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Samedi 19 Juillet 2008
10:09
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En Défense du Hezbollah - « Israel Doit Pâtir d’Une Défaite » - Norman Finkelstein
Le Mythe d’Osirak : Le Bombardement Israélien du Réacteur Irakien n’a pas Stoppé mais Déclanché le Programme Nucléaire Militaire de l’Irak.
Bush, Colombie et Narco Politique
Nouvel Ordre Nucléaire Mondial
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Filiation Sioniste de Sarkozy
En Sarkozie, Dialogue Social = Casse Sociale
Petrole : + 46% En Six Mois - Merci Aux Croisés Américano Sionistes |
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Monde Arabe
L'Occident, aidé par des arabes dits modérés essaie de ramener le monde arabe à l'âge de pierre - Azmi BisharaUne analyse politique critique par Azmi Bishara des dégats volontairement causés par l'Occident, l'état sioniste, et les pays arabes dit « modérés » au processus démocratique qui s'enracinait au Moyen Orient, et les tentatives sordides de faire régresser la région vers une politique pré moderne en utilisant l'arme de la faim pour réveiller les instincts universels les plus bas et enterrer de fait les valeurs tant vantées de l'universalité de la démocratie
Paix Sioniste - Photo Copyright Reuters 2001
Instincts Universels
Des démonstrations par les forces de sécurité dans Gaza réclamant le versement des arrièrés de leurs salaires se sont transformées en actes de violence. En surface cela s'apparente à une action syndicale ayant dégénéré. Mais en profondeur cela ressemble à quelque chose de plus sinistrement politique. Bien sûr les fonctionnaires veulent être payés, comme tous les autres travailleurs, surtout que c'est actuellement Ramadan et que les dépenses augmentent. Et, les fonctionnaires, comme les autres travailleurs sont soumis au même blocus économique, qui, de fait, a été imposé pour des objectifs politiques. La division, ici, n'est pas une division horizontale entre des fonctionnaires et d'autres classes de travailleurs, mais une division verticale déchirant la société selon les affiliations politiques. D'un côté il y a ceux qui sont contre le blocus, à cause de leurs positions politiques contre les conditions du Quartet. D'un autre côté, il y a ceux qui voient le blocus comme une attaque contre leurs adversaires politiques et par conséquent une forme de soutien à leurs propres positions.
Les palestiniens ont encore à gagner leur libération et un état. Mais ils ont établi une identité, un mouvement national et une volonté de combattre pour leur libération. Prendre partie pour le blocus colonialiste c'est être disposé à jeter par-dessus bord même ce petit résultat, qui a été obtenu avec tant d'énormes sacrifices. La situation semble claire comme du cristal : il y a eu des élections démocratiques. Les résultats ont déplu aux puissances étrangères, qui ont décidé de les contourner d'une manière particulièrement sordide et qui consiste à faire subir à l'électorat un étranglement économique. Maintenant on pourrait penser que toute personne avec un minimum de sentiment patriotique verrait cela comme un affront flagrant à la volonté nationale de son peuple et s'unirait aux autres pour y répondre. Tout du moins, même ceux qui se sont présentés contre les gagnants lors des élections se mettraient de côté et les laisseraient gouverner quelque soient leurs croyances et leurs attitudes. Apres tout, il n'y a pas eu de résolution internationale de votée appelant à des sanctions contre le gouvernement palestinien donc il n'y avait aucune raison pour que les régimes arabes respectent le boycott de ce gouvernement et refusent de rencontrer ses représentants. De plus, bien avant qu'ils ne décident de profiter du boycott, les palestiniens opposés au gouvernement auraient pu agir pour le briser, une tâche qui n'aurait pas été très difficile, comme l'ont démontré la Russie, la Turquie, et d'autres. Vous pouvez vous frotter les yeux et de nouveau les ouvrir, et continuer de trouver cela difficile à croire. Une partie du peuple palestinien a décidé de manifester contre une autre partie de ce même peuple, leur disant que soit ils acceptent les trois demandes des boycotteurs soit ils démissionnent et laissent les autres gouverner. Les manifestants disent : "nous sommes soumis à un boycott Israel-Us-Europe. Mais c'est évident, et tant que cela l'est ce n'est pas important. Ce qui a de l'importance, ce sont ces conditions. Ces conditions l'autorité palestinienne doit les accepter pour mettre fin au boycott parce qu'en rejetant ces conditions le gouvernement élu s'est attiré ce boycott." C'est comme cela qu'un peuple succombe à la logique et aux buts des boycotteurs. C'est comme cela que les conditions stipulées par des forces extérieures hostiles deviennent l'agenda politique d'une fraction des forces internes. Dans ce processus, la liberté de choisir et l'unité nationale sont mises de côté en échange d'une promesse de pain pour les masses. A leur tour, les masses deviennent un instrument pour renverser le gouvernement et en élire un approuvé par l'Occident. Quand ce nouveau gouvernement viendra au pouvoir son plus grand accomplissement sera de fournir de la nourriture au peuple, glissant ainsi précipitamment du respect des principes vers des instincts plus rudimentaires. Ce que nous voyons progresser ce n'est pas seulement le retour en arrière avant la fusion du mouvement de libération, mais aussi la régression à des politiques pré modernes. C'est suffisamment difficile de croire à notre époque que l'Occident et les arabes sont tombés si bas pour avoir recours à la nourriture comme arme pour renverser un choix démocratique. C'est plus difficile de croire que certains de ceux visés par cette tactique pourraient faire le jeu de celle-ci alors qu'ils auraient pu tout aussi facilement la faire échouer. Par la même occasion, un processus identique s'est passé au Liban. Là aussi, l'agression israélienne était supposée aller de soi et ceux qui en ont questionné les raisons ont été accusés d'être responsables de l'agression israélienne. De plus là, non seulement l'agresseur n'a pas été condamné, mais la victime a été censurée, quand la victime s'en est sortie, sa victoire a été niée. On ne peut que s'étonner et se demander pourquoi aucun démocrate palestinien connu ou néo libéral ne s'est élevé pour protester contre le siège mené par l'occident démocratique contre les résultats des élections législatives palestiniennes qui ont été contrôlées internationalement et vérifiées comme ayant été sans fraude et justes, même si elles ont eu lieu sous occupation et même si pour certains candidats comme le Hamas, le simple fait d'y participer était une concession majeure compte tenue de leur opposition à la structure même de l'autorité palestinienne créée par l'occupation. Pas une seule ONG n'a annulé une de ses conférences pro démocratie financées par l'occident pour protester contre le boycott. Pas un seul expert en démocratie appartenant à des organisations américaines et européennes pour répandre la démocratie n'a été boycotté. En fait, pas un seul démocrate n'a pris la peine de faire remarquer que le boycott a été instauré bien après que le Hamas ait accepté une trêve et stoppé toutes les opérations suicide. Est-ce pour cela que le Hamas a été puni ? Parfois il semblerait que oui. Et ce seul fait devrait obliger certaines personnes à tenir leur langue et arrêter de donner des conseils au Hamas. Ni la nouvelle gauche ni l'ancienne, maintenant financées par divers fonds de développement démocratiques américains et européens qui sont maintenant solidement pro démocratiques après un long passé de solidarité vociférante avec différents régimes totalitaires et des dictatures, tant qu'ils ne sont pas arabes, n'ont proclamé leur solidarité avec le gouvernement élu assiégé comme tout démocrate patriote l'aurait fait en Occident où c'est une seconde nature de mettre de côté les différences politiques et de se rallier derrière un gouvernement attaqué de l'étranger. Peut être que le problème c'est que la liberté de lier la démocratie et le patriotisme est un droit purement occidental. Parce que dans le monde arabe, il semble que le démocrate arabe doive tirer un trait, qui fait qu'il ne vit ni dans un monde ni dans l'autre mais plutôt dans un monde d'ONG financées par l'Occident qui maintiennent au moins sa sécurité financière. Pendant ce temps, les élites dirigeants arabes, récemment renommées « modérées » ont échoué à la fois l'examen démocratique et patriotique. Le premier était un examen stupide qu'elles n'ont jamais voulu passer pour commencer, mais elles ont été tirées honteusement vers la salle d'examen où elles ont prouvé en fait qu'elles n'étaient même pas capables d'introduire les reformes démocratiques les plus simples que Washington exigeait d'elles en leur faisant du chantage. Puis, quand Washington leur a demandé, ils ont renforcé leurs liens avec Israel en échange de quoi Washington a accepté de cesser de se mêler de leurs affaires intérieures. Mais le boycott du gouvernement palestinien a posé un test plus dur car dans ce cas là, étaient mêlés les sujets de démocratie et patriotisme. Là, les régimes « modérés « ont surpassé leurs maîtres occidentaux. Leur réponse a été que quiconque défie par la force la position du colonialiste ou d'une autorité d'occupation ou d'autres, a ce qu'il mérite, et que la seule attitude rationnelle c'est de faire ce qu'Israel et les Us vous disent de faire. C'est précisément ce que les modérés font comme ils se dirigent vers la phase finale du processus de régression cruciale. Bien sûr, chacun aux Etats-Unis, de la gauche à la droite, sait qu'il n'y a rien de modéré dans la façon dont ces régimes pensent et se conduisent. La corruption, l'abus des droits de l'homme, le népotisme, et le contrôle de l'appareil du gouvernement, la vengeance contre les adversaires politiques et même présenter des fils pour la succession ne sont pas des choses qu'ils font à moitié. En fait, la seule raison pour laquelle ils sont appelés modérés c'est parce qu'ils feront tout ce que l'Amérique dit pour rester au pouvoir, y compris promouvoir un règlement préjudiciable au conflit israélo palestinien. Il n'y a rien de modéré là dessus. Ce sont les forces qui se voient au pouvoir bien après le départ de l'actuelle administration à Washington. Ils dérouleront le tapis rouge pour Bush, son ancienne secrétaire d'état et d'autres anciens chefs d'état venant faire des conférences à des prix exorbitants. Ils se sentiront plein d'une nouvelle vigueur une fois que les simples conservateurs seront de retour à la Maison Blanche comme choix plus rationnel que les néo conservateurs, du moins avec cette mentalité de la nouvelle guerre froide depuis le 11 septembre. Apres tout ce chantage qui a secoué leur confiance au point qu'ils ont fait tout ce que Washington a dit, les simples conservateurs s'accrocheront à eux comme étant plus sûrs que ces « horreurs » auxquelles les démocraties arabes donnent naissance. Pour contrer les résultats des élections démocratiques en Palestine ils utilisent les privations pour manipuler un processus politique. Pour démonter l'édifice étatique en Irak, ils ont élevé les affiliations sectaires au dessus de la pluralité politique. En laissant les reines à une telle faim primaire et à des instincts tribaux, ils catapultent la région avant l'aube de la politique moderne, démocratique ou autre. Ils remontent la pendule en arrière à une époque où il n'y avait pas de sphère publique, ayant donné naissance à des concepts politiques modernes tels que l'individu, l'état, la nation et la société civile. Grâce à l'Amérique démocratique, et son allié Israel et leurs amis dans la région, nous retournons en arrière vers la course aux restes, la loi de la jungle, et le lien organique comme seul moyen pour l'individu d'assurer sa survie. Nous vivons une période de dissolution et de désaffection du politique. «Les droits individuels » « les citoyens » « la pluralité politique » -- sans mentionner « l'unité nationale » nécessaire pour faire en sorte que tout cela fonctionne – sont abandonnées et jaunissent sur les pages des brochures que personne ne lit malgré le fait qu'elles ont été distribuées gratuitement par ces ONG pour la démocratisation. Maintenant, si quelqu'un ose suggérer de mettre ces mots en pratique dans le monde arabe il sera traité, au mieux, comme s'il avait perdu le contact avec la réalité. Il fut un temps où les centres de recherche, les medias et différentes organisations de par le monde s'activaient à discuter en profondeur du besoin de répandre la démocratie pour combattre le terrorisme. Chacun proclamait l'universalité des principes démocratiques et quiconque disait le contraire était dénoncé comme raciste, puisqu'on supposait que l'Islam et la démocratie n'était tout simplement pas compatible. Soudain, cependant, la « révolution démocratique » permanente se calme, et la voix des néo conservateurs se réduit à un murmure. Un murmure de fumée, dissimulant l'espoir que ni les survivants d'une voiture piégée en Irak, ni ceux cherchant des vestiges de leur passé dans les ruines de Dahiya à Beyrouth, ni ceux qui ont perdu leurs emplois ou ont été arrêtés pour avoir eu le courage de manifester pour la démocratie, n'aient vu que les alliés arabes de l'occident sont devenus maintenant des « modérés ». Qu'est ce que la révolution démocratique et le nouveau Moyen Orient qui a sélectionné fièrement l'Afghanistan et l'Irak comme modèles de transition démocratique, nous a légué ? L'effondrement total des processus démocratiques, la fragmentation de l'unité nationale et le démantèlement de tout l'édifice étatique dans les deux pays. Si vous êtes un arabe, j'espère que vous n'êtes pas partisan de l'unité nationale parce que sinon vous pourrez être accusé d'être un nationaliste arabe. Le nationalisme est la chasse gardée de l'Occident et d'Israel, parce que le nationalisme est la condition sine quoinone d'y construire la démocratie. Vous ne pouvez avoir cela ici quand construire le « nouveau Moyen Orient » de Peretz exige l'alliance entre « des forces modérées » dans la région et Israel contre les forces de l'extrémisme. C'est donc ainsi que la situation se résume actuellement. D'un côté il y a les Us et Israel, rejoint par les régimes arabes modérés, et de l'autre il y a ces forces qui refusent de reconnaître la réalité. En ce qui concerne les « modérés » au sein de cette équation, leur modération, sans parler de leur démocratie, ne tient pas devant un examen attentif. Sauf, si vous définissez la modération comme étant la volonté de contribuer à la destruction de leurs sociétés et au démantèlement des politiques nationales si cela est nécessaire pour rester au pouvoir. Pendant ce temps, les valeurs tant vantées de l'universalité de la démocratie ont pris le chemin de la poubelle pour que le règne de l'instinct domine. Et on ne peut nier l'universalité des instincts naturels. Azmi Bishara Al Ahram Weekly on line 5-11 octobre 2006 – Le Caire Texte en anglais Copyright Al Ahram Azmi Bishara appartient à la minorité arabe palestinienne d'Israël qui n'a pas pu être expulsée lors du nettoyage ethnique mené par l'état sioniste en 1948. Il est Professeur de philosophie à l'université Bir Zeit de Ramallah et depuis 1996 député à la Knesset representant Balad, le parti du Rassemblement national, laïque et de gauche qu'il a fondé. Il est l'auteur d'un roman, publié en 2004, "Checkpoint", sur l'occupation de la Palestine. Traduction bénévole par MD pour information à caractère non commercial pour Planète Non Violence Exploitation des travailleurs palestiniens par les colons en Cisjordanie occupée Dimanche 08 Octobre 2006
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