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Joe Biden Veut -Il Qu'Israël Attaque L'Iran ?

Ou, disons le d'une autre façon : Joe Biden est-il stupide ?



Joe Biden Veut -Il Qu'Israël Attaque L'Iran ?

Il se peut qu'il parle un peu plus librement que d'autres responsables politiques de notre époque, mais je ne pense pas que Biden soit stupide. Et je ne pense pas qu'il ait donné un feu vert à Israël pour attaquer l'Iran. Ci dessous l'extrait de son interview à George Stephanopoulos diffusée hier où le sujet a été abordé :

"George Stephanopoulos : le premier ministre israélien Netanyahou a fait clairement comprendre qu'il était d'accord avec le Président Obama pour donner à l'Iran jusqu'à la fin de l'année pour que tout ce processus de discussion puisse marcher. Après cela, il est prêt à prendre les choses en main.

Est que c'est la bonne approche ?

Joe Biden : voyons, Israël peut décider pour lui-même - c'est un état souverain - ce qui est dans leur intérêt et ce qu'ils décident de faire concernant l'Iran et tout autre pays.

GS : que nous soyons ou non d'accord ?

JB : que nous soyons ou non d'accord. Ils ont le droit de le faire. Tout état souverain est en droit de le faire. Mas il n'y a aucune pression d'une quelconque nation qui va changer notre comportement sur comment procéder.

Ce que nous croyons est dans l' 'intérêt national des Etats Unis, que nous, par coïncidence, pensons être également l'intérêt d'Israël et du monde entier. Par conséquent ce sont des problèmes différents.

S le gouvernement de Netanyahou décide de choisir une voix d'action différente de celle poursuivie actuellement c'est son droit souverain de le faire. Ce n'est pas notre choix.

GS : mais soyons clair là dessus, si les Israéliens décident d'attaquer l'Iran comme menace existentielle, ils doivent détruire le programme nucléaire, militairement les US ne se mettront pas en travers ?

JB : voyons, nous ne pouvons pas dicter à un autre état souverain ce qu'ils peuvent faire ou ne pas faire quand ils prennent une décision, s'ils prennent la décision qu'ils sont menacés existentiellement et si leur survie est menacée par un autre pays.

GS : vous dites nous ne pouvons dicter, mais nous pouvons, si nous le choisissons, leur interdire le droit de survoler l'espace aérien en Irak. Nous pouvons faire obstacle à une frappe militaire.

JB : Je ne vais pas spéculer, George, sur ces questions, je dirai seulement qu'Israël a le droit de déterminer ce qui est dans son intérêt, et nous avons le droit et nous déterminerons ce qui est dans notre intérêt."


Plus tôt au cours de l'interview, Biden avait réitéré que les US avec d'autres membres du groupe permanent des cinq plus un, la Grande Bretagne, la Chine, La France et la Russie, plus l'Allemagne, restaient prêts à s'assoir et négocier avec l'Iran sur son programme nucléaire. Il est même allé jusqu'à suggérer que si l'Iran était prêt à répondre à l'offre de négociation alors cela veut dire que le régime a commencé a changé de voie et que "les manifestants ont probablement eu un certain impact sur le comportement de l'administration qu'ils n'aiment pas du tout" ( Encore une fois c'est prendre ses désirs pour des réalités; s'il y a bien une chose qui lie tous les iraniens, ceux au pouvoir et ceux dits "modérés ou réformateurs" dont Mousavi qui l'avait réactivé, c'est le programme nucléaire iranien. ndlt).

Quand, pressé de s'exprimer sur le fait que la politique de négociation devrait être maintenant suspendue, Biden a insisté pour dire que l'invitation tenait toujours et que "nous devons attendre pour voir comment cela évolue."

Alors que se passe-t-il là ? Biden veut dire aux Iraniens que "nous sommes toujours prêts à discuter" et en même temps il veut dire aux Israéliens " c'est OK si vous décidez de bombarder l'Iran - nous ne nous mettrons pas en travers de votre chemin ?"

Contrairement à ce que suggère les titres des journaux, je crois que le message que Biden voulait vraiment faire passer aux Américains c'est que l'administration reste engagée dans sa politique de discussion.

Quand, interrogé sur le fait que les US modifieraient leur approche en réponse aux choix faits par d'Israël, il a dit qu'ils ne le feraient pas. Il a dit : " il n'y a pas de pression d'une quelconque nation qui va changer notre comportement sur notre façon de procéder."

En se concentrant sur la souveraineté nationale et le droit d'Israël de faire ses propres choix, il mettait l'accent sur le fait qu'Israël et les US n'opèrent pas en tandem. Et au moment ou l'Iran a été au centre d'une condamnation mondiale, il ne voulait pas laisser croire que les US dictent ce qu'Israël peut ou ne peut pas faire.

Si le gouvernement israélien agit contre l'intérêt national américain, il doit le faire en sachant à l'avance que cette administration fait déjà connaître de plus en plus qu'elle ne soutiendra pas les intérêts nationaux d'Israël aux dépends de ceux des US. Israël ne sera plus traité comme un adolescent exubérant à qui ses parents qui l'adorent donne le champ libre.

C'est un message ferme - difficile de le réduire à un simple gros titre à sensation.

Toujours sceptique sur mon interprétation ?

Bon, voyons avec bon sens les choses sous une autre approche. L'impatience d'Israël pour attaquer l'Iran.

Les dirigeants faucons israéliens ont constamment fait des déclarations dans ce sens et on pourrait en conclure que la seule chose qui fait obstacle à une attaque c'est Washington. Par conséquent, une fois obtenu le feu vert, rien ne retiendrait plus Israël. Alors même que la politique de négociation d'Obama est perçue par des éléments dans les deux camps comme douteuse, il se pourrait que la question ne soit plus Si mais simplement Quand une attaque sera lancée.

Mais étudions cela : la perception d'une dynamique conjointe US-Israël n'est -elle pas exactement ce que les Israéliens voudraient maintenir ? D'un côté elle perpétue l'image d'Israël sans restriction quant à l'utilisation de sa puissance militaire. En même temps, elle maintient l'idée que toute attaque ou toute guerre lancée par Israël l'est avec le consentement et la collusion américaine.

La seule chose qu'Israël ne veut pas voir démasqué c'est sa propre incertitude : le fait que - quelque soit la rhétorique belliqueuse - il ne sait pas vraiment s'il peut effectivement mener à bien une opération militaire, et n'a pas non plus l'assurance que le succès de l'opération n'entraînera pas de désastre stratégique.

John Bolton ( néo con et prosioniste US notoire, qui a servi comme ambassadeur US à l'ONU sous Bush et prône une attaque contre l'Iran ndlt) peut être confiant, mais sa confiance de néocon assis à Washington est de peu de réconfort à tous ceux de Tel Aviv.

Editorial de Paul Woodward, War in Context, 06/07/09. www.warincontext.com

Information complémentaire

En visite en Russie, le Président Obama interviewé par un journaliste de CNN qui lui demandait si Washington avait donné le feu vert à Israël pour attaquer les installations nucléaires iraniennes a répondu : " absolument pas". Mais il a repris à son compte la rhétorique de Bush comme quoi l'installation du bouclier missile anti missile en Europe de l'Est ( Pologne et République Tchèque) visait à protéger de toute attaque de l'Iran ce que les Russes ont à plusieurs reprises critiqué disant que cela n'avait militairement et technologiquement aucun sens.

La Russie s'oppose fermement à l'installation de ce système missile anti missile disant que cela met en danger sa sécurité et la rencontre Medvedev Obama n'a rien donné concernant ce point épineux dans les relations Washington Moscou malgré les sourires de façade et les échanges de poignées de main face aux caméras.

Obama a réitéré sa demande à la Russie d'aider à mettre fin à la menace nucléaire iranienne.Medvedev a dit que les sanctions contre l'Iran étaient contre productives. Mais Obama est l'empereur de la manipulation rhétorique et du mensonge, comme ceux, dont les riches sionistes américains, qui l'ont aidé à accéder à la Maison Blanche.

Mardi 7 Juillet 2009
Traduction information complémentaire Mireille Delamarre

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