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Il était une fois La Crète île bastion de la non-violence jusqu’en moins 1500 suivi de : émergeance des 'civilisations ' et du culte de la violence

Quand on dit Crète, on pense tout de suite Minautor, roi Minos, le Grand Labyrinthe. Mais la Crète a beaucoup plus à nous offrir que ces clichés en trompe l’œil. La Crète jusqu’en 1500 avant l’ère commune, date à laquelle elle a été envahie par les Kurgan, ces hordes barbares, a été un modèle de société organisée sur le mode non-violent, une démocratie égalitaire , ayant développé une technologie de pointe à des fins pacifiques.



La Crète société d’abondance modèle de société égalitaire de partenariat.

Il était une fois La Crète île bastion de la non-violence jusqu’en moins 1500 suivi de : émergeance des 'civilisations ' et du culte de la violence
La société crétoise, société d’abondance, a développé une civilisation très évoluée. Ceci s’est traduit en pratique dans l’organisation de villes et villages bien planifiés composés d’imposantes villas, de palais, de domaines agricoles, équipés de réseaux de distribution d’eau et d’irrigation, de tout à l’égout, de fontaines, et reliés par des voies de circulation dont beaucoup étaient pavées. Dans le domaine culturel, on trouve une abondante littérature (dans 4 écritures différentes) et des productions artistiques que les historiens décrivent comme raffinés, célébrant la vie, très inspirés.

Mais cela ne suffit pas à en faire une civilisation de non-violence. L’un des traits essentiels de la société crétoise c’est d’avoir, à une époque aussi reculée dans le temps, su développer un modèle de société égalitaire. Les crétois étaient des gens aisés, mais le plus marquant c’est semble-t-il la répartition plutôt équitable des richesses puisque les recherches archéologiques ont montré peu de différences de niveaux de vie. Même quand les pouvoirs politiques ont été centralisés, cela s’est fait sans hiérarchisation ni autocratie, et le gouvernement installé le fut sous une forme démocratique bien avant que les grecs ne se soient appropriés le mot démocratie. Les hommes et les femmes y participaient à égalité, notamment en ce qui concerne les cérémonies religieuses.


La Crète une société ayant développé une haute technologie utilisée à des fins pacifiques.

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La Crète a crée une technologie de qualité en utilisant le bronze, mais ne l’a pas utilisée pour produire des armes. Les crétois se sont servis de cette technologie pour améliorer leurs conditions de vie, embellir leur environnement, bâtir de magnifiques villas entourées de jardins très élaborés, mais communément répandus. Les quelques armes fabriquées, peu sophistiquées, le furent pour servir sur les bateaux de commerce et en défense contre les attaques de pirates en haute mer. La côte crétoise n’était pas fortifiée la rendant ainsi vulnérable aux attaques des barbares.

Les avancées technologiques, avec le développement de la spécialisation n’ont pas eu d’effet sur le fonctionnement partenarial et égalitaire de la société. Les biens et richesses accumulés l’étaient au bénéfice et au service de tous, et les pouvoirs que de telles avancées confèrent se sont traduits par une plus grande prise de conscience des responsabilités vis-à-vis de la collectivité. Ces pouvoirs étaient intégrés au culte de la vie et en aucun cas ne pouvaient servir à prendre la vie par un quelconque acte de violence.

Ce mode de vie pacifique et égalitaire que l’île de Crête avait su préserver jusqu’en 1500 avant l’ère commune se trouvait en complète opposition avec ce qui s’était développé partout ailleurs depuis moins 4300 avec l’invasion de hordes barbares, les kurgan, qui pillaient, violaient tuaient. Bien que ces hordes nomades furent de cultures différentes, ce qu’ils avaient en commun c’était ce mode de fonctionnement sociétal basé sur la domination, une structure sociale ou la hiérarchisation et l’autoritarisme étaient la norme.

La Crète, dernier bastion d’une société non-violente, égalitaire et de partenariat, longtemps protégée par son insularité, finit par succomber.


Emergeance des « civilisations » et du culte de la violence

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Brusquement, avec le passage de nombre de ces peuples pacifiques sous domination de ces hordes barbares, la technologie va être utilisée pour développer le pouvoir de destruction ; prendre la vie devient la norme. Les Kurgan tuent les hommes s’emparent des femmes qui deviennent leurs concubines et esclaves et des enfants eux aussi réduits en esclavage. Dorénavant les emplacements mortuaires se remplissent d’armes et de corps sacrifiés de femmes et d’enfants. Moralement et culturellement les sociétés s’appauvrissent, en témoignent les restes de poterie, sculpture, uniformes, qualitativement inférieures. Les femmes y sont sexuellement et économiquement asservies, les violer, violer les jeunes filles, sacrifier ses propres enfants, détruire des villes entières, montrer sa puissance et sa richesse en asservissant devient pratique courante, bientôt avec l’aura de la religion en plus. C’est sur ce terreau que se sont développées les "civilisations" anciennes et les religions « civilisatrices » judéo-chrétiennes. Les femmes sont bannies des cérémonies religieuses, qui deviennent l’apanage exclusif des hommes, de sorte que les lois religieuses qui gouvernent désormais les sociétés ont été conçues exclusivement par des hommes. Les personnes ne sont plus traitées à égalité ni dans la vie ni dans la mort, les plus faibles sont exploités, la brutalité, les punitions sont pratiques courantes. L’idéologie dominatrice et manipulatrice célébrant le pouvoir de l’exploitation, la guerre, la destruction était née.

Culture de violence instinct de mort instinct de vie culture de non-violence

Il était une fois La Crète île bastion de la non-violence jusqu’en moins 1500 suivi de : émergeance des 'civilisations ' et du culte de la violence
D’une prédominance de sociétés basées sur le partenariat, la célébration de la vie, ou les personnes travaillaient ensemble pour satisfaire leurs besoins, on est passé à des sociétés dominatrices ou les gens satisfont leurs besoins en prenant des autres, au besoin sous la menace, par des actes de violence, en semant partout la mort. Ce qui a été écrit sur l’histoire de l’humanité, les réflexions philosophiques se sont principalement développées sur cet à priori de domination par la violence comme élément « naturel » de la nature humaine, cet " instinct" de mort.

Pourtant, invariablement, tout au long des siècles écoulés jusqu’à nos jours, des femmes et des hommes ont voulu réinventer le monde, en reprenant à leur compte et sous des formes diverses, ce besoin de créer pacifiquement du lien social, en relation avec un sentiment très fort d’appartenance à une collectivité humaine, percevant l’humain comme une identité commune à preserver par la non-violence. Alors, est ce là un lointain écho d’un mode de vie disparu, ou bien la nostalgie d’un passé tribal, ou encore une de ces utopies avant gardistes à chaque fois récupérée par une dynamique mue par l’intérêt ? Et pourquoi pas tout simplement une manifestation persistante d’un « instinct « de vie que les capacités d’autodestruction de l’être humain, à l'échelle individuelle ou collective, n’ont jusqu’à ce jour pas réussi à entamer ?
La vie, la souffrance, la joie, l’esthétique, la qualité de vie, les relations avec le milieu naturel, sont des richesses humaines non mesurables, non calculables, non brevetables, patrimoine commun de l’humanité que nos ancêtres ont essayé à leur manière de préserver en espérant à chaque fois passer le relais. A nous de continuer.

Bibliographie

Eisler, R. & Loye, D. (1990). The partnership way: New tools for living and learning, healing our families, our communities, and our world. San Francisco: Harper.
Eisler, Riane (1987). The chalice and the blade: Our history, our future. San Francisco: Harper Collins



Mercredi 3 Novembre 2004
Mireille Delamarre



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