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MONDE ARABE

Irak/PKK : La Turquie se Livre -t-elle à une Chasse Sauvage comme Israël l’a fait au Liban contre le Hezbollah en 2006 ?

Israël fait des émules. Son alliée, la Turquie, a lancé des attaques, en violant la souveraineté d’un état voisin, l’Irak, comme Israël l’a fait en juillet 2006 au Liban. Ankara a affirmé vouloir retirer ses troupes rapidement. Mais son véritable objectif c'est d'établir 11 bases militaires au Nord de l'Irak



La Turquie se Livre -t-elle à une Chasse Sauvage comme Israël l’a fait au Liban contre le Hezbollah en 2006 ?

Irak/PKK : La Turquie se Livre -t-elle à une Chasse Sauvage comme Israël l’a fait au Liban contre le Hezbollah en 2006 ?
L’histoire effectivement se répète, et, malheureusement, encore plus tragiquement. C’est donc profondément irritant pour les étudiants en histoire, particulièrement ceux qui étudient l’histoire moderne des US et de sa politique, de voir que le gouvernement US a de nouveau commis une erreur en politique étrangère. Il l’a fait en donnant son accord tacite aux incursions en cours des Turcs dans le Nord de l’Irak, à la poursuite des combattants du Parti des Travailleurs du Kurdistan, le PKK.

Cela rappelle vivement l’une des erreurs similaires commises lors de l’été 2006, quand des responsables US ont soutenu les incursions transfrontalières d’Israël au Sud Liban avec pour but avoué de « neutraliser » une organisation terroriste (Hezbollah) et la détruire.

« Infrastructure Organisationnelle »

Le vocabulaire utilisé lors de ces deux évènements, et les réactions de Washington, sont tellement identiques que, inévitablement, elles sont une invitation à faire la comparaison entre la mésaventure finalement futile d’Israël au Liban, et l’opération de la Turquie qui dure déjà depuis une semaine. Malgré le conseil de Washington de « faire court », il se pourrait qu’elle dure approximativement comme la campagne d’Israël contre le Hezbollah, 33 jours. Ceci, étant donné le fait que l’armée turque doit affronter de dures conditions hivernales en plus d’un ennemi résistant comprenant environ 3000 combattants du PKK.

Dans les deux cas, les dirigeants turcs et israéliens ont essayé de s’attirer la sympathie du monde en insistant sur le fait que leur « cause est juste », et, compte tenu de l’attitude de « compréhension » manifestée à la fois par les US et l’UE au début de chacun des conflits, on peut y voir là les implications d’une politique occidentale d’échec, qui tout simplement n’apprend rien de l’histoire.

Il y a des différences importantes dans les deux cas, mais les similitudes sont flagrantes. Ceci l’est effectivement concernant l’aspect guerre asymétrique et des objectifs non déclarés des armées qui envahissent, ie, au Liban pour Israël, pour mener une guerre de proxy contre l’Iran, et en Irak, pour la Turquie, pour saper la démarche kurde vers plus d’autonomie et , peut être, une indépendance éventuelle.

Tandis qu’il est encore trop tôt pour dire si la Turquie s’est elle –même mise dans un bourbier en Irak, ou si elle peut atteindre ses objectifs rapidement à moindre coût et sans dommage (pour les civils), c’est déjà largement clair que les US ont mal utilisé leurs cartes ; ils n’ont pas dénoncé la violation par la Turquie de la souveraineté de l’Irak et de son intégrité territoriale, comme l’a fait le gouvernement irakien.
Au lieu de cela, ils placent leur espoir dans le mirage d’une victoire rapide et décisive par l’armée turque pour détruire les forces du PKK, l’armée turque s’appuyant sur ses attaques combinées aériennes et terrestres. En fait qui peut oublier l’énorme gaffe commise par la secrétaire d’état Condoleezza Rice, qui, lors de l’été 2006, a constamment cherché à gagner du temps au profit de l’attaque israélienne contre le Liban, invoquant l’excuse boiteuse qu’Israël « a le droit de se défendre ».

Cependant, actuellement, et comparativement, Rice se tient tranquille, laissant d’autres responsables US parler, dont l’ambassadeur à Ankara, car une telle campagne de courte durée est soutenue pour partie par le raisonnement erroné de certains experts néo cons aux US qui invoquent la nécessité d’arrêter le soutien politique US aux Kurdes, dont l’aide n’est plus nécessaire, c'est-à-dire que leurs forces peuvent être démantelées car ils sont devenus des alliés inutiles. Appelons cela une mini trahison, pas très éloignée de celle de la période post 1ere Guerre Mondiale, quand les US ont d’abord soutenu et puis trahi leurs promesses faites aux Kurdes – qui sont maintenant considérés avec méfiance par Washington comme étant excessivement « pro Iran. »

Ce n’est pas vrai, étant donné le contexte de la période post Saddam Hussein en Irak, avec les US et l’Iran y soutenant les mêmes chevaux. Est-ce que les néo cons respectés de Washington sont prêts, de même, à laisser tomber le gouvernement de Bagdad, qui est sur le point de jouer l’hôte du président de l’Iran ? Et si oui, que restera t-il vraiment de la politique US en Irak, politique qui au moins officiellement est encrée dans la volonté de conserver l’intégrité et la souveraineté de l’Irak ?

La réponse c’est que les US ont transformé leur politique en Irak en une mauvaise plaisanterie, en ne disant rien sur le respect de la souveraineté de l’Irak compte tenue de la violation agressive de l’intégrité territoriale de l’Irak par la Turquie, tandis que de nombreux experts turcs souhaitent ouvertement la création d’une «zone tampon » turque en territoire irakien, principalement pour empêcher que le PKK n’ait accès aux villes et villages au Sud Est de la Turquie. Cette erreur de jugement de la part de Washington, est une erreur sérieuse qui pourrait y hanter les décideurs politiques, qui ont opté pour livrer la politique étrangère des US aux mains de la Turquie, comme ils l’ont fait avec Israël au Liban il y a deux ans.

On a beaucoup parlé d’un embrasement régional potentiel provoqué par une intervention de la Turquie à l’intérieur de l’Irak, et c’est précisément là que le lien rapproché de la Turquie avec Israël, tout récemment mis en évidence par un projet d’Ankara d’exporter du pétrole d’Asie Centrale vers l’Inde via Israël (1), pourrait se montrer comme un facteur décisif pour contribuer non seulement à causer une cassure majeure, si ce n’est un mal irréparable, dans les relations entre Ankara et Téhéran, mais aussi avec le monde Arabe au Moyen Orient.

Par conséquent, cela pourrait saper la tentative US - Israël de former une alliance anti- Iran dans le monde Arabe. Ce sera plutôt l’Iran qui pourra resserrer ses liens avec le monde Arabe, via un Iran ami de Bagdad, contre l’influence turque et la projection de son pouvoir soutenu en cela par Israël, que beaucoup d’israéliens considèrent comme un contre poids à l’Iran. Et c’est l’Iran qui est sur le point de faire passer ses relations bilatérales avec le nouvel Irak au « niveau suivant » avec une déclaration par le ministre des affaires étrangères iranien Manouchehr Mottaki.

Ainsi donc, on peut parier que la semaine prochaine, quand le président de l’Iran Mahmud Ahmadinejad fera sa visite historique en Irak, si les forces turques sont toujours présentes dans le Nord de l’Irak, ce sera difficile pour l’Iran de résister à la demande de Bagdad d’adopter une attitude ferme sur ce point. Jusqu’à maintenant, l’Iran, soucieux d’éviter tout dommage involontaire à ses liens cordiaux avec la Turquie, est restée réservée. Cela pourrait changer bientôt, on dit qu’Ahmadinejad est même intéressé par une visite à Irbil dans le Nord de l’Irak kurde.

Cela soulève des questions sur le moment choisi par la Turquie pour son opération militaire en Irak, quelques jours avant la visite d’Ahmadinejad, étant donné la façon dont la Turquie s’est abstenue pendant des mois d’engager une telle opération militaire de grande envergure, susceptible de détériorer les relations Téhéran – Ankara.

Est-ce que les « joueurs d’échec « US, qui sont forcés de jouer en même temps plusieurs parties multi stratégiques sur la scène du Moyen Orient, ont concocté quelque chose là ? Où devrions nous nous en tenir à l’information publique que les US sont simplement pris entre deux alliés – l’Irak et la Turquie - incapables de jouer plus que le rôle d’observateurs insatisfaits ?

Il est peu probable que la Turquie soit allée en Irak sans en avoir discuter au préalable avec les US, et on peut même inclure le récent voyage aux US du premier ministre turc Recep Tayyup Erdogan comme un catalyseur important de l’actuelle attitude pro Turquie de la Maison Blanche. Il ne faut pas oublier que, à l’inverse des US, Israël n’est absolument pas pour un Irak unifié et intégré, et peut considérer cela comme une sorte de scénario cauchemardesque étant donné les sentiments pro Iran des dirigeants irakiens.

Ce n’est donc pas surprenant que des voix pro Israël en Amérique se soient faites entendre pour critiquer les Kurdes irakiens et qu’elles aient soutenu le pari de la Turquie en Irak, où, fait tragique, ce sont les armes qui parlent à la place du dialogue. Mais, comme énoncé ci-dessus, la Turquie a peu de chance de mieux réussir dans le Nord de l’Irak que ne l’a fait Israël au Sud Liban.

Kaveh L. Afrasiabi 28/02/08 Copyright Aisa Times Online www.atimes.com

Note
(1) Turkey offers oil pipeline lifeline to India – Asia Times Online 27 fevrier 2008-02-28

Kaveh L Afrasiabi, PhD, est auteur de After Khomeini: New Directions in Iran's Foreign Policy (Westview Press) and co-auteur de "Negotiating Iran's Nuclear Populism", Brown Journal of World Affairs, Volume XII, Issue 2, Summer 2005, avec Mustafa Kibaroglu. Il a aussi écrit "Keeping Iran's nuclear potential latent", Harvard International Review, and est l’’auteur de Iran's Nuclear Program: Debating Facts Versus Fiction.

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Complément d’Analyse

Un article du 26/02/08 intitulé « Turkey’s Offensive Comes at a Price » (L’offensive de la Turquie a un prix) de M. K Bhadrakumar sur www.atimes.com, vient compléter l’analyse précédente. Ci-dessous quelques extraits significatifs :

…« Shifting Alignments in Irak » ( Réalignements en Irak)

Cependant, le choix de la date de l’incursion a une signification bien plus étendue. C’est évident que celle-ci à plus à voir avec des réajustements politiques à l’intérieur de l’Irak. Pour la première fois depuis 2003, les Kurdes d’Irak sont politiquement isolés. Les partis kurdes ont été soumis à des pressions de la part du gouvernement du premier ministre Nuri al-Maliki, tandis qu’il veut faire passer un budget de 45 milliards de dollars qui réduit de manière significative la part de revenu du gouvernement régional kurde (KRG) de 17% à 14.5%. Bagdad refuse également de payer les salaires des 80 000 Pershmergas (milice kurde) ou d’autoriser l’institution provinciale à démettre de leur fonction des gouverneurs provinciaux nommés par le gouvernement fédéral. De même, Bagdad reste ferme sur la prérogative du gouvernement fédéral, en tant que seule autorité habilitée, à signer des contrats avec des compagnies pétrolières étrangères….

« …Les ambitions kurdes irakiennes ne vont plus dans le sens des intérêts US. Un essai dévastateur récemment publié par Michael Rubin de l’American Enterprise Institute,intitulé « Le Kurdistan irakien est-il un bon allié ? » a analysé les ré alignements. Rubin questionne entièrement les suppositions faites sur le « pro Américanisme « des Kurdes Irakiens. Il souligne que le dirigeant kurde irakien Massoud Barzani deviendra comme l’ancien dirigeant palestinien Yasser Arafat, une épine dans le pied de Washington. Rubin accuse les Kurdes Irakiens de traiter en parallèle avec l’Iran. Il a suggéré que la corruption rampante et la direction décadente au Kurdistan ne pourraient mener qu’au renforcement des forces conservatrices religieuses et au développement des partis islamistes….

« …Rien de tel n’avait jamais été dit par un analyste américain de renom sur les Kurdes Irakiens, qui ont été les chou chou des décideurs politiques des US ces 17 dernières années depuis la guerre catastrophique de Saddam, la Guerre du Golfe de 1991. Rubin a diffusé un message mortel : Washington n’a plus de besoin vital des Kurdes Irakiens….

« …Washington a abandonné tout plan d’installation d’une base militaire permanente dans le Nord de l’Irak… L’accent est mis sur la réduction de l’utilisation de forces de combat US et d’unités spéciales d’opération en Irak, et sur mener la guerre à partir d’autres lieux. Ainsi au Koweït, les US mettent la touche finale à un commandement permanent des forces terrestres pour l’Irak et la région, capable d’être une plateforme de lancement pour des « opérations de grande envergure » dans 27 pays alentour dans le Sud Ouest de l’Asie et le Moyen Orient. Au Bahraïn, aux Emirats Arabes Unis, au Qatar, à Oman, l’armée de l’air US et la flotte américaine ont installé des bases permanentes additionnelles…

« C’est intéressant de noter que dans la stratégie de Bush le Nord de l’Irak se retrouve sans présence militaire significative. Un tel vide sécuritaire est insoutenable. C’est clair que Washington compte sur la Turquie pour jouer un rôle majeur comme gardienne de la stabilité du Nord de l’Irak. C’est une réflexion logique. La Turquie est parfaitement capable de tenir à distance les deux autres pays en quête de puissance dans le voisinage du Nord de l’Irak : l’Iran et la Syrie. Cela sert les intérêts américains - et israéliens – si Ankara ne développe pas plus son « entente cordiale » avec Téhéran et Damas. Ankara a bien accueilli le rôle de servir de puissance pivot dans les politiques régionales US…

« … De plus, les voies de transport pour les ressources de pétrole et gaz du Nord de l’Irak passent par la Turquie. L’intérêt d’Ankara c’est de maintenir la stabilité de la région. Plusieurs inter-liens sont déjà apparus concernant la sécurité énergétique. L’interdépendance régionale croissante est un avantage pour la Turquie. La Turquie s’est toujours félicitée d’être un nœud énergétique pour l’Europe. Washington fera en sorte que la Turquie joue un rôle clé dans les projets énergétiques de pipelines Trans- Caspiennes, ce qui mettra aussi un frein à la coopération qui se développe tranquillement entre la Russie et la Turquie. Le Pipeline Arabe de Gaz relie la Turquie à l’Irak, la Syrie, la Jordanie, le Liban et l’Egypte. La Turquie travaille à une liaison énergétique avec Israël.

« De même, ce sont les approvisionnements en pétrole et gaz d’Irak qui aideront à rendre viable le pipeline de Nabucco de 3 300 Km (qui va de la Mer Caspienne via la Turquie et les états des Balkans jusqu’à l’Autriche), sans lequel l’emprise étroite de la Russie sur le marché de l’énergie en Europe ne peut être desserrée, ce qui, à son tour, a de profondes implications pour les relations entre la Russie et l’Europe et la suprématie US Transatlantique….

« … Ainsi donc, Washington a estimé qu’il était urgent de répondre aux aspirations de la Turquie pour devenir une puissance régionale….Washington et les pays européens ont ouvertement accepté la légitimité des attaques de la Turquie sur les bases du PKK. Cela a été une victoire diplomatique majeure pour Ankara. Le journaliste turc Cuneyt Ulsever a écrit dans Hurriyet : « mon plus grand plaisir dans cette opération c’est que la Turquie a été capable de montrer au monde entier qu’elle est la plus grande puissance au Moyen Orient. Cela devrait être une mise en garde non seulement pour le PKK, mais pour toutes les nations sur la supériorité de la Turquie en terme à la fois de technologie et de capital humain l’utilisant… »

« … Même le journal de gauche Kernalist Cumhuriyet a reconnu « une nouvelle aire a commencé (dans les relations US Turquie) : Avec un sens de Déjà Vu (en français dans le texte ndlt) les dirigeants kurdes irakiens ont commencé à réaliser que Bush leur avait joué un tour à la Kissinger et le sol s’est écroulé sous leurs pieds…. »

« … C’est évident que la Turquie agit de concert avec les US et Israël. Les US et Israël soutiennent le rôle prééminent de la Turquie au Nord de l’Irak . Avec la focalisation sur les Balkans et la défaite qui menace l’OTAN en Afghanistan, l’importance de la Turquie comme allié clé des US augmente. La Turquie commande la KFOR (Force de l’OTAN au Kosovo) au Sud Kosovo. Traditionnellement, la Turquie a une influence historique dans les Balkans….

« … Frank Hyland, un ancien officier des renseignements US…. a récemment écrit que Washington avait demandé à la Turquie d’accroître le déploiement de ses troupes en Afghanistan et, plus important, de déployer des troupes pour des missions actives de combat contre al –Qaeda et les Talibans. (Les 1 000 soldats du contingent turc sont actuellement déployés pour des tâches non combattantes dans et autour de Kaboul)… »
(C’est du « donnant donnant » ndlt)

Pour lire l’article dans son intégralité visiter le site www.atimes.com

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org







Des Bases Militaires Turques au Nord de l'Irak

Selon le quotidien turc Today’s Zelman du 29/02/08, l’armée turque va établir des bases temporaires dans le Nord de l’Irak. L’armée a prévu d’en créer 11 au Sud de la Frontière Turquie Irak Ces bases auraient soit disant pour objectif d’empêcher le PKK de lancer des attaques à partir de ses camps d’Harkuk, Zahu, Zeli et Avasin et pour faire obstruction à toute infiltration future des combattants du PKK en bloquant leur accès aux voies de passage dans les montagnes de Kato et Küpeli.

Les bases temporaires seront établies à Zap, Avasin, Hakurk, Zinhat Pass, Zeli, Haftanin, Qanimasi, Mergasor et Barzan.

La création de ces bases par l’armée turque constitue un acte flagrant d’occupation du territoire irakien et risque de se heurter au gouvernement semi autonome des Kurdes Irakiens. En début de semaine dernière, le parlement kurde régional a appelé à la fermeture de la base militaire turque de Bamerni, à l’Ouest d’Amadiyah disant que les 350 soldats turcs basés là en étaient sortis avec des tanks pour rejoindre les soldats turcs qui avaient traversé la frontière et ce en violation d’un accord réglementant leurs activités. Les soldats turcs ont été empêchés de quitter le camp par les habitants du lieu.

Selon des sources militaires turques, ces bases seront identiques à celle de Bamerni, établie en 1997, où une unité de tanks y est stationnée. Il y a également d’autres bases turques dans le Nord de l’Irak, à Batufa, Kanimasi, et Dilmentepe. Quelques milliers de soldats y sont déployés.

L’armée turque va établir des unités de logistiques du côté turc de la frontière, et y maintenir une forte mobilisation de ses troupes en cas de besoin. Il y a actuellement environ 100 000 soldats stationnés à proximité de la frontière Turquie Irak, côté turc.

Ankara prétend que ces bases ne sont que temporaires, mais peut être que les Turcs comme leurs amis Israéliens confondent temporaire et permanent, et ont l’intention de mener une politique de « faits accomplis » sur le terrain. En d’autres termes, on peut parler de quasi annexion de facto d’une partie du territoire irakien en violation flagrante de la souveraineté et de l’intégralité de l’Irak.

Synthèse Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Article actualisé le 02/03/08

Un nouvel OTAN pour un nouvel ordre mondial

Il n'y aura jamais de victoire de l'OTAN en Afghanistan



Dimanche 2 Mars 2008
Mireille Delamarre

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