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La Hausse du Prix du Gaz d’Asie Centrale peut toucher les Consommateurs Européens

GDF négocie actuellement une augmentation de 6% du prix du gaz, cadeau de Noël ou du Jour de l’An de Sarko le Roi de l’Arnaque du Pouvoir d’Achat des français (à l’exclusion des riches). Petite analyse géopolitique pour comprendre ce qui se passe, et découvrir que cela ne fait que commencer.



La Hausse du Prix du Gaz d’Asie Centrale peut toucher les Consommateurs Européens

La Hausse du Prix du Gaz d’Asie Centrale peut toucher les Consommateurs Européens

Les trois états d’Asie Centrale riches en gaz – le Turkménistan, l’Uzbekistan, et le Kazakhstan – ont annoncé des augmentations du prix du gaz pour leur principal client, Gazprom, la compagnie russe de gaz qui en a le monopole, dans une démarche qui peut avoir des répercussions sévères pour l’Europe.

Des experts en énergie disent que si le gaz d’Asie Centrale qui arrive via la Russie devient plus cher, des pays européens pourraient faire pression pour la mise en chantier de projets depuis longtemps en discussion pour créer des voies d’approvisionnement alternatives, tel que la construction d’un pipeline sous la mer Caspienne.

Le 5 décembre, Daniyar Berlibayev, vice président de la compagnie nationale Kazakh de pétrole et de gaz, a dit que son pays projetait d’augmenter les prix à l’exportation du gaz le faisant passer à 190 dollars US les 1000m3. C’est 50 dollars de plus que l’actuel prix maximum.

La compagnie négocie aussi avec Gazprom – le principal acheteur du gaz d’Asie Centrale – pour s’assurer d’un prix de transit plus élevé pour le gaz transporté à travers le territoire Kazakh et venant du Turkménistan et d’Uzbekistan.

« Les tendances mondiales sont telles que le prix du gaz augmente. Par conséquent, nous aussi nous considérons cette possibilité » selon les propos tenus par un responsable de KazMunaigaz cités par l’agence de presse Interfax.

Le Turkménistan, qui a les réserves les plus importantes de gaz dans la région et exporte principalement vers la Russie, a déjà annoncé une augmentation de prix progressive. Fin novembre, il a dit que le prix augmenterait de 30% pendant la première partie de 2008, et de 50 % pendant le reste de cette année. Cela veut dire que Gazprom devra payer 130 puis 150 dollars per cu m en 2008 alors qu’elle ne paie que 100 dollars actuellement.

Le défunt dirigeant Turkmène, Saparmurat Niyazov, qui est décédé en décembre 2006, avait promis de ne pas changer les termes des accords de gaz avec Gazprom- dont le prix de 100 dollars - et ce jusqu’en 2009.

L’Uzbekistan, un autre principal producteur de gaz, a aussi en projet de faire payer ses exportations un prix plus élevé, et négocie actuellement le prochain pourcentage de hausse.

L’année dernière, l’Uzbekistan a vendu à Gazprom pour 9 milliards plus de 60 milliards de m3 de gaz produit. Il fournit aussi le Kirghizstan et le Tadjikistan. A l’opposé du Turkménistan il conserve la majeure partie de sa production pour sa consommation interne car sa population est plus de cinq fois plus importante que celle de son pays voisin avec 28 millions d’habitants.

Des analystes en énergie disent que l’augmentation presque simultanée des prix du gaz à travers la région a complètement surpris Gazprom. La compagnie russe fait d’amples bénéfices sur le gaz d’Asie Centrale en le vendant à l’Europe pour une moyenne de 260 dollars pour 1000 m3.

Iaroslav Razumov, un expert en énergie au Kazakhstan, croit que des négociations préliminaires pour fixer les prix ont été menées non officiellement bien avant toute annonce. L’année dernière, plusieurs responsables de Gazprom ont dit que la compagnie s’attendait à des fluctuations des coûts de l’énergie.

« Je suis sûr que cela n’était pas inattendu pour la Russie, ce n’était pas comme un glaçon glissé dans le col de Gazprom. Cela aurait été un geste particulièrement inamical à l’égard de Moscou a dit Razumov. Donc je ne vois pas de démarche délibérément politique derrière cela. »

Razumov a ajouté que bien que cette série d’augmentations de prix a probablement été prudemment gérée par toutes les parties, c’était une indication de ce qui allait se passer.

« Alors que l’énergie devient de plus en plus chère partout dans le monde, cela va obligatoirement influencer les relations d’affaires de la Russie avec les états d’Asie Centrale » a-t-il dit.

Des analystes ont dit que la prochaine fois que le Turkménistan et l’Uzbekistan veulent changer les termes de leurs accords contractuels, ils devront démontrer qu’ils sont réellement dans une position pour dicter les termes du marché, en d’autres termes, prouver qu’ils ont les réserves de gaz pour le faire. Aucun des deux pays n’a autorisé des études indépendantes sur leurs réserves actuelles et estimées, donc leurs revendications de posséder d’immenses réserves restent invérifiées.

Razumov a ajouté que tandis que l’augmentation du prix ne fera pas trop de mal à Gazprom, cela va toucher les sociétés d’approvisionnement des consommateurs en Europe.

L’impact sera spécialement sévère en Biélorussie et en Ukraine, dont les économies sont très dépendantes du gaz importé et ne sont pas suffisamment développées pour absorber des augmentations des prix des carburants. Elles pourraient avoir à faire face à une crise énergétique si les prix continuent de flamber.

Des experts suggèrent que les pays européens pourraient maintenant commencer à faire encore plus pression pour des projets d’approvisionnement en gaz contournant la Russie, tels que celui du pipeline Transcaspien de gaz, qui passerait sous la Caspienne amenant le gaz du Kazakhstan et de l’Uzbekistan en Europe via l’Azerbaïdjan et la Turquie.

« L’Europe ne va pas maintenant chercher activement des sources alternatives d’approvisionnement et d’acheminement d’énergie… Donc il est probable que l’Europe fera plus activement du lobbying pour bénéficier d’importations directes de gaz d’Asie Centrale, bien que de tels projets rencontreraient de nombreux obstacles, « a ajouté Ramozov.

Parmi de nombreux problèmes entourant le projet du Transcaspien, les difficultés techniques et le coût élevé de construction d’un pipeline au fond de la mer. De plus, le statut légal de la mer Caspienne est toujours non résolu, et un pipeline rencontrerait une farouche opposition de la Russie et de l’Iran.

Elina Karakulova 12 decembre 2007 IWPR (Institut for War & Peace Reporting) Copyright
IWPR

Publié le 8 décembre sur Global Research

Traduction et introduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Information complémentaire

Selon l'Agence de presse iranienne FARS, reprenant une information de l'agence de presse REGNUM, l'Iran vient de réitérer son opposition au Transcapien le considérant comme un projet à risque notamment écologique, la meilleure route pour acheminer le gaz passant par l'Iran et la Turquie selon l'ambassadeur d'Iran en Azerbaïdjian Nasir Hamidi Zare 17/12/07 ndlt.

Un accord final sur la construction d'un gazoduc destiné à accroître les exportations de gaz de la mer Caspienne vers la Russie a été signé jeudi au Kremlin entre la Russie, le Kazakhstan et le Turkménistan. AFP 20 décembre 2007


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Dimanche 16 Décembre 2007
Mireille Delamarre

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