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MONDE ARABE

Jérusalem : Politique Israélienne de « Nettoyage Culturel » - Le Musée de «L’Intolérance ?»

« Quelque soit le nom que vous lui donnez - - que ce soit «construction», «modernisation», « rénovation » « judaïsation » ou « fouilles archéologiques » - - un processus de nettoyage culturel de Jérusalem est en cours depuis l’occupation de la ville sainte par Israël en 1967. »… Les derniers travaux entrepris ne sont qu’une provocation de plus, et une nouvelle violation du droit international concernant la ville 3 fois sainte de Jérusalem. A l’arrogance sioniste, s’ajoute celle du Centre Simon Wiesenthal * qui persiste à vouloir construire un musée de la « tolérance » sur une cimetière musulman très ancien.



1969 Incendie criminel allumé par des sionistes à la Mosquée al- Aqsa
1969 Incendie criminel allumé par des sionistes à la Mosquée al- Aqsa

La politique israélienne de nettoyage culturel dans Jérusalem – Nicola Nasser

L’arrogance israélienne de superpuissance militaire régionale soutenue sans équivoque par la super puissance mondiale des US, impose une politique triviale eut égard aux récriminations nationales et religieuses des voisins géopolitiques d’Israël, avec lesquels l’état juif est supposé aspirer à vivre en paix, en s’intégrant régionalement, tout en poursuivant en même temps une politique qui suscite l’hostilité de ces mêmes voisins et empêche de même l’établissement d’une paix potentielle.

Précédant un sommet trilatéral sponsorisé par les US avec les palestiniens et les israéliens le 19 février, et une rencontre des médiateurs internationaux pour la paix au Moyen Orient du Quartet le 21 février, et sur fond d’affrontements quotidiens entre les palestiniens autochtones et plus de 3 000 forces appartenant à des unités spéciales de l’armée et de la police déployées dans un espace de 5 km2 dans la vieille ville occupée de Jérusalem, les bulldozers israéliens ont commencé jeudi dernier à creuser dans le cadre d’un projet qui doit durer 8 mois à quelques 50m du Dôme du Rocher et de la Mosquée Al Aqsa, mais sur des terrains du 3ème site le plus sacré de l’Islam appartenant à l’organisation Islamique Haram al-Sharif, provoquant des affrontements qui ont fait de nombreux blessés parmi les palestiniens et suscitant des prières désespérées que cela ne se transforme pas en bain de sang.

Illustrant l’arrogance destructrice du pouvoir israélien, le premier ministre Ehud Olmert dimanche à rejeté de façon triviale les protestations arabes, musulmanes et chrétiennes, comme étant pure« incitation à la violence d’extrémistes arabes » ajoutant, « il n’y a pas de problème religieux » immédiatement après que son cabinet eut « approuvé la poursuite de la construction près de la porte Mughrabi, selon le cadre de travail proposé, et à mener le plus rapidement possible », écartant un appel de son ministre de la « défense » et deux autres ministres du cabinet d’envisager de suspendre les excavations, espérant que l’opinion publique mondiale le croirait et allant à l’encontre de plus de 2 milliards d’arabes, musulmans et chrétiens, qui ont confirmé que c’était un « problème religieux » très sensible et hautement explosif et qui ont commencé à approcher l’ONU et l’UNESCO dans l’espoir qu’ils pourraient faire barrage à la puissance arrogante d’Olmert au cours de nouvelles batailles perdues d’avance entre la force et le droit.

Parmi les voix de protestation qui se sont faites le plus entendre et qu’Olmert a rejetées comme « extrémistes incitant à la violence », pour n’en citer que quelques unes, en plus du partenaire d’Israël, l’OLP, des accords de paix d’Oslo, et les arabes palestiniens israéliens, on trouve la Jordanie, l’Egypte, tous deux alliés des US et les seuls pays arabes à avoir signé des traités de paix avec Israël, l’Arabie Saoudite, un autre allié des US et à l’initiative d’une proposition de paix avec Israël adoptée par la Ligue Arabe, le secrétaire général de l’OIC (Organisation de la Conférence Islamique ndlt) le turc Ekmeleddin Ihsanogho, dont le pays est un ami régional important d’Israël et un membre de l’OTAN, et les Eglises pour la Paix au Moyen Orient dont la présidente Maureen Shea et la directrice exécutive Corinne Whitlatch ont envoyé vendredi des lettres à l’administration US prévenant que « les efforts de certains pays peuvent être submergées par les conséquences des actions d’Israël dans la vieille ville de Jérusalem ».

L’œil de l’actuel cyclone c’est Bab al-Magharibah, un passage situé dans la partie sud du mur ouest d’al-Haram al-Sharif, qui lie l’enceinte de la Mosquée Al Aqsa aux quartiers sud de Jérusalem ; il était utilisé par les habitants du quartier de Magharibah qui a été démoli par les bulldozers israéliens en juin 1967 pour construire « le quartier juif » à sa place. Le 28 septembre 2000, l’ancien premier ministre israélien dans le coma, Ariel Sharon, a utilisé Bab al-Magharibah pour entrer « visiter » l’Haram al-Sharif, provoquant une vague de protestations déclanchant l’Intifada (soulèvement) Al Aqsa, et bloquant le processus de paix jusqu’à ce jour. En août 1929, le même site avait déclanché un soulèvement connu dans la littérature politique palestiniennes sous le nom d’ « Al-Buraq Revolt ».

Al-Buraq est le nom arabo musulman de l’enceinte du mur ouest d’Al Aqsa, que les juifs appelaient le « mur des lamentations » avant de changer ce nom pour « le mur ouest » (du Mont du Temple, une donnée largement répandue qui a encore besoin d’être étayée par des faits historiques et des découvertes archéologiques), après la création de l’état d’Israël en 1948. Apres sa victoire écrasante de 1967, le pouvoir occupant israélien a confisqué par la force les clés de Bab- al-Magharibah du Waqf islamique, pour qu’elles soient depuis lors le « Talon d’Achille » d’Israël pour affirmer son « partenariat « imposé sur Haram al- Sharif, utilisant ensuite ce « partenariat » auto proclamé lors des négociations de Camp David en 2000 pour demander une souveraineté conjointe sur la zone de la Mosquée.

La Jordanie dit que les excavations israéliennes violent le traité de paix avec Israël, selon lequel l’état juif acceptait que les sites saints chrétiens et musulmans à Jérusalem soient sous la garde de la Jordanie. L’OIC dit qu’elles sont une violation flagrante du droit international et qu’il est interdit à l’état occupant de changer la forme des sites historiques et religieux. Les palestiniens disent que les excavations israéliennes sont une violation de l’accord de statut quo qui gouverne Jérusalem depuis le Mandat Britannique. Le ministère palestinien des affaires étrangères a dit « Israël exploite le soutien sans limite des US et l’indifférence inexplicable de la part de la communauté internationale. »

L’OLP condamne les excavations comme des « provocations unilatérales menaçant de saper une fragile possibilité de paix » et a confirmé que « l’Haram al-sharif est sous la juridiction administrative du Waqf islamique de Jérusalem et est sur la liste des sites classés patrimoine mondial de l’UNESCO », ajoutant : « tout travail affectant potentiellement Al-Sharif doit être coordonné avec le Waqf, selon un accord avec Israël. Les travaux actuels n’ont pas été coordonnés avec le Waqf en violation de cet accord ; » Les autorités islamiques palestiniennes et non palestiniennes sont d’accord et ajoutent que toute rénovation doit se limiter à restaurer tout site endommagé dans leur statut quo ancien.

Osnat Goaz, une porte parole pour l’Autorité des Antiquités d’Israël a rejeté les communiqués selon lesquels les excavations posaient un danger au site sacré, mais le roi de Jordanie, Abdullah II les a appelé « une menace aux fondations de la Mosquée Al Aqsa ». 18 archéologistes israéliens de renom se sont opposés en mars 2006 à ce plan, ont dit qu’il était « illégal » et ont prévenu qu’il causerait un grave dommage à l’un des sites archéologiques les plus importants en Israël et dans le monde.

Les 22 membres de la Ligue Arabe, les 54 membres de l’Organisation de la Conférence Islamique( OIC), plus de 90 membres du Mouvement des Non alignés (NAM) et les Eglises pour la Paix au Moyen Orient, parmi bien d’autres, étaient en alerte pour éviter une confrontation boule de neige, ont tenu des rencontres d’urgence, et ont décidé d’en référer au Conseil de Sécurité, espérant désespérément que leurs actions ne soient pas avortées par le veto des US comme cela a été le cas lors de cas précédents, des actions similaires sont prévues auprès de l’UNESCO. Pendant ce temps, sur le terrain le Haut Comité de Suivi des arabes israéliens, l’OLP, et divers groupes palestiniens s’opposant à l’occupation israélienne organisent des manifestations de protestation pacifiques alors que des renforts militaires israéliens sont envoyés pour les contrer. Le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat a dit : « cela suffit. Ces provocations récentes risquent de nous jeter dans le précipice ». Khaled Marshal, le dirigeant palestinien exilé du Hamas a prévenu qu’Israël « joue avec le feu. »

Cependant, selon l’expérience passée, l’arrogante puissance israélienne mise sur des protestations arabo islamiques et de protestations pacifiques sans mordants, qui s’éteindront comme par le passé, bien sûr après qu’un certain nombre de palestiniens soient, comme d’habitude, tombés en « martyrs ».

Samedi le chef de la Ligue Arabe a dit qu’Israël essayait d’altérer les caractéristiques de Jérusalem, Amr Moussa a résumé toute la controverse, ou plus exactement ce qui est plus prêt de la vérité, celle du conflit, dont les dernières excavations ne sont qu’un épisode de ces 60 ans d’effort non stop d’Israël pour poursuivre le nettoyage ethnique ( voir « The Ethnic Cleansing of Palestine » le Nettoyage Ethnique de la Palestine « Ilan Pappe, Oneworld Publications Oxford Grande Bretagne 2006) et la destruction de l’existence matérielle des communautés palestiniennes par un nettoyage culturel qui balaiera les palestiniens de la mémoire mondiale comme leur pays a été balayé de la carte du monde.

Quelque soit le nom que vous lui donnez - - que ce soit « construction », « modernisation », « rénovation » « judaïsation » ou fouilles archéologiques » - - un processus de nettoyage culturel de Jérusalem est en cours depuis l’occupation de la ville sainte par Israël en 1967.

Le 3eme site le plus sacré de l’Islam à Jérusalem est le cœur et l’âme de l’héritage culturel arabe palestinien, national, religieux historique et culturel, et le symbole de leur existence ininterrompue de 5000 ans sur cette terre, bien avant que les hébreux ne s’emparent de la Palestine en versant le sang d’hommes de femmes et d’enfants massacrés de la ville complètement détruite de Jéricho selon l’ancien testament. La destruction de la Mosquée Al Aqsa, couronnerait, Dieu nous préserve, le nettoyage par Israël de la structure culturelle palestinienne après avoir oblitéré leur structure existentielle.

Robert Bevan, auteur de « The Destruction of Memory : Architecture at War” ( La Destruction de la Mémoire : Architecture en Guerre” aurait du visité Jérusalem ou au moins devrait avoir accès à la ville sainte pour actualiser son livre avec le dernier exemple d’un nettoyage culturel dans l’histoire moderne. « Le premier pas dans la destruction d’un peuple c’est de détruire sa mémoire. Détruire ses livres, sa culture, son histoire. Alors vous avez quelqu’un qui écrit de nouveaux livres, fabrique une nouvelle culture, invente une nouvelle histoire. Sous peu, la nation commencera à oublier qui elle est et qui elle était », écrit –il dans une introduction au deuxième chapitre de son livre, citant du livre de Milan Kundera « The Book Of Laughter and Forgetting » « Le Livre du Rire et de l’Oubli »).

Abe Hayeem (un architecte et membre d’ »Architectes et Planificateurs de Justice ») qui a passé le livre de Bevan en revue a écrit le 3 février 2006 : « en construisant le mur de séparation, tandis qu’il détruisait des milliers de maisons, d’arbres et de fermes, et créant ce qui sont en fait de vastes prisons/enclaves, la Israël transformation des palestiniens en « autres » est un écho ironique des ghettos dont les juifs européens ont fait l’expérience». Hayeem a oublié de mettre à jour sa revue en mentionnant comment l’occupation israélienne a changé le paysage de Jérusalem, renommant ses sites historiques, et même ses rues.

De même, Afif Safieh, l’envoyé de l’OLP à Washington DC, et ancien délégué auprès du Vatican et en Grande Bretagne, semble aussi avoir raté l’essentiel, quand dans une interview avec le « National Catholic Reporter » le 19 janvier il a cité le dirigeant sioniste Nachum Goldman disant dans les années 70 alors qu’il commentait les allées et venues diplomatiques de l’ancien secrétaire d’état US Henri Kissinger : « il me semble que cette diplomatie dans le Moyen Orient c’est l’art de retarder l’inévitable aussi longtemps que possible. »

Safieh interprète l’inévitable comme la création de l’état palestinien en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, occupées par Israël en 1967, mais les faits qu’Israël créent sur le terrain dans Jérusalem empêchent la création d’un tel état et fait, avec plus de réalisme, de la citation de Goldman une description valide du but ultime inévitable des politiques actuelles israéliennes, un nettoyage culturel pour couronner l’érosion des infrastructures palestiniennes dans la ville sainte, un nettoyage qui commence en détruisant la mémoire arabo musulmane de la ville et qui s’achèvera inévitablement par la même destruction de la mémoire chrétienne plus tard, plus facilement.

Nicola Nasser 13/02/07

Source : http://www.aljazeera.com/me.asp?service_ID=12979

Introduction et traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Nicola Nasser est un journaliste arabe expérimenté basé à Ramallah Cisjordanie, territoires palestiniens occupés par Israël.


Musée de l’Intolérance ?

Peu importe qui est en charge, il incombe aux deux parties de préserver l’héritage unique de Jérusalem – pour maintenir de bonnes relations entre les parties, pour que chacune puisse bénéficier de l’enrichissement et de la dignité, et pour la postérité, selon Daniela Yanai.

Jérusalem – Il y a deux semaines, la Haute Cour de Justice israélienne a ordonné au Centre Simon Wiesenthal de Los Angeles et à la municipalité de Jérusalem d’expliquer pourquoi ils devraient être autorisés à construire un nouveau Musée de la Tolérance sur le site d’un ancien cimetière musulman.

De prime abord c’est plutôt une question simple et directe. Mais cela va au-delà du sort d’un cimetière et de savoir s’il doit être préservé. Ce qui est en jeu c’est la nature des revendications des deux peuples, palestinien et israélien, sur Jérusalem.
Le site du musée est au cœur du centre ville de Jérusalem, sur un parking voisin du « parc de l’Indépendance » de la ville. Conçu par l’architecte Frank Gehry et démarré en 2004 avec la visite du gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger, le musée (le frère en quelque sorte de celui qui porte le même nom à Los Angeles) semble, à première vue, comme une initiative bienvenue dans une région tourmentée par l’intolérance, quel meilleur moyen d’améliorer les chances de paix que d’enseigner aux peuples différentes cultures ?

Mais le musée lui-même est devenu un exemple test de tolérance quand des bulldozers creusant ses fondations ont exhumé des restes humains l’année dernière, et le projet s’est enlisé dans des disputes légales depuis. Alors que les historiens et archéologistes savaient que le site se trouvait au dessus d’un ancien cimetière – dont des morceaux sont visibles juste adjacents au site - - des porte parole de la municipalité de Jérusalem ont affirmé que la découverte des ossements étaient une surprise.

Qu’est-il arrivé ? Comment la ville a pu risquer d’embarrasser ceux qui sponsorisent le projet et le retrait de donateurs de ce projet de plusieurs millions de dollars, sans mentionner le risque beaucoup plus dangereux d’incitation à l’égard de la communauté musulmane du monde entier ? La réponse se trouve dans l’idéologie de « l’exclusivité » qui caractérise l’attitude des dirigeants des deux côtés du conflit israélo – palestinien, spécialement en ce qui concerne Jérusalem.

La façon dont les dirigeants le voient, c’est que l’existence même d’une communauté constitue une menace pour les droits de l’autre. En d’autres termes, si Jérusalem doit être juive, aux yeux des dirigeants israéliens elle ne peut pas aussi être palestinienne - - et vice versa aux yeux de la direction palestinienne. Les deux côtés essaient de renforcer leur revendication exclusive sur la ville avec des preuves historiques, religieuses, et des liens archéologiques, et les deux côtés minimisent et dans certains cas nient carrément, les liens de l’autre avec elle.

Le Mamon Allah, ou Cimetière Mamila est un cimetière musulman datant au moins du XIII ème siècle. Selon la tradition musulmane, des associés du prophète Mohammed y sont enterrés. C’est un trésor historique et archéologique de même qu’un site saint pour les musulmans.

Le cimetière se trouve dans ce qui est devenu Jérusalem ouest - - le côté israélien de la ville - - après la guerre d’Indépendance (que les palestiniens appellent « Nakba » Catastrophe ndlt) en 1948, et Israël l’a déclaré « bien d’absent »*. En 1955, quand les premiers changements au statut de la zone ont été proposés, aucune notice publique du plan en arabe a été publiée – ce qui est contraire à la loi israélienne. Petit à petit pendant les 30 ans qui ont suivi, la municipalité de Jérusalem a exproprié la zone et est devenue propriétaire de celle-ci. Des objections ont été faites tout au long, mais sans résultat.

En défendant l’emplacement proposé pour le musée, le Centre Simon Wiesenthal note qu’en 1964, le président des tribunaux religieux musulmans en Israël a déclaré le cimetière « abandonné » permettant ainsi son développement futur. Cependant, beaucoup de musulmans aujourd’hui rejettent cette déclaration sur la base que la décision est en contradiction avec la loi musulmane et que le dirigeant qui l’a décrété était corrompu. Le Centre Wiesenthal avance aussi comme argument que personne n’a été enterré dans le cimetière depuis le 19 ème siècle - - alors que cette affirmation est aussi contestée.

Le Centre Simon Wiesenthal note qu’à aucun moment le gouvernement d’Israël ou la ville de Jérusalem n’a désigné le site comme un cimetière musulman. Plutôt, il a comme statut légal celui d’un « espace public ouvert ». En d’autres termes, l’existence actuelle de tombes est secondaire pour la désignation du site par Israël.

Mais le Centre a dit quelque chose de beaucoup plus troublant. Son but c’est de stopper « ces éléments extrêmes dont le seul objectif est de revendiquer le cœur de Jérusalem ». Cette déclaration suggère que les protestations palestiniennes contre la profanation des tombes ne seraient rien moins qu’une tentative déguisée pour revendiquer leurs droits sur Jérusalem même, ouest comme est.

C’est l’idéologie de l’exclusivité. Cela rend tout effort pour préserver les tombes une menace pour l’israélisme de Jérusalem. Par cette logique, la simple présence de sites culturels palestiniens à Jérusalem ouest met en danger la revendication d’Israël sur sa capitale. *

Une telle attitude est la définition même de l’intolérance, de chaque côté. Si elle est autorisée à prévaloir, l’idéologie de l’exclusivité sabote toute possibilité de paix parce que, si l’existence même d’une communauté constitue une menace pour l’autre, aucun accord n’est possible. Et on ignore la nature essentielle de Jérusalem, qui doit être prise en compte pour qu’une solution puisse réussir - - la présence vivante de deux communautés, juive et palestinienne.

Sans tenir compte de qui est en charge, il incombe aux deux parties de préserver le caractère unique de l’héritage de Jérusalem - - pour maintenir de bonnes relations entre les parties, pour l’enrichissement et la dignité de chaque côté, et pour la postérité.

En insistant pour construire ce musée quel qu’en soit le prix, le Centre Simon Wiesenthal aide Israël dans ses efforts pour détruire toute trace de l’héritage palestinien à Jérusalem. Non seulement cela contredit le nom du musée, mais cela permet à l’idéologie de l’exclusivité de remporter une victoire sur l’un des sites les plus précieux du monde, la ville sainte de Jérusalem.

Daniela Yanai – 19 décembre 2006 Los Angeles Times Distribué par The Common Ground News. Repris par http://www.aljazeera.com/muslims.net/content_ten.asp le 9/02/07

Daniela Yanai est juriste pour Ir amim (Ville des Peuples) une ONG israélienne qui défend le droit des palestiniens habitants Jérusalem et qui travaille à préserver la possibilité d’un règlement négocier sur le futur politique de la ville.

Traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

* Centre Simon Wiesenthal : crée après la seconde guerre mondiale, s’est consacré jusqu’à une époque récente à la « chasse » aux anciens nazis. Mais, cette « chasse » est restée très sélective, car le Centre n’a jamais été « chasser » sur les territoires de la CIA, de la NASA, et de certains laboratoires travaillant sur le nucléaire militaire US, où ont été reclassés un grand nombre de nazis récupérés par l’armée US et envoyés aux States.


* « Bien d’absent » Pour s’emparer des biens arabes en Palestine, les gouvernements sionistes de droite comme de gauche ont recours à cette manipulation juridique qui veut que toute propriété soit désignée comme « bien d’absent » ce qui permet ensuite de confisquer ces biens et de les vendre de manière discriminatoire aux seuls colons juifs vivant en Palestine.

* le gouvernement sioniste a autoproclamé Jérusalem comme étant sa capitale, en totale violation du droit international (aucune ambassade étrangère ne se trouve à Jérusalem mais à Tel Aviv). Lors de la partition par l’ONU de la Palestine en 1947, qui s’est faite sans qu’on ait demandé son avis à la population autochtone palestinienne, ce, en flagrante violation de la Charte des Nations Unies qui affirme le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, Jérusalem a bénéficié d’un statut spécial de ville autonome.


Le Mont du Temple : Provocation – Extraits d’un texte d’Uri Avnery

A propos des travaux récents prés de la Mosquée al Aqsa Uri Avnery écrit dans un article publié le 14/02/07 sur www.antiwar.com et intitulé « Israel’s Provocations : the Method in the Madness » ( Provocations d’Israël : la Méthode dans la Folie) :

« Quand un premier ministre qui vient juste de perdre une guerre, est poursuivi pour des allégations de corruption, et voit sa côte de popularité en chute libre, que peut-il faire ?

Mais, il peut initier des provocations.

Une provocation peut détourner l’attention, générer des gros titres, créer une illusion de puissance, irradier un sens de la direction.

Mais une provocation est instrument dangereux. Il peut causé un dommage irréversible…

Provocation N° 2 : Le Mont du Temple *

L’Islam a trois sites sacrés : la Mecque, Médine et Jérusalem. A la Mecque cette semaine les dirigeants du Fatah et du Hamas, se sont rassemblés pour mettre fin à leur tuerie réciproque et former un gouvernement d’union nationale. Tandis que l’attention du public palestinien était rivée là, Olmert a frappé à Jérusalem.

Comme prétexte utilisé, la porte Mugrabi, une entrée à l’Haram al-Sharif ( « Le Noble Sanctuaire » ) la vaste place où sont situés la Mosquée al-Aqsa et le Dôme du Rocher . Comme la porte est plus haute que la zone du Mur ouest situé plus bas, on ne peut s’en approcher que par un pont incliné ou une rampe.

Le vieux pont s’est écroulé il y a quelque temps et a été remplacé par une structure temporaire. Maintenant, « l’Autorité des Antiquités d’Israël » détruit le pont temporaire et met à sa place – ainsi dit-il – un pont permanent. Mais les travaux semblent beaucoup plus extensifs.

Comme on pouvait s’y attendre, des affrontements ont immédiatement éclaté. En 1967, Israël a officiellement annexé cette zone et revendique la souveraineté sur la totalité du Mont du Temple. Les arabes (et l e monde entier) n’ont jamais reconnu cette annexion. En pratique, le Mont du Temple est gouverné par le Waqf Islamique (fondation religieuse).

Le gouvernement israélien argumente en disant que le pont est séparé du Mont du Temple. Les musulmans insistent pour dire que le pont en fait partie. Derrière cette empoignade, pointe un soupçon arabe que le nouveau pont est une couverture pour quelque chose d’autre qui est entrain de se passer sous la surface.

A la conférence de Camp David en 2000, le côté israélien a fait une proposition sonnant bizarrement : de laisser l’endroit même aux musulmans mais de conserver la souveraineté israélienne sur tout ce qui se trouvait en dessous de la surface. Cela a renforcé la croyance musulmane que les israéliens avaient l’intention de creuser sous le Mont pour découvrir des traces du Temple juif qui a été détruit par les romains il y a 1936 ans. Certains croient que les intentions réelles c’est de provoquer l’effondrement des lieux sacrés islamiques pour pouvoir construire un nouveau temple à leur place.

Ces soupçons sont renforcés par le fait que la plupart des archéologues israéliens ont toujours été les bons et loyaux petits soldats de la propagande officielle. Depuis l’apparition du sionisme moderne, ils se sont engagés dans une quête désespérée pour « trouver » une preuve archéologique de la vérité historique des histoires de l’ancien testament. Jusqu’à présent, ils sont restés bredouilles, il n’existe aucune preuve archéologique de l’exode d’Egypte, de la conquête de Canaan, et des Royaumes de Saul, David et Salomon. Mais dans leur ferveur à prouver l’improuvable (parce que selon l’opinion de la vaste majorité des archéologues et historiens en dehors d’Israël – et aussi de certains en Israël – les histoires de l’ancien testament ne sont que des mythes anciens) les archéologues ont détruit de nombreuses strates datant d’autres périodes.

Mais ce n’est pas le côté le plus important de l’affaire actuelle. On peut argumenter jusqu’à la fin des temps sur la responsabilité du passage de Mugrabi, et sur ce que les archéologues peuvent rechercher. Mais c’est impossible de douter que ce ne soit une provocation menée telle une opération militaire surprise, sans consultation de l’autre côté.

Personne ne savait mieux qu’Olmert ce qu’il adviendrait, comme maire de Jérusalem, il a été responsable pour la tuerie de 85 êtres humains – 69 palestiniens et 16 israéliens – dans le cadre d’une provocation identique, quand il a « ouvert » un tunnel près du Mont du Temple. Et tout le monde se souvient, bien sûr, que la deuxième Intifada a commencé avec la « visite » provocatrice au Mont du Temple d’Ariel Sharon.

C’est une provocation contre 1.3 milliards de musulmans, et spécialement contre le monde arabe. C’est un couteau planté dans le dos du « modéré « Mahmoud Abbas, avec qui Olmert prétend êtres prêt à avoir un « dialogue » - et c’est exactement le moment ou Abbas a passé un accord historique avec le Hamas pour former un gouvernement d’union nationale. C’est aussi un couteau dans le dos du roi de Jordanie, un allié d’Israël, qui se considère comme le protecteur traditionnel du Mont du Temple.

Dans quel but ? Pour prouver qu’Olmert est un dirigeant fort, le héro du Mont du Temple, le défenseur des valeurs nationales, qu’il n’en a rien à faire de l’opinion publique mondiale…. »

Uri Avnery est ancien membre du parlement israélien, ancien journaliste, et à la tête de Gush Shalom (le Bloc de la Paix) une organisation israélienne qui milite contre l’occupation colonisation israélienne.

Traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org



* Le Mont du Temple : ce que les musulmans appellent la Mosquée al Aqsa, le Dôme du Rocher et le lieu sur lesquels ils se trouvent l’Haram al-Sharif

Photo : incendie criminel sioniste de la Mosquée al Aqsa en 1969. L’opération criminelle qui avait duré plusieurs heures a brûlé l’aile orientale de la mosquée, connue sous le nom : la mosquée d’Omar. Elle avait aussi incendié le toit de la mosquée Sud, le mihrab de Saladin, la tribune du sultan Nour Al-Dine. Source CPI (Centre Information Palestine).

Islamofascisme: un gros mensonge de propagande islamophobe


Mercredi 14 Février 2007
Mireille Delamarre

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