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Judaisme et objection de conscience - Pourquoi chaque soldat israélien doit refuser - Shamai Leibowitz juriste israélien

On peut considérer notre ancêtre Abraham comme le premier "objecteur de conscience" contre la punition collective pour son refus de participer ou de tolérer celle-ci....L'obéissance aveugle peut conduire à la bestialité. L'obéissance à l'état n'est pas une valeur juive ultime. Les prophètes s'énervent contre les régimes dans le passé juif qui ont utilisé leurs pouvoirs au désavantage des populations faibles. Ils n'ont pas hésité à appeler à la désobéissance à ces régimes cruels.... Nous ne voulons pas devenir des robots soldats.... Nous devons continuer à servir dans l'armée, dans une armée de défense, et non dans une armée d'occupation qui commet des crimes contre l'humanité.



Ni par la puissance ni par la force, mais bien par mon esprit. Zacharie 4:6
Ni par la puissance ni par la force, mais bien par mon esprit. Zacharie 4:6

Régner sur une population hostile

Notre domination sur 3 millions d'arabes palestiniens dans les territoires nous a nécessairement mis dans une position dans laquelle nous commettons des outrages moraux. Dominer en continu nécessitera non seulement de dénier de nombreux droits basiques aux palestiniens, mais nous obligera à prendre des mesures supplémentaires qui sont répréhensives voire moralement discutables. Bien que nous n'ayons pas intentionnellement projeté de tuer des centaines de civils innocents, ce sont là, bon gré mal gré les conséquences d'une telle position. Pour maintenir notre domination nous devrons continuer d'infliger des punitions collectives qui affectent souvent cruellement ceux qui ne sont pas coupables.

Parmi les mesures que nous avons prises, il y a l'enfermement de millions d'êtres humains dans leurs villes, cités, villages. Nous leur dénions souvent des droits élémentaires comme celui de gagner sa vie, étudier, se déplacer librement, acheter les produits de premières nécessités, voter, voyager pour recevoir des soins médicaux, transporter les malades ou blessés jusqu'aux structures médicales.... Mais plus grave encore, c'est que des civils innocents meurent. Ce qui se passe maintenant c'est plus que des morts non intentionnelles et collatérales de civils. Israel a recourt à des raids de terreur qui sont de graves violations de la Convention de Genève et de celle de La Haye.

L'armée israélienne n'est certainement pas assoiffée de sang et n'a pas non plus de quota de cadavres. Néanmoins, il semble qu'une grande partie des civils palestiniens qui sont morts, ne sont pas tués parce que l'armée israélienne agit pour se défendre. A cet égard, l'armée n'est pas directement à blamer parce que pour réprimer un soulèvement populaire , des mesures drastiques sont prises, en plus de faire respecter les couvre feu, établir des barrages, abroger les droits civiques, et tolérer des traitements inhumains. Mais c'est la décision gouvernementale de rester dans les territoires occupés et d'opprimer une nation entière qui est vraiment à l'origine du problème. A moins que cela change immédiatement, Israel continuera de se comporter de façon choquante comme une dictature, qui a pour l'instant abandonné l'ordre moral et cessé d'être un système légal.

Prenons par exemple les assassinats extra judiciaires de chefs politiques palestiniens? Certainement, ces assassinats extra judiciaires équivalent à des meurtres avec préméditation. Pour moi, il n'y a rien de choquant à dire qu'un pays qui a " légalisé" des assassinats extra judiciaires a mis en application des méthodes terroristes. Ces assassinats n'ont aucune justification dans un régime politique sain. Cela nous amène à la conclusion que puisqu'Israel applique des méthodes terroristes, il est devenu une organisation terroriste. Ceci veut dire que jusqu'à ce que l'occupation se termine complètement et qu'Israel arrête d'avoir recours à des méthodes terroristes intolérables, Israel devrait être ajouté à la liste américaine des organisations terroristes.


Une compréhension pervertie du judaisme - Le refus d'Abraham

Une compréhension pervertie du judaisme

Les tueries extra judiciaires et punitions collectives cruelles sont discutées dans les sources juives. La majorité de ces sources tiennent pour totalement interdites ces actions. Puisque la loi juive est basée sur la théorie de la loi naturelle, une loi plus élevée, elle doit tendre vers la justice et la moralité. Aux vues des actions d'Israel ces derniers mois, appeler Israel une "démocratie juste", est absurde et pervers.

Le refus d'Abraham

On peut considérer notre ancêtre Abraham comme le premier "objecteur de conscience" contre la punition collective" pour son refus de participer ou de tolérer la punition collective. Il était même prêt à risquer d'être puni lui même afin d'essayer de dissuader D. de son intention d'infliger une punition collective à Sodome et Gomorre. Son argumentation avec D. est décrite dans la Genèse

" Peut être il y a-t-il cinquante justes dans cette ville : les feras-tu périr aussi, et ne pardonneras-tu pas à la contrée en faveur des cinquantes justes qui s'y trouvent? Loin de toi d'agir ainsi, de frapper l'innocent avec le coupable, les traitant tous deux de même façon! Loin de toi! Celui qui juge toute la terre serait-il un juge inique? " (Genese 18: 24-25)

Là, Abraham questionne courageusement D. et conteste sa décision de détruire des villes entières. Le questionnement d'Abraham au sujet de l'imminente punition collective a réussi à persuader D. , on peut dire, à la reconsiderer. L'implication c'est que la punition collective, quand elle inclue des innocents est inacceptable, et seulement ceux qui ont fauté devraient être punis pour leur fautes.

Abraham s'en tenait à un tres haut standard. Il craignait qu'il puisse tuer des personnes innocentes pendant les guerres qu'il menait (décrites dans Genèse 14). Selon le Midrash Tanhuma :
" Ahraham s'interrogeait -il sans relache disant, "peut ètre parmi ceux que j'ai tué il y avait-il plusieurs justes " (Tanhuma 3:14 sur C en. i5:1)



Massacre à Naplouse

Ce principe de ne pas faire du mal aux innocents apparaît ailleurs dans la Torah. Notre ancètre Jacob a sévèrement réprimandé deux de ses fils, Simon et Levy, quand ils ont massacré les habitants de la ville de Sechem ( Sechem c'est Naplouse aujourd'hui) dans un acte de vengeance. Cet acte de vengeance, sous la forme d'une vicieuse vindicte, a été exécuté par les deux frères comme rétribution pour le viol de leur soeur Dina. Malgré cette soi- disant justification avançée par les deux frères, Jacob a censuré ses fils dans l'une des déclarations les plus caustiques de la Bible, les condamnant :

"Simon et Levy...digne couple de frères; leurs armes sont des instruments de violence. Ne t'associe point à leurs desseins, ô mon âme ! Mon honneur, ne soit pas complice de leur alliance ! Car dans leur colère ils ont immolés des hommes, et pour leur passion ils ont frappé des taureaux. Maudite soit leur colère, car elle fut malfaisante, et leur indignation car elle a été funeste."

Jacob fut tres éprouvé par ce qu'avaient fait ses fils, et ne mache pas ses mots dans ses reproches. De tels mots peuvent être prononçés en réaction contre les tentatives de justification des bombardements aériens des villes palestiniennes comme vengeance contre les attaques terroristes. Si nous ne voulons pas ètre maudits, nous devons refuser de participer à ces actions, même si cela veut dire refuser totalement de servir dans les territoires.

On avance l'argument que nous n'avons pas le choix et que l'armée doit prendre de telles mesures pour protéger la sécurité d'Israel. Je ne peux pas être convaincu par un tel arguement que l'existence de l'ètat d'Israel dépend de l'assassinat d'enfants dans les camps de réfugiés. Dominer une autre nation, une population hostile, ne renforce pas notre défense, il l'affaiblit plutôt. Il prolonge la necessité des couvre feu, de bloquer des millions d'ètres humains, en abrogeant leurs droits élémentaires, et en les blessant physiquement.

Dans ce cas de Simon et levy, ils défendirent leur action en disant qu'elle avait une force disuasive. Jacob rejette cet argument car même au cours de conflits militaires il y a des actes qui sont interdits. Il discute la revendication, également entendue aujourd'hui, que Simon et Levy avaient raison d'attaquer et tuer les hommes de Naplouse et de mettre la ville à sac parce que les habitants n'avaient pas fait comparaitre le violeur en justice. Apres avoir discuté cet argument de défense de Simon et Levy, Ramban (Rabbi Moché ben Na'h-man 1194-1270, exégète biblique juif espagnol ndt) le rejette catégoriquement. Il n'y a aucune justification à faire du mal à des innocents. C'est un principe de base de la justice.

On peut opposer la cruauté obstinée de Simon et Levy à l'introspection plus antérieure de leur père. Jacob craignait de tuer des innocents. Quans son frère Esau s'approche de Jacob avec 400 guerriers pour un face à face, on nous dit :

" Jacob fut effrayé et plein d'anxiété" ( genèse 32:8)

Rachi (Rabbi Chlomo ben Yits'haqi 1040-1105, exégète biblique juif français) explique cette redondance apparente ( effrayé et plein d'anxiété) en disant que Jacob était effrayé parce qu'il craignait d'ètre tué, et plein d'anxiété parce qu'il craignait de tuer Esau, dans le cas ou Esau avait des intentions innocentes.

Responsabilite individuelle une norme religieuse.

Le concept de responsabilité individuelle dans le cas d'une mauvaise action est inclu dans cet interdit que i'on trouve vers la fin de la Torah :

" Les pères ne doivent pas être mis à mort pour les enfants, ni les enfants pour les pères : on ne sera mis à mort que pour son propre méfait" (Deuteronome 24:16) (La peine capitale était tres rarement prononcèe car il fallait 3 témoins sûrs et l'unanimité ndt).

Cette norme morale et religieuse apparaît autre part dans le Tanach ( ensemble des livres saints juifs ndt). Par exemple, le prophète Ezechiel met en garde :

" C'est la personne qui pèche qui mourra : le fils ne portera pas la faute du père, ni le père la faute du fils; la justice du juste est imputable au juste, la méchanceté du méchant au méchant". (Ezéchiei 18:20)

Dans les territoires, nous violons ce precept quotidiennement en détruisant les maisons des familles de terroristes, en empéchant l'approvisionnement en nourriture et médicaments de villages, et en blessant physiquement des civils innocents - des actes qui sont interdits sous la rubrique :" la méchanceté du méchant au méchant"

Obéissance aveugle à sa patrie

L'obéissance aveugle peut conduire à la bestialité, car les animaux vivent sans morale et sans loi. L'obéissance à l'état n'est pas une valeur juive ultime. Les prophètes s'énervent contre les régimes dans le passé juif qui ont utilisé leurs pouvoirs au désavantage des populations faibles. Ils n'ont pas hésité à appeler à la désobéissance à ces régimes cruels ( ex: voir l'épisode de la vigne de Navot dans "Les Rois. 21" impliquant Ahab et Jezebel). La loi liée à la citoyenneté est encouragée, mais l'obéissance a celle ci en tant que valeur n'est pas sacro sainte.

Le régime d'apartheid qu'Israèl a établi est cruel et diabolique. Il ne mérite aucune fidélité de la part des soldats israéliens. On pourrait se demander : Cette attitude ne risque -t -elle pas de conduire à l'anarchie? La réponse est qu'Israel est devenu une dictature, et le seul moyen d'abattre celle ci c'est de violer toutes ses lois qui en ont fait une dictature. Nous avons un exemple de ceci dans les sources bibliques :

On nous dit que le prophète Elie agit pour empécher les prophètes de Baal d'offrir des sacrifices à leurs idoles. Il apporta une offrande devant D. sur un autel au Mont Carmel. L'action d'Elie est des plus dramatiques; c'est aussi interdit par le Torah. Mais " il est temps d'agir pour D. car ils ont violé ton enseignement" ( spaumes 119)

Rachi explique :

"Parfois les lois de la Torah sont annulées pour agir au nom de D. comme Elie au Mont Carmel, qui apporta des offrandes sur un autel alors que les autels étaient interdits (Berachot 54a).".

Il est interessant de noter que cette explication de ce passage des psaumes est devenu partie intégrante de notre héritage, même si cela ne suit pas à la lettre "l'Ecriture". Elle viole la Torah pour la préserver, dans une situation ou il n'y a pas de Torah.

Les soldats de l'armée israélienne sont envoyés dans les territoires, zones sans démocratie. Démocratie en grec :" gouvernement par le peuple" ce qui veut dire le peuple gouvernant lui même. Dans les territoires un peuple domine un autre peuple.

C'est un fait connu que beaucoup parmi notre peuple dénie ceci et proclame que l'occupation nous a été imposée et non imposée au peuple palestinien. Mais les soldats qui refusent de servir dans un endroit ou il n'y a pas de démocratie le font au nom de la democratie comme le prophète Elie le fit pour preserver la Torah.

Nous ne voulons pas devenir des robots soldats. Nous devons continuer à servir dans l'armée, dans une armée de défense, et non dans une armée d'occupation qui commet des crimes contre l'humanité.

Nous pouvons avoir à souffrir les conséquence de ce refus, qui peut passer par toute la gamme du ridicule et de l'ostracisme social jusqu'à l'emprisonnement. En tant que soldats nous ne devons pas seulement avoir à obéir à des ordres, mais aussi être conscients que ceux ci peuvent violer nos normes morales, legales et religieuses de base.

Shamai Leibowitz juriste, cannonier tankiste réserviste israélien - Tel Aviv

Texte publié (2002) en anglais sur le site de Gush Shalom ( le bloc de la paix) Site de Gush Shalom en anglais

Traduction bénévole par MD pour Planète Non Violence

Note
Les traductions des passages des textes saints ont été prises dans les livres saints juifs traduits de l'hébreu (version massorétique).

Qui est Shamaï Leibowitz ?

Le sergent chef Shamaï Leibowitz est l'un des 28 petits enfants du professeur Yeshaiyahu Leibowitz - le premier en Israel à avoir prêcher le refus. Le professeur Leibowitz fut également un pionnier du courant de pensée juive moderne qui, parallèlement avec une observance religieuse stricte, à interioriser, au nom du pluralisme, des voies de pensée humaniste. Shamaï Leibowitz est né à Haifa , le fils de Shira et du défunt Elhanan Leibowitz. Son père était un mathématicien et sa mère écrivain, traductrice et professeur. Il a passé son enfance dans le quartier Hey à Beer Sheva, apres que son père ait obtenu un poste de conférencier à l'université Ben Gourion du Negev. Apres avoir terminé sa scolarité dans une école élémentaire religieuse publique, son père, le plus jeune des fils de Yeshaiyahou Leibowitz a préféré l'envoyer dans un lyçée laique le matin et l'apres midi dans une yeshiva (lieu d'études religieuses juives).Il a ensuite fréquenté la yeshivat hesder de Har Etzion où il continuait ses études religieuses parallèlement à son service militaire obligatoire qu'il a éffectué dans les territoires occupés à Gaza, Tulkarem , et Naplouse. Confronté aux réalités de l'occupation, colonisation il a dit par la suite :

"franchement ce qui maintient l'occupation c'est le fossé entre les colons et les arabes, qui vivent dans le même territoire sous différentes lois. Apartheid. Vous commencez à réaliser que votre problème est avec la norme. Vous ne pouvez plus y participer. Le bluff de "il n'y a pas d'alternative" explose devant vos yeux et vous voyez avec une clarté absolue comment le concept de "raisons sécuritaires" englobe tout : faire table rase, bombardements de la population, tout.

Shamaï Leibowitz figure sur la liste des signataires de la déclaration de 50 soldats et officiers (mouvement des refusniks activé en 2002) de l'armée israélienne refusant de servir dans les territoires occupés palestiniens. Son frère, le lieutenant de 1 ere classe Akiva Leibowitz a rejoint les signataires quelque temps après ainsi que bien d'autres.C'est un échantillon de toute une génération de commandants de l'armée, fin vingtaine début trentaine. dont certains portent la kipa crochetée de la communauté religieuse sioniste qui a rejoint ce mouvement du refus.D'autres jeunes israéliens, cette fois de futurs conscrits, ont également refusé d'être enrollés dans l'armée israélienne qu'ils qualifient d'armée d'occupation et certains ont été et continuent d'être emprisonnés pour leur objection de conscience.

Ainsi donc, plus de trente ans ont passé depuis que le professeur Yeshayahu Leibowitz dicta que le service dans les territoires occupés était immoral. Maintenant, son petit fils, le juriste Shamai Leibowitz, a déterminé que c'était aussi illégal. Il a distribué aux concrits et réservistes une opinion légale, sous l'intitulé " l'obligation de refuser", qui établit que l'ordre même de servir dans les territoires est illégal et que la loi juridictionnelle militaire exempte tous les soldats de l'obéissance à cet ordre.

Le juriste Shamaï Leibowitz base son opinion sur une décision de 1957 ( l'affaire Melinki) , selon laquelle un ordre militaire qui inclus de faire du mal à des civils, causer des dommages à leurs biens, empêcher les soins médicaux et autres méfaits, est un ordre complètement caduc. En 1957, le tribunal décida que ce qui sert de Constitution à l'Etat d'Israel interdit des executions sans procès ou la destruction des équipements et infrastructures d'une population civile. De plus, la décision de 1957 établit qu'un ordre est illégal s'il est contraire à une loi internationale ou s'il sape les principes moraux fondamentaux.

Le juriste Shamaï Leibowitz cite un livre, " Justice dans le Jugement" écrit par Haim Cohen juge à la retraite de la Haute Cour de Justice israélienne, et publié par hasard par la maison d'édition du ministère de la défense :" la théorie positiviste selon laquelle une loi est une loi, un ordre un ordre, et personne n'a le droit de les mettre en doute, a servi des législateurs tyranniques, fascistes et totalitaires, comme un grand arbre sur lequel on peut suspendre les lois de l'oppression et de l'exploitation, persécution et discrémination, pillage et vol, correspondant aux désirs sincères des tyrans."

En face de l'argument standard que, dans un état démocratique, on doit obéir aux ordres de l'armée même s'ils semblent immoraux, le juriste Shamaï Leibowitz soutient qu'il n'y a pas de démocratie, mais seulement un régime d'apartheid dans les territoires occupés.

Le juriste israélien Shamaï Leibowitz est convaincu que son opinion légale sert de bouclier aux personnalités publiques qui appellent à refuser de servir dans les territoires occupés. Il soutient que les capitaines de l'armée savent qu'ils n'ont aucun moyen de contrer son opinion, et, de se fait, se tiennent à l'écart d'un conflit sur le sujet.


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Mercredi 28 Décembre 2005
Mireille Delamarre

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