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Mardi 16 Mars 2010
14:10
Europe Ecologie C'est Plus De Taxes Moins De Democratie - Dites Non A La Dictature Verte Européenne |
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Menaces Nucléaires
Irak : De Vastes Zones Contaminées : Radioactivité, Dioxine - Héritage Mortel Génocidaire De L’Invasion De L’Irak Par Les USDes taux plus élevés de cancer ainsi que de malformations à la naissance à proximité des sites. Parmi les poisons cités dans un récent rapport irakien : l’Uranium Appauvri. Une catastrophe humaine et écologique une opération militaire génocidaire sur laquelle les écologistes occidentaux observent un silence complice.
Irak : De Vastes Zones Contaminées : Radioactivité, Dioxine, Selon Une Etude
Plus de 40 sites à travers l’Irak sont contaminés à des taux très élevés par la radioactivité ou la dioxine après trois décennies de guerre et la négligence s’étale sous forme de ruines environnementales dans de grandes surfaces dans le pays selon ce qu’affirme une étude officielle faite par les Irakiens.
Des zones à l’intérieur et autour des plus grandes villes mais aussi des villes moyennes, dont Najaf, Bassora, et Fallujah, constituent 25% de ces sites contaminés, et coïncide avec des communautés qui ont vu une augmentation des taux de cancer et de malformation congénitale ces 5 dernières années. L’étude conjointement réalisée par les ministères de l’environnement, de la santé et des sciences, a trouvé que des décharges de métaux dans et autour de Bagdad et de Bassora contenaient des taux élevés de radiation ionisée qu’ on pense être un héritage de l’Uranium Appauvri utilisé dans les munitions lors de la Première Guerre Du Golfe et depuis l’invasion de 2003. Le ministre de l’environnement, Narmin Othman, a dit qu’on pensait de plus en plus que des taux élevés de Dioxine dans des terres agricoles du Sud de l’Irak en particulier était la principale raison de la détérioration générale de l’état de santé observée chez les personnes vivant dans les parties les plus pauvres du pays. « Si nous étudions le cas de Bassora, il y a des zones fortement polluées là bas et il y a de nombreux facteurs y contribuant » a-t-elle dit au quotidien britannique The Guardian. « D’abord cela a été un champ de bataille de deux guerres, la Guerre du Golfe er la guerre Irak Iran, où de nombreux types de bombes ont été utilisées.( La guerre Irak Iran a été une initiative de Saddam Hussein avec le soutien des US et c’est ce dernier qui a utilisé des armes chimiques fournies par les pays occidentaux ndlt). Des pipelines ont également été bombardés et la contamination s’est surtout accumulée autour de Bassora. » « Les personnes ont respiré des particules de ce sol contaminé retrouvées dans leurs poumons et les aliments absorbés par celles-ci. La Dioxine se trouve en quantité très élevée dans ces zones. Tout ceci a provoqué des problèmes systémiques sur une large échelle à la fois pour l’écologie et la santé en général ». Des groupes d’étude gouvernementaux se sont récemment concentrés sur la ville de Fallujah ravagée par la guerre à l’Ouest de Bagdad, où les scientifiques n’avaient pu se rendre à cause la situation sécuritaire instable depuis les combats féroces que se sont livrés les militants et les forces US en 2004. « Jusqu’à présent nous avons trouvé une seule zone dans Fallujah « a dit Othman. «Mais il y a d’autres zones que nous allons essayer d’explorer avec l’aide internationale ». Au mois de Novembre, The Guardian a rapporté des affirmations de médecins locaux parlant d’une augmentation massive de malformations à la naissance dans la ville, particulièrement de malformations des tubes neuraux, qui touchent l a moelle épinière et le cerveau des nouveaux nés. « Nous avons connaissance de ces rapports mais nous devons être prudents avant de tirer des conclusions » a dit Othman. « L’état de santé général dans la ville n’est pas bon. Il n’y a pas de système de tout à l’égout, et il y a beaucoup d’eaux usées stagnantes, provoquant des maladies affectant directement le système génétique. Cependant, nous savons bien sûr, qu’on a utilisé beaucoup d’Uranium appauvri là bas. » (On notera la prudence politiquement orientée de Mme Othman ndlt). « Nous avons surveillé cela et nous avons aussi essayé en urgence de tout regrouper dans une base de données. Nous avons bénéficié de la coopération du Programme pour l’Environnement de l’ONU et nous avons donné nos rapports à Genève. Nous avons étudié 500 sites pour les produits chimiques et l’Uranium Appauvri. Jusqu’à maintenant nous avons trouvé 42 endroits déclarés comme étant à haut risque à la fois pour l’Uranium Appauvri et la Dioxine. » 10 de ces zones ont été classées par l’organisation irakienne de décontamination nucléaire comme ayant des taux élevés de radioactivité. Parmi ces sites on trouve trois anciens réacteurs nucléaires à la centrale de Tuwaitha - autrefois la fierté de Saddam Hussein dans la banlieue sud est de Bagdad - de même que d’anciens centres de recherche autour de la capitale qui ont été soit bombardés soit démantelés entre les deux guerres du Golfe. Le directeur de l’organisation de décontamination, Adnan Jarjies, a dit que quand les inspecteurs de l’AIEA sont venus pour « visiter ces sites, je leur ai dit que même si nous disposions des meilleures connaissances scientifiques au monde pour nous aider, on ne peut espérer que tous ces sites soient nettoyés avant 2020. » Bushra Ali Ahmed, le directeur du Centre pour la Protection Contre les radiations de Bagdad a dit que seulement 80% de l’Irak avait été jusqu’à présent contrôlé. « Nous nous sommes concentrés jusqu’à présent sur les sites qui ont été contaminés par les guerres » a-t-il dit. « Nous avons d’autres plans pour nettoyer des sites qui ont été détruits par la guerre ». « Un problème important pour nous c’est quand par exemple un tank a été détruit et puis bougé, cela laisse à l’évidence une trace de radiation. Cela prend du temps de décontaminer ces sites ». La principale inquiétude c’est les sites avec des déchets de metaux. Des décharges de vieilles voitures et des endroits détruits par la guerre dans Bagdad et d’autres villes entre la capitale et Bassora sans aucune surveillance permettent aux enfants et aux charognards d’y avoir accès. » Othman dit que la dégradation de l’environnement s’intensifie à cause d’une sécheresse extrême et d’une pénurie d’eau, qui a vu une baisse de 70% dans le volume d’eau de l’Euphrate et du Tigre. « Nous ne pouvons plus désormais en toute conscience nous appeler le pays entre deux rivières » a-t-elle dit. « Une grande partie de l’eau que nous recevons a d’abord été utilisée par la Turquie et la Syrie pour générer de l’électricité. Quand elle arrive ici elle est de qualité médiocre. Cette eau utilisée en agriculture est souvent contaminée. Nous sommes en plein dans un désastre environnemental ». (Quel type de contamination, par qui ? Là encore des déclarations à l’emporte pièce qui accusent injustement les voisins sans faire mention des vrais coupables : les Etats Unis. Ces Irakiens font autant de mal à leur pays que ceux avec qui ils collaborent ndlt) Martin Chulov Bagdad 22/01/10 www.guardian.co.uk http://www.guardian.co.uk/world/2010/jan/22/iraq-nuclear-contaminated-sites Cancer - L'héritage mortel de l'invasion de l'Irak
Oubliez le pétrole, l'occupation, le terrorisme ou même Al-Qaïda. Actuellement, le vrai danger pour les Irakiens c’est le cancer. Le cancer se répand comme une traînée de poudre en Irak. Des milliers de bébés naissent avec des malformations. Les médecins disent qu'ils ont du mal à faire face à la montée des cancers et des malformations congénitales, surtout dans les villes soumises à de lourds bombardements américains et britanniques.
Voici quelques exemples. A Falloujah, qui a été fortement bombardée par les Etats-Unis en 2004, pas moins de 25% des nouveaux nés sont atteints de troubles graves, y compris des anomalies congénitales, des tumeurs cérébrales et des malformations du tube neural dans la moelle épinière. Le taux de cancer dans la province de Babil, au Sud de Bagdad est passé de 500 cas diagnostiqués en 2004 à 9.082 en 2009, selon Al Jazeera/anglais. A Bassora, il y avait 1885 cas de cancer diagnostiqués en 2005. Selon le Dr Jawad al-Ali, directeur du Centre d'oncologie, le nombre est passé à 2302 en 2006 et 3071 en 2007. Le Dr. Ali a déclaré à Al Jazeera/anglais, qu’environ 1250 à 1500 patients viennent consulter actuellement le Centre d'oncologie chaque mois. Tout le monde n’est pas prêt à établir une corrélation directe entre les bombardements alliés de ces zones et les tumeurs, et le Pentagone se montre sceptique sur toute tentative de lier les deux. Mais les médecins irakiens et certains universitaires occidentaux disent que les quantités massives d’Uranium Appauvri utilisé par les Etats-Unis et contenu dans des bombes britanniques et la forte augmentation des taux de cancer ne sont pas étrangers à cette recrudescence.. Le Dr Ahmed Hardan, qui a travaillé comme conseiller scientifique spécial auprès de l'Organisation Mondiale de la Santé, l'Organisation des Nations Unies et le Ministère irakien de la santé, affirme qu'il existe des preuves scientifiques liant l'Uranium Appauvri au cancer et des malformations congénitales. Il a dit à Al Jazeera/anglais que «les enfants atteints d'anomalies congénitales sont soumis à un caryotype et à des études chromosomiques génétiques avec antécédent génétique complet et évaluation clinique. Les antécédents familiaux et obstétricaux sont également pris en compte." Ces études internationales ont produit des éléments de preuve attestant que l'Uranium Appauvri a des conséquences désastreuses. "Les médecins irakiens affirment que les cas de cancer ont augmenté après à la fois la guerre de 1991 et l'invasion de 2003. Abdulhaq Al-Ani, auteur de "Uranium en Irak", a déclaré à Al Jazeera/anglais que la période d'incubation de l'Uranium Appauvri est de cinq à six ans, ce qui est cohérent avec la montée en flèche des taux de cancer en 1996-1997 et 2008-2009. Il existe également des cas identiques de malformations congénitales chez les enfants irakiens et afghans nés aussi dans les zones qui ont été soumis à des bombardements à l'Uranium Appauvri. Le Dr. Daud Miraki, directeur de l'Uranium Appauvri et Afghan Recovery Fund, a déclaré à Al Jazeera/anglais qu’il a trouvé des preuves de l'effet de l'Uranium Appauvri chez les nourrissons dans l’Est de l’Afghanistan (où sont stationnées les troupes françaises ndlt) et au Sud Est. «Beaucoup d'enfants sont nés sans yeux, sans jambes, ou avec des tumeurs dépassant de leurs bouches et des yeux", a déclaré le Dr Miraki. Il n'y a pas que les Irakiens et les Afghans. Les bébés nés de soldats américains déployés en Irak pendant la guerre de 1991 montrent également des malformations similaires. En 2000, le biologiste irakien, Huda Saleh Mahadi, a souligné que les mains des enfants difformes américains étaient directement liées à leurs épaules, une déformation observée chez les nourrissons irakiens. De nombreux soldats américains se réfèrent désormais au Syndrome de la Guerre du Golfe 2 et affirment avoir développé un cancer à cause de leur exposition à l'Uranium Appauvri en Irak. Mais les soldats peuvent mettre fin à leur exposition à l'Uranium Appauvri lorsque leur service en Irak se termine. Les civils irakiens eux n'ont nulle part ailleurs où aller. L'eau, le sol et l'air dans les grandes régions de l'Irak, dont Bagdad, sont contaminés par l'Uranium Appauvri qui a une demi-vie radioactive de 4,5 milliards d'années. Le Dr. Doug Rokke, ancien directeur du Projet UA de l'Armée de terre US pendant la première Guerre du Golfe, était en charge d'un projet de décontamination des chars américains. Il a dit à Al Jazeera/anglais qu’ «il a fallu au département de la défense US une installation de plusieurs millions de dollars employant des physiciens et des ingénieurs qualifiés, et trois ans pour décontaminer les 24 réservoirs que j’ai renvoyé aux États-Unis". Il a ajouté : « Que peut faire l'Irakien moyen avec des milliers et des milliers de poubelles et de véhicules détruits disséminés à travers le désert et d'autres zones ? Selon Al Jazeera, le Pentagone a utilisé plus de 300 tonnes d'uranium appauvri en 1991. En 2003, les États-Unis ont utilisé plus de 1.000 tonnes. Source : “ Cancer – The Deadly Legacy of the Invasion of Iraq” Eye on Arab Media - New America Media, News Digest, Jalal Ghazi, 06/01/10 Coup d'œil des médias arabes New America Media, Nouvelles Digest, Jalal Ghazi, Posté: 06/01/10 http://news.newamericamedia.org/news/view_article.html?article_id=80e260b3839daf2084fdeb0965ad31ab Note Si les chiffres du rapport Fechino, commandité par la Maison Blanche sont exacts, plus de 4000 tonnes d'UA sont tombés sur la seule ville de Bagdad. Sur les sols de la capitale on trouve probablement encore 800 tonnes de poussières d'UA en supposant que 3200 tonnes se soient transformées en aérosol réparti au niveau planétaire. Rien qu'en gamma, et c'est là le moindre mal radiologique, la population de Bagdad est sujette à une irradiation permanente dont elle paiera fatalement le prix. L'Irak est une zone interdite d’habitation. Cliquez sur ce lien pour avoir régulièrement des nouvelles d’Irak Dimanche 24 Janvier 2010
Mireille Delamarre titre introduction traduction
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