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Infos accro: La Grande Messe cathodique de 20h du JT (journal télévisé)

Tous les soirs à la même heure des millions de « fidèles » suivent en direct devant leur écran de TV la Grande Messe cathodique du JT de 20h. Ce formatage des esprits à heure régulière depuis 50 ans, s’appuie sur des techniques de conditionnement, de chloroformisation des consciences, voire d’aliénation et de manipulation.



D’une petite messe essentiellement en images pour quelques privilégiés, on passe en France dans les années 60 à la Grand Messe cathodique de 20h que l’on connaît.

Infos accro: La Grande Messe cathodique de 20h du JT (journal télévisé)
Cette Grande Messe journalière, véritable pivot des grandes chaînes généralistes qui articulent leurs programmes et leurs spots publicitaires autour de celle-ci, est suivie par 70% de personnes en quête d’information sur ce qui se passe ici et dans le monde, bien que plus de 50% avouent régulièrement à travers des sondages ne pas faire confiance à ce qu’on leur transmet. En France, cette Grande Messe du soir a commencé à être diffusé le 29 juin 1949 à 21h puis à partir de 1957 à 20h sur l’unique chaîne de télévision de l’époque la 1 privatisée depuis. Les journalistes y avaient pour mission de remplir la grille de programmes particulièrement pauvre pour cette tranche horaire. Composé principalement de reportages mis bout à bout, réalisés par les propres équipes techniques du journal, ou acheté à des agences cinématographiques ou à des agences de presse étrangères, l’ensemble était souvent disparates, ne constituant en rien un reflet fidèle de l’actualité. Aux téléspectateurs de l’époque peu nombreux, il s’agissait avant tout de leur fournir de l’image.

Le JT de 20h se structure dans le début des années 60. Ni émission de prestige (tels les dramatiques, les téléfilms, les grands feuilletons), ni émission qualifiée de flux (jeux, variétés, shows, opéras de quatre sous), il est la vitrine de la chaîne qui le diffuse, et comme tel est bichonné. On a beaucoup parlé et écrit sur la main mise politique sur le JT du temps de l’ORTF (Office de Radio Diffusion Télévision Française) pour en faire une arme de propagande à la solde des gouvernements en place. Mais c’est aussi l’évolution de la technique avec entre autres le passage à la « Monoforme » (definition donnée par Peter Watkins* à la présentation monoforme des infos), et l’introduction de la publicité qui vont uniformiser son contenu pour en faire de façon insidieuse un redoutable objet d’asservissement des consciences, d’addiction à la parole et au regard d’un ou d’une présentatrice supposée regarder le téléspectateur droit dans les yeux. Des la fin des années 70 ce n’est pas le téléspectateur qu’il ou elle regarde droit dans les yeux, mais tout simplement, belle supercherie, ce que l’on appelle un téléprompteur autrement dit un écran sur lequel il ou elle lit son texte qui défile au fur à et à mesure de l’avancement du JT.

Supercheries techniques au service du formatage, de l’aliénation des consciences, de la manipulation.

Infos accro: La Grande Messe cathodique de 20h du JT (journal télévisé)
La Monoforme le JT feuilleton

L’une des plus ravageuses en matière de conditionnement à ne pas réfléchir, est celle de l’hyper fragmentation des contenus sons, images, textes lus du JT ce que Peter Watkins* a appelé la Monoforme. Déferlement d'images et de sons, parfois accompagnés de voix off aux intonations savamment calculées pour jouer sur les émotions du téléspectateur, montage nerveux, assemblage sans coutures apparentes, s’inspirant de techniques utilisées dans le montage des films hollywoodiens. On a recourt à l'usage d'enchaînements de plans courts, d'actions parallèles, de passages entre plans de perspective différente (plan d'ensemble, plan rapproché), etc. A cela s’ajoutent des couches denses de musique, de bruitage et effets vocaux, des coupures de son brusques destinées à créer un effet de choc, d'innombrables scènes saturées de musique, des formes de dialogue rythmées et répétitives, une caméra en perpétuel mouvement qui plonge, bouge, tournoie à donner le vertige. La durée des reportages et plateaux a considérablement diminuée (moins d’une minute), pas de temps mort pour éviter le zapping, et les images forment un véritable kaléidoscope, à charge pour le téléspectateur de s’y retrouver.

Tout ceci contribue à rendre la lisibilité du JT difficile, tout est voulu répétitif (proche du roman feuilleton) de façon à « accrocher » (manipuler) le téléspectateur. Ainsi celui qui n’a pas suivi régulièrement le JT se retrouve vite « largué » incapable de comprendre la suite des JT. On se trouve bien là en présence d’une invitation à « l’addiction » télévisuelle. Enfin, avec l’avènement des liaisons satellites, certains JT se sont littéralement rués sur le direct « perpétuel » pour donner aux téléspectateurs l’impression trompeuse d’être au cœur de l’évènement, le journaliste sur place devenant l’intermédiaire entre celui-ci et ce qui soit disant se passe, répétant souvent plusieurs fois de façon incantatoire sa localisation pour crédibiliser ses commentaires.

Ce phénomène de Grande Messe cathodique du JT de 20h est aussi un dangereux phénomène de pseudo « intégration sociale égalitaire» : on voit tous la même chose au même moment, capable de le raconter à l’école ou au travail le lendemain et gare à celui qui a manqué la Grand Messe de la veille ! Certaines idées et certaines normes voire préjugés (phénomène d’aliénation) y sont imposées de façon « indolore » à des citoyens de plus en plus individualisés (fragmentés comme l’est « l’information ») et chez qui on entretient le mythe d’une fausse liberté dans l’accès à cette "information" (le téléspectateur n’a pas son mot à dire, perd son libre arbitre face au diktat des medias, et on rentre là dans le champ de la manipulation). A ce jour, ce diktat reste intact, malgré l’entrée en scène de « médiateurs infos ». Les medias eux-mêmes ne se considèrent-ils pas comme un quatrième pouvoir ?

Néanmoins, pour lutter contre cette nouvelle « Eglise » médiatique et son cérémonial cathodique du JT de 20h, chacun à la possibilité de trouver des voies alternatives d’information, d’utiliser ses capacités d’analyse et d’observation et d’aider ceux, plus vulnérables, à se sortir de ce rituel aliénant.

« Nous appelons cela la communication de masse, mais cela n'a rien à voir avec de la communication. La communication –vous pouvez vérifier dans le dictionnaire si vous ne me croyez pas– est un processus dynamique à double sens, on donne et on échange. Au contraire, la communication de masse est systématiquement conçue à sens unique, du producteur vers le spectateur. Toujours ! Ce n'est pas de la communication, il faudrait que l'on trouve un autre terme. Par contre, il s'agit bien de manipulation et d'un rapport hiérarchique » P. Watkins

* Peter Watkins est cinéaste et critique des médias auteur de "Medias Crisis" (traduit en français par Patrick Watkins editions Homnispheres) et de nombreux films dont « La bombe » (contre l’arme nucléaire) « La Commune »

site de P. Watkins en anglais

A lire aussi sur la manipulation de l’information : "Les nouveaux chiens de garde" de Serge Halimi »




Lundi 7 Février 2005
Mireille Delamarre



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