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Samedi 19 Juillet 2008
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L'Occident aide le Liban à constituer une milice pour combattre le HezbollahJuste après la « Révolution des Cèdres » il y a 17 mois, qui a porté Siniora, un collaborateur des puissances occidentales, au pouvoir au Liban, ces puissances, dont les US et la France, ont fourni de l'argent et un entraînement aux FSI, Forces de Sécurité Intérieure. Ces dernières, constituées en majorité de sunnites et de maronites, ont doublé en nombre, alors que les forces de l'armée régulière elles diminuaient. Ce sont ces forces qui défendent actuellement le « Grand Sérail », le bureau du premier ministre Siniora, face aux manifestants shi'ites et chrétiens qui demandent la résignation de ce gouvernement devenu illégitime et la formation d'un gouvernement d'unité nationale face à la menace persistante d'une nouvelle agression israélienne.
L'Occident aide le Liban à constituer une milice pour combattre le Hezbollah
Avec l'aide de l'Occident et le soutien de pays du Golfe Persique, le gouvernement libanais s'est tranquillement constitué une force loyale, dominée par des musulmans sunnites et des chrétiens maronites, en prévision d'une possible confrontation avec la milice shi'ite du Hezbollah et d'autres forces pro syriennes et pro iraniennes.
Un haut fonctionnaire au cabinet du premier ministre Fouad Siniora a dit à Globe et Mail, que le gouvernement pro occidental avait fait venir environ 8000 soldats en extra dans la capitale ces derniers jours, dans un effort pour bloquer une tentative de coup du Hezbollah et de ses alliés, qui organisent des manifestations de masse anti gouvernement aujourd'hui dans le centre de Beyrouth. Mais la constitution de cette force a commencé il y a 17 mois, juste après la révolution pacifique pro occident dite « Révolution des Cèdres » qui a porté Siniora au pouvoir, l'a reconnu le ministre. La stabilité du gouvernement pourrait dépendre de l'attitude d'une force de 24 000 hommes ayant le soutien des occidentaux et qui a été massivement renforcée pour défendre le gouvernement d'une telle éventualité. La Syrie et le L'Iran ont depuis longtemps approvisionné en argent et en armes des groupes libanais, principalement le Hezbollah. Mais depuis que Siniora et ses alliés ont pris le pouvoir en 2005, les US, la France, et plusieurs pays arabes sunnites ont essayé de créer une force pour contrebalancer ces groupes. Des critiques affirment que cette forces comprend essentiellement des sunnites et que son vrai but c'est de défendre le gouvernement de Siniora, un sunnite, contre le pouvoir croissant de l'importante population shi'ite. La plupart des sunnites soutiennent le gouvernement pro occident, alors que la plupart des shi'ites soutiennent le Hezbollah. Les chrétiens sont divisés. Depuis le départ de l'armée syrienne du Liban début 2005, les US et la France ont fourni de l'argent et un entraînement aux Forces de Sécurité Intérieure (FSI), nom sous lequel est connue cette force de police portant un uniforme bleu clair. Ces dernières semaines, comme la situation politique se détériorait, les Emirats Arabes unis sont intervenu pour fournir aux FSI une « cadeau » d'urgence, sous la forme de milliers de fusils et des douzaines de véhicules de police. Les EAU et d'autres pays arabes sunnites sont préoccupés par l'influence croissante de l'Iran dans la région, selon ce qu'a dit, lors d'une interview, le ministre du cabinet Ahamd Fatfat, ajoutant que les FSI ont reçu une aide en matière de renseignements de la part de l'Arabie Saoudite, de l'Egypte et du Koweït. L'Iran est le principal soutien du Hezbollah. « Au Liban, on croit qu'on est en zone de conflit entre la Syrie et Israël, mais il y a un nouveau protagoniste, l'Iran. « L'Ayatollah Ali Khamenei en a clairement parlé » a dit Mr Fatfat, se référant à des commentaires récents fait par le chef suprême iranien selon lequel le Liban serait le terrain de bataille sur lequel les « américains et les sionistes » seraient vaincus. Aujourd'hui, les FSI sont responsables de la défense du bureau du premier ministre, connu sous le nom de « Grand Sérail », pour le protéger des manifestants se rassemblant sur la place adjacente de Riad al-Sohl. La colonne vertébrale des FSI se sont des forces spéciales plus petites l'unité 325 de troupes de choc connue sous le nom de Panthères, identifiables à leur uniformes bleu foncé et leur armes modernes. Ne pouvant pas compter sur l'armée régulière libanaise en temps de crise – elle s'est divisée de manière sectaire pendant la guerre civile – le gouvernement Siniora et ses soutiens étrangers ont investi massivement dans les FSI. Les US, qui voit le gouvernement de Siniora comme porte drapeau de son « Nouveau Moyen Orient » a donné 1,5 millions de dollars US dans le cadre d'une aide militaire « d'urgence » aux SFI juste avant le début de la guerre cet été entre Israël et le Hezbollah, et le FBI a fourni l'entraînement. Washington a promis des millions supplémentaires, mais on n'est pas sûr que cette promesse ait été tenue. Les FSI ont aussi monté un système de collecte de renseignements séparé d'un coût de 30 millions de dollars – dans un pays qui a déjà 3 autres services du même type – parce que les autres forces étaient perçues comme dominées par les chrétiens et les shi'ites et infiltrés par la Syrie. Des observateurs disent que l'unité des services de renseignements des FSI est largement vilipendée par les chrétiens et les shi'ites suspicieux. « On ne fait pas confiance à la police ici. La police est vue comme une force sectaire dominée par les sunnites » a dit Timur Goksel, un professeur d'administration publique à l'université américaine de Beyrouth. Selon Amin Hteit, un analyste militaire et général de l'armée libanaise à la retraite, les FSI constituaient une force secondaire comparée au 63 000 membres de l'armée régulière, avant le retrait syrien. Reflétant la composition généralement admise de la population, 1/3 de ses membres sont shi'ites. Les FSI ont depuis doublé en nombre, constituées en ce qui concerne les nouvelles troupes, principalement de Sunnites et de Chrétiens. Selon le général Hteit, seulement 1000 des 12 000 nouveaux membres sont shi'ites. Le général Hteit, un shi'ite, qui a chez lui une photo encadrée de lui en compagnie du président pro syrien Emile Lahoud, a dit que la force a été construite et la représentation shi'ite diminuée de façon à « maintenir le gouvernement loin d'un danger populaire. Ils ont besoin de cette force pour défendre le palace gouvernemental. » Pendant ce temps, dit-il, les effectifs de l'armée ont diminué passant à 40 000 hommes dont 15 000 sont actuellement au sud du pays, dans le cadre du cessez le feu entre Israël et le Hezbollah. Parmi ceux qui marchent dans le centre de Beyrouth, beaucoup ont un ressentiment profond vis-à-vis des FSI. En octobre, des échauffourées ont éclaté après que deux enfants aient été tués et 12 personnes blessées quand des membres des FSI ont ouvert le feu sur une manifestation dans un quartier shi'ite. Sayyidah Ali Naji, dont le fils Mohammed de 11 ans est mort après qu'on lui ait tiré deux fois dans la tête au cours de cette manifestation, a dit qu'elle voulait protester aujourd'hui. « Nous nous attendons à tout de la part des FSI, mais nous n'avons pas peur ». MARK MACKINNON Beyrouth 11206 Source et copyright Bell Globemedia Publishing Inc. http://fairuse.100webcustomers.com/fairenough/globe007.html Traduction pour information à caractère non commercial Mireille Delamarre pour Planète Non Violence Lire le discours de Michel Aoun prononcé devant 800 000 libanais demandant la démission du gouvernement Siniora le 1/12/06 Liban, meurtre de Gemayel, à quel voisin profite le crime ? La Syrie, Israel ? Dimanche 03 Décembre 2006
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