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Israël/ Iran : Hystérie propagandiste Sioniste

Une véritable hystérie « contrôlée » s’est emparée des responsables politiques, des medias israéliens, qui rivalisent de catastrophisme dans leur bellicosité propagandiste vis-à-vis de l’Iran. L’état sioniste serait menacé d’anéantissement nucléaire par un « nouvel Hitler », cette fois iranien, la barbe en plus, la moustache en moins ! Regards analytiques, raisonnés, sur ce délire propagandiste, qui cible principalement les US qu’Israël et ses agents d’influence poussent à la guerre contre l’Iran.

« Hystérie à Herzeliya » - P. Buchanan

« Les estimations internes israéliennes sur l’Iran démentent la rhétorique israélienne sur la menace » – Gareth Porter



Israël/ Iran : Hystérie propagandiste Sioniste

Hystérie à Herzeliya – Patrick J. Buchanan 31/01/07

Quand le Congrès va finalement décider sur le langage adéquat à utiliser pour sa « résolution non contraignante » déplorant la gestion par Bush de cette guerre (Irak ndlt), il pourrait envisager une résolution pour nous préserver d’une nouvelle.

Car les Etats-Unis sont sur une trajectoire de collision avec l’Iran, pays de 70 millions d’habitants, et les types qui nous ont précipité en Irak ont sorti les pistolets et tirent de nouveau en l’air.

A la conférence annuelle de Herzeliya, les aspirants présidents des US, les néo conservateurs, et les faucons israéliens évoquaient tous l’Holocauste et avertissaient de l’annihilation des juifs.

Le « Bibi » israélien Netanyahu, qui compare Ahmadinejad d’Iran à Hitler a dit : « Le monde qui n’a pas précédemment stoppé l’Holocauste peut le faire cette fois. Qui va conduire les efforts contre un génocide contre nous ? Le monde ne se lèvera pas pour la cause des juifs si les juifs ne se lèvent pas pour la cause du monde ? »

L’ancien ministre de la défense Shaul Mofaz a dit : « L’Iran est au cœur du problème au Moyen Orient. C’est la menace la plus urgente à laquelle le monde est confronté, et il faut s’en occuper avant qu’il ne soit trop tard. » Apres une rencontre avec le représentant du département d’état Nicolas Burns, Mofaz a appelé l’année 2007 « une année de décisions ».

Richard Perle a assuré le public à la conférence que Bush attaquera l’Iran plutôt que de le voir acquérir des capacités nucléaires. Newt Gingrich a lui aussi apporté de l’eau au moulin de ces processus :

« Les citoyens qui se réveillent chaque matin sans penser aux possibilités catastrophiques de victimes civiles, se font des illusions. »

« 3 armes nucléaires sont un deuxième Holocauste. Je le répète. 3 armes nucléaires sont un deuxième Holocauste… Nos ennemis sont aussi totalement déterminés que l’Allemagne nazie et plus déterminés que les Soviets. Nos ennemis tueront dés qu’ils en auront l’opportunité. »

"Si nous savions que demain matin nous allions perdre Haïfa, Tel Aviv, et Jérusalem, que ferions nous pour stopper cela ? Si nous savions que nous pourrions demain perdre Boston, San Francisco, ou Atlanta, que ferions nous ?"


Mitt Romney, était d’accord. Ahmadinejad d’Iran est plus dangereux que Kroutchev de l’ex Union Soviétique, qui avait placé des missiles à Cuba. Car les Soviets n’ont jamais été suicidaires. L’engagement soviétique pour la survie nationale n’a jamais été mis en question. Cette estimation ne peut être faite concernant un régime irrationnel (Iran) qui célèbre le martyr. »

Ehud Olmert, empêtré dans un scandale, sa popularité en chute libre après le fiasco du Liban, était tout aussi faucon que Bibi : « le peuple juif, portant sur son corps les cicatrices encore fraîches de l’Holocauste, ne peut se permettre la menace d’une nouvelle annihilation… Nous feront quelque chose contre ces menaces nucléaires et même nous les empêcheront. »

Puis c’était au tour du candidat pacifiste John Edwards. Empêcher l’Iran d’avoir des armes nucléaires « c’est le plus grand défi de notre génération… Afin de s’assurer que l’Iran n’ait jamais d’armes nucléaires, nous avons besoin de garder toutes les options sur la table… laissez moi le répéter – toutes les options. »

Philip Stephens du Financial Times présent à Herzeliya dit : « j’ai renoncé à compter le nombre de fois que j’ai entendu le mot « menace existentielle » pour décrire la capacité du programme nucléaire de l’Iran. »

Quelques semaines plus tôt, à Arnaud de Borchgrave d’UPI (United Press international ndlt), Netanyahu avait déclaré qu’Israël « doit immédiatement lancé un front international intense de relations publiques d’abord et avant tout aux US – le but étant d’encourager le Président Bush à tenir ses engagement spécifiques comme quoi il ne laisserait pas l’Iran s’armer d’armes nucléaires. Nous devons faire savoir clairement au gouvernement US, au Congres, au public américain, qu’un Iran nucléaire est une menace pour les US et le monde entier et pas seulement pour Israël. »

La guerre d’Israël sera vendue comme une guerre des Etats-Unis

Le projet est en cours de réalisation. Selon Peter Beaumont, rédacteur du service des affaires étrangères du « Guardian » (quotidien anglais ndlt), les médias israéliens ont rapporté que la mission de convaincre le monde du besoin d’entreprendre des actions dures contre l’Iran a été confiée à Meir Dagan, chef du Mossad.

En écoutant les discours de guerre, le général Wesley Clark, a grondé à Arianna Huffington : «Vous n’avez qu’à lire la presse israélienne. La communauté juive est divisée, mais il y a une telle pression par les gens de New York qui ont de l’argent sur ceux qui cherchent des postes de fonctionnaires. »

L’ex commandant en chef des forces alliées en Europe a été mis au ban et réprimandé par Abe Foxman directeur de la Ligue Anti Diffamation (Foxman a été récemment décoré de la légion d’honneur par Chirac ndlt). Mais, Matt Yglesias, de « L’American Prospect » lui-même juif, a dit que Clark avait dit la vérité : « C’est vrai que les principales organisations juives poussent ce pays à la guerre contre l’Iran. »

Cette hystérie à Herzeliya est-elle justifiée ? Réfléchissons :

Pas une seule fois depuis le début de la révolution en 1979 en Iran, l’Iran n’a commencé une guerre. Dans une quelconque guerre contre les Etats-Unis ou Israël (avec ses centaines d’armes nucléaires), l’Iran n’annihilerait personne. L’Iran risquerait l’annihilation.

Non seulement l’Iran n’a pas d’armes nucléaires, a écrit le « Guardian » hier, mais « les efforts de l’Iran pour produire de l’uranium hautement enrichi… sont dans le chaos. L’installation de centrifuges à Natanz est « archaïque, sur le point de s’effondrer, et manque de matériaux pour une production industrielle. »

Il n’y a aucun besoin de guerre. Pourtant les israéliens, les néocons et leurs agents d’influence essaient de nous entraîner vers une guerre. Les sénateurs qui cherchent à se faire pardonner de nous avoir entraîner dans une guerre en Irak, devraient être interpellés et qu’on leur demande ce qu’ils font pour nous préserver d’une guerre en Iran.

Patrick J Buchanan 31/01/07

Copyright Creators syndicated.Inc. Traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Patrick J. Buchanan s’est présenté deux fois à la candidature républicaine pour la présidentielle US, et a été candidat du parti de la réforme en 2000. Il a crée et édite un magazine d’information « The American Conservative ». Il a servi 3 présidents à la Maison Blanche, il est aussi l’auteur de plusieurs livres.

Les estimations internes israéliennes sur l’Iran démentent la rhétorique sur la menace – Gareth Porter 31/01/07

Quand le premier ministre israélien Ehud Olmert a déclaré la semaine dernière lors de la conférence d’Herzliya qu’Israël ne pouvait pas risquer une autre « menace existentielle » telle que l’Holocauste, il répétait ce qui est devenu le thème dominant dans la campagne d’Israël contre l’Iran – qu’il ne peut pas tolérer un Iran avec une technologie qui pourrait être utilisée pour fabriquer des armes nucléaires, parce que l’Iran est fanatiquement engagé à la destruction physique d’Israël.

L’estimation interne faite par l’appareil national de sécurité israélien sur la menace iranienne, est cependant plus réaliste que ne l’indique la rhétorique publique du gouvernement.

Depuis que le président Mahmoud Ahmadinejad est arrivé au pouvoir en août 2005, Israël a effectivement exploité son image comme quelqu’un de particulièrement fanatique visant la destruction d’Israël, pour développer le thème de la menace par l’Iran d’un « deuxième Holocauste » utilisant des armes nucléaires.

Mais de telles déclarations alarmistes ne reflètent pas précisément la pensée stratégique des responsables de la sécurité nationale israélienne. En fait, les israéliens ont commencé dés le début des années 90 à utiliser l’argument que l’Iran est irrationnel en ce qui concerne Israël et ne pouvait être dissuadé de lancer une attaque nucléaire s’il réussissait un jour à avoir des armes nucléaires, selon un compte rendu fait par un analyste indépendant Trita Parsi sur les relations stratégiques Irano israéliennes qui sera publié en mars. Pendant ce temps, le point de vue interne israélien sur l’Iran, a dit Parsi à IPS lors d’une interview « est complètement différent. »

Parsi, qui a interviewé des responsables israéliens de la sécurité nationale pour son livre dit : « les israéliens savent que l’Iran est un régime rationnel, et ils ont agi sur cette présomption. » Sa principale preuve d’une telle estimation israélienne, c’est que les israéliens ont acquis des sous marins Dolphin de l’Allemagne en 1999 et 2004, dont il a été dit qu’ils pouvaient être équipés de missiles de croisière à têtes nucléaires.

C’est généralement admis que le seul but de ces sous marins équipés de tels missiles de croisière c’est de dissuader un ennemi de lancer une attaque surprise, en possédant une deuxième capacité fiable de frappe.

Malgré le fait qu’on sait depuis longtemps qu’Israël a au moins 100 têtes nucléaires, les responsables israéliens refusent de discuter leur propre capacité nucléaire et comment elle est liée au fait de dissuader l’Iran.

Le lieutenant colonel à la retraite de l’armée de l’air US Rick Francona, un ancien fonctionnaire du Pentagon qui s’est rendu en visite en Israël en novembre dernier, se rappelle que les responsables israéliens ont dit uniformément à son groupe composé de 8 analystes de l’armée US qu’ils croyaient que l’Iran « avait tout à fait la volonté de lancer une première attaque contre Israël » s’il obtenait des armes nucléaires.

Mais, quand on leur a posé des questions sur leurs propres capacités nucléaires en général, et plus particulièrement de celles de leur flotte de sous marins potentiellement armés de têtes nucléaires, les israéliens n’ont pas voulu faire de commentaire dit Francona.

En fait, des spécialistes israéliens en stratégie discutent entre eux de comment dissuader l’Iran. Un article paru dans le journal en ligne d’une boîte à penser faucon The Ariel Center for Policy Research (le Centre Ariel pour une Politique de Recherche) a révélé en août 2004 que « l’une des options qui a été considérée si l’Iran déclarait publiquement lui-même avoir des armes nucléaires, c’est pour Israël de mettre un terme à ce qui est appelé une politique d’ »ambiguïté nucléaire » ou « d’opacité ».

L’auteur, Shalom Friedman, a dit qu’aux vues de l’accumulation par Israël de « plus de 100 têtes nucléaires » et d’une gamme de systèmes de lancement pour celles-ci, même si l’Iran réussissait à acquérir des armes nucléaires d’ici quelques années, la « disproportion énorme entre la force d’Israël et la force nucléaire d’un Iran émergeant, devrait servir de dissuasion.»

Même après l’élection d’Ahmadinejad mi 2005, un expert israélien universitaire et militaire réputé a insisté sur le fait qu’Israël peut encore dissuader un Iran nucléaire. Dans deux essais publiés en septembre et en octobre 2005, le DC Ephraim Kam à la tête du Centre Jaffee pour les Etudes Stratégiques à l’Université de Tel Aviv, et un ancien analyste pour l’armée israélienne, a écrit que l’Iran devait prendre en considération que toute attaque nucléaire sur Israël aurait pour conséquence des représailles US très sérieuses.

Ainsi donc, même s’il considérait qu’un Iran nucléaire serait probablement plus agressif, Kam concluait qu’ « il est peu probable en fait que l’Iran lance une bombe nucléaire contre Israël- ou tout autre pays – malgré son rejet basique de l’existence d’Israël. »

Kam faisait aussi remarquer que l’élection d’un radical tel Ahmadinejad n’avait pas changé fondamentalement la politique iranienne à l’égard d’Israël, parce que le gouvernement plus modéré du président Mohammad Khatami avait déjà comme position que la solution au problème palestinien devrait être la création d’un état palestinien à la place de l’état sioniste israélien. De plus, il a écrit qu’en premier lieu le motif de base pour aspirer à avoir des armes nucléaires n’avait pas été pour détruire Israël mais pour dissuader l’Irak de Saddam Hussein et plus tard pour dissuader les US et Israël.

Malgré l’existence d’une évaluation plus réaliste de l’équilibre actuel des forces et leurs implications sur le comportement iranien, les responsables israéliens ne voient pas que ce serait dans leur intérêt de faire ne serait ce qu’allusion à une possibilité de dissuader un Iran nucléaire. « Ils n’en parlent pas » a dit Meir Javesanfar, un analyste né en Iran basé à Tel Aviv à IPS, « parce qu’ils ne veulent pas admettre la possibilité d’une défaite sur le programme nucléaire iranien. Ils veulent le stopper. »

Occasionnellement, les responsables israéliens laissent échapper des indications que leurs craintes vis-à-vis de l’Iran sont moins extrêmes que ne l’indique la rhétorique du « deuxième Holocauste ». En novembre dernier, le secrétaire d’état à la défense Ephraim Sneh a expliqué candidement dans un interview au Jérusalem Post que la peur n’était pas que de telles armes soient lancées sur Israël mais que l’existence d’une capacité nucléaire interférerait avec le recrutement de nouveaux immigrants et provoquerait l’émigration d’encore plus d’israéliens vers d’autres pays.

Sneh a déclaré qu’Ahmadinejad pourrait « tuer le rêve sioniste sans presser sur le bouton, c’est pourquoi nous devons empêcher par tous les moyens ce régime d’obtenir une capacité nucléaire ».

La menace fréquente israélienne d’attaquer les installations nucléaires de l’Iran est aussi en conflit avec son estimation interne sur la faisabilité et l’avantage d’une telle attaque. On comprend très bien en Israël que la situation iranienne ne ressemble pas à celle du réacteur nucléaire irakien d’Osirak, que des avions israéliens ont bombardé en 1981. Contrairement au programme irakien qui s’était concentré sur une seule installation, le programme nucléaire iranien est dispersé, les deux principaux centres, Natanz et Arak, sont à des centaines de kilomètres l’un de l’autre, ce qui rend très difficile une frappe simultanée.

Mi 2005, Yossi Melman, qui couvre les problèmes de renseignements pour le quotidien Haaretz écrivait : « selon des experts militaires en Israël et ailleurs, l’armée de l’air israélienne n’a pas la force nécessaire pour détruire les sites en Iran au cours d’une frappe préventive… » Il ajoutait que la conscience de cette réalité s’est propagé de l’institution militaire au politique.

Javedanfar, co auteur avec Melman d’un livre à venir sur le programme nucléaire iranien est d’accord : « il n’y a aucune façon pour les israéliens de le faire par leur propres moyens. » dit –il.

C’est aussi la conclusion tirée par Francona et d’autres experts de l’armée de l’air. Francona se rappelle que lui et deux généraux de l’armée de l’air à la retraite lors de leur voyage en Israël ont dit aux généraux de l’armée de l’air israélienne qu’ils croyaient qu’Israël n’avait pas la capacité de détruire les cibles nucléaires iraniennes, principalement parce que cela nécessiterait un réapprovisionnement en kérosène dans l’espace aérien de l’ennemi. « Les officiers israéliens ont reconnu qu’ils ont un déficit sur ce point » dit Francona.

Finalement, les israéliens savent qu’ils sont dépendants des US pour mener une attaque contre l’Iran. Et les US sont la cible d’un portrait de l’Iran apocalyptique dressé par Israël et divergeant de l’évaluation interne israélienne.

Gareth Porter 31/01/07

Source et copyright IPS (Inter Press Service)

Traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Article en anglais :http://www.antiwar.com/orig/porter.php?articleid=10435

Gareth Porter est historien. Son dernier livre « Perils of Dominance: Imbalance of Power and the Road to War in Vietnam (University of California Press).

Titre et chapeau de l’article Mireille Delamarre.


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Jeudi 1 Février 2007
Mireille Delamarre

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