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Economie

La Grippe Porcine Plane Au Dessus Des Marchés Financiers Parasites

Une analyse de la grippe porcine posant de bonnes questions fournissant des réponses claires quand c'est possible et liant cette épidémie/pandémie ? à la crise économique.



Les Cochons S'Unissent
Les Cochons S'Unissent
Les dindes ont la grippe aviaire,

les vaches, la maladie de la vache folle.

Je vous dit camarades...

Si nous ne voulons pas voir plus de jambon servi à Thanksgiving, nous allons devoir trouver notre propre maladie!





Quand la nouvelle s'est répandue en fin de weekend d'une pandémie de grippe porcine - pour ceux portés sur le médical, souche ou souches de H1N1 - balayant le Mexique et d'autres parties du monde, mes premières pensées ont été pour les autres énormités évidentes récemment apparues particulièrement celle du plongeon des marchés financiers mondiaux entraînés par la faillite des institutions financières US.

Mes pensées se sont ensuite tournées vers les préoccupations humanitaires, quelques questions surgissant dans mon processus de réflexion ( et entre parenthèses les réponses trouvées en cours de rédaction de l'article) :

1. Quel est le virus qui se répand actuellement, ou est ce une combinaison de différentes souches de la grippe touchant communément différentes parties du monde à cette époque de l'année ( ils se trouve que les souches impliquées dans le H1N1sont moins mortelles mais se répandent plus que celles du H5N1 qui a frappé l'Asie il y a à peine 5 ans).

2. L'épicentre de la pandémie est-il au Mexique ? ( toutes les preuves actuellement l'indiquent, avec les premiers cas enregistrés au milieu du mois de Mars se répandant ensuite dans d'autres parties du monde).

3. Les autorités mexicaines sont-elles capables de placer en quarantaine la population touchée et de contrôler l'épidémie ? (De toute évidence actuellement la réponse est non, en fait il semble que des milliers de Mexicains soient entrain de quitter les zones infectées, garantissant effectivement la propagation du virus.)

4. Il y a t-il suffisamment de quantités de vaccins anti grippe disponibles au Mexique et la partie sud des Etats Unis ? (Simplement la réponse est "Non". On manque de vaccins anti grippe connus dans une grande partie du monde depuis la grande frayeur de pandemie de grippe en Europe en 2007; c'est possible que les autorités aient en réserve seulement de quoi traiter les premiers milliers de personnes infectées).

5. Quelle est l'origine des cas maintenant déclarés dans d'autres pays dont l'Espagne, la France, l'Australie et la Grande Bretagne ? (Nous ne le savons pas encore, mais c'est probablement des touristes revenant du Mexique où ils ont passé leurs vacances de Pâques.)

6. Pourquoi les médias internationaux - financiers et autres - hésitent-ils sur ce qui pourrait se révéler être la plus importante histoire de l'année ? ( Pour les mêmes raisons qu'ils ont répandu seulement les bonnes nouvelles ces derniers mois et minimiser les mauvaises. En d'autres termes, je ne connait pas vraiment a réponse à cette question).

Alors que je vais à la pêche à travers les sites web financiers mondiaux, il semble que bien que la grippe porcine soit un titre important, elle ne fait pas vraiment la une des informations. Sur le site de Bloomberg par exemple, elle apparaît en 4ème place (ou 8 si vous incluez les informations qui font la une, avec le titre " Chute des Valeurs Boursières US Du à la Spéculation que l'Economie Mondiale Pâtira du Déclenchement de la Grippe Porcine"). De même, sur les sites internet du Financial Times et du Wall Street Journal, l'histoire de la grippe porcine porte essentiellement sur l'impact sur les marches boursiers pour la journée et on lui accorde moins d'importance que disons par exemple l'offre faite par General Motors d'échange de la dette contre une participation et le spectre des représailles de l'ancien directeur général de Merrill Lynch John Thain contre les dirigeants de la Banque de l'Amérique qui salissent soit disant sa réputation.

Ceci après que le CDC (US Center for Disease Control - Centre US de Contrôle des Maladies) et le WHO/OMS ( World Health Organisation - Organisation Mondiale de la Santé) aient publiés des déclarations précisant les raisons pour lesquelles ils classent la grippe porcine comme une pandemie potentielle dans leur déclaration du 24 avril :

Nouveau symptôme

Le virus est une nouvelle souche de grippe, contre lesquelles les populations humaines n'ont pas été vaccinées ou ne sont pas naturellement immunisées.

Transmission humaine

Le virus semble infecter par transmission d'humain à humain. Des enquêtes menées auprès de malades infectés indiquent aucun contact direct avec des porcs, comme dans une ferme ou une foire agricole. Il a été confirmé plus tard, que la souche a été transmise entre des humains sans qu'il y ait une infection communautaire plus large. A l'opposé, par exemple, la transmission de la maladie lors du dernier déclenchement sérieux d'épidémie de grippe chez l'humain, la grippe aviaire en 2006, s'est faite presque entièrement par le contact direct entre des humains et des volailles.

Virulence

Le virus a provoqué une maladie sérieuse au Mexique avec plusieurs décés. De plus, au Mexique (mais pas aux Etats Unis) la maladie a principalement frappé des jeunes adultes en bonne santé, tout comme la grippe espagnole mortelle de 1918, c'est possible à cause du phénomène appelé cytokine storm* (Réaction excessive du système immunitaire qui libére trop de cytokines, l'organisme s'attaque lui- même ce qui peut être fatal ndlt). La plupart des autres souches de grippe produisent les pires symptômes chez les jeunes enfants, les personnes âgées et d'autres personnes dont les systèmes de défense sont faibles.

Géographie

Le virus a été détecté dans de multiples endroits, indiquant qu'il est peu probable qu'on puisse le contenir. C'est exacerbé par les périodes d'incubation et d'infection de la grippe.

Absence de Donnée

D'autres facteurs restent inconnus, telle les taux de transmission et les modes et l'efficacité des traitements actuels de la grippe, associés à l'imprévisibilité des souches de grippe, tout ceci veut dire qu'on ne peut faire de prévisions fiables.

En effet, dit en anglais simple, ce que le CDC et le WHO disent ci dessus c'est que la pandémie potentielle est plus mortelle que ce qui a été vu avant avec le virus de la grippe aviaire, car c'est une nouvelle souche, il y a peu, s'il y en a, de personnes disposant de l'immunité nécessaire pour affronter cetté épidémie, et en frappant les membres les plus forts de la population le virus à une tendance latente à se répandre plus vite, et cela est déjà évident dans beaucoup de régions du monde.

A cet instant précis, 21.38 GMT le 27 avril, le WHO a élevé l'alerte à la pandémie de 3 à 4 ce qui est en dessous du seuil de 6 nécessaire pour déclarer qu'on est face à une véritable pandémie.

Le silence des agneaux

Il y a un rituel typique de printemps suivi par les médias financiers, de même que les agneaux vont à l'abattoir en silence, de même les médias financiers ne rapportent pas les plus importantes informations ou leurs implications jusqu'à ce que les évènements soient devenus une réalité.

La raison de ma colère n'est pas tant les informations actuellement rapportées citées ci dessus, mais le fait que certaines personnes dont moi classent ceci comme une pandémie, alors que d'autres dont les fonctionnaires responsables du CDC/WHO n'en sont pas encore là. C'est une question d'opinion : quand je vois une maladie qui compte 2000 cas enregistrés dans un pays en l'espace de quelques jours avec un taux de mortalité proche de 7,5% et que la même maladie est présente dans d'autres pays, c'est une cause d'inquiétude. Pour les docteurs et les responsables gouvernementaux, s'appliquent différentes normes, donc on doit vivre avec.

Cependant, les médias ont de nouveau loupé le signal. Ces dernières semaines, la performance des marchés de valeurs a été marquée par le doublement des valeurs financières - le vaste index KBW des valeurs financières US a pratiquement doublé par rapport aux niveaux bas auxquels il se trouvait mi mars - alors même que l'ensemble des données économiques, dont la confiance, la production industrielle, la consommation, et plus important l'emploi, toutes plongeaient.

Toutes les mauvaises nouvelles ont été saluées d'une réponse du gouvernement et des autorités du marché suggérant que " le pire est passé", c'est à dire, que la croissance économique apparaît négative actuellement mais qu'elle reprendra bientôt une trajectoire positive dés 2010.

Effectivement, le gouvernement britannique en dévoilant son budget la semaine dernière ( Voir la première faillite du G-8 http://www.atimes.com/atimes/Global_Economy/KD25Dj03.html Asia Times Online 25 Avril 2009) a pris d'énormes précautions en suggérant pour 2009 une croissance de 0,6% suite à une contraction de 3,5% en 2009. La plupart des économistes du secteur privé, à l'opposé, s'attendent à ce que l'économie de la Grande Bretagne se contracte de 5% cette année et au moins de la moitié l'année prochaine.

De même, on s'attend à ce que les tentatives très attendues du gouvernement US pour agir sur les tensions dans le secteur bancaire utilisent les mêmes estimations économiques basées sur de faibles tensions, comptant effectivement sur la reprise générale pour remettre les bateaux à flot. (Pour moi c'est loin d'être clair comment cette reprise remettra des bateaux avec de larges brèches seront remis à flot, mais c'est juste une façon cynique de s'exprimer de l'auteur).

Compte tenu de l'importance de ces estimations optimistes pour l'histoire générale du marché, ne pourrait -on pas s'attendre à ce que plus de gens dans les médias financiers se concentrent un peu sur les types de développement pouvant faire dérailler ces projections ? Après tout, la grippe aviaire, bien qu'une souche moins virulente que ce virus sautant les espèces qui semble être impliqué dans l'actuelle déclenchement de la grippe porcine, a largement touché la croissance économique des pays asiatiques en 2004.

Même en utilisant ces estimations cela veut dire qu'une bonne activité mondiale de 0,5 -1.0% pourrait se contracter par moins de tourisme, moins de trafic commercial, des journées perdues en congés maladie, l'impact de la peur sur le comportement des consommateurs etc... Ce déclin jusqu'à 1% du GDP est aussi plus élevé que tout ce qui a été prédit pour l'année prochaine, alors on pourrait s'attendre à ce que les médias financiers prêtent plus d'attention au sujet.

Il y a dans ce possible déclenchement d'une pandémie un aspect misanthrope qui souligne la fascination malsaine de l'humanité pour des produits animaliers d'élevage et un processus de production de nourriture qui s'avère être insoutenable à long terme à cause de la surexploitation des terres et des ressources agricoles de même que la pollution significative causée par l'élevage, l'abattage et le transport de bétail.

Vue sous un autre angle, la pandémie n'est qu'une manifestation naturelle de ce qu'on a vu sur les marchés financiers mondiaux, où certains investisseurs se sont insurgés contre les excès des pays occidentaux empruntant bien au dessus de leurs moyens pour financer un mode de vie qui s'est avéré insoutenable.

Réfléchissez à ceci : connaissez vous quelqu'un aux US ou en Europe qui rêve encore d'acheter une résidence US d'1 million de $ à San Andreas Fault, avec un prêt accordé par un groupe de chinois travaillant dur en usine ? De même qu'une grande partie de cette histoire de l'économie mondiale se termine maintenant, de même le rideau tombera sur l'utilisation insoutenable et particulièrement inégale de la terre, de l'eau potable, et d'autres ressources rares par une humanité obsédée par la recherche de viande d'élevage.

Chan Akya 29/04/09 www.atimes.com

* Une «tempête de cytokine». La cytokine est la molécule-signal utilisée pour alerter les leucocytes d'une infection. Il arrive parfois que l'organisme se mette à fabriquer une quantité excessive de cytokine, induisant une surproduction de globules blancs, avec des répercussions souvent fatales, puisqu'il s'attaque en fait à lui-même. Ce type de tempête a été impliqué dans les décès dus à la grippe aviaire.


Mardi 28 Avril 2009
Introduction traduction Mireille Delamarre

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