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Israël et l'Holocauste – 40% des survivants de l’Holocauste vivent en dessous du seuil de pauvreté

En Israël, 40% des 280 000 survivants de l’Holocauste, la plupart étant des personnes âgées, vivent en dessous du seuil de pauvreté. "Honorer la mémoire de l’Holocauste ce n’est pas simplement se souvenir des morts, mais essentiellement se rappeler des vivants qui ont encore besoin de nous" selon Wolf Factor survivant d’Auschwitz. Suivi de l’Holocauste et l’identité israélienne interview de Tom Segev journaliste et écrivain israélien



Israël et l'Holocauste – 40% des survivants de l’Holocauste vivent en dessous du seuil de pauvreté

En Israël 40% des survivants de l’Holocauste vivent au dessous du seuil de pauvreté

En Israël, 40% des 280 000 survivants de l’Holocauste, la plupart étant des personnes âgées, vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Une fondation qui s’occupe de fournir une assistance en matière de santé aux survivants âgés de l’Holocauste a révélé début janvier qu’elle serait obligée d’interrompre ses services à des milliers de survivants de l’Holocauste par manque de fonds.

L’année dernière La "Fondation au Bénéfice des Victimes de l’Holocauste en Israël" s’est trouvé dans l’impossibilité de prendre en charge financièrement les courts séjours en maison de retraite ainsi que le remplacement des lunettes et des appareils auditifs des survivants. Plus de 20 000 d’entre eux ont reçu l’année dernière une aide à court terme et 15 000 autres sont sur une liste d’attente. Pour pouvoir reprendre la fourniture de ces services aux survivants de l’Holocauste, cette Fondation a besoin d’une rallonge de 10 millions de dollars. Pour l’instant, les services à long terme financés par la Fondation peuvent encore être assurés. C’est 10 000 survivants qui en bénéficient.

La fondation reçoit des subsides en provenance principalement d’une organisation internationale "Claims Conférence" qui distribue les réparations versées par les gouvernements allemands et autrichiens aux survivants de l’Holocauste. La porte parole de cette organisation, Hillary Kessler Godin a dit que tout en reconnaissant que les besoins des survivants en Israël étaient importants, il fallait trouver d’autres sources de revenus pour financer ces services, et que c’était à d’autres institutions en Israël de prendre en charge les besoins des survivants.

Une autre organisation, le Congrés Juif Mondial, dont le siège est à New York, a révélé avoir reçu 21 milliards de dollars en restitution pour les victimes de l'Holocauste. Ses finances viennent d'être soumises à un audit de l'Etat de New York. Bien qu'épinglée pour avoir payé les dépenses personnelles de certains de ses employés (achat de voitures, paiement des frais de cartes bancaires), elle a été blanchie de toute utilisation frauduleuse des fonds reçus.

Questions

Que font ces organisations de tout l’argent qui leur ait confié ?

Cet argent ne devrait-il pas servir d’abord pour aider les survivants et notamment pour assurer leurs besoins essentiels de base ?


Le ministre des finances israélien verse également une aide financière (326 millions de dollars d’aide aux survivants de l’Holocauste), mais sa participation est loin d’être suffisante. Pour les compensations dues par l'Allemagne aux survivants vivant en Israel, il a été décidé que ces derniers ne réclameraient rien directement à l'Allemagne qui verserait des compensations au gouvernement sioniste israélien. Ce gouvernement n'a reversé jusqu'ici que 50% des sommes reçues aux survivants. Qu'est-il advenu des 50% restant ? L’état israélien à d’autres priorités et ne rechigne pas lorsqu’il s’agit d’accorder une rallonge au budget de la Défense, d’indemniser grassement les colons évacués de Gaza, d’en aider d’autres à s’installer en Cisjordanie occupée, d’y financer la construction du Mur, de nouvelles colonies, de nouvelles routes d’apartheid pour juifs israéliens seulement. L'état israélien a dépensé ces 4 dernières décennies plus de 14 milliards de dollars pour les colonies de Cisjordanie. Ce chiffre approximatif reste trés certainement bien en dessous de la réalité car les dépenses sont dispersées à travers plusieurs ministères, intégrées à différentes lignes budgétaires, et bien sûr jamais mentionnées nommément comme dépenses de colonisation. Cela n'inclue pas non plus toutes les dépenses militaires liées à la "sécurité" des colons assurée par l'armée israélienne.

Parmi ces survivants, 170 000 ont émigré de l’ancienne Union Soviétique et ne bénéficient d’aucune pension. Ils vivent avec 390 dollars par mois. (Seuil de pauvreté officiel en Israël : 400 dollars). La plupart sont très âgés et beaucoup en mauvaise santé. Les survivants de l’Holocauste qui sont arrivés en Israël ces dix dernières années, âgés de plus de 65 ans, se sont retrouvés sans aide financière ni de leur ancien pays ni de leur pays d’adoption. Les survivants qui sont arrivés après la seconde guerre mondiale touchent une pension versée par des organisations juives internationales, les gouvernements israélien, allemand, autrichien et suisse. Une discrimination qui alimente les rancoeurs.

Le président de la " Fondation au Bénéfice des Victimes de l’Holocauste en Israël", Wolf Factor, un survivant du camp de concentration d’Auschwitz en appelle à l’état d’Israël et à cette organisation "Claims Conférence" pour que, selon ses propres termes :

" ils comprennent que d’honorer la mémoire de l’Holocauste ce n’est pas simplement se souvenir des morts, mais essentiellement se rappeler des vivants qui ont encore besoin de nous."

Source : presse électronique israélienne janvier 2006, et BBC news électronique

Note

La chancelière allemande Mme Angela Merkel en visite cette semaine à Tel Aviv va, entre autres, y confirmer la vente avec une ristourne financière conséquente de sous marins allemands pouvant être équipés de têtes nucléaires au gouvernement israélien, et bien sûr réaffirmer l'entière coopération de son gouvernement dans la délivrance de passeports allemands aux agents des services secrets israéliens du Mossad.

Question :

Va-t-elle s’enquérir des besoins des survivants de l'Holocauste ou simplement se contenter d’aller faire une visite obligatoire et protocolaire au musée de l’Holocauste à Yad Vashem ?


L’Holocauste et l’identité israélienne

Héritage de la Shoah, terme hébreu pour Holocauste, dans la société israélienne contemporaine.

Interview par Barbara Plett, correspondante de la BBC de Tom Segev, journaliste et écrivain* israélien

Q : Qu’elle est la signification de la commémoration de la libération d’Auschwitz aujourd’hui pour les israéliens ?

La commémoration en elle-même ne veut pas dire obligatoirement beaucoup mais l’Holocauste a certainement une grande importance. L’Holocauste a pris ces dernières années une place centrale dans l’identité israélienne. Il ne se passe pas un seul jour dans les médias israéliens par exemple sans qu’il y ait une référence à l’Holocauste.

Les israéliens portent en eux l’Holocauste et cela est aussi vrai des israéliens qui n’ont pas d’origine européenne. C’est une expérience israélienne complète, très profonde.

Q : Il y a-t-il une différence d’attitude envers l’Holocauste entre les survivants et ceux qui sont nés depuis ?

La plupart des survivants de l’Holocauste l’ont vécu alors qu’ils étaient enfants et aujourd’hui il est perçu comme un crime contre les enfants. Mais il y a une différence entre ces personnes qui se souviennent de l’Holocauste et celles qui en font l’expérience comme faisant partie de leur identité.

Il y a eu une époque pendant laquelle les israéliens ne parlaient pas du tout de l’Holocauste. Les parents ne disaient pas à leurs enfants ce qui leur étaient arrivés, et les enfants n’osaient pas demander. Il y avait un grand silence entourant l’Holocauste, et cela a changé au fil des années. Je pense que cela correspond à un processus de maturité, qui a conduit les israéliens à être capable de s’identifier avec les victimes. Cela a été une chose difficile à faire pour nous.
Très tôt dans notre histoire, nous avions eu de nous-même une image héroïque et en fait nous avions honte de l’Holocauste. Ce n’est plus le cas. L’Holocauste fait vraiment partie de nous maintenant.

Q : Actuellement, comment l’héritage de l’Holocauste a façonné la politique israélienne, à la fois historiquement et au quotidien ?

C’est quelque peu difficile de faire la distinction entre des sentiments authentiques concernant l’holocauste, et les arguments qui manipulent l’Holocauste – vous avez les deux en Israël. Mais si vous observez l’histoire d’Israël, vous pouvez voir que quelques unes des plus importantes décisions de notre histoire ont été prises sous l’influence de l’Holocauste.

Par exemple, un petit pays comme Israël n’a pas vraiment besoin de la bombe atomique, sauf si les gens qui prennent ces décisions agissent sous l’influence de l’Holocauste. La guerre des six jours a éclaté en 1967, grandement influencée par l’Holocauste.

Mais aujourd’hui, bien sûr, l’Holocauste est souvent utilisé par tous en Israël – le gouvernement israélien utilise l’Holocauste, la droite, la gauche. Tout le monde utilise l’Holocauste comme un argument. Mais ne vous y trompez pas, nous ne manipulons pas l’Holocauste, mais nous avons un profond sentiment lié à l’Holocauste.

Q : Pensez vous que l’héritage de l’Holocauste a influencé Israël dans sa manière d’affronter les conflits actuels, inclus celui avec les palestiniens ?

J’ai le sentiment que la société israélienne n’a pas tiré, dans sa totalité et comme elle le devrait, les leçons humanitaires de l’Holocauste et j’ai le sentiment que si nous avions porté plus d’attention à l’héritage humanitaire de l’Holocauste, nous nous comporterions différamment dans les territoires occupés.

La politique pratiquée dans les territoires occupés est toujours influencée par une peur profondément enracinée que nous portons tous en nous. Peut être que sans l’Holocauste nous serions un peuple plus normal, mais nous ne le sommes pas.

La mémoire est quelque chose qui vient à vous naturellement. C’est évident qu’un évènement traumatique comme l’Holocauste vous ne pouvez pas l’oublier. Mais il y a aussi beaucoup de politique de la mémoire impliquée ici.

Il y a un conflit en cours en Israël à propos de l’héritage et les leçons à tirer de l’Holocauste et, à la base, ce sont des arguments politiques. Aussi, si vous regardez la façon dont les israéliens commémorent l’Holocauste, vous y détecterez beaucoup de politique dedans ?

Article paru sur BBC news version électronique le 27 janvier 2006

Article en anglais

Copyright BBC News - Traduction bénévole pour information à caractère non commercial par MD pour Planète Non Violence

*Tom Segev est journaliste et écrivain israélien, auteur du "Septième Million" un livre sur Israël et l’Holocauste

A lire aussi

L'INDUSTRIE DE L'HOLOCAUSTE : REFLEXIONS SUR L'EXPLOITATION DE LA SOUFFRANCE DES JUIFS de Norman Finkelstein - Éditeur : La Fabrique (7 février 2001)

Court essai de l'historien américain juif Norman Finkelstein, fils de survivants du ghetto de Varsovie et des camps. Finkelstein montre à quel point le génocide juif a servi des intérêts politiques et sociaux considérables. Israël aurait ainsi fait, selon lui, de l'exploitation du malheur juif une arme idéologique puissante, en s'assignant le rôle d'état victime, et en accusant tous ceux qui critiquent sa politique sioniste d’occupation colonisation, et ses violations flagrantes des droits de l’homme dans les territoires occupés palestiniens d’être des antisémites et pour ceux qui sont juifs, d’être des juifs qui "se haissent"



Editions La Fabrique

Plus d’infos sur le site de La Fabrique


Judaisme et objection de conscience

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Dimanche 29 Janvier 2006
Mireille Delamarre

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