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La Bible et l’Histoire du Moyen Orient – Coloniser une Métaphore

« …A l’inverse des musulmans, pour qui les légendes bibliques sont acceptées comme héritage pour toute l’humanité et n’ont pas besoin de reliques ou d’inscriptions pour le prouver, à la fois les Chrétiens et les Sionistes les ont exploitées pour alimenter leur agendas politico religieux respectifs… »



La Bible et l’Histoire du Moyen Orient – Coloniser une Métaphore

La Bible et l’Histoire du Moyen Orient – Coloniser une Métaphore

Pendant plus d’un siècle des archéologues et des historiens ont essayé de confirmer les croyances à la fois des Chrétiens et des Juifs concernant leur passé commun utilisant l’ancien Testament ( AT) et le nouveau Testament ( NT) comme points de départ. Les Chrétiens tout en considérant l’AT comme un précurseur inoffensif du NT, insistent sur le fait que la combinaison des deux textes prouve la véracité du monothéisme judaïque, son alliance avec Dieu, une alliance qui a été renouvelée avec la résurrection de Jésus comme Christ. Les Juifs, bien sûr, s’en tiennent aux textes de base de l’AT, insistant qu’eux seuls prouvent leur rôle comme peuple choisi de Dieu et leur droit à créer un état Juif, Israël, en Terre Sainte. Cet état Juif a d’abord été accepté à contre cœur par l’Occident Chrétien, et est maintenant soutenu avec enthousiasme par certains Chrétiens sur la base d’une lecture erronée de la Bible. La Bible soit disant prédit que les Juifs retourneront à leur supposée terre promise, et le messie (ré) apparaîtra, signalant soit la fin du monde soit le règne de Dieu.

Donc quels sont les « faits » ? Qu’est ce que l’archéologie moderne et d’autres sciences ont à dire sur la Bible ? Est-ce que cela nous aide à résoudre la question de la validité de Jésus comme messie légitime, celui qui mettra fin au Judaïsme, et établira une vraie religion universelle pour toute l’humanité ? Est-ce que cela favorise un renouveau du Judaïsme, fournissant la preuve de l’existence du Grand Israël du Nil à l’Euphrate, en lien avec une histoire spectaculaire et ancienne ? Et sommes nous destinés à mourir lors d’une Apocalypse ardente comme prédit dans les Révélations ?

Tandis que les archéologues ne peuvent pas nous aider à répondre à cette dernière question, cela peut nous révéler quelque chose sur le passé. L’archéologie biblique s’est étendue rapidement dans le dernier demi siècle comme un champ académique nouveau à la recherche à la fois de justification et de financement. A l’inverse des musulmans, pour qui les légendes bibliques sont acceptées comme héritage pour toute l’humanité et n’ont pas besoin de reliques ou d’inscriptions pour le prouver, à la fois les Chrétiens et les Sionistes les ont exploitées pour alimenter leur agendas politico religieux respectifs et ont produit des montagnes d’études. Mais c’est maintenant clair pour les plus respectés des archéologues chrétien, juif, musulman et ou séculier, que cette discipline supposée être académique, rigoureuse et objective, avec sa méthodologie consistant à prendre des passages bibliques et piocher et creuser des trous à certains endroits, cherchant des preuves de ce dont ces passages parlaient, a été un énorme échec, sinon un canular. Tandis que, du fait de lier la Bible à l’archéologie, les bénéfices financiers ont augmenté, les bénéfices historiques et intellectuels ont, à l’inverse, diminué rapidement.

Derrière cela ont trouve deux erreurs flagrantes. Premièrement, on néglige quelque peu le fait qu’à la fois l’Ancien et le Nouveau Testament ont d’abord été écrits seulement entre le 4ème siècle avant JC jusqu'au 1er siècle après JC (principalement à partir du 3ème siècle avant JC) par des juifs hellénisés, sur une période historique relativement courte d’approximativement 4 siècles, pendant le couronnement de l’Hellénisme alors qu’il s’épanouissait au Moyen Orient jusqu’à sa manifestation sous l’Empire Romain. Les références à « l’ancien Israël » d’un passé distant sont destinés à apporter un éclairage sur les peuples vivant à cette époque, et ont plus à voir avec des évènements de l’époque, qu’avec une histoire distante mythique, qui n’a jamais laissé de trace dans la pierre, comme on dit, mais a plutôt été transmise de génération en génération comme beaucoup d’autres peuples ont transmis les légendes de leurs origines - - oralement, embellies par des compositeurs et poètes talentueux. De plus, l’AT et le NT sont étroitement intégrés dans la structure, les thèmes, et la philosophie sous jacente, et rejeter une partie comme hérétique (comme le font les Juifs du NT) ou une autre partie comme une simple introduction inoffensive au vrai texte (comme le font les chrétiens concernant l’AT) non seulement manque de professionnalisme mais est stupide et même subversif.

Deuxièmement, la vision du monde de ceux qui ont enregistré les légendes bibliques, histoires, poèmes, essais philosophiques, etc… diffère radicalement de la nôtre. Elle était un produit de l’Hellénisme, ou la vraie réalité est un idéal platonique, reconnaissant la qualité inexprimable de la vie, notre insurmontable ignorance, et la nature éparpillée, remplie d’ombres du quotidien, comme expérimentée par nos sens. Notre approche Aristotélicienne matérielle, perçoit la réalité selon des faits froids, durs, que nous percevons directement et en temps réel, où les seules vérités sont celles qui peuvent être démontrées physiquement et/ou réfutées. Ceci est plutôt éloigné de l’état d’esprit de ceux qui ont composé la Bible, écrivains et poètes. Prendre la Bible à la lettre, comme un récit matériel d’une « histoire » est un exemple classique de matérialisation déplacée. A son actif, il n’existe pas de mot en ancien hébreu pour histoire, reflet de son origine dans une vision du Monde pré – Aristotélicienne.

Pour faire un pas de plus, en supposant que cette « histoire » bidon est la « vraie » histoire de l’humanité, l’histoire des autres peuples étant reléguée en arrière plan, cela ne vas pas de soi. La réalité de la Bible est transcendante, universelle, traditionnelle, intuitive et émotionnelle. Pour l’apprécier, nous devons découvrir cette vision du Monde, où le « Mythe » est la réalité et la véritable essence de nos vies, et la « dunya » est une pâle et terne version des mythes sacrés qui nous guident. Karen Amstrong, qui a largement écrit sur les monothéismes et la perte du mythe comme un élément vital de notre vision du Monde, argumente dans « The Bible : a Biography » (2007) que la religion fondamentaliste, qu’elle soit musulmane, chrétienne ou juive, est une réponse et un produit de la culture matérialiste moderne, qui sape le rôle du Mythe comme un élément vital dans la matrice sociale. Le Mythe est réduit à son sens littéral, Jérusalem est un endroit physique à un point fixe dans le temps, et non pas une métaphore pour la Cité de Dieu, transcendant les limites du monde physique.

Ceci va dans le sens de ce que l’on appelle l’école minimaliste de l’archéologie du Moyen Orient, spécialement des travaux de Thomas Thompson, Israël Finkelstein, et Neil Asher Silberman, qui affirment que l’AT et le NT en disent plus sur les politiques menées au cours des périodes allant du 3ème siècle avant JC jusqu’au 1er siècle après JC, que sur un passé distant a-historique. Penser au compositeur parisien juif du 19ème siècle Jacques Offenbach écrivant son opérette « La Belle Hélène » qui remet au goût du jour l’Iliade pour ridiculiser le régime autoritaire du 19 ème siècle de Louis Napoléon Bonaparte. Les luttes politiques de l’époque où les scribes juifs d’Alexandrie ont écrit les AT/NT ont de même inspiré les versions des légendes bibliques dont nous avons héritées aujourd’hui. Les références dans la Bible à la destruction du « Temple » et des histoires sur les tyrans du passé font en fait référence aux luttes de l‘époque et les tyrans de celle-ci. Cela tranche vraiment avec le point de vue général porté sur la Bible, qui considère le processus de composition comme culminant au VIème siècle avant JC, avec de nombreuses légendes rappelant des évènements réels remontant peut être jusqu’au Xème siècle avant JC.

Quelque soit la vraie origine des Juifs, la Bible parle d’un « ancien Israël » - - une Monarchie unifiée qui s’est soit disant épanouie de 1000 – 600 avant JC dans ce que l’on appelle actuellement la Palestine, dont Saul, David et Salomon sont les rois majestueux d’un empire rayonnant, et d’un Temple spectaculaire, construit par Salomon, comme le centre de prière du Dieu Juif Yahweh. Que nous disent les archéologues ? Un siècle de passage au tamis, de grattage, de fouille et de débat n’a produit aucune preuve que Jérusalem était une grande ville, encore moins le centre d’un empire. C’était tout au plus une ville moyenne de commerce et d’oliveraies. Il n’y a pas de doute qu’il existait au 9 ème siècle avant JC un petit état, l’un parmi d’autres - - Moab, Edom, Ammon, même un que nous pourrions appeler Israël, avec Samarie comme sa probable « capitale » et avec le renouveau de la navigation phénicienne, la Palestine a commencé à prospérer pour la première fois mais à une échelle modeste, comme un avant poste inter empire, le foyer de nombreuses tribus sémites et non sémites.

Ce n’est pas surprenant que toutes ces tribus aient eu des religions identiques. Adopter des dieux ancestraux était une politique impériale de l’Assyrie visant à créer des liens religieux entre des sociétés autour de déités régionales et locales. Ils combinaient cette politique avec des légendes sur le retour des anciens dieux oubliés, ceci aidant la politique impériale de transferts de masse imposés aux populations, et cela a contribué involontairement au développement du monothéisme car on a compris que tous ces dieux étaient de simples expressions d’un unique concept représentant le divin. A partir de l’âge de Bronze et par la suite, El est devenu le père des dieux et le créateur du ciel et de la terre, avec son équivalent Asherah ou Astarte, la reine du ciel. Ba’al était son exécutant en chef accompagné de la même générique Asherah (théoriquement sa mère), mère de tout ce qui vit et déesse de la fertilité et du deuil. On peut trouver des allusions à ces dieux dans la Genèse.

La punition d’Israël par Dieu et la destruction de Samarie a soit disant mis fin à la prospérité de la Palestine. La bonté des rois de Judée, Hezekias et Josias, a retardé la colère de Yahvé et la destruction de Jérusalem. Mais le jour de la colère, selon les dires, l’armée Babylonienne est venue pour détruire Jérusalem, marquant la fin de l’ancien Israël au 6 ème siècle avant JC. Que nous disent les archéologues ? De nouveau, il n’y a pas de preuve historique pour cette charmante histoire - - La Palestine a tout le temps été un trou perdu sujet à la division entre l’Assyrie, la Mésopotamie et l’Egypte, tandis que leurs empires s’étalaient ou refluaient.

Oui, l’Assyrie a annexé la vallée de Jezréel et Samarie. Mais dans la Bible, cet agrandissement de l’Empire Assyrien a été présenté comme la destruction du faux (ancien) Israël par un Dieu vengeur en colère. Ceci est cependant une déclaration théologique et non historique - - même s’il y a probablement eu des transferts de population, tout le monde n’aura pas été déporté, et Samarie a continué d’exister. L’Assyrie a lentement étendu son empire vers le sud, oui, s’emparant éventuellement de Jérusalem, qui semble t-il était une ville cliente consentante plutôt que les vestiges défiants d’un ancien Israël. En fait Jérusalem a commencé à se développer et prospérer comme un centre économique et politique sous les Assyriens. Elle n’a certainement pas été détruite. Finalement, il y a eu l’invasion par le babylonien Nabuhadnezzar et Jérusalem (Assyrienne) s’est rendue en 567 Avant JC. Mais de nouveau Jérusalem n’a pas été détruite, comme le « déclare » le prophète Jérémie.

Il n’y a jamais eu d’Israël ethniquement cohérent, et selon Thomson, ni Jérusalem ni la Judée n’ont été identifiés avec Israël avant le règne des Hasmonéens pendant la période Helléniste entre le 3ème et le 1er siècle avant JC, ce qui coïncide avec l’époque pendant laquelle les légendes ont été écrites pour la première fois. Ironiquement, il existe une forte probabilité que les Samaritains, méprisés par les Juifs d’Ezra (c’est-à-dire ceux d’aujourd’hui), soient les ancêtres sémites de l’Israël historique.

La Palestine et la Syrie ont d’abord été réunies en une province sous Alexandre le Grand au IVème siècle avant JC avec pour capitale Samarie, et on a commencé pour la première fois à développer de vraies villes. Alexandre a fondé Alexandrie comme son centre politique et intellectuel des territoires de l’est méditerranéen. Continuant la politique impériale de déportation, il a transporté une partie de la population de Samarie pour former le noyau de ce qui plus tard est devenu connu comme un important centre Juif d’étude, dont les scribes commenceraient bientôt leur travail de transformation de légendes en une Saga politiquement motivée d’exile et de retour.

Apres la mort d’Alexandre, la Palestine a retrouvé son rôle de terre passerelle entre l’Egypte et l’Asie, territoire disputé entre les Ptolémées Egyptiens et les Séleucides Asiatiques. Les Romains ont vaincu les Séleucides en 190 avant JC, déclanchant la révolte des Maccabées contre la dureté des Séleucides pour s’assurer l’indépendance politique de Jérusalem (soutenus par les Ptolémées et les Romains). Cette révolte a été identifiée comme étant la renaissance d’Israël (célébrée maintenant comme Hanoukka) bien que, de nouveau il n’y eu pas de nation ou de contrôle des Maccabées à cette époque là sur la Palestine, parce que les Juifs dépendaient du patronage de Rome, ainsi cette révolte contre les Séleucides a inspiré les légendes enregistrées.

Avant cette révolte des Maccabées contre les Séleucides en 167 avant JC, la tolérance religieuse était largement répandue. Les Juifs n’ont jamais été persécutés à cause de leur religion - - plutôt à cause de leurs aspirations politiques, ou parce qu’ils se trouvaient sur le chemin des empires en conflit. Leurs périodes d’exil sont typiques de l’expérience d’un nombre infini d’autres populations, les retombées de politiques impériales. Leurs traditions, même leur monothéisme, proviennent d’un grand mélange de cultures du Moyen Orient de l’époque, et sont proches de celles des égyptiens, plus tard de traditions hellénisées. Intéressant de noter que les pratiques juives de la circoncision et du shabbat proviennent d’Egypte et même Freud affirme que Moise était Egyptien, ajoutant un argument à l’hypothèse que les Juifs sont en fait les Hyksos.

Cette période turbulente allant du 3ème au 1er siècle avant JC constitue l’environnement historique dans lequel les Rois II font le portrait de Jéroboam et Ahab comme étant des rois diaboliques, une allégorie du rejet des Séleucides comme étant les vrais successeurs d’Alexandre - - au profit des Ptolémées d’Egypte (pas étonnant puisque les textes sont enregistrés par des scribes juifs à Alexandrie). Antioche IV de Syrie est le modèle pour Arab, apportant de faux dieux en Israël, racheté par une nouvelle consécration du Temple de Jérusalem en 164 avant JC. C’est le tournant dans l’histoire du renouveau dans les Chroniques via l’ancien roi de Perse Cyrus. Ces épopées de Samuel, les Rois et les Chroniques ont clairement été inspirées par les évènements tourbillonnant autour des auteurs juifs de l’AT du second siècle avant JC, revêtue de la tradition littéraire de l’ancienne épopée nationale.

Les Juifs de Jérusalem, d’Alexandrie, d’Antioche et de Babylone ont été profondément hellénisés et faisaient partie des dirigeants de la vie intellectuelle là bas. La Bible elle –même est définitivement enregistrée dans cet environnement hellénisé, en grec et en hébreu, structurée systématiquement sous la forme impériale classique d’une chronologie universelle, ordonnant la tradition à travers une forme d’histoire universelle allant du commencement des temps jusqu’à l’époque présente, avec un système de commentaires et discussion, d’une qualité morale et philosophique digne de celle d’Homère et Platon. La culture juive qui s’était développée était une forme asiatique d’hellénisme, une culture allant de Babylone à Rome se développant à partir de visions du monde impériales des périodes Babyloniennes et Perses.

C’est impossible dans les limites d’un article de retracer les transformations du Judaïsme Talmudique post christ, qui est très différent de sa variante pré christ. Bien que les Juifs aient continué à vivre en Palestine, la Diaspora est devenu le trait les définissant parallèlement avec le rituel de la prière du « retour », bien que les juifs post christ n’y aient pas plus le droit d’immigrer et d’y vivre que d’autres. Les chrétiens ont aussi continué à vivre là bas heureux jusqu’à ce que le pape catholique décide qu’il devaient être libérés pendant le 11 ème et 12 ème siècle, et a levé une armée européenne pour envahir la Palestine, pas une seule fois mais quatre. Mais après ce fiasco, les chrétiens ont appris leur leçon et ont laissé la Palestine relativement tranquille, satisfaisant leur besoins spirituels en vivant tranquillement comme des moines dans des caves isolées, faisant des pèlerinages, et rassemblant des os en souvenir et des morceaux de bois qu’ils chérissaient comme des reliques saintes - - de nouveau coupables de matérialisation déplacée, bien que généralement inoffensive. Cette période bénie en Palestine n’a seulement changé qu’avec l’ascendant pris par les Juifs au 19 ème siècle après JC, qui tout le temps avaient veillé sur leur Dieu tribal Yahvé et entretenu leur rêve de concrétiser les promesses métaphoriques qu’il avait soit disant faites il y a un millénaire, une concrétisation erronée loin d’être sans danger, alors qu’ils s’apprêtaient à envahir et coloniser une métaphore.

Avec l’éclipse de la vision du monde socratique et du Mythe comme central à la société, et l’ascendance du Judaïsme après la réforme, le Mythe de « retourner à la terre promise » a pris un nouveau sens concret. Le projet réel d’une élite juive cosmopolite fortunée de concevoir de s’emparer physiquement de la Palestine et de la peupler avec des juifs est devenu une réalité Aristotélicienne. Aujourd’hui, avec Rome (l’Eglise Catholique) actuellement plongé dans la confusion, une reconstruction du Troisième Temple pourrait devenir le principal lieu de pèlerinage, pas seulement pour les Juifs mais aussi pour les Chrétiens, la cerise sur le gâteau de la victoire Sioniste. Confirmant irrévocablement le changement culturel du Monde Occidental dans son ensemble, passant de l’Hellénisme à l’Hébraïsme, comme l’affirme SGF Brandon dans «The Fall of Jerusalem and the Christian Church (1951). Le Pape Jean Paul II a réconcilié l’Eglise avec le Judaïsme et Israël, et les Chrétiens Sionistes accueillent favorablement la colonisation juive de la Palestine.

Les Sionistes ont réuni en 2005 l’ancienne Cour Suprême Juive, le Sanhédrin (qui a condamné Jésus), pour la première fois depuis l’an 425 après JC, et ont en fait comploté depuis la création d’Israël pour détruire la Mosquée Al Aqsa et reconstruire une réplique du Temple de Salomon à sa place. Tout récemment, des archéologues israéliens ont « trouvé » du reste d’un Temple sous la mosquée, encore une victoire étonnante pour cette science bidon. Des plans de reconstruction existent pour le mythique, et nul doute que le magnifique Temple de Salomon, qui n’a jamais existé si ce n’est dans l’imagination et les yeux rêveurs des scribes juifs d’Alexandrie au III ème siècle avant JC. Une perspective véritablement époustouflante quoique ce soit de la folie. Mais c’est néanmoins la culmination logique du projet Sioniste, fébrilement alimenté par l’establishment archéologique officiel israélien.

Et puis il y a les bien connus « Protocoles des Sages de Sion », qui définit un tel programme quoi que sous une forme ouvertement grotesque et est officiellement désavoué par les Sionistes comme étant une contre façon, contre façon de quoi, cela n’a jamais été dit clairement.

Ce qui est derrière la Bible n’est pas seulement un simple enregistrement de faits historiques ou même de doctrines, mais finalement, la présence de Dieu. Il y a les propres références à des symboles à l’intérieur de la Bible pour qui la seule « preuve » de, disons, l’histoire du Gospel, est vraie parce qu’elle accomplit les prophéties de l’AT, et la seule « preuve » que les prophéties de l’AT sont vraies c’est qu’elles sont accomplies par le Gospel. Ceci n’a absolument rien à voir avec le fait de déterrer des vestiges pour prouver quelque « évènement « de référence propre dans les nombreuses légendes de la Bible. Il n’y a pas de Temple là bas (ou en dessous, là où se trouve être la Mosquée Al Aqsa). Le vrai Temple existe dans chacun de nos cœur, bien que cela soit peu probable qu’on le trouve dans le cœur séculier enflammé et intrigant Sioniste. Et assassiner et tourmenter des autochtones pacifiques pour quémander quelques vestiges d’un ancien bâtiment et l’appeler le Temple de Dieu est un mal indescriptible. Le Temple se trouve dans Le cœur des Naturei Karta, mais pour de tels juifs, l’Israël physique est en lui-même une abomination, et devrait être démantelé sur le champ, ou pour emprunter une métaphore particulièrement colorée, d’un cru récent, balayé de la carte.

Ce n’est pas possible ici de fouiller dans les mythes fascinants de la Bible et les métaphores elles-mêmes - - les nombreux descendants rivaux (Caïn vs Abel, Isaac vs Ismaël, Jacob vs Esau), la Tour de Babel (Porte de Dieu) les procès de Jacob, les nombreuses naissances miraculeuses culminant avec celle de Jésus, qui continue à inspirer, même dans notre époque d’incroyance. Le Dieu de Job, l’Ecclésiaste, Jonas, Saul, l’inondation, etc… tout ceci est incroyable - - cela décrit à la fois la délivrance et la destruction d’Israël, pas seulement pour la justice, mais pour « son propre bien », pour ses propres raisons inconnues, en accord avec la philosophie du scepticisme prônée par Diogène et populaire à cette époque : nous devons reconnaître que nos croyances sur la réalité ne sont pas nécessairement valides pour atteindre la paix de l’esprit. La grande épopée de Job s’est inspirée du stoïcisme helléniste : nous atteignons le bonheur en mettant nos vies au diapason du Logos ou de la raison universelle qui ordonne les choses. La liberté c’est de vivre en conformité avec la volonté de Dieu. Ironiquement, les minimalistes finissent par maximaliser le pouvoir de ces légendes en les libérant du ici et maintenant.

La métaphore primordiale de la Bible c’est le contraste de l’ancien Israël du rejet coléreux (i.e., le passé) vs le nouvel Israël, de l’espoir et du renouveau (i.e., le présent et futur), des concepts a historiques, relatant un présent toujours changeant du point de vue épique de l’écrivain. Ils sont universellement valides, qu’ils soient chantés ou récités il y a 5000 ou 2000 ans ou aujourd’hui. Nous devons tous laisser derrière les fautes du passé et accueillir demain avec espoir. Il n’y a absolument pas besoin de justification pour prendre à la lettre « ancien » et « nouveau » pour se référer à un évènement historique intentionnel. Chaque jour c’est le premier jour de votre vie.

Et si, arrivé là, il subsiste encore un doute que la Bible est l« la vérité du Gospel », à prendre au pied de la lettre, considérer l’une des nombreuses « instructions » de Yahvé à son « peuple choisi » :

« Quand l’Eternel ton Dieu t’aura fait entrer dans le pays où tu te rends pour le conquérir ; quand il aura écarté devant toi ces nombreuses peuplades…quand l’Eternel ton Dieu te les aura livrés et que tu les auras vaincus… point de merci pour eux. Ne t’allie avec aucun d’eux : ta fille, ne la donne pas à son fils, et sa fille, n’en fait pas l’épouse tu tiens ! Car il détacherait ton fils de moi et ils adoreraient des divinités étrangères, et la colère du Seigneur s’allumerait contre vous, et il vous aurait bientôt anéantis… »
« Dans les viles de ces peuples que l’Eternel ton Dieu te donnes comme héritage, tu ne laisseras pas subsister une âme. Car tu dois les vouer à l’extermination. … » Deutéronome 7 et 20 (traduction d’après la version massorétique de la Bible en Hébreu).

Est-ce là le Dieu de merci et compassion auquel se réfère l’archevêque Tutu dans son appel de Boston ? Ou est-ce le modèle d’un monstre idéologique imaginé par un scribe assis dans la bibliothèque d’Alexandrie et adopté avec enthousiasme par des fanatiques bigots l’appliquant verbatim, au pied de la lettre, à la terre de Palestine aujourd’hui ?

Eric Walberg 3 décembre 2007 – www.counterpunch.org – Eric Walberg écrit régulièrement dans l’hebdomadaire du Caire Al-Ahram weekly et on peut lui écrire à www.geocities.com/walberg2002

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

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Dimanche 9 Décembre 2007
Mireille Delamarre

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