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Le Complexe Militaro Industriel US A l'Abri Des Retombées De La Crise Financiere

Quelque soit le prochain président élu -les deux candidats sont soutenus par le Lobby du complexe militaro industriel -et compte tenu du choix de leur politique étrangère qui diffère peu de celle de Bush, puisqu'ils ont tous deux repris à leur compte la "guerre contre le terrorisme", si aux US, dans un contexte de crise financière, il n'y a pas d'argent pour l'education ou la santé, il y en a pour les guerres.



Le Complexe Militaro Industriel US A l'Abri Des Retombées De La Crise Financiere

Illustration Copyright www.almanar.com.lb
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Washington - Certains pourraient penser que, conséquence de l'actuelle crise financière aux US, il y aura des pressions d'exercer pour réduire les dépenses militaires. Mais il y a peu de chance qu'il en soit ainsi. Tandis que la crise va augmenter la pression fiscale pour réduire les dépenses militaires, comme c'est la plus grosse cagnotte finançant de manière discriminatoire le budget federal, d'autres facteurs politiques compensatoires feront en sorte qu'il n'y aura probablement pas de reduction significative.

Notez que le 24 Septembre pendant la querelle sur la subvention pour Wall Street, le Sénat a voté par 392 voix contre 39, la loi de financement de la défense pour 2009, 612 milliards de dollars, qui inclue à la fois les dépenses de base ainsi que les fonds pour les guerres en Afghanistan et en Irak et d'autres opérations de contre terrorisme. Le fait que le budget ait été approuvé sans protestation du public ou du Congres indique qu'il n'y aura pas de pression significative pour réduire les dépenses militaires ou celles pour la sécurité nationale.

Cette dernière catégorie inclue les dépenses d'armement nucléaire au Departement de l'Energie, plus celles au Département d'Etat, de même que celles des Affaires des Vétérans et celles des agences de renseignement. Ensemble tout cela dépasse le mille milliard de dollars annuellement.

C'est un truisme de le dire, mais la raison principale du maintien de dépenses militaires élevées aux US c'est que les US sont en guerre. Contrairement aux situations existantes fin des années 80 et début des années 90, il n'existe aucun facteur comparable avec l'époque de l'effondrement de l'ex Union Soviétique et la fin de la Guerre Froide qui ont conduit à une réduction significative des dépenses militaires US.

Actuellement, la situation est inversée. Les Etats Unis mène une "guerre contre le terrorisme" et politiquement en c emoement les deux partis, celui au pouvoir et l'opposition, rechignent à réduire les dépenses militaires. En fait, rien dans les plate formes de campagne du sénateur républicain, John McCain, ou du sénateur démocrate Barak Obama, ne suggère qu'il projettent de réduire de façon significative les dépenses militaires.

McCain dit que les US doivent élargir la taille de leurs forces armées. Rien que cela garantira que les coûts opérationnels et de soutien, l'une des catégories les plus élevées des dépenses militaires US, resteront élevés. De même, Obama soutien des plans pour accroître lres effectifs de l'armée de 65 000 soldats et pour les Marines de 25 000.

Finalement, la tradition ancienne du Congres c'est de voter un augmentation des dépenses militaires parce qu'elle crée ainsi des "emplois" sur le marché intérieur, sans mentionner pour leurs électeurs, ceci fonctionnant comme un méchanisme Keynésien plus général de financement.

Cependant, c''est vrai que certains officiers militaires voient la subvention fiancière proposée à Wall Street par l'Administration comme une menace directe au budget militaire.

La comptable du Pentagone, Tina Jonas a dit que la crise financière US pourrait conduire à une diminution des budgets militaires et à une demande de la part du public pour plus de contrôle des dépenses. "Toute crise de cette nature va affecté - doit affecté- d'autres dépenses fédérales" a dit le responsable en chef des dépenses du Département de la Défense depuis 2004, dans une interview le 26 Septembre lors de son dernier jour de fonction."Toute analyse suggérerant que les budgets de la défense échapperaient à un impact de la crise, serait trop optimiste " a-t-elle dit.

Pourtant, quelques jours après, elle a dit que l'armée US demandait une augmentation de 57 milliards pour l'année fiscale 2010, soit 13,5% de plus que le budget de cette année de 514.3 milliards. Bien que cette demande inclue des coûts qui jusqu'à présent ont été payés par des crédits supplémentaires, cela reste néanmoins une véritable augmentation.

A long terme, un autre facteur pourrait réduire les dépenses c'est le désinterêt pour la technologie lourde hardware mise en avant par l'ancien secrétaire à la défense Donald Rumsfeld.

L'actuel secrétaire à la défense, Robert Gates, a dit, lors d'un discours le 29 Septembre à l'Université de la Défense Nationale à Washington, que l'armée devait comprendre les limites de la puissance de feu et que ses dirigeants devaient remettre en cause le fait que la technologie puisse régler tous les problèmes du champ de bataille.

Il a mis en garde contre les efforts pour réorganiser le Pentagone autour de mots à la mode comme " transformation" et a défié ceux qui préconisent d'investir dans de plus petits nombres d'armes de haute technologie croyant qu'on peut révolutionner la guerre. " soyez modeste sur ce que peut accomplir la force militaire, et ce que la technologie peut accomplir".

Gates a dit que le Pentagone avait placé trop d'attente dans les systèmes d'armement de haute technologie visant des états potentiellement adversaires telles que la Russie et la Chine, dont le développement prendra des années. Il a noté que le budget 2009 comprenait 180 milliards pour de tels systèmes conventionnels.

Etant donné la domination US dans l'espace aérien, sur terre et en mer, le Pentagone peut en toute sécurité s'abstenir de construire un petit nombre de bateaux trés sophistiqués, d'avions de combat et autres systèmes, et à la place acheter des équipements en plus grandes quantités, plus simples et moins chers.

Le secrétaire de l'armée, Pete Geren, du Texas, un ancien membre du Congrés pendant 4 termes, a lui aussi mis en garde que le plan de sauvetage de 700 milliards pourrait avoir des conséquences sur le budget de l'armée dans les années à venir. La crise financière pourrait exacerber le fait que les budgets de la défense sont traditionnellement réduits à la fin des guerres, a-t-il dit.

A cause de ses coûts trés élevés en personnel, l'armée n'a pas la flexibilité qu'ont d'autres services d'investir sur de nouveaux systèmes d'armement. Elle devra ainsi faire face à une pression conséquente pour réduire le porte drapeau de son programme de modernisation, les Systèmes Futurs de Combat, et ses nouveaux programmes d'hélicoptères.

La semaine dernière, comme tous les ans depuis le milieu des années 90, l'armée US , tout comme les autres services, a envoyé au Congrés sa [ "liste de souhaits"]i par laquelle elle cherche à obtenir un supplément à son budget par de l'argent "extra activité".

Etant donné qu'elle finance la plus grande part des opérations en Irak et en Afghanistan, l'armée ne demandait que 3.9 milliards de dollars. Cependant, quand on prend en compte l'augmentation du budget de l'armée de 2009 allant bien au delà de ce qui était prévu en 2001 pour 2009, il semble que l'armée cherche à obtenir " une addition pour sa liste de souhaits" qui se monte en fait à 54.5 milliards de dollars. En plus, la direction de l'armée a dit qu'elle présenterait dans les années à venir des requêtes budgétaires encore plus importantes.

Ironiquement, cela indique que la base de la demande de chaque " plus" faite par les services n'est pas lié à la guerre, mais est la conséquence de l'environnement politique du 11 Septembre 2001. Cela spécialement, comme noté précedemment, puisqu'en temps de guerre les politiciens de l' exécutif au Congrés sont enclin à soutenir des augmentations des dépenses liées à la défense, même si elles ne servent pas à couvrir celles des zones à problèmes, telles qu'une structure plus petite de forces d'intervention rapide.

Même si les US retirent une grande partie de leurs troupes d'Irak bientôt, les coûts continueront à grimper pendant un certain temps. La guerre en Irak coûtera bien plus l'année prochaine que cette portion de 68.6 milliards accordé pour l'Irak par le Congrès.

Par conséquent, à un moment donné en 2009, on pourra chiffrer les coûts directs de cette guerre là bas, que l'Administration Bush avait prédit être au total de l'ordre d'environ 50 - 60 milliards de dollars, à plus de 800 milliards soit 100 milliards au dessus du coût (dans le scénario le plus optimiste) de la subvention du sytème financier proposé par Washington. Cela exclu les coûts à long terme comme le paiement des soins et des pensions pour les vétérans, qui pourraient au total dépasser respectivement 1 fois et demi et sept fois l'argent de la subvention.

Pourtant, tant que les Etats Unis continuent à être en guerre, on ne peut s'attendre à une réduction des dépenses militaires. Malgré les coûts importants de la guerre, il n'y a pas d'évènement comparable à la fin de la Guerre Froide ou à la Grande Dépression pour réduire de manière significative les dépenses militaires.

Selon Larry Korb, assistant secrétaire à la Défense dans l'Administration de Ronald Reagan, et membre honoraire du Center for American Progress Action Fund à Washington, " il est prévu d'augmenter le budget. La question c'est de savoir avec quelle rapidité cela se fera ?"

Steven Kosiak, vice président des Etudes Budgétaires, au Center for Strategic and Budgetary Studies basé à Washington a fourni le même avis. " Dans le futur, le budget au pire restera stable et augmentera plus lentement que prévu. En réalité la véritable question porte sur le taux d'augmentation".

David Isenberg 08/10/08 - www.atimes.com

Introduction Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

David Isenberg est analyste en affaires de sécurité nationale et internationale, il est également membre de la Coalition for a Realistic Foreign Policy, chercheur au Independent Institute, et un vétéran de la Marine US.

Actualisation 13/10/08

Le Pentagone aurait proposé une augmentation de 450 milliards de dollars pour le budget militaire, semble -t-il en préparation d'une nouvelle guerre. Une estimation du prochain budget militaire pour les 5 années à venir devrait être connu avant le départ de Bush de la Maison Blanche. La part fiscale de l'estimation comprend 57 milliards d'augmentation, dont 30 milliards destinés à un fond d'urgence vaguement défini, mais probablement prévu pour des opérations à l'étranger de forces d'intervention rapide, et 14 milliards utilisés pour remplacer ou réparer des équipements militaires existants, ou moderniser. Depuis son arrivée à la Maison Blanche Bush a procédé à une augmentation de 30% du budget militaire, le portant au même niveau que celui des US pendant la Deuxième Guerre Mondiale. (source www.presstv.ir)


En pièce jointe des informations supplémentaires sur l'obscénité des dépenses militaires US

le_budget_militaire_etasunien_coute_plus_cher_que_le_plan_de_sauvetage.doc Le budget militaire étasunien coûte plus cher que le plan de sauvetage.doc  (29 Ko)


Jeudi 9 Octobre 2008
Mireille Delamarre

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