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Iran

L’Iran Renvoyé Sur Le Marché International Des Radioisotopes

Dans une lettre adressée à l’AIEA, les USA, la Russie et la France ont proposé que l’Iran aille s’approvisionner sur le marché mondial des radioisotopes comme source alternative à sa production domestique de LEU à 19.75% pour alimenter son réacteur nucléaire de recherche médicale de Téhéran.



Centrale de Fordow pres de Qom actuellement en cours d'installation
Centrale de Fordow pres de Qom actuellement en cours d'installation

La lettre, adressée au directeur général de l’agence, Yukiya Amano, dit que si l’Iran ne souhaite pas accepter la proposition d’échange de combustible nucléaire telle que formulée par l’AIEA « nous notons que ces radioisotopes sont disponibles sur le marché et pourraient être obtenus à un prix raisonnable, une alternative à la proposition de l’AIEA efficace dans le temps et financièrement ».

La proposition de l’AIEA que l’Iran n’a pas rejetée, demandait que l’Iran envoie la majeure partie de son LEU à 3.5% en Russie puis ensuite en France pour être convertie en barres de combustible pour alimenter son centre de recherche médicale nucléaire de Téhéran fabricant des radioisotopes. Selon cette proposition l’Iran devait recevoir ces barres de combustible plus tard, alors que le centre de recherche de Téhéran manque déjà de ce combustible pour alimenter son réacteur fabricant des radioisotopes pour traiter les patients atteints de cancer.

Téhéran s’est montré très sceptique sur cette proposition arguant qu’ils avaient besoin de garanties concernant le retour de ce LEU à 3.5% en combustible enrichi à 19.75%, car par le passé certains pays étrangers n’ont pas respecté leurs engagements.

Ainsi donc, alors même que l’Iran est actionnaire à hauteur de 10% d’Eurodif (European Gaseous Diffusion Uranium Enrichment Consortium) basé en France qui produit de l’uranium enrichi, l’Iran n’a jamais rien reçu. Téhéran et Paris ont également signé un accord obligeant la France à livrer 50 tonnes d’uranium Hexafuoride ( UF6) à l’Iran - pour lesquelles l’Iran a payé mais que la France n’a jamais livré.

On peut dés lors comprendre la méfiance de l’Iran bien que la France, les US, et la Russie affirment que la proposition de l’AIEA contient les garanties nécessaires à la livraison puisqu’il y est mentionné «l’engagement collectif » de respecter la proposition de l’AIEA. On sait ce que vaut ce genre «d’engagement collectif », quand Paris, Washington et Moscou font allégeance à Tel Aviv.

Dans cette lettre, la France, la Russie et les USA « reconnaissent la nécessité pour l’Iran d’avoir la garantie que le projet sera complètement appliqué ».

L’Iran pour l’instant a décidé d’enrichir lui-même son LEU à 19.75% sous la supervision de l’AIEA, un droit définit clairement pour tous les signataires du TNP, dont l’Iran, afin de pouvoir répondre à la demande médicale intérieure pressante de production de radioisotopes pour soigner ses malades.

Les iraniens souffrant de cancer ne sauraient être pris en otage par les puissances occidentales qui tiennent absolument à faire pression sur l’Iran pour qu’il cesse son programme d’enrichissement d’uranium et ce parce qu’Israël l’exige.


Jeudi 18 Février 2010
Mireille Delamarre

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