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La Loi de la Jungle

« Là ou s’Arrête le Droit, Commence la Tyrannie » John Locke

« Alors qu’un système de droit international existe, on le fait respecter de façon sélective et sans efficacité. Une principale raison pour cela, c’est que le veto, un outil non démocratique, a fait du Conseil de Sécurité de l’ONU un outil que les grandes puissances utilisent pour poursuivre leurs intérêts. Les US ont utilisé leur veto plus que n’importe qui, souvent pour protéger Israël. »



Israel se défend - Qui  nous défend de nous -mêmes ?
Israel se défend - Qui nous défend de nous -mêmes ?

La Loi de la Jungle

En principe, le droit international remplit le même but pour le monde que le droit commun traditionnel pour les états. Comme pour les sociétés domestiques, sans un système de droit qui est à la fois applicable universellement et qu’on fait effectivement respecter, ce que vous obtenez, c’es un monde où la seule loi c’est la loi de la jungle, ou le faible est la proie du fort, ou la force fait le droit. C’est le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, dirigé effectivement comme une dictature, ou les puissants modèlent le monde autour d’eux selon leurs intérêts utilisant au besoin la force et la contrainte. C’est donc sans surprise que bien des traits d’une dictature apparaissent dans l’atmosphère internationale actuelle. Les forts sont exemptés du respect de la loi et décident unilatéralement à qui la loi doit ou ne doit pas s’appliquer. Les puissants sont libres d’utiliser la violence et l’intimidation pour contraindre les faibles et les soumettre. Le statut quo, est, sans surprise, extrêmement impopulaire chez la majorité du monde – une dictature populaire est une chose rare. La dictature va habituellement de pair avec la guerre parce qu’un dictateur est d’abord soucieux de consolider et d’étendre son pouvoir, et pour les puissants, la guerre est un outil extrêmement efficace pour mener à bien leurs propres intérêts.

Un système international de justice fort et apolitique est alors un élément critique dans le combat pour la paix. Sans un tel système de droit international, nous laissons notre destin collectif aux mains des puissants, mains qui, soyons assurés, sont loin d’être innocentes. Principalement, l’essentiel du problème c’est : actuellement les puissants ne veulent pas la paix, il n’y aura pas la paix. Il n’y a pas de meilleur exemple que celui du conflit Israël/Palestine.

L’occupation israélienne des palestiniens dure depuis presque 4 décennies ce qui en fait l’occupation illégale la plus longue au monde. Israël a occupé la Cisjordanie, et la Bande de Gaza depuis 1967, quand il les a capturé pendant la guerre des six jours. Au lendemain de cette guerre de 67, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité la résolution 242, plus tard renforcée par la résolution 338, qui met l’accent sur «l’inacceptabilité de l’acquisition de territoire par la guerre » et demande à Israël de « se retirer… des territoires occupés lors du récent conflit. » Israël n’a jamais respecté ces résolutions et occupe Gaza, la Cisjordanie, et les hauteurs du Golan, jusqu’à aujourd’hui. C’est une vérité fondamentale que la direction israélienne n’est pas intéressée par la paix et ne l’est pas depuis longtemps. Ceci, couplé au fait qu’Israël est la superpuissance régionale et est soutenu par la superpuissance mondiale, a eu pour résultat la perpétuation de ce conflit.

Une raison majeure pour ce refus israélien c’est une tendance profonde à l’expansionnisme, parfaitement illustré par ce qui s’est passé après la guerre de 1967. Israël est sorti de la guerre victorieux, et le sentiment d’invincibilité au sein de la direction israélienne et du public a fait qu’Israël n’a pas senti le besoin de rendre les territoires qu’il avait acquis durant la guerre. Il avait vaincu les arabes, et en déduisait qu’ils ne pourraient jamais plus être capables de représenter une menace pour Israël. Pourquoi dés lors Israël devrait-il rendre les territoires ?

Bien sûr, beaucoup d’israéliens en sont venus plus tard à déplorer le triomphalisme de 1967 quand Israël a refusé de se retirer du Sinaï en échange de la paix avec l’Egypte, ce qui a conduit directement à la guerre de Yom Kippour de 1973. Mais cet engagement fondamental israélien à l’expansionnisme est toujours resté à la fois avant 67 et après. Prenons « la guerre d’indépendance d’Israël » de 1948 : les palestiniens l’appelle par un autre nom «Nakba », ou « catastrophe » et pour de bonnes raisons. Le 14 mai 1948, la Déclaration de l’établissement de l’état d’Israël a fait exister Israël. Mais la bonne volonté apparente de la Déclaration appelant les « habitants arabes de l’état d’Israël » à « participer à la construction de l’état sur la base d’une citoyenneté entière et égale » a été démentie par la guerre israélo arabe qui a suivi, qu’Israël a utilisée comme excuse pour expulser 700 000 palestiniens de leurs maisons. Les réfugiés ne se sont pas enfuis comme les historiens classiques israéliens l’affirmaient, simplement en réponse à une demande des gouvernements arabes. Plutôt, une grande partie des réfugiés – quelque 250 000 à 300 000 – sont partis en exile… principalement à cause des attaques militaires ou de la peur des attaques de la Haganah / Armée israélienne ou IZL L’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté en décembre 1948 la résolution 194(III) qui énonçait que « les réfugies souhaitant retourner chez eux et vivre en paix avec leurs voisins doivent être autorisés à le faire de façon pratique le plus tôt possible. » Israël a refusé d’autoriser les réfugies à revenir et continue ainsi jusqu’à nos jours.

Parce que nous n’avons pas universellement fait respecter le système du droit international, Israël a été autorisé à violer les droits légaux des réfugiés palestiniens pendant presque 60 ans.

La stratégie israélienne est celle de « négociations sans fin » tandis que le « processus de paix« est prolongé et bloqué à la moindre occasion pour permettre à Israël de continuer l’occupation tout en prétendant travailler à la paix. Ceux qui ne sont pas d’accord renvoient aux Accords d’Oslo de 1993 et aux discussions de Camp David en 2000, pour montrer que ce sont les palestiniens qui ont constamment rejeté la paix, non pas Israël. Cette objection est cependant malvenue.

Les Accords d’Oslo de 1993 était en fait un « mandat pour qu’Israël continue ses programmes de colonisation » dont le principal objectif était de légitimer l’occupation israélienne. Apres la guerre du Golfe, l’OLP était sur le « point de faire banqueroute » et dans « une situation de faiblesse » et Israël a saisi l’occasion pour les recruter comme «exécutants ». Les Accords ne mentionnaient même pas le droit à l’auto détermination. C’était un simulacre des droits des palestiniens. On peut voir précisément comme Israël considérait Oslo par son attitude les années qui ont suivi, au cours desquelles Israël a continué d’étendre rapidement ses colonies illégales en territoires occupés palestiniens, en flagrante violation des résolutions 452 et 465 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Les négociations de Camp David de 2000, étaient prévues pour favoriser le camp israélien, comme les Accords d’Oslo l’avaient été pour amener la paix. Il y a ce mythe parmi de nombreux israéliens qu’à Camp David, Ehud Barak a fait d’énormes concessions mais les palestiniens bornés ont rejeté la paix pour la violence. Rien n’est plus éloigné de la vérité, et ce que chacun peut faire pour le voir c’est de regarder la carte du « statut final » présenté par Barak aux palestiniens en mai 2000 et de nouveau à camp David. Ce statut proposait une souveraineté palestinienne sur 66% de la Cisjordanie, Israël annexant de façon permanente 25% et maintenait en plus 14% sous « contrôle sécuritaire temporaire » pour une période allant de 12 à 20 ans. De plus, la Cisjordanie serait effectivement partagée en trois cantons de facto non contigus, chacun ayant un accès limité à Jérusalem. Les trois cantons palestiniens seraient entourés de check points et de bases militaires israéliennes. Les palestiniens ne se voyaient pas offerts Jérusalem est comme capitale comme on a fait croire à la plupart des israéliens de même qu’à la délégation palestinienne. Dans une contorsion sémantique cynique, Israël offrait aux palestiniens al-Quds – le nom arabe pour Jérusalem – comme capitale mais en fait ce à quoi se référait Israël c’était au village d’Abu Dis. Les palestiniens ne pouvaient pas accepter ce qu’on leur offrait, et Israël le savait. Les objectifs de Barak à camp David n’étaient pas de négocier une paix mais plutôt d’apparaître comme essayant de négocier une paix, faisant en sorte qu’il apparaisse que c’était les palestiniens qui bloquaient le processus.

Camp David illustre un autre point important – Israël n’a jamais fait de concessions en ce qui concerne une paix avec les palestiniens, parce que contrairement aux palestiniens, Israël ne cherche pas la paix. Quand Israël parle de « concessions » il le fait selon ce qu’il veut. Mais si les discussions se font dans le cadre de demandes internationales basées sur le droit, il apparaît rapidement que, comme le dit Norman Finistérien « sur le moindre problème, toutes les concessions ont été faites par les palestiniens ». Selon le droit international, toute colonie israélienne dans les territoires occupés est illégale, mais les palestiniens étaient d’accord pour autoriser Israël à garder 50% de ses colonies. Selon le droit international, Israël doit se retirer sur la « frontière verte » de 1967, mais les palestiniens ne demandent pas cela, ils sont prêts à des ajustements frontaliers « mineurs » et « mutuels ». Enfin, sur le problème des réfugiés, le droit international stipule clairement que chacun des 5-6 millions de réfugiés palestiniens a le droit de retourner dans sa maison à l’intérieur d’Israël. En fait, les palestiniens demandent seulement que plusieurs centaines de milliers soient autorisés à le faire. A camp David, et à Taba, Israël avait alors fait (selon les mots de Finkelstein) «précisément et exactement zéro concession. »

Ce sont les palestiniens qui ont besoin d’un « partenaire pour la paix » et non pas l’inverse.

En 2002, la Ligue Arabe s’est rencontrée au sommet de Beyrouth dont est sorti l’initiative de paix arabe. C’était un énorme développement, les états arabes offrant principalement à Israël une totale normalisation des relations « dans le contexte …. D’une paix raisonnable » en échange de quoi Israël devait respecter le droit international. Ce n’était pas parfait loin de là – cette initiative ne parlait pas par exemple du problèmes des réserves d’eau – mais un Israël vraiment intéressé par la paix se serait précipité dessus. Au lieu de cela, Israël/US ont rejeté et ignoré ce plan. Récemment, après l’agression d’Israël contre le Liban, la Ligue Arabe a essayé de réanimer le processus de paix en appelant à une réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour discuter de la reprise des négociations sur la base de l’initiative arabe de 2002. De nouveau, la proposition a été accueillie par un refus des US / Israël.

Donc, en 2006, presque 40 ans après son début, l’occupation continue à être renforcée. Israël construit un « mur de séparation » illégal, pour annexer des morceaux de la Cisjordanie, tout en continuant d’étendre ses colonies illégales et a même refusé de discuter avec le gouvernement palestinien conduit par le Hamas.

L’occupation israélienne est juste un exemple du mépris que les puissants ont pour le droit. C’est inévitable parce que, alors qu’un système de droit international existe, on le fait respecter de façon sélective et sans efficacité. Une principale raison pour cela, c’est que le veto, un outil non démocratique, a fait du Conseil de Sécurité de l’ONU un outil que les grandes puissances utilisent pour poursuivre leurs intérêts. Les US ont utilisé leur veto plus que n’importe qui, souvent pour protéger Israël. C’est ce soutien diplomatique crucial qui a permis à Israël de continuer à violer le droit impunément depuis si longtemps. L’organe principal juridique de l’ONU, la Cour Internationale de Justice est aussi politisée par le veto et de plus est non contraignante.

Ce que cela veut dire en pratique, c’est que les états faibles n’ont aucune protection légale contre l’agression des puissants, comme l’a découvert le Nicaragua en 1986.

Par conséquent, l’actuel atmosphère internationale est identique à celle qu’on pourrait trouver dans une société domestiques où serait absent un système de justice efficace apolitique, avec en plus des cartels criminels, des juntes militaires, des gangsters oppressifs, des machines militaires agressives, tout cela financé par les élites riches qui gouvernent le monde essentiellement selon leurs intérêts. De l’autre côté, on a les opprimés, les assassinés, les occupés, et les abusés qui viennent avec. Ce système profite à une petite élite, et condamne le reste de nous à, au mieux, la manipulation et la complicité dans l’oppression, et, au pire, la victimisation brutale par ceux qui sont plus forts que nous.

Ceux qui sont intéressés par l’égalité, la liberté, et une morale élémentaire, ne peuvent soutenir un tel système hiérarchisé fondé sur et maintenu par la violence et l’oppression. Un système universel de justice poursuivant le crime, est un pré requis absolu pour la démocratie mondiale et la paix, et cela demande une réforme complète des Nations Unies et d’autres institutions internationales. Une intervention venant de la base est nécessaire pour obliger ceux qui sont au pouvoir à mettre en place les institutions nécessaires pour protéger les peuples partout des dictats des puissants parce qu’ils ne le feront certainement pas d’eux-mêmes. L’égalité n’est pas dans leur intérêt.

En réalité, malgré ce qu’ils veulent faire croire aux peuples, l’actuel statut quo est incroyablement vulnérable, dépendant, comme c’est le cas, de l’acceptation et du silence des masses. Ceux qui sont intéressés par la justice et la paix devraient leur faire savoir qu’ils ne peuvent plus compter là-dessus.

Jamie Stern-Weiner 1 février 2007. Jamie Stern Weiner de Grande Bretagne a gagné la deuxième place division senior lors d’un concours d’essais pour étudiants organisé l’été dernier par le site d’information US antiwar.com.

Source : http://www.antiwar.com/orig/jsweiner.php?articleid=10431

Traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Mise en Garde de Juristes sur l’Illégalité d’une Action Militaire Offensive par les US Contre l’Iran



Dimanche 4 Février 2007
Mireille Delamarre

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