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Le Mythe d’Osirak : Le Bombardement Israélien du Réacteur Irakien n’a pas Stoppé mais Déclanché le Programme Nucléaire Militaire de l’Irak.

Les Israéliens se vantent d’avoir stoppé en 1981 le programme militaire nucléaire irakien. FAUX. Furieux, après le bombardement du réacteur d’Osirak, Saddam Hussein a ordonné le lancement d’un programme clandestin de fabrication de la bombe. Que cela serve de leçon pour le programme nucléaire civil iranien.



Réacteur d'Osirak après le bombardement israélien de juin 1981
Réacteur d'Osirak après le bombardement israélien de juin 1981

Le Mythe d’Osirak

Richard Wilson, enseignant chercheur Mallinckrodt en physique à l’Université d’Harvard, s’est rendu sur l’emplacement du réacteur nucléaire d’Osirak en Irak en 1982 après son bombardement et sa destruction par l’aviation israélienne. « Beaucoup affirme que le bombardement du réacteur nucléaire d’Osirak a retardé le programme nucléaire militaire de l’Irak. Mais le programme nucléaire irakien avant 1981 était pacifique et le réacteur d’Osirak était non seulement incapable de fabriquer des bombes mais en plus il était sous surveillance intensive. C’est sûr que Saddam Hussein aurait certainement aimé avoir une bombe nucléaire s’il avait pu en avoir une, mais le problème c’est y avait-il suffisamment de contrôles concernant ce réacteur en place pour l’empêcher de le faire, et tout indique qu’il y avait suffisamment de contrôles ».

« Le réacteur d’Osirak a été détruit en juin 1981. Ce n’est pas avant début septembre 1981 que Saddam Hussein a ordonné personnellement de libérer le Dr Jafar Dhia Jafar, placé en résidence surveillée après lui avoir demandé de commencer à diriger un programme clandestin de fabrication de la bombe nucléaire, ce qu’il a accepté de faire. La destruction d’Osirak n’a pas détruit le programme de fabrication de la bombe nucléaire irakienne mais l’a probablement démarré. Pire encore, les israéliens étaient tellement satisfaits d’eux-mêmes, qu’il semble que ni eux ni la CIA n’ont cherché à comprendre l’objectif réel du programme nucléaire irakien, celui de la fabrication de la bombe.»

« Au cours des discussions internationales avec l’Iran, cela doit être présent dans les esprits. Bombarder un programme pacifique, plutôt que de le contrôler, est très dangereux. Mais, hélas, ce n’est pas la leçon que beaucoup de personnes, qui n’ont pas étudié les preuves techniques, ont tiré. »

Le professeur Wilson a publié un article intitulé « l’Exemple d’Osirak », qui reprend le texte d’une conférence qu’il a faite à Erice en Sicile en 2005. Ce texte décrit la situation créée suite au bombardement du réacteur nucléaire d’Osirak en Irak par l’aviation israélienne en juin 1981. Le professeur Wilson y évoque les travaux du Dc Jafar Dhia Jafar devenu le dirigeant scientifique à la tête du programme nucléaire irakien. C’est lui qui avait négocié dans les années 70 les aspects techniques du projet d’Osirak avec les français et supervisé le contrat de construction du réacteur.

Après la 1ere guerre du Golfe en 1991, il est devenu le technicien en chef chargé de la liaison entre le gouvernement irakien et l’AIEA qui, comme on le sait maintenant, avait réussi à mettre fin au programme nucléaire irakien bien avant 1998. D’après le professeur Wilson, le réacteur d’Osirak - contrairement au réacteur nucléaire israélien de Dimona construit avec l’aide de la France, une copie du réacteur français Osiris, fonctionnant avec un système de refroidissement à l’eau lourde – était un réacteur fonctionnement avec un système de refroidissement à l’eau légère, conçu explicitement pour ne pas être capable de fabriquer une quantité de plutonium suffisante pour fabriquer une bombe. De plus, l’Irak en temps que signataire du TNP avait placé le réacteur d’Osirak sous contrôle de l’AIEA. Celle-ci prévoyait d’assigner des inspecteurs à temps plein en Irak une fois que le réacteur serait opérationnel, ce qui bien évidemment rendrait impossible toute production de plutonium. Israël a bombardé le réacteur d’Osirak alors qu’il n’était pas encore opérationnel.

Les dirigeants israéliens connaissaient-ils les détails techniques du Réacteur d’Osirak ? L’intervention radio, juste après le bombardement, du premier ministre israélien de l’époque, Menahem Begin, suggère que non.

La presse américaine, dont le New York Times a joué un rôle prépondérant dans la campagne de désinformation concernant le programme nucléaire irakien comme elle le fait actuellement pour le programme nucléaire iranien. En 2003, Nicholas Kristof du New York Times écrivait : « si Israël n’avait pas bombardé le réacteur d’Osirak en 1981, Irak aurait obtenu des armes nucléaires dans les années 80. » Bien sûr il n’apportait aucune preuve à cette affirmation péremptoire. Le professeur Wilson avait demandé à ce que soit publié un texte technique où il corrigeait cette affirmation erronée, mais le NYT a refusé de le publier.

En 2006, le professeur de droit d’Harvard, un inconditionnel d’Israël, Alan Dershowitz, a écrit dans son livre intitulé « Action Préventive» publié pour justifier « légalement » les attaques préventives ( il a également justifié « légalement » la torture) que le bombardement par Israël du réacteur d’Osirak était un exemple du succès de l’action préventive, alors que comme l’a démontré le professeur Wilson, c’est l’inverse qui est vrai, l’attaque a poussé Saddam Hussein a développer un programme clandestin de fabrication de la bombe nucléaire. C’est là un exemple flagrant que, même dans des universités aussi réputée que celle d’Harvard, il y a des personnes qui agissent pour influencer l’opinion publique alors même qu’elles n’ont pas les connaissances techniques adéquates pour faire des commentaires, et qui plus est se refusent à consulter des scientifiques pour prendre conseil avant de faire de telles affirmations mensongères.

Autre témoignage qui rejoint celui du professeur Wilson , celui d’Imad Khadduri qui a travaillé pour le programme nucléaire irakien.


Imad Khadduri : « J’ai travaillé sur le programme nucléaire pré-1981, et j’étais sûr qu’il ne serait pas utilisé à des fins militaires. Mais après le bombardement de 1981, nous étions tellement en colère que nous étions prêts à travailler sur un programme militaire. » Avant l’invasion de l’Irak, Khadduri affirme que, contrairement à ce que l’Administration Bush déclarait, le programme d’armes nucléaires irakien avait été démantelé. Imad Khaddouri a travaillé sur le programme d’armes nucléaires de l’Irak à partir de 1981. Il a quitté l’Irak à la fin des années 90. Il est l’auteur du livre « Iraq's Nuclear Mirage: Memoirs and Delusions ».

Son blog : http://abutamam.blogspot.com:80/


L’effet négatif du bombardement du réacteur nucléaire irakien d’Osirak par Israël, qui faisait partie d’un programme nucléaire civil sous contrôle de l’AIEA, devrait servir de leçon pour ce qui concerne l’attitude à avoir face au programme nucléaire civil iranien. Pour ce dernier, certains experts mettent également en garde contre toute attaque israélienne* (avec obligatoirement l’accord des US) qui, comme pour Osirak, pourrait avoir l’effet inverse, le développement d’un programme nucléaire militaire iranien pour se protéger des velléités expansionnistes guerrières d’Israël au Moyen Orient et de son protecteur US.

Source de certaines informations : Institute For Public Accuracy http://www.accuracy.org/index.php

* Toute attaque israélienne contre des installations nucléaires iraniennes ne pourrait se faire qu’avec l’accord des US.

Un diplomate israélien en poste à Washington, qui a fait mention de débats très vifs au sein de l’Administration Bush entre les partisans d’une attaque (conduit par le Vice Président Dick Cheney) et ceux contre (avec à leur tête le Secrétaire à la Défense Robert Gates) a fait les remarques suivantes :

« Tout le monde comprend que nous ne pourrions pas entreprendre d’action sans l’accord des US, à la fois parce qu’il nous faudrait traverser un espace aérien contrôlé par les US, et nous aurions besoin de leur aide pour faire face aux répercussions d’une telle attaque ».

Effectivement, le trajet aérien le plus direct c’est un survol du territoire irakien contrôlé par les Américains.

I[« Nous aurions besoin de leur aide pour mener à bien l’attaque, et après… Nous aurions à faire face à une possible action militaire du Hezbollah et de la Syrie, et également des retombées diplomatiques. N’espérez pas que le monde applaudira si nous attaquons l’Iran, avec comme résultat, une flambée des prix du pétrole passant de 140 dollars le baril à 300 dollars le baril. »]i Le diplomate a ajouté qu’Israël aurait besoin de la protection diplomatique des US pour affronter une condamnation mondiale et peut être même des sanctions, suite au raid.

Le professeur Anthony Cordesman du Center for Stratégic and International Studies, une boîte à penser sur la politique étrangère US, chercheur notoirement connu dans ce domaine, a dit que le Chef d'état major des forces armées US, l'Amiral Michael Mullen, qui s'est rendu récemment à Tel Aviv, a transmis un message clair aux Israéliens qu'il n'avait pas le feu vert de la Maison Blanche pour attaquer l'Iran. Mullen avait commenté l'éventualité d'une attaque orchestrée par Tel Aviv, disant que ce serait dangereux et déstabiliserait le Moyen Orient. Selon Cordesman, Mullen exprimait l'opinion officielle de l'Administration américaine, incluse celle de George W. Bush et du Conseil National de Sécurité. Pour l'instant Washington privilégie la voie diplomatique et les sanctions, et, toujours selon Cordesman, s'il y avait un changement de position des US sur une attaque contre l'Iran, elle ne se ferait que lors de la prochaine administration.

Source : www.jpost.com 07/07/08 et www.haaretz.com 08/07/08

Visite virtuelle de la centrale nucléaire de Dimona où Israël fabrique ses bombes


Lundi 7 Juillet 2008
Mireille Delamarre

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