème d’approvisionnement de la centrale de recherche nucléaire médicale de Téhéran, les sanctions imposées contre l’Iran avec la complicité de l’AIEA dont les décisions sont de plus en plus politisées et biaisées. L’Iran affirme que ces sanctions l’empêchent d’importer des scanners des USA et d’Europe pour diagnostiquer les cancers car certaines pièces sont listées comme pouvant être utilisées à des fins non médicales.

A ce jour, l’AIEA qui contrôle le programme nucléaire iranien a systématiquement noté dans tous ses rapports que l’Iran n’a pas détourné son programme nucléaire médical et civil à des fins militaires.

L’Iran affirme également que les sanctions votées par le CSONU en 2007 lui interdisent d’importer les isotopes médicaux nécessaires pour faire fonctionner ces scanners et d’autres appareils servant pour les traitements anticancéreux et autres. Compte tenu de la pénurie d’isotopes médicaux sur le marché mondial l’Iran a en fait surtout énormément de difficulté d’approvisionnement car certains pays sont peut empressés à les lui vendre et de plus ces importations coûtent extrêmement cher à l’Iran.

Les importations d’isotopes médicaux ont cessé en 2007 et l’Iran a réactivé l’ancien réacteur de recherche nucléaire à Téhéran qui lui avait été fourni il y a 40 ans par les US. Ce réacteur est utilisé actuellement presque en continu. En Juin, l’Iran a informé l’AIEA que le combustible obtenu de l’Argentine en 1993 pour le faire fonctionner serait épuisé d’ici fin 2010. Cette estimation a été actualisée et c’est en fait en début d’année prochaine qu’il le sera.

Comme les sanctions empêchent l’Iran d’acheter le combustible sur le marché international, l’Iran dit qu’il peut lui-même le produire, enrichir l’uranium à 19.5 pour fabriquer les isotopes médicaux bien que cela soit techniquement difficile comme l’a affirmé Mohammad Ghannadi, vice président de l’Organisation à l’Energie Atomique de l’Iran. (OEAI).

« Nous préférons acheter le combustible le plus rapidement possible » a-t-il précisé pour éviter une pénurie dont les premières victimes seraient bien évidemment les malades iraniens eux –mêmes.

Le P5+1 avec la complicité de l’AIEA, insiste pour que l’Iran envoie son LEU à l’étranger où il devrait être enrichi par la Russie et transformé en barres de combustibles par la France. Mais l’Iran ne fait confiance ni à la Russie qui fait passer ses intérêts dans sa relation avec les US avant toute autre considération, ni à la France qui avec Sarkozy applique vis-à-vis de l’Iran la politique de Tel Aviv – des sanctions toujours plus de sanctions voire même un soutien à peine voilé à une attaque militaire israélienne ou tout du moins l’utilisation d’une possible attaque comme chantage pour faire pression sur l’Iran.

Pour Mr Ghannadi, il s’agit d’un problème humanitaire et non pas politique :

» Quand quelqu’un est malade on doit le soigner. Fournissez nous le combustible nous fabriquerons les isotopes médicaux ».

Le centre nucléaire de recherche médicale à Téhéran a commencé à fabriquer ces isotopes à cause de la fin des approvisionnements venant de l’étranger du aux sanctions, et fourni 120 hôpitaux dans tout l’Iran. « Quand les cargaisons d’isotopes médicaux ont pris fin, nous avons été obligés de les fabriquer nous-mêmes ». Mais les médecins se souviennent que pendant deux mois aucun malade n’a pu être traité provoquant de sérieuses perturbations dans les soins en milieu hospitalier.

« Quand ils parlent de droits de l’Homme à l’ONU ils ne devraient pas oublier que nos malades ont également des droits » a fait remarqué un interne iranien qui a étudié à l’Université Johns Hopkins aux Usa. « Les US essaient actuellement de m’empêcher d’utiliser en Iran ce que j’ai appris aux Etats Unis » s’est-il plaint.

Finalement, c’est très certainement Mr Solook ce Juif Américain d’origine iranienne qui de sa voix fluette de convalescent transplanté résume le mieux de son lit d’hôpital de Téhéran ce qui n’est qu’une simple question de bon sens et d’humanité :

«Je ne crois pas à ces sanctions, elles font du mal aux gens ordinaires pas aux dirigeants.A quoi çà sert ?»

Sources de certaines informations le Washington Post du 20/12/09

Dimanche 20 Décembre 2009
Mireille Delamarre

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