information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
Collaborateurs Des Sionistes

Israël est-il un « Etat Juif » ?

L’idée que l’état moderne d’Israël symbolise et concrétise un désir sans âge chez les Juifs de différents pays de vivre dans un état nation «Juif» n’est que pure spéculation.



Tsedek - Justice
Tsedek - Justice

Israël est-il un « Etat Juif » ?

Si nous définissons le terme «Juif» sur la base de défis universels éthiques, ce qui est l’essentiel du Judaïsme, alors non seulement la vie des Juifs en dehors d’Israël est une condition essentielle de leur judaïté, mais la revendication par Israël d’une identité juive est tout simplement remise en question.

L’idée que l’état moderne d’Israël exprime un désir sans âge parmi les Juifs de différents pays de vivre dans un état nation «Juif» n’est que pure spéculation. Avant l’Holocauste, le Sionisme était une tendance minoritaire parmi les Juifs vivant au sein des nations occidentales, et existait à peine à l’état embryonnaire chez les Juifs vivant dans le Monde Musulman. 60 ans après la création de l’entité sioniste, la plupart des Juifs ont choisi de vivre librement - comme la plupart des Juifs l’ont fait pendant des siècles - en dehors de l’état sioniste. De plus, ce choix devient de plus en plus populaire, y compris parmi les Juifs israéliens, puisqu’on en compte entre 700 000 et 1 million ayant fait leur « Yerida » (descente par opposition à Aliah, immigration en Israël), c'est-à-dire ayant quitter Israël.

Crée par une décision de l’ONU en violation de sa propre Charte sur le droit des peuples (le Peuple Palestinien) à disposer d’eux-mêmes, l’état d’Israël reste jusqu’à aujourd’hui une entité étrangère en Terre Moyen Orientale, rappelant pour un grand nombre de ses habitants, la tragique mésaventure des Croisades et son cortège de massacres, y compris de Juifs Palestiniens. Son implantation s’est faite au détriment d’un autre peuple, le peuple palestinien, dont la dépossession a été la pré condition pour qu’Israël puisse atteindre, démographiquement parlant, une majorité ethnique juive sur le territoire alloué par la décision de l’ONU, plus les territoires pris par la force lors de la guerre et du nettoyage ethnique de 1948. Le traumatisme politique engendré par cette naissance ensanglantée, continue de hanter et condamne l’état sioniste à se conduire selon des normes qui sont à l’opposé du rêve sioniste de faire de l’état sioniste une «lumière au sein des nations».

C’est un échec cinglant, comme l’ancien porte parole du parlement israélien, Avraham Burg l’a résumé fort brillamment :

« Le peuple juif n’a pas survécu pendant deux mille ans pour être un pionnier en matière d’armes nouvelles, de programmes de sécurité informatique ou de missiles anti-missiles. Nous étions supposés être une lumière au sein des nations. Il se trouve que les 2000 ans de lutte pour assurer la survie juive se résume à un état fait de colonies, dirigé par une clique amorale de contrevenants à la loi corrompus, qui sont sourds à la fois à leurs propres citoyens et à leurs ennemis. Un état qui ne pratique pas la Justice ne peut pas survivre. De plus en plus d’Israéliens commencent à comprendre cela quand ils demandent à leurs enfants où ils s’attendent à vivre dans 25 ans. Les enfants qui sont honnêtes l’admettent, laissant leurs parents sous le choc, qu’ils ne savent pas.»

Sans vouloir se restreindre à un point de vue seulement religieux sur le Judaïsme, qui ne correspond pas au vécu actuel d’un grand nombre de Juifs, et cela même si le Judaïsme, comme le Christianisme, comme l’Islam, est une religion, comme Abraham Burg, on peut admettre que le Judaïsme est fondamentalement un défi éthique qu’on peut résumer par la célèbre phrase de Hillel, bien connue, souvent citée, mais hélas peu appliquée, et certainement pas par les sionistes : «ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas que les autres te fasses, tout le reste n’est que commentaire».

La prétention d’une «renaissance» d’une «entité politique juive» - en supposant qu’il y en ait eu une auparavant, ce qu’affirme dogmatiquement l’historiographie propagandiste sioniste qui se relie par un cordon ombilical pseudo « biblique » à un pseudo « Royaume Juif », malgré les réfutations sérieuses d’anthropologues, archéologues et historiens honnêtes - fonde son affirmation sur la réactivation de la langue hébraïque, l’hébreu, dont la fonction était jusqu’à l’avènement du Sionisme essentiellement liturgique, éclipsant le Yiddish le Ladino et l’Arabe qui étaient, outre les langues des pays où ils vivaient, les principaux moyens de communication entre Juifs. Si on peut considérer cette réactivation de l’hébreu comme une réussite sociale nationaliste sioniste, cela n’est rien de plus. Tout une partie des communautés religieuses juives en Israël même refusent de parler hébreu, le vivant comme une désacralisation du Judaïsme, et le net plus ultra chez les ultra orthodoxes, hors fanatiques colons installés dans les territoires occupés, c’est de parler le Yiddish, et de le transmettre à leurs enfants, y compris chez les Juifs ultra orthodoxes d’origine Sépharade (venant des pays arabes).

Ensuite, la notion d’identité «juive» dérivant du droit du sol semble plus liée aux revendications du nationalisme européen du XIXème siècle que de l’éthique juive à proprement parler. En quoi le fait de s’emparer, comme le font ces jeunes délinquants fascistes de la droite religieuse sioniste de quelques collines et de quelques tas de cailloux, a-t-il une signification spirituelle qui vaut la peine qu’on tue et meurt pour elle, si tant est qu’on puisse mourir en « martyr juif » pour cela, ce qu’ils revendiquent comme étant au summum de leur « spiritualité » ? La vie n’est t-elle pas ce qu’il y a de plus sacré chez les Juifs, y compris sionistes, qui accusent à grands renforts d’articles de presse, interviews et autres supports de propagande diffamatoire calamiteuse, les Palestiniens de «mépriser » la vie, alors qu’ils ne font que de se défendre contre un occupant armé jusqu’aux dents et soutenu par les grandes puissances, y compris dans ses actions les plus inhumaines, les plus barbares comme le blocus du camp de concentration qu’est devenu Gaza, où s’entasse 1.5 millions de Palestiniens, dont plus de la moitié des enfants ?

Avraham Burg a lui-même donné la clé de la vulnérabilité de l’état sioniste en disant (comme cité plus haut) qu’ »un état qui ne pratique pas la Justice ne peut pas survivre». A fortiori un état qui se prétend « Juif ». L’instinct juif de quête de Justice (qui n’est pas exclusivement juif d’ailleurs, mais plutôt un attribut spirituel de tout être humain, spirituel n’étant pas un qualificatif restreint au champ du religieux), ne peut se retrouver nulle part sur le territoire sioniste, ni comme moteur d’un idéal à atteindre, encore moins comme pratique quotidienne, ou par éclipse. L’injustice est partout, pratiquée à grande échelle, jusqu’ad nauséum, dans les territoires occupés palestiniens, contre les citoyens israéliens arabes palestiniens, mais aussi contre les plus fragiles des juifs israéliens et, comble d’outrecuidance, contre les Juifs israéliens survivants de l’Holocauste, dont un grand nombre vit dans une pauvreté abjecte, alors que les Sionistes ont manipulé et continuent de manipuler l’Holocauste à des fins politico mercantiles.

Certaines valeurs du Judaïsme sont universelles, comme la Justice, la Vérité, la Tsedaka ou action sociale vis-à-vis des plus démunis - Tsedaka est traduit par certains par Charité, mais cela ne correspond pas vraiment au sens profond du terme, qui a les mêmes racines que le mot Tsedek, Justice, ce qui veut dire littéralement faire justice dans le domaine social, autrement dit oeuvrer à une juste répartition des richesses si on applique ce mot au champ du politique tel que nous le connaissons – et qui se pratique dans le cadre du Tikoun Olam (réparation du monde). En bref, il s’agit de rechercher l’amélioration, ici et maintenant, des conditions de vie de tous, Juifs et Goyim (non Juifs).

Cet appel éthique universel du Judaïsme ne peut trouver de réponse si les Juifs se concentrent dans un Ghetto sioniste, désigné pour la circonstance « état juif», fonctionnant sur un mode discriminatoire, voire raciste vis-à-vis des minorités (20% de la population d’Israël n’est pas juive mais musulmane, chrétienne, druze…). Le seul fait de désigner le régime sioniste comme « état juif », est d’une violence raciste inouïe vis-à-vis de ces minorités, et pourtant c’est claironné dans les médias, par les dirigeants politiques de pays dit « civilisés », dont George Bush, pour ne citer que lui, et témoigne d’un mépris post colonial outrageant pour les Palestiniens, quelque soit leur appartenance religieuse. Cet appel éthique ne peut trouver sa voie, que si les Juifs vivent au sein des nations, s’y intègrent, comme beaucoup le font d’ailleurs avec succès, et « rayonnent « dans leurs échanges avec autrui tout en conservant leur « spécificité », s’enrichissant dans le partage de la croyance et de la pratique de ces valeurs qui ne sont pas exclusivement juives, mais plutôt l’héritage de ce qui constitue «l’ADN spirituel humain», partout où il s’enracine, parmi les peuples les plus divers, quelque soit leur religion, leur appartenance ethnique, leurs traditions, leurs opinions, leur condition socio professionnelle.

Israël s’est aussi revendiqué « état juif » après l’Holocauste, en se qualifiant de »refuge » contre les persécutions subies par les Juifs. S’il y a effectivement eu des persécutions, mais d’autres peuple aussi ont été persécutés, et si l’Holocauste reste aussi un évènement unique, notamment par le traumatisme crée dans la mémoire juive, actuellement, l’intégration des Juifs au sein des nations est un succès, à voir les positions tenues par d’éminents chercheurs, artistes, hommes politiques Juifs. Le régime sioniste a court d’argument, agite le spectre de « l’assimilation », semant sciemment la confusion entre assimilation et intégration. Pourtant, partout où ils vivent, y compris en Iran, diabolisée par Tel Aviv à des fins de politiques guerrières hégémoniques au Moyen Orient, les Juifs peuvent suivre et pratiquer leurs traditions sans être inquiétés le moins du monde, parallèlement à tous les autres courants.

L’idée que les Juifs devraient vivre dans un Ghetto est une idée dont les Juifs ont été libérés entre le XVIII et le XX ème siècle. Les Sionistes ont fait renaître cette idée avec leur « état juif », et l’ont mise en pratique politiquement, allant ainsi à contre courant d’une évolution historique juive irréversible. Les plus grandes contributions juives intellectuelles, philosophiques, morales et culturelles à l’humanité sont le fruit d’une vie juive dispersée au sein des nations. Maimonide, Spinoza, Marx, Freud, Eisntein, Kafka, Proust, Primo Levi, Serge Gainsbourg ou Daniel Barenboïm, tous sont, eux et leurs œuvres, les produits d’interactions entre diverses influences, aux quatre coins du monde.

L’identité juive est comme un flux, toujours en questionnement, à l’instar du Judaïsme lui-même, qui n’est pas un Dogme, comme certains esprits dévots - ce qualificatif s’applique aussi au champ du politique – étriqués, voudraient qu’il soit. Le Sionisme n’est qu’un moment dans l’histoire du Judaïsme, pour certains équivalant aux heures les plus sombres de l’histoire juive, et menaçant le Judaïsme lui-même, parce qu’usurpateur. Le lien entre Israël, état sioniste, et le Judaïsme, si tant est qu’on peut encore espérer qu’il puisse en exister un, dépend d’abord et avant tout dans sa capacité, comme Avraham Burg l’a fait remarquer, à pratiquer la Justice, non seulement à l’égard de ses citoyens, mais aussi à l’égard de ceux qu’il a déshumanisés, fait terriblement souffrir, chassés, dont il a fait des réfugiés.

Le Sionisme porte en lui sa propre contradiction, et à terme sa propre fin : pour se revendiquer « juif » l’état sioniste doit renoncer à ses pratiques racistes, barbares, entourées d’un halot de mensonges, dont le principal c’est de revendiquer être un « état juif » ou « l’état des juifs ».

L’ »état juif » ou l’ »état des Juifs » est une fiction politique.

Espérons seulement qu’elle aura un « Happy End », Fin Heureuse, pour tout le monde, et en premier lieu pour les Palestiniens, qui font preuve à l’encontre des Sionistes israéliens d’une résilience, et manifestent des trésors de patience, que seul un attachement profond à la Justice peut engendrer.

J'accuse la secte sioniste de génocide du peuple palestinien

Sionisme, corruption, émigration

Jeudi 8 Mai 2008
Myriam Abraham

Dans la même rubrique :
1 2

Mossad Cia et Cie | Boycott Israel | Collaborateurs Des Sionistes | Anti Sionisme | Collaboration Au Sionisme Archives