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L’OTAN Prépare – t - elle Son Retrait d’Afghanistan ?

Lors du Sommet de Bucarest en avril dernier, des diplomates ont travaillé sur un document secret pour définir une stratégie de retrait d’Afghanistan. Apparemment Sarkozy n’était pas au courant puisqu’il a décidé d’envoyer en renfort plusieurs centaines de jeunes soldats français pour combattre dans une zone fortement contaminée à l’Uranium Appauvri.



L’OTAN Prépare – t - elle Son Retrait d’Afghanistan ?

OTAN : Document Secret de Stratégie pour un Retrait d'Afghanistan

Selon un article de Matthias Gebauer publié dans Der Spiegel anglais le 04/04/08 intitulé « Does NATO Want Out of Afghanistan ? Secret Exit Strategy Circulated » lors du sommet de Bucarest en avril dernier, des diplomates ont réfléchi à une stratégie de retrait d’Afghanistan.

En public, l’OTAN demande à ses alliés de contribuer équitablement aux efforts actuels, notamment en terme de troupes disponibles pour combattre en Afghanistan. Mais, derrière les portes closes, un document a circulé pouvant servir de base à une stratégie de retrait de ces troupes. Des diplomates de l’OTAN ont travaillé à ce document, largement resté dans l’ombre, et qui porte sur une stratégie ayant des implications importantes pour les opérations en cours en Afghanistan.

Pour certains, le secret est nécessaire car le dossier contient des détails qui pourraient compromettre la sécurité des troupes de l’OTAN en Afghanistan. D’autres se sont montrés un peu plus directs disant que le document est simplement trop sujet à controverse pour être rendu public.

Selon certains diplomates on peut effectivement y trouver des détails intéressants. Le document est l’illustration d’un nouveau courant de pensée qui se développe au sein de l’OTAN : pour la première fois, un schéma par étape a été esquissé pour définir précisément quand les 47 000 soldats de l’OTAN, actuellement stationnés en Afghanistan, pourraient se retirer. Selon des diplomates, des repères concrets, précis, ont été posés, bien que, selon eux, un retrait ne serait pas immédiat.

Les troupes de l’OTAN sont enlisées en Afghanistan. Cette guerre est mal vue par l’opinion publique des pays européens qui y contribuent militairement, perçue comme inutile, faisant payer un lourd tribu aux populations civiles afghanes souvent victimes des bombardements « aveugles » de l’armée de l’air américaine. La situation dans le pays s’est détériorée depuis l’invasion américaine/OTAN, les soit disant projets de reconstruction peinent à se mettre en place, la corruption règne, la culture du pavot n’a jamais été aussi florissante, et le commerce de l’opium aussi rentable pour ceux, CIA incluse, qui tirent les ficelles dans l’ombre. Les Talibans contrôlent une bonne partie du pays, l’autorité du gouvernement fantoche d’Amin Karzaî ne dépasse pas les portes de Kaboul.

C’est le ministre de la défense allemande Franz Josef Jung qui a commencé à réfléchir à un grand plan à l’automne dernier, lors d’une réunion de l’OTAN au Pays Bas. Le document qui a circulé à Bucarest se base pour l’essentiel sur ses propositions pour une stratégie de retrait. Dans sa première ébauche, les concepts de « sécurité en réseau » et reconstruction jouaient des rôles dominants. Il ne mentionnait qu’en passant le « combat contre les insurgés ». L’actuelle ébauche conserve ces points d’encrage bien qu’elle mentionne aussi la demande « du partage du fardeau » entre les membres de l’OTAN.

Il semble que les auteurs du document secret aient été plus réalistes lorsqu’ils ont formulé leur liste de repères de l’OTAN. Ils ont dressé de façon concrète qu’elle devait être les capacités des forces de sécurité afghanes pour quelles puissent se charger des responsabilités de sécurité actuellement dévolues aux forces de l’OTAN. Ils ont fixé à 80 000 le nombre de soldats nécessaires dans l’armée afghane. Les compétences minimums requises pour les soldats afghans ont également été énumérées, ainsi qu’une liste des capacités logistiques de l’armée. Mais selon certains experts, si ces critères prévalaient effectivement, et devaient être appliqués à la lettre, on ne pourrait pas envisager un retrait avant 2015. Le nouveau plan ne mentionne néanmoins aucune date butoir, car évoquer ouvertement et publiquement une « stratégie de retrait » avec une telle date butoir, cela reste pour le moment tabou.

Ce plan appelle les soldats à se concentrer sur l’entraînement des forces de police afghanes et de leur transmettre la responsabilité des situations conflictuelles « dés que les circonstances externes et les capacités afghanes le permettront ». C’est précisément pour cette raison que plusieurs pays de l’OTAN veulent accroître leurs programmes d’entraînements, à l’exception de la Sarkozie qui a décidé d’envoyer en juillet/août environ 700 jeunes soldats français combattre sur le front est pour remplacer les soldats américains, dans une zone fortement contaminée à l’Uranium Appauvri par les bombardement intensifs américains du début de la guerre.

Cependant, l’importance de ce nouveau plan secret se fera sentir dans les mois qui viennent et notamment en juin lorsque les états membres de l’OTAN se réuniront à Paris pour un sommet sur l’Afghanistan. Une occasion pour tous ceux qui veulent faire pression pour un retrait rapide, programmé, des troupes de l’OTAN d’Afghanistan sur leurs gouvernements respectifs, et puisque cette rencontre aura lieu en France, sur le gouvernement français. Et, pourquoi pas, une grande manifestation à Paris pour exiger ce retrait, puisque qu’effectivement il existe un plan de retrait, et, pour les français, exiger que des jeunes français n’aillent pas se faire tuer inutilement, ou contaminer à l’Uranium Appauvri.

Contamination à l’Uranium Appauvri en Afghanistan

Le 19 avril 2008, une dépêche de l’Agence Reuters titrait « Afghans to probe whether US used depleted uranium (Les Afghans vont enquêter pour savoir si les US ont utilisé l’Uranium Appauvri)

Selon cette dépêche, le gouvernement afghan projetait d’enquêter sur l’éventuelle utilisation par les US de bombes à l’UA lors de l’invasion de 2001 et si cela pouvait être liés à un taux de malformations chez les nouveaux nés relativement élevé.

Certaines parties de l’Afghanistan, en particulier la région montagneuse de Tora Bora à
l’Est, où était soit disant caché Ben Laden, a subi des bombardements intensifs fin 2001. De nombreux cas de bébés nés avec des malformations dans ces zones afghanes ayant subi ces bombardements intensifs se sont multipliés selon Faizullah Kakar, vice ministre de la santé pour les affaires techniques confiant à Reuters que le gouvernement afghan allait enquêter sur le sujet.

« Nous avons décidé de faire une étude pour voir ce qui se passe. Nous allons prélever des échantillons de sol, de roches et d’eau dans différentes zones où la guerre a eu lieu, et voir si dans ces mêmes zones il y a un taux anormal de malformations chez les nouveaux nés ».

Quelques jours plus tard, une nouvelle dépêche démentait qu’une telle enquête serait réalisée. Le gouvernement afghan dépend d’aides occidentales pour survivre, difficile donc de consacrer une part de cette aide à prouver que le pays a été contaminé par des bombes à l’UA larguées par les troupes US.

Pourtant, le problème de la contamination à l’Uranium Appauvri en Afghanistan est réelle. Selon une estimation du journaliste d'investigation Robert J. Parsons (2002), c'est trois mille tonnes d'uranium qui auraient été utilisées en Afghanistan. L’Uranium appauvri en touchant l’impact brûle, créant un nuage de poussière radioactive d’oxyde d’uranium. La radioactivité persiste plus de 4.500.000.000 d’années. Les charges contenues dans les bombes téléguidées déversées sur l'Afghanistan contenaient jusqu'à une tonne et demi d'UA.

Une étude du Pentagon par l’Institut de Radiologie des Forces Armées a montré que l’effet combiné du métal lourd constituant l’UA et de sa radioactivité peuvent endommager l’ADN et peuvent causer des malformations congénitales et des tumeurs chez des cellules souches d’animaux et d’humains. L’armée a alerté sur les dangers potentiels de respirer de la poussière contaminée à l’UA, dans une vidéo instrumentale produite par l’armée US en 1995. Cette vidéo n’a jamais été mise à disposition des soldats.

L’empoisonnement - inhalation, ingestion, car les particules radioactives peuvent contaminer non seulement l’air mais aussi l’eau et le sol - par le métal lourd d’UA, peut causer des dommages aux organes internes et tissus. Ces petits atomes émettent une radiation interne pour le restant de la vie des soldats.

Symptômes à court terme : vous pouvez avoir des nausées et vomir alors que votre appareil digestif réagit en quelque sorte à l’UA, de même que des problèmes potentiels de rein et des lésions de la peau.

A long terme : vous pouvez développer des dommages touchant le système immunitaire. Ainsi vous pourriez voir votre taux de globules blancs diminuer considérablement, ces globules qui combattent les infections. Vos enfants à naître pourront présenter des malformations congénitales comme c’est le cas d’enfants de soldats US contaminés lors de la première Guerre du Golfe.

C’est dans l’Est de l’Afghanistan que les 700 soldats français seront déployés en renfort, donc dans une zone fortement contaminée à l’UA. C’est tout simplement criminel de les y envoyer.

D’Hiroshima à Bagdad en passant par les Balkans et l’Afghanistan, une guerre nucléaire silencieuse à l’UA

Mardi 20 Mai 2008
Mireille Delamarre

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