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Homo Sapiens Homo Pacificus?

La violence humaine est autodestruction de l'humanité.
" Chaque jour la violence apporte la preuve qu'elle est parfaitement incapable de construire l'histoire, elle ne peut que la détruire. En ce sens, c'est la violence et non la non violence qui est une utopie " Gandhi.



Homo Sapiens Homo Pacificus?

L’homme serait violent par nature et l’aurait toujours été

Selon une opinion communément répandue dans nos sociétés, notamment à travers nos livres d’histoire, l’homme serait violent par nature, il l’aurait toujours été. Cette croyance s’est développée à partir de présupposés, et parce que les historiens et les anthropologistes ont arbitrairement situé le début de la civilisation humaine à une période ou la violence, sous forme de guerres, a débuté, alors même que cela se situait bien après le développement du langage. En gros, ce début fut situé aux environs de 4000-3000 ans avant l’ère commune, période pendant laquelle des hordes de barbares venues du sud de la Russie ont déferlé sur l’Europe, le Proche et Moyen Orient, pillant, violant, massacrant tout sur leur passage.

Nos ancêtres du paléolithique et du néolithique étaient des êtres civilisés

Homo Sapiens Homo Pacificus?
Certains chercheurs dont Riane Eisler* (1987) ont apporté un point de vue alternatif explicite sur les premiers développements de la civilisation qu’elle fait remonter non pas à des périodes de guerre comme c’est le cas habituellement, mais au paléolithique et au néolithique ou nos ancêtres auraient respecté pendant plus de 200 000 ans des principes de non violence, chérissant et entretenant entre eux et autour d’eux les forces de vie comme en témoignerait les vestiges de leur art.

Contrairement aux chercheurs qui l’ont précédée, elle examine les travaux d’anthropologistes, zoologistes, paléontologistes et archéologistes afin de fournir une vue plus complète des résultats des fouilles de sites historiques anciens. Les premiers archéologistes travaillaient souvent seuls, et leurs points de vue religieux étroits, les ont bien souvent conduits à faire des interprétations non objectives des évidences trouvées.

Pour Eisler, nos ancêtres du paléolithique étaient des adorateurs d’un pouvoir suprême gouvernant l’univers et source d’unité, d’une Déesse, Mère divine subvenant aux besoins matériels et spirituels des humains, protégeant ses enfants jusque dans la mort en les reprenant dans son ventre cosmique. Les premières sculptures et fresques des grottes en apportent la preuve; le féminin était associé aux forces de vie, à la non violence, les femmes souvent représentées comme des déesses ou prêtresses. Dans l’art du paléolithique aucune représentation de violence : pas de représentation de guerre, de héros guerriers, d’armes utilisées par des humains contre d’autres humains. Ne sont représentés que ce qui correspond à la vénération de la vie : la femme, le végétal, l’animal.

En ce qui concerne nos ancêtres du Néolithique, les vestiges de sites sont beaucoup plus nombreux. Ceux qui ont contribué à donner un aperçu des plus précis de la vie au Néolithique se situent en Turquie dans la région anatolienne, dans les villes de Catar Huyuk et Hacilar, mais on trouve de nombreuses traces de ces sociétés en Mésopotamie, en Asie Mineure, Asie du Sud Est, Proche et Moyen orient, Europe, Amérique.
Une caractéristique des plus marquantes de ces deux villes c’est leur stabilité sur une période de plusieurs milliers d’années, suggérant qu’y régnait une atmosphère de non violence .S’y développa une économie agraire avec un commerce florissant, une planification urbaine particulièrement soignée, et de grandes avancées dans les domaines des arts, religion et culture.

Eisler établit que les sociétés fonctionnant sur le culte de la Déesse n’étaient ni matriarcales ni patriarcales, mais basées sur le modèle du partenariat, mode de fonctionnement non violent. Ainsi, les sites funéraires ne montrent aucune différence liée au sexe ou à la condition sociale, aucune hiérarchie. De plus, ces sociétés vivaient sur un mode communautaire comme l’atteste leur architecture, la richesse était répartie équitablement, les pauvres et les faibles étaient assis au centre, place d’honneur, pendant les cérémonies religieuses, et pris en charge par la collectivité.

Alors que ces sociétés étaient technologiquement très avancées, il n’y a aucun signe montrant que cette technologie fut utilisée pour construire des armes. Pas de description d’armes, de guerres, de conquérants, dans l’art de ces sociétés. Pas de trace d’esclavage, de sacrifices humains, manifestations des religions dominatrices qui allaient bientôt envahir ces espaces. Pas de vestiges de fortifications militaires : dans ces sociétés, les sites d’habitation n’étaient pas choisi en fonction de leur position stratégique (sommet d’une colline) mais sur des critères de beauté liés au mythe du jardin d’Eden très présent.



-5000 – 4000 ans avant l’ère commune naissance de la civilisation de la domination

Ces sociétés de partenariat où les besoins des personnes étaient satisfaits grâce à l’entraide ont été balayées 5000 et 4000 ans avant notre ère par l’invasion de hordes de nomades, venues du sud de la Russie, les Kargans. Celles –ci étaient organisées sur une base hiérarchique, autoritaire, une volonté de puissance dominatrice et destructrice, les personnes satisfaisant leurs besoins en prenant des autres y compris par la menace ou l’emploi de la violence. Ainsi naquit la civilisation de la domination. La civilisation du partenariat, de la non violence continuera néanmoins à subsister notamment sur l’île de Crête jusqu’en 1500 avant notre ère.

Nos lointains ancêtres étaient des êtres humains à part entière

L’attachement à cette civilisation du partenariat, de la solidarité s’est maintenu avec insistance à travers le monde, les sociétés les cultures, les siècles, et ce jusqu’à nos jours, et nous lient à nos ancêtres d’un lien indéfectible.

Que nos lointains ancêtres aient été ou non des pratiquants de la non-violence, la question mérite d’être posée. Mais, cela dépend entièrement de nous qu’ils soient perçus comme des êtres humains à part entière, avec leurs besoins, leurs sentiments, joies et peines, identiques aux notres, quelque qu’aient été leur aspect physique, leurs moyens de communication, leur type de culture.


Nos lointains ancêtres étaient des êtres humains.


Bibliographie

Eisler, Riane (1987). The chalice and the blade: Our history, our future. San Francisco: Harper Collins.
Eisler, R. & Loye, D. (1990). The partnership way: New tools for living and learning, healing our families, our communities, and our world. San Francisco: Harpe
Zur, O. (1987). The psychohistory of warfare: The cultural co-evolution of culture, psyche, and enemy. Journal of Peace Research, 24:2, 125-134.
Article en anglais de Beth René Roepnack “ finding our way back to non-violence “


Communication non-violente: Marshall Rosenberg et la création d'un monde non-violent

Mercredi 1 Septembre 2004

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