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L'Espion Libanais Du Mossad Avoue Son Implication Dans Des Assassinats En Syrie

Ali al -Jarah, chef d'un réseau d'espionnage libanais travaillant pour le Mossad israélien a avoué avoir fait du repérage pour des assassinats politiques commis en Syrie



L'Espion Libanais Du Mossad Avoue Son Implication Dans Des Assassinats En Syrie

L'Espion Libanais Du Mossad Avoue Son Implication Dans Des Assassinats En Syrie
Selon le quotidien libanais As Safir de mercredi dernier s'appuyant sur des sources sécuritaires libanaises, le chef du reseau libanais d'espionnage travaillant pour le compte du Mossad israélien, Ali al-Jarah, a avoué aux enquêteurs chargés de l'interroger qu'il avait reçu l'ordre de surveiller le quartier de Kafr Sousa à Damas, là où le chef militaire du Hezbollah, Mugniyah, a été assassiné lorsqu'une bombe a explosé à l'interieur de son véhicule en février dernier le tuant sur le coup.

Selon l'article de As Safir, al-Jarah a aussi avoué que le Mossad lui avait également demandé de faire un travail de reconnaissance dans la ville de Tartus, repérer les caméras vidéo, le déploiement de la sécurité, les points sensibles, mener une surveillance rapprochée d' un haut officier syrien, Mohammed Suleiman, en charge de la liaison avec les responsables du Hezbollah, qui a également été assassiné.

D'autre part, Ali al-Jarah opérait également en plus de Damas et de Beyrouth, dans d'autres capitales du monde Arabe et utilisait un véhicule militaire pour faciliter ses déplacements. De plus, selon le quotidien Al Akhbar, il a également fait plusieurs visites d'une durée d'un ou deux jours en Israël où le Mossad payait ses frais d'hôtel.

Actuellement, les enquêteurs vérifient si plusieurs de ses frères - en plus de Yousouf Jara qui a reconnu participer aux activités d'espionnage - étaient également impliqués dans ce réseau d'espionnage pour le compte du Mossad. L'armée libanaise a perquisitionné dans l'appartement des frères Jarah, et découvert une "salle opérationnelle" équipée d'un système de communications sophistiqué. ils y ont également trouvé des équipements de surveillance, du type non vendu sur le marché libanais. Les espions libanais du Mossad ont transférés des photos d'installations militaires et civiles, et passaient également des informations par voie orale. L'appartement des frères Jarah est situé sur une route principale conduisant du Liban en Syrie.

Lors de son dernier discours public pour le jour de la commémoration des martyrs de la resistance, le 11 novermbre dernier, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Nasrallah, s'est dit confiant qu'un jour viendra ou toutes les preuves de l'implication du Mossad dans les assassinats et attentats seront révélées.

Récemment, le ministre de l'intérieur libanais, Ziad Baroud, s'est rendu à Damas pour rencontrer son homologue syrien, une rencontre dont il avait été chargé par le cabinet ministériel libanais pour discuter d'une selection de problèmes en suspens. Suite à cette visite, le cabinet libanais a approuvé la formation d'un comité de suivi libano syrien basé sur les principes de coordination entre les deux ministères, à la condition que ce comité termine la tâche qui lui est assignée dans trois mois.

Selon un haut responsable de la sécurité libanaise, ce réseau d'espionnage pour le compte du Mossad était l’un des plus dangereux réseaux d’espionnage dans l'histoire des renseignements israéliens actifs à l'étranger depuis 60 ans.

Le quotidien libanais As-Safir, rapporte également que, dans le jargon israélien, mais aussi d’après l’expérience et les informations obtenues sur le fonctionnement du Mossad, il existe trois types de réseau d’espionnage selon leur mission, complètement isolés les uns sur les autres :

le premier a pour mission de déterminer les objectifs et de les sélectionner, une personne est en général assignée à ce type de mission;

le deuxième est chargé de la mission de reconnaissance sur la cible choisie, et d' inspecter les lieux où elle sera exécutée, pour choisir le bon moment de l’execution;

le troisième, consiste en l’exécution de la mission.

En ce qui concerne le réseau d'Ali Jarah et de son frère, il appartenait à la deuxième catégorie. Pour accomplir sa mission, Jarah a eu recours au camouflage pour faciliter ses déplacements. Il bénéficiait d'une couverture politique pour pouvoir circuler librement entre le Liban et la Syrie. Il a pu se procurer un véhicule militaire enregistré lui permettant pendant trois décennies d’éviter les points d'inspection entre les deux pays voire de visiter le siège palestinien à Damas sans soulever le moindre soupçon..

Ali Jarah et son frère ont été recrutés après l’invasion israélienne en 1982. Des contacts ont été établis à l’intérieur et à l’extérieur du Liban entre eux et les services de renseignements israéliens. Les relations entretenues entre Ali Jarah, sont frère et le Mossad se sont développées à tel point qu'ils ont bénéficié d’un traitement de faveur comparé à d’autres agents touchant des primes et des sommes astronomiques (des dizaines de milliers de dollars alors qu'un simple agent touche 50 ou 100 dollars) . Ces gratifications montrent la trés grande valeur des renseignements fournis par les frères Jarah.

Selon les résultats de l’enquête, les fréres Jarah ont adopté un mode de vie conforme à la nature sécuritaire de leur job, justifiant vis à vis de l'extérieur leur possession de matériel de sécurité, ou la présence à leur domicile de lignes téléphoniques confidentielles.

Selon les enquêteurs, Ali Jarah est l'homme clé de la réussite de ce type d 'assassinats et attentats, car c'est du deuxième type de réseau d'organisation du Mossad que tout dépend, la cible peut être changée, l'exécution annulée si les risques encourus sont trop grands.

Ali Jarrah a avoué avoir rempli d’autres missions identiques de répérage dans certaines capitales arabes qu’il visitait sous couvert de faire du tourisme.

L’enquête devrait se poursuivre pendant plusieurs mois, car elle concerne désormais tous les assassinats, attentats, et les opérations militaires israéliennes et sécuritaires menées dans la région de la Bekaa, depuis 1982 jusqu'à l'arrestation des frères Jarah, ce qui inclut aussi des embuscades organisées par l'armée israélienne contre certains groupes palestiniens

Sources As-Sarfir (www.assafir.com) et Al Manar TV (www.almanar.com.lb)


Dimanche 16 Novembre 2008
Mireille Delamarre

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