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MONDE ARABE

L’Option Salvador à Beyrouth – Trish Schuh

Derrière la déstabilisation du Liban on retrouve le Mossad israélien, son coéquipier américain la CIA et ses mercenaires, et la complicité de services de renseignements occidentaux. L’objectif reste le même depuis des décennies : fragmenter le Liban, la Syrie comme ils essaient de le faire actuellement en Irak en provoquant une guerre civile.



Meir Dagan chef du Mossad
Meir Dagan chef du Mossad

L’Option Salvador à Beyrouth – Trish Schuh

« La seule perspective qui nous permet d’espérer c’est le partage de la Syrie… Notre tâche c’est de nous y préparer. Le reste est une perte de temps sans objectif. » Militant sioniste Zeev Jabotinsky, « We and Turkey « (Nous et la Turquie » dans Di Tribune, 30 novembre 1915). »

« Nous devons nous préparer à l‘offensive. Notre but c’est d’écraser le Liban, la Transjordanie et la Syrie. Le point faible c’est le Liban, parce que le régime musulman est artificiel et facile pour nous à saper. Nous établirons un état chrétien là bas, et puis nous écraserons la légion arabe, éliminerons la TransJordanie, et la Syrie tombera entre nos mains» -David Ben Gourion, de « Ben Gourion A Biography » de Michael Ben-Zohar, mai 1948. »

« C’est évident que les estimations de l’armée ci-dessus, et que la totalité du plan dépend aussi du fait que les arabes continuent à être encore plus divisés qu’ils ne le sont maintenant, et de l’absence d’un vrai mouvement de masse parmi eux …Toute confrontation inter arabe nous aidera à court terme et nous rapprochera de l’objectif plus important, celui de fragmenter l’Irak en entités de même que la Syrie et le Liban… La Syrie se désintégrera. » Oded Yinon, 1982. « The Zionist Plan for the Middle East. » (Le Plan sioniste pour le Moyen Orient).

« Le changement de régime est, bien sûr, notre objectif à la fois au Liban et en Syrie. Nous avons écrit il y a longtemps qu’il y a trois façons d’y parvenir – le dictateur choisit de changer ; il est renversé par son peuple malheureux ; ou il pose une menace pour l’extérieur, l’extérieur le renverse… » -Jewish Institute for Securty Affairs (JINSA Institut Juif pour les Affaires Stratégiques) Du texte de stratégie 474 « Priorities in Lebanon and Syria » (priorités au Liban et en Syrie) 2 mars 2005.


D’une déclaration de mission à mission accomplie, le lancer coulé sans obstacle continue. Mais de Bagdad à Beyrouth, c’est l'option du faux qui continue.

A la différence de l’Irak, il n’y a pas de menace d’ »armes de destruction massive » pour faciliter le renversement du régime syrien. Cette fois, le Tribunal de l’ONU pourrait fournir les moyens, utilisant comme arme l’assassinat du premier ministre libanais Rafik Hariri. Mais, comme le simulacre de Tribunal pour condamner Saddam Hussein, le simulacre de procès pour condamner la Syrie pour l’assassinat d’Hariri, construit par la Commission d’Enquête Internationale Indépendante de l’ONU (UNIIIC) est une histoire à problèmes.

Plusieurs des principaux témoins de l’UNIIIC ont admis avoir fait des faux témoignages, accusant le gouvernement libanais soutenu par les US-Israel de corruption et de double jeu. Le témoin Hussam Taher Hussam a affirmé que le dirigeant du « Mouvement pour le Futur » Saad Hariri ( fils de l’ancien premier ministre Rafik Hariri) lui avait offert 1,3 millions de dollars US pour accuser des hauts responsables syriens. Le témoin Ibrahim Michel Jarjoura a dit qu’il avait été attaqué et forcé à mentir par le ministre des télécommunications libanais Marwan Hamade. Le témoin star Zuhir Ibn Mohamed Said Saddik, qui a accusé le président libanais Emile Lahoud et le président syrien Bashar Assad d’avoir ordonné l’assassinat d’Hariri, s’est vanté de gagner des millions en faisant de faux témoignages à la Commission de l’ONU. Bien que la plupart de leurs témoignages discriminatoires sont encore inclus comme preuves, les deux procureurs Brammertz et Mehlis ont dit que l’utilisation du détecteur de mensonge n’était pas une option.

Dans ce pays (Allemagne ndlt) , Mehlis a été réprimandé pour des pratiques non éthiques et non professionnelles. Selon le Magazine allemand Junge Welt, l’ancien enquêteur Detlev Mehlis a reçu 10 millions de dollars US d’une caisse noire pour falsifier les conclusions de l’UNIIIC contre la Syrie. Une enquête de la TV publique allemande TV Zweites Deutsche Fernsehen a trouvé que Melhis s’était appuyé sur des renseignements de la CIA, du M16 (services secrets britanniques ndlt), du Mossad ( services secrets israéliens ndlt) dans des enquêtes précédentes dont celle de l’attentat contre une discothèque de Berlin dans les années 80 où Mehlis a utilisé, en connaissance de cause, un témoignage fourni par l’agent arabe du Mossad, Mohammed Al Amayra dans son cas contre la Libye. Mehlis s’est aussi appuyé sur de fausses écoutes téléphoniques de la NSA (National Security Agency – Agence Nationale de Sécurité US) dont l’ancien officier du Mossad Victor Ostrovsky a révélé qu’elles avaient été fabriquées par des agents du Mossad, se faisant passer pour des terroristes arabes. Les appels téléphoniques ont prouvé la culpabilité de la Libye et justifié le bombardement de la Libye.

Dans le cas d’Hariri, des critiques allemandes ont affirmé que « le choix de Mehlis a été fait à cause de ses liens avec les agences de renseignements allemands, français, américains, et israéliens ». La source d’information libanaise libnen.com et le Figaro ont confirmé que le M16 britannique et le Mossad avaient fourni la plupart des renseignements de la Commission de l’ONU.

Quand Mehlis a démissionné, dans la honte, l’ONU a engagé le procureur belge Serge Brammertz recommandé par Mehlis – Mais Brammertz pourrait aussi être vulnérable aux pressions américaines s’il rend un verdict qui n’est pas du goût de l’Amérique. Sous la loi de Compétence Universelle de Belgique, les juristes belges ont accusé le général Tommy Franks du Centcom US, le président Georges Bush, le vice président Dick Cheney et le secrétaire à la défense Colin Powell, de crimes de guerre en Irak. En 2003, le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld a menacé de déménager les quartiers généraux de l’OTAN hors de Belgique si les poursuites commençaient. Peu de temps après, la loi de Compétence Universelle a été abandonnée.

A l’ONU, Brammertz m’a dit que des questions sur des représailles identiques US contre sont pays concernant un résultat non approuvé pour l’affaire Hariri n’étaient pas pertinentes et «n’apportent rien d’utile ».

Mais le gros de l’affaire douteuse montée par Mehlis a été conservé par Brammertz. Bien que le style secret de Brammertz préempte toute tentative extérieure de preuve questionnable, il est clair que les problèmes fondamentaux restent irrésolus. Le dernier rapport de Brammertz à l’ONU estime que du TNT et des explosifs RDX ont été utilisés. Mais des experts militaires et des constructeurs de voitures ont affirmé que les dommages causés par l’explosion sur le véhicule Mercedes lourdement blindé d’Hariri portaient la marque distinctive d’une «signature fondue » due à des munitions à l’UA de haute densité. Les attaques récentes d’Israel contre le Liban ont détruit la preuve, en contaminant la scène du crime avec des résidus de bombes Bunker Buster GBU-28 (à l’UA ndlt) de fabrication américaine.

On n’est pas non plus certain de l’endroit où a explosé la bombe qui a tué Hariri. Des experts français ont estimé que c’était souterrain car l’explosion a provoqué des fissures à la base d’immeubles adjacents, des abris dans la rue ont été réduits en morceaux et l’asphalte a été projeté sur les toits environnants. Après qu’on ait trouvé qu’une explosion souterraine ne pourrait impliquer la Syrie – mais plutôt le gouvernement libanais pro US/Israel qui avait supervisé des travaux sur la route les jours précédents la mort d’Hariri- on s’est concentré sur une explosion hors sous sol, via un attentat suicide.

Puis dans le cadre d’une campagne de psyops, qui rappelle l’histoire du rejeton du Pentagon et al Qaeda, Abu Musab Al Zarqawi (qui a terrorisé l’Irak de long en large avec une jambe de bois) plusieurs rapports de l’ONU ont fait état d’un attentat suicide à la voiture « inspiré par Zarqawi », commis par l’assassin Ahmed Abu Adass. " Une confession vidéo du martyr Adass a été montrée sur Al Jazeera, type vidéo Ben Laden, avec tout le tralala exigé. Mais selon Reuters et ABC News, le kamikaze n’avait jamais appris à conduire (3/4/05)"

L’ambassadeur US aux Nations Unies de l’époque John Bolton, qui habituellement critiquait le travail de l’ONU comme étant « inadéquat» a félicité Mehlis, Brammetz et « l’excellent travail » de l’enquête de l’UNIIIC, disant « la preuve importante parle d’elle – même ».

Mais, la preuve inadéquate dont Brammetz a refusé de parler pourrait se révéler être bien plus importante. En juin dernier, l’armée libanaise a découvert plusieurs réseaux de mercenaires arabes, sponsorisés par le Mossad et menant des attaques terroristes et des explosions à la voiture piégée en lien avec l’assassinat d’Hariri.

L’organisation d’ infos nationales israéliennes « Arutz Sheva » a rapporté que le ministre des affaires étrangéres libanais Fawzi Salloukh a été ignoré quand il a protesté auprès de l’ONU à propos de ces découvertes. (25.06.06) L’ambassadeur US au Liban, Jeffrey Feltman, qui a aidé a fabriquer la Révolution de Cèdre, à travers l’ambassade américaine à Beyrouth, a alors menacé le Liban de très « graves conséquences » et d’un boycott de l’aide étrangère si Salloukh déposait une plainte formelle auprès de l’ONU concernant ces révélations.

Malgré les ultimatums de Feltman, le Magistrat enquêteur de l’armée libanaise ,Adnan Bolbol, devait questionner des témoins sur les assassinats du Mossad à la mi juillet. Le 11 juillet, l’opposition libanaise a publié sa demande pour une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU contre Israel, de même qu’une enquête complète sur les assassinats du Mossad camouflés comme d’origine arabe.

Répondant dans les heures qui ont suivi, le 12 juillet, Israel a mené à la hâte des représailles en attaquant massivement le Liban, utilisant le kidnapping à la frontière par le Hezbollah comme prétexte. Est-ce que la guerre du Liban dissimule l’exposition d’un assassinat de «type Salvador » de Rafik Hariri et d’autres assassinats dont la Syrie est accusée ?

Utiliser l’option Salvador contre la Syrie a d’abord été soulevée par Newsweek et le Times de Londres en janvier 2005. Apres la mort d’Hariri, le 14 février, le conseiller de longue date d’Hariri, Mustafa Al Naser, a dit : « l’assassinat d’Hariri est le travail du Mossad israélien, ayant pour objectif de créer une tension politique au Liban. » (Asia Times 17/02/05). Le Sunday Herald d’Ecosse a évoqué un rôle US. " Avec le diplomate controversé John Négroponte installé au poste tout puissant de directeur des renseignements nationaux, c’est que les US sont sur le point de passer d’invasions à des opérations clandestines et des sales tours ? L’assassinat de l’ex premier ministre libanais a fait naître des soupçons»( Sunday Herald 20/02/05)"

Fred Burton, vice président du contre terrorisme à Stratfor, avait lui aussi des soupçons. Burton, qui a passé plus de 20 ans comme expert en contre terrorisme au département d’Etat US et dans les services secrets, a enquêté sur la plupart des attaques terroristes contre les ambassades US à l’étranger, de même que sur la première explosion au World Trade Center, et sur le meurtre du premier ministre Yitzhak Rabin. A Stratfor Burton s’est aussi spécialisé sur les opérations terroristes de la Syrie et leurs méthodes. Il a rejeté à la fois la Syrie et le Hezbollah comme étant les responsables de l’assassinat d’Hariri. « La Syrie manque de finesse » et la « nature complexe » de la technologie de contrôle à distance nécessaire pour activer « la nature chirurgicale de la charge » est au-delà de leurs capacités, a-t-il insisté. « Ce n’est pas leur style… et le Hezbollah n’a pas cette capacité » (UPI 27/06/07).

Selon UPI (United Press International) le rapport de Stratfor sur le meurtre d’Hariri a conclu que les assassinats libanais étaient tellement sophistiqués que peu dans le monde ont pu les commettre. Burton a dit à l’UPI que seules cinq nations avaient de telles ressources avancées – Israel, les US, la Grande Bretagne, la France et la Russie. Ce type de technologie n’est disponible que pour des agences gouvernementales. Burton a alors demandé : " supposons que ces explosions étaient simplement collatérales, que la vraie cible dans ce complot c’est le régime syrien lui-même ? Si c’était un coup monté contre la Syrie, qui serait alors le suspect possible ?"

« Le renseignement israélien est derrière ce crime » a affirmé le criminologiste allemand Juergen Cain Kuelbel. Dans son livre « l’assassinat d’Hariri : cacher la preuve au Liban » il a écrit : «la Syrie est innocente et n’a rien à voir avec ce crime ou les autres assassinats ». Kuelbel a découvert que le système de brouillage utilisé pour désactiver la protection électronique du convoi de Hariri avait été fabriqué par Netline Technologies Ltd de Tel Aviv, une société israélienne en co- développement avec l’armée israélienne et les agences d’application des lois israéliennes, et vendu via des points de vente européens. L’UNIIIC a balayé les découvertes de Kuelbel comme « ridicules » et inappropriées.

Mais deux mois après que le convoi d’Hariri ait été détruit, des armes fabriquées par Israel ont commencé à apparaître près des maisons et quartiers de politiciens au Liban. Le 14 avril 2005, UPI a rapporté que les forces de sécurité libanaises avaient découvert 6 obus de mortiers portant des inscriptions en hébreu fabriqués par Israel sur une plage déserte près du village du sud Liban Ghaziyeh.

Des missiles identiques et de la dynamite ont aussi été trouvés le long de la route fréquentée par des responsables du Hezbollah, et le 10 décembre 2005, 4 roquettes anti-tanks attachées à des fils prêts pour la détonation ont été trouvées plantées sur la route conduisant au Mukata Palace de Walid Jumblatt.

En février 2006, le journal libanais le Daily Star et An Nahar ont rapporté que des roquettes marquées en hébreu de 50mm, 55mm, 60mm, ont été découvertes près de la propriété Qoreitem du parlementaire Saad Hariri. Des roquettes identiques ont aussi été découvertes près de la maison Majdelyoun, de la tante de Saad, la législatrice Bahia Hariri près de Sidon.

Tandis que le gouvernement du 14 mars pro US/Israel a automatiquement blâmé la Syrie pour les découvertes, l’un des réseaux d’espionnage israéliens a été capturé essayant d’assassiner le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah. L’AFP a cité 9 paramilitaires « bien entraînés, professionnels » qui ont été interceptés avec un arsenal de lances roquettes B-7, des missiles anti-tanks, des fusils à pompe, des grenades à main, 47 fusils AK, des revolvers, des silencieux, des ordinateurs et des CD.

Puis en juin 2006, Mahmoud Rafea, un mercenaire de l’Armée du Sud Liban (créee par Israel pendant la guerre civile avec des bonus de 10 000 dollars) a été pris, filmé par des caméras après une explosion à la voiture piégée qui a tué 2 membres du Jihad Islamique les frères Majzoub. Le site israélien Ynet.com a rapporté que Rafea avait confessé avoir commis les assassinats des frères Majzoub pour le compte du Mossad, de même qu’un certain nombre d’autres assassinats de haut niveau.

Le site israélien DEBKAfiles a dit que Rafea avait aidé « deux agents israéliens (qui) se sont enfuis à l’étranger via l’aéroport international de Beyrouth sur un vol commercial avec des faux passeports 3 jours avant l’assassinat des frères Majzoub. » "Ils ont remplacé une porte de la voiture des frères par un fac similé bourré d’explosifs et ont quitté le pays après qu’un avion israélien a fait explosé les charges en utilisant un rayon laser" (Daily Star 20/06/07).

Mahmoud Rafea, qui a été formé en Israel, a aussi confessé avoir distribuer des bombes et du matériel militaire dans différents endroits sur tout le territoire libanais pour déstabiliser le pays. Lors d’un raid de la maison de Rafea on a trouvé des équipements de surveillance israéliens hight tech, des faux passeports, des cartes d’identité, et un bagage avec des compartiments secrets, et des cartes détaillées du Liban.

Le réseau de Rafea était l’un parmi plusieurs autres. Plusieurs forces intérieures de sécurité libanaise continuent de chercher un réseau d’espionnage différent dirigé par un agent arabe du Mossad, Hussein Khattab. Le Times de Londres a écrit : « Rebondissement bizarre dans cette affaire , Hussein Khattab, un membre palestinien du réseau d’espionnage, qui court toujours, est le frère du Sheikh Jamal Khattab, un religieux islamique qui est accusé d’avoir recruté des combattants arabes pour Al Qaeda en Irak « . (15/06/06)

Egalement étrange, le frère d’Hussein Khattab, Jamal, et son collègue le Sheikh Obadia (mentionné dans le rapport UNIIIC comme le dirigeant d’Al Qaeda Jund Al Sham) a rencontré fréquemment Ahmed Abu Adass, le responsable de l’attaque suicide à la voiture inspiré par Zarqawi, au camp de refugiés Ein Hilweh au Liban. (Comme Israel et les US, Zarqawi a demandé à ce que le Hezbollah soit désarmé). « Arutz Sheva », l’organe d’information national israélien (10.12/06) a écrit plus tard que « les US avaient parlé avec des groupes financés par Al Qaeda en Syrie pour faire un maximum d’efforts pour renverser le régime du président Bashar Assad. »

Début janvier 2007, l’AP et le Telegraph britannique ont rapporté que la CIA avait commencé des opérations clandestines au Liban utilisant des proxis arabes. Pendant les émeutes à Beyrouth le 20-22 janvier, un proxy US, le Parti Socialiste Progressif, a distribué des armes US à des combattants habillés comme les supporters de l’opposition Hezbollah/Amal. On a accusé l’opposition d’être à l’origine des émeutes.

Comparant l’attentat à la bombe contre la voiture d’Hariri, aux attentats à la voiture piègée en Irak, Asia Times a dit : « Ce qui reste est la preuve que c’est Bagdad à Beyrouth… La certitude d’acier , des deux côtés (résistance sunnite et shi’ite en Irak), c’est qu’ils n’ont pas été perpétrés par des terroristes comme l’affirme les US mais plutôt par des opérations noires israéliennes ou des mercenaires liés à la CIA américaine, avec pour objectif d’alimenter les tensions et faire avancer la perspective d’une guerre civile. Maintenant si seulement quelqu’un faisait surface avec un pistolet qui fume pour Beyrouth».

« Le fusil » comme Meir Dagan est surnommé- ce pourrait être lui.

Le site israélien DEBKAfiles a écrit que le mercenaire de l’armée du Sud Liban, nommé ci-dessus, Mahmoud Rafea, avait assassiné, espionné au Liban pour le compte d’Israel depuis 1989 quand il a été recruté par l’actuel directeur du Mossad, Meir Dagan.

En 2002, Meir Dagan a été de nouveau nommé par Ariel Sharon pour reprendre en main les opérations clandestines du Mossad au Liban, notamment les assassinats ciblés à l’étranger. Coincidant avec la nomination de Dagan, la politique officiel israélienne a été étendue pour autoriser des assassinats dans des nations alliées amies (incluant les US) utilisant les escadrons de la mort Kidon de la division Matsada. C’est un boulot pour lequel Dagan a une vaste expérience (The Australian 24/09/04 & UPI 15.01/03).

Sous Ariel Sharon en 1970, Dagan a commandé une unité secrète de l’Agence de Sécurité Israélienne dont la mission était les assassinats, et qui a éliminé plus de 750 palestiniens dans la Bande de Gaza. En 1982, Il a aidé à commander l’invasion par Israel du Liban. Sa principale mission était de diriger des infiltrateurs clandestins et de former des collaborateurs libanais pour l’Armée du Sud Liban pro Israel.

Dagan a commandé l’unité de liaison du Liban (Yakal ou l’Unité des frontières Yaagal) qui était célébre pour ses raids transfrontaliers au Liban pour kidnapper des opposants, de même que son camp/prison secrète 1391, où les détenus étaient torturés et disparaissaient. Haaretz a suggéré que le camp était le prototype pour la prison américaine de Guantanamo.

Dagan a aussi dirigé l’Unité 504 du renseignement militaire de l’armée israélienne, dont l’expertise était l’assassinat, le sabotage, l’espionnage au Liban. L’armée israélienne appelle ces saboteurs/espions les « Mista’aravim » - soldats déguisés en arabes ». Utilisés pour des missions clandestines pour faire accuser les ennemis via des opérations de faux pavillons, ces soldats israéliens déguisés en arabe et leurs proxis sont « entraînés à agir et penser comme des arabes et se fondre dans la population ciblée utilisant les manières appropriées et la langue d’usage »(En 2002, l’auteur de cet article a rencontré au moins un de ces "étudiants" israéliens qui affirmait être dans Beyrouth pour apprendre à penser comme «l’ennemi ».)

L’une des spécialités des Mista’aravim c’est de porter des vêtements arabes. En 1973, lors de l’opération « Ete de la Jeunesse » menée par l’unité Sayaret Matkal de l’armée israélienne dans Beyrouth, y participait le futur premier ministre israélien Ehud Barak déguisé en femme arabe tandis qu’il dirigeait des frappes menés par des esquadrons de la mort. Des provocateurs Mista’aravim déguisés en palestiniens sont toujours utilisés en Cisjordanie et en Irak. Un article étranger de Jane a dit que Dagan du Mossad avait conseillé des responsables US en septembre 2002 sur la manière dont les opérations spéciales israéliennes pourraient aider les efforts de guerre US en Irak. On a eu l’exemple de ces méthodes des Mista’aravim lorsque des troupes britanniques du SAS déguisés en arabes dans un véhicule bourré d’explosifs ont été arrêtés avant de détonner la charge explosive du véhicule. Selon l’expert israélien en matière de renseignement Ephraim Kanana, Sayaret Matkal est conçue sur le modèle du SAS britannique (Dictionnaire Historique du Renseignement Israélien).

Les Mista’aravim se spécialisent aussi en combat urbain rapproché utilisant des micros –Uzis (micro mitraillettes ndlt) des fusils M-16 à embout court et des fusils de tireurs d’élite. A cause de la fluidité des rues et des changements résidentiels, ces équipes s’appuient sur des photos satellites et des images fournies en temps réels par les drones – comme la technique compliquée utilisée dans l’assassinat des frères Majzoub, où des drones ont dirigé de l’espace l’activité au sol via des caméras montées sur des objets de proximité – un niveau de capacité que ne possède pas la Syrie.

Concernant la guerre du Liban 2006, DEBKAfiles s’est vanté d’autres succés des Mista’aravim : « deux réseaux d’espionnage d’agents libanais dirigé par le Mossad israélien ont « planté des écoutes et du matériel de surveillance aux postes de commande du Hezbollah avant et pendant la guerre. Ils ont aussi parsemé de la poudre spéciale de phosphore à l’extérieur des bâtiments hébergeant le centre de commande du Hezbollah et des lances roquettes comme marqueurs pour des attaques aériennes. Bien avant la guerre, le réseau de Beyrouth avait pénétré dans les cercles internes du Hezbollah et ils rapportaient leurs activités et mouvements aux contrôleurs israéliens… Dirigés par des vétérans de l’Armée du Sud Liban ( la Force qu’Israel a crée lors de son occupation), son boulot c’était de « peindre » des cibles pour l’armée de l’air israélienne et l’artillerie… DEBKAfiles affirme "que le Liban été massivement pénétré par des agents travaillant pour le renseignement israélien."

Un libanais en particulier, le général Adnan Daoud, est même apparu à la TV israélienne, souriant et buvant le thé avec des soldats israéliens tandis qu’il les emmenait pour un tour de 4 heures de sa base militaire à Marjayoun. Une heure après le départ des soldats israéliens, l’armée israélienne a bombardé le site de Marjayoun ( AP/JerusalemPost, 07/08/06).

Concernant aussi d’autres agents du Mossad, DEBKAfiles écrit : « les responsables de la sécurité du Hezbollah ont détenu deux arabes non libanais qui se promenaient dans les ruines du district de Dahya, prenant des photos et dessinant des cartes. Plusieurs faux passeports étaient en leur possession… »

Toutes les parties concernées par l’assassinat d’Hariri – l’UNIIIC, Stratfor, Hezbollah, la Syrie, les US, Israel et le mouvement du 14 mars libanais, sont d’accord sur un point – le responsable de l’assassinat d’Hariri a aussi commis les 22 autres assassinats, et peut être plus. Le Daily Star libanais a cité le FBI : » les mêmes explosifs ont été utilisés dans les crimes d’Hawi, Kassir et Hamade », de même que ceux utilisés contre Hariri. Le 27 mai 2006, le Daily Star a révélé que les tueurs d’Hariri et des frères Mazjoub pourraient être les mêmes : « des forces de sécurité intérieure, des experts en médecine légale, des membres de la police judicaire, et des membres de l’appareil sécuritaire du Hezbollah ont inspecté le site de l’explosion peu de temps après que la bombe ait été détonnée. Les billes de fer et éclats trouvés dans un large périmètre autour de l’impact indiquent que la bombe était une mine spécialisée pour tuer des individus, et est identique aux explosifs pour Hawi et Kassir. »

Des sources au Liban et à l’UNIIIC à New York ont conclu que la même partie responsable de la mort d’Hariri et des autres assassinats a aussi commis les meurtres des Majzoub. En juin, l’agent du Mossad Mahmoud Rafea a admis avoir tué les frères Majzoub pour le compte d’Israel.

Mais de telles preuves ont été délibérement ignorées par la Commission Internationale Indépendante de l’ONU. Aux Nations Unies, l’auteur de cet article a questionné différents responsables sur une période de plusieurs mois sur un rôle possible US-Israel dans le meurtre d’Hariri, et s’il y avait une enquête là-dessus par l’UNIIIC. Le procureur Serge Brammetz a déclaré que parce que la question n’avait pas été soulevée par le gouvernement libanais soutenu par les US-Israel, cette voie d’enquête ne serait pas suivie. Il semble que seuls les faits soutenant un verdict de culpabilité pour la Syrie seront considérés.

"Pour ce qui est d’Israel, il est difficile d’imaginer un scénario plus arrangeant. Ses ennemis jurés, l’Iran et la Syrie, sont maintenant accusés par la Communauté Internationale, l’un pour son programme nucléaire, l’autre pour son attitude au Liban… Israel espérait, depuis les attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux US, un tel résultat. Immédiatement après l’effondrement des tours jumelles, des responsables israéliens ont commencé à parler de changements anticipés, et ont exprimé l’espoir que les US améneraient de l’ordre dans la région, et s’occuperaient de l’Iran, de la Syrie, du Hezbollah, et pas seulement de l’Irak « Aluf Ben, Haaretz, 25 octobre 2005, De Bagdad à Beyrouth, les dominos de la démocratie continuent de tomber. Apres la Syrie, le faux pretexte -« Shah et Frayeur «- représente la prochaine menace imminente…"

Trish Schuh 01/06/07 – Source : UN OBSERVER et International Report

Reproduit sur : www.uruknet.info?p=33331

Introduction et Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Trish Schuh est cofondatrice du Réseau de Soutien aux Familles Militaires et est membre des reportes et éditeurs militaires et de l’Association des Correspondants de l’ONU. Elle a vécu et étudié au Liban et en Syrie. Ceci est le troisième d’une séries de trois articles sur les tentatives de renversement du régime syrien.


Observer le Liban, Seymour Hersh

Plan américano sioniste de guerre civile en Palestine; coup contre le Hamas

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Mercredi 6 Juin 2007
Mireille Delamarre

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