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Samedi 30 Août 2008
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La Syrie: un nouvel Irak ?Les informations en provenance de Syrie montre que le plan des néo conservateurs américains de changement de régime à Damas y compris par la force, est toujours d'actualité au Moyen Orient. Le dangereux rapport onusien incomplet de l'affaire Hariri, avec ses lacunes et ses témoignages douteux, sert les intêrets américains, et comme dans le cas des ADM pour l'Irak on peut se poser la question des risques de manipulation, avec cette fois la participation active des pays européens la France en tête
Nous le Peuple, nous refusons l'agenda de Bush
La Syrie un nouvel Irak ?
Les informations en provenance de Syrie montre que le plan des néo conservateurs américains est toujours d'actualité au Moyen Orient
Il y a 3 ans, l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis a été largement considérée comme le 1er chapitre d'une stratégie régionale pour redessiner la carte entière du Moyen Orient. La Syrie et l'Iran seraient les prochaines cibles après l'Irak, après quoi ce serait le tour des états riches en pétrole du golfe arabique, y compris l'Arabie Saoudite. C'était la politique prescrite par les néo conservateurs à l'extérieur et dans l'entourage de l'Administration Bush, et ils n'ont fait aucun effort pour la garder secrète En avril 2003, dans un article de "The américan prospect", intitulé "c'est seulement le commencement", j'ai écrit : "ceux qui pensent que les forces armées américaines peuvent mener une guerre ordonnée en Irak, sans que celle-ci s'étende au-delà des frontières irakiennes, ont probablement tort." Et l'article citait pour preuve différents stratégistes néo concervateurs. "Je pense que nous allons être obligés de combattre une guerre régionale, que nous le voulions ou non" disait Michael Ledeen, un ancien responsable de la sécurité nationale américaine et un stratégiste clé parmi le flot ascendant des faucons néo conservateurs, beaucoup d'entre eux occupant des positions élevées au sein du gouvernement américain. En supposant que la guerre en Irak ne peut être contenue, Ledeen disait que la logique de la guerre globale contre le terrorisme conduirait les Etats-Unis à se confronter à un réseau d'ennemis de la région appelé à s'étendre. "Des que nous aurons débarqué en Irak, nous allons devoir faire face à tout le réseau terroriste" dit-il, incluant l'Organisation de Libération de la Palestine (PLO) le Hezbollah, le Hamas, le Jihad islamique, et tout un ensemble de groupuscules de militants disséminés et soutenus par des pays comme l'Iran, la Syrie, et l'Arabie Saoudite, qu'il appelait "les maîtres du terrorisme". "Il se pourrait que cela devienne une guerre pour refaire le monde" disait Ledeen. Au Moyen Orient, "un changement de régime" imminent en Irak c'est le premier pas vers une complète réorganisation de la région. Tandis que la guerre en Irak s'est enlisée, et que la protestation du public s'est développée aux Etats-Unis contre les néo conservateurs à propos d'une guerre apparemment menée en dépit du bon sens, une autre forme de sagesse populaire a commencé à prendre son envol. Suivant celle-ci, les Etats-Unis n'avaient plus les moyens – ou la capacité – d'étendre la guerre au-delà de l'Irak, comme originellement prévu. Nos troupes sont surchargées, nos alliés nous contiennent et des têtes plus froides prévalent à Washington – ou c'est du moins ce que l'on pense. Mais les informations en provenance de Syrie montre que la sagesse populaire a tort. Les Etats-Unis poursuivent en fait une stratégie de changement de régime en Syrie. Cela se passe juste devant vos yeux. Avec les medias américains plus que jamais complices et enlisés en Irak, et avec un congres américain mou, n'ayant pas la volonté de défier notre appareil de politique étrangère, la Syrie est sous le feu. Comme en Irak, les Etats-Unis poursuivent agressivement un changement de régime, sans avoir aucune idée de ce qui se passera par la suite, et qui pourrait remplacer le président Bashar Assad. Cela pourrait être les fanatiques frères musulmans, certainement la force la plus puissante dans une Syrie à majorité sunnite ? Le pays pourrait-il se morceler comme cela est entrain d'arriver en Irak ? L'administration Bush ne sait pas, comme il ne savait pas ce qui pourrait arriver en Irak en 2003. Mais ils foncent de toute façon. Ce n'est pas seulement du aux répercussions de l'enquête des Nations Unies sur l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafik Hariri, dont le meurtre a pu ou non être arrangé par les services secrets syriens. Depuis 2003, les Etats-Unis ont cherché à imposer des sanctions politiques et économiques contre la Syrie ( bien avant qu'Hariri ne soit tué); a cherché à isoler diplomatiquement la Syrie, l'ont prise à partie pour son soutien aux insurgés iraquiens sunnites en Irak ; ont émis des menaces inquiétantes contre le régime syrien "notre patience est à bout concernant la Syrie" a prévenu le proconsul américain en Irak Zalmay Khalilzad ; et suivant un article du 15 octobre paru dans le New York Times des "poursuites" menaçantes et autres actions militaires au delà de la frontière en territoire syrien et contre la Syrie ont commencées. Cet article du Times notait : "Cette année, une série d'accrochages entre les troupes américaines et syriennes, incluant des échanges de feu prolongés cet été qui ont tué plusieurs syriens, laissent présager que des opérations militaires au-delà de la frontière, puissent se transformer en un nouveau front dangereux dans la guerre d'Irak, selon des responsables du gouvernement et d'anciens militaires." Il y a même une version syrienne du charlatan irakien Ahmad Chalabi, et il y a des rumeurs que des rebelles kurdes au nord est de la Syrie, le long de la frontière irakienne, ont obtenu le soutien des kurdes irakiens qui font partie du gouvernement intérimaire actuel à Bagdad…. Depuis plus d'un an la Syrie a essayé de coopérer avec les pays de l'Ouest en ce qui concerne la frontière irakienne, les financements du terrorisme, pour stopper les jihadistes voulant rentrer en Syrie, et sur le partage d'information des services secrets, et sur la stabilisation de l'Irak. Washington a constamment refusé de tenir compte de la coopération syrienne. Pourquoi ? La seule raison crédible c'est que Washington veut un changement de régime en Syrie…. Aussi je pose la question : est-il possible après tout ce que nous avons entendu sur les mensonges de l'Administration Bush et la tromperie à propos de l'Irak, après le coût énorme pour les Etats-Unis de cette guerre peu judicieuse, est ce possible que le corps politique américain puisse laisser Bush, Cheney et Cie démolir un autre pays du Moyen Orient ? C'est possible. Parce que cela est entrain d'arriver. Extraits d'un article de Robert Dreyfus écrivain et journaliste indépendant publié le 24 octobre 2005 sur www.tompaine.com Son nouveau livre : Devil's Game : How the United States helped unleash fundamentalist Islam va être publié d'ici peu par Henry Holt/Metropolitan Books Copyright tompaine. com – Traduction bénévole pour information non commerciale par MD pour Planète Non Violence Le dangereux rapport incomplet de l'affaire Hariri
Un nouveau rapport des Nations Unies implique le gouvernement syrien dans l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafiq Hariri, aidant en cela la demande de George W. Bush pour un changement de régime à Damas. Mais l'enquête comporte de nombreuses lacunes, y compris celle concernant une mystérieuse camionnette liée à l'attentat à la bombe du 14 février.
Le rapport de 54 pages de l'ONU conclut que la bombe qui a tué Hariri et 22 autres personnes à Beyrouth était probablement dans une camionnette blanche Canter Mitsubishi qui fermait la marche du convoi de voitures transportant Hariri et son entourage avant que l'auteur de l'attentat n'actionne la puissante charge. Alors que l'identité de celui-ci reste un mystère, une équipe médico légale japonaise a rassemblé 44 des 69 pièces restant de la camionnette, et à même identifié le véhicule. Connaître entre les mains de qui cette camionnette est passée, pourrait être d'une importance capitale pour identifier les meurtriers. Mais sur ce point central, l'enquête de l'ONU a fait peu de progrès, consacrant un nombre restreint de paragraphes sur la façon dont cette camionnette s'est retrouvée à Beyrouth. Page 42, le rapport de l'ONU précise que l'équipe médico légale japonaise a rapporté que la piste de la camionnette remontait jusqu'à la ville de Sagamihara au Japon, où elle avait été volée le 12 octobre 2004. Le rapport de l'ONU ne contient aucun détail sur l'enquête japonaise concernant le vol, il n'indique pas non plus ce que la police japonaise a pu découvrir à propos de l'identité des voleurs, ou comment ils ont pu acheminer la camionnette des environs de Tokyo jusqu'au Moyen Orient dans les quatre mois qui ont précédé la mort d'Hariri. Efforts redoublés Bien que l'enquête sur le vol du véhicule ait probablement peu attiré l'attention de la police japonaise il y a un an, le rôle apparent de la camionnette dans un acte de terrorisme international majeur devrait justifier que des efforts redoublés soient menés maintenant concernant ce vol. Les enquêteurs des Nations Unies auraient dû au moins insister sur le fait d'inclure le nom du propriétaire du véhicule, les circonstances du vol et les identités des groupes de voleurs de la région de Sagamihara. De plus, les enquêteurs auraient pu consulter les listes de transports maritimes de camionnettes Canter Mitsubishi blanches sorties du Japon en direction du Moyen Orient. Au lieu de cela, l'enquête des Nations Unies s'est concentrée sur des pièces à conviction beaucoup plus minces et plus circonstanciées, telles les enregistrements téléphoniques des communications entre différents responsables de la sécurité le long du parcours d'Hariri. Dans ses conclusions provisoires pointant un doigt accusateur en direction de la Syrie, l'enquête de l'ONU se base aussi fortement sur 2 témoins à la crédibilité douteuse qui ont impliqué des responsables de la sécurité syrienne, bien que certains de leurs témoignages soient partiellement contradictoires. Par exemple, les deux prétendus témoins diffèrent sur le sort du jeune libanais Ahmad Abu Adass, qui a revendiqué la responsabilité de l'attentat suicide dans un enregistrement vidéo montré sur la chaîne de télévision al Jazeera, après l'assassinat d'Hariri.Selon cette vidéo, Hariri a été tué par des militants islamistes à cause de son travail "comme agent des infidèles" et Abu Adass s'est lui-même identifié comme étant l'auteur de l'attentat suicide. Mais le rapport de l'ONU utilise les prétendus témoins pour exclure la cassette vidéo comme faisant partie d'une campagne de désinformation pour détourner les soupçons de la Syrie. Un témoin – décrit dans le rapport d' l'ONU comme "d'origine syrienne mais résident au Liban et qui affirme avoir travaillé pour les services secrets syriens au Liban" - dit qu ‘Abu Adass "n'a joué aucun rôle dans le meurtre si ce n'est pour attirer dans un piège" qu'il a été emprisonné en Syrie et forçè à la pointe du fusil d'enregistrer la cassette vidéo, avant d'être tué. Un autre prétendu témoin, Zuhir Ibn Mohamed Said Saddik, prétend qu'il a vu Abu Adass dans un camp à Zabadani en Syrie, où, selon Saddik, la camionnette Mitsubishi a été remplie d'explosifs. Saddik a dit qu'Abu Adass avait prévu de commettre l'assassinat mais qu'il avait changé d'avis, et qu'il avait été tué par les syriens qui ont mis son corps dans le véhicule transportant la bombe. Des témoins douteux L'un des problèmes soulevé par de tels "témoins" c'est qu'ils ne peuvent être fiables pour de multiples raisons, incluant la possibilité qu'ils soient payés ou éventuellement poussés à présenter de fausses histoires pour aider à obtenir un résultat allant dans le sens de responsables politiques ou de pays puissants. Les Etats Unis – et le New York Times – en savent quelque chose quand, pendant la préparation de la guerre contre l'Irak, des groupes d'exilés irakiens se sont arrangés pour que des soi-disant témoins puissent approchés des responsables politiques et journalistes américains pour leur transmettre des informations concernant les armes de destruction massives de l'Irak, affirmations qui se sont avérées être fabriquées de toute pièce. Des questions similaires sont déjà posées concernant Saddik le témoin clé dans l'affaire Hariri. Le magazine d'information allemand, Der Spiegel, a rapporté que Saddik est un escroc invétéré qui a été pris en flagrant délit de mensonges par l'équipe enquêtant pour l'ONU. Der Spiegel a également rapporté que l'intermédiaire pour le témoignage de Saddik était le dissident syrien Rifaat al-Assad, qui s'oppose au gouvernement de son neveu le président Bashar Assad, et qu'apparemment Saddik a été payé pour faire ce témoignage. Saddik a appelé son frère de Paris à la fin de l'été, et a déclaré: "je suis devenu millionnaire" a dit le frère, d'après Der Spiegel. Dans l'affaire Hariri, le responsable de l'enquête de l'ONU, le procureur allemand Detley Mehlis, s'est trouvé lui-même subir de fortes pressions internationales, que certains observateurs comparent à celles subies par l'inspecteur en armement de l'Onu, Hans Blix début 2003. Incapable de trouver des armes de destruction massives, mais confronté à l'insistance américaine qu'il y avait des ADM, Blix a essayé de trouvé une solution médiane pour éviter une confrontation directe avec l'Administration Bush, qui à néanmoins balayé ses objections muettes, et qui a envahi l'Irak en mars 2003. De même, l'Administration Bush a renforcé sa pression verbale sur la Syrie, accusant le gouvernement de Bashar Assad d'être responsable de l'infiltration de combattants étrangers jihadistes en Irak où ils ont attaqué les troupes américaines. Aussi toute attention négative en supplémentaire concernant la Syrie aide l'agenda anti syrien de Bush. Apres la publication du rapport de l'ONU le 20 octobre, Bush a immédiatement qualifié ses allégations de "très troublant"s" et a demandé à l'Onu de prendre des sanctions contre la Syrie. Cependant, alors que la Syrie et ses services secrets débridés peuvent rester les principaux suspects de l'assassinat d'Hariri, l'amère expérience irakienne peut au moins justifier qu'on puisse examiner de plus près des pistes qui pourraient soit confirmer soit infirmer ces suspicions, comme celle de cette mystérieuse camionnette Mitsubishi. Les enquêteurs pourraient se rapprocher de la vérité s'ils pouvaient déterminer ce qui est arrivé à la camionnette entre le moment ou elle a disparu des rues d'une ville japonaise, et le moment ou elle est réapparue presque 4 mois plus tard, roulant en direction du cortège de Rafiq Hariri. L'explosion n'a pas seulement secoué la politique libanaise. Elle peut aussi maintenant offrir à l'Administration Bush une occasion de s'en prendre à un autre adversaire arabe. Article de Robert Parry - Consortium News paru sur www.globalresearch.ca le 23 octobre 2005. Copyright l'auteur. Traduction bénévole pour information à caractère non commerciale, MD pour Planète Non Violence Robert Perry a dévoilé certaines informations sur l'affaire de l'Iran – Contra dans les années 80 pour AP et Newsweek. Son dernier livre « Secrecy and Privilège, Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Iraq est disponible sur www.secrecyandprivilege.com. Lire notre article: Israel Iran USA: Guerre Nucléaire Nous voilà!!!
Samedi 29 Octobre 2005
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