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Histoire des Punitions Collectives: Ce n'est pas de l'Auto Défense ce sont des Crimes de Guerre

En Palestine comme au Liban, l’armée israélienne mène des attaques militaires contre les populations civiles, détruit des infrastructures de base, empêche le ravitaillement et l’aide médicale, répétant partout son mantra repris en chœur par les perroquets politiques et médiatiques occidentaux : «Israël a le droit de se défendre». La défense d’un pays et de ces citoyens doit se faire dans le cadre du droit international et de la Convention de Genève dont un article (33) définit explicitement ce que sont ces punitions collectives : des Crimes de Guerre. Retour sur "l'héritage nazi" à l'origine de cette Convention et notamment de cet article 33.



Histoire des Punitions Collectives: Ce n'est pas de l'Auto Défense ce sont des Crimes de Guerre

Punitions Collectives: ce n'est pas de l'Auto défense ce sont des Crimes de Guerre - Histoire des Punitions collectives

En Pologne occupée pendant la seconde guerre mondiale, le commandant des escadrons de la mort nazi einsatzgruppen le DC Werner Best a finalement tiré les conclusions que la réponse la plus efficace au « terrorisme « (à la résistance) c’était les punitions collectives. Apres la débâcle française et l’occupation de la France, il a mis sur pied la politique de contre terrorisme du Troisième Reich pour les pays occupés par l’Allemagne. Dans les villes où la population était considérée comme faisant de la résistance passive l’armée allemande coupait les fils télégraphiques, imposaient des couvre feu, punissait par des restrictions de mouvements. La résistance active elle – l’assassinat d’un soldat allemand par exemple – était punie par des représailles tuant des civils locaux, responsables politiques, hommes d’affaires ou simples citoyens pris au hasard.

Le Dc Best affirmait vouloir protéger les soldats allemands.

Hitler lui –même est intervenu. Convaincu que les punitions collectives échouaient parce qu’elles n’étaient pas assez sévères, le Führer a signé en septembre 1941 un ordre commandant d’utiliser « les mesures les plus dures » contre les civils dans les zones où la résistance était très active. Affirmant que seul la condamnation à mort collective pouvait avoir un effet réel de dissuasion, Hitler a ordonné que 50 civils soient exécutés pour chaque soldat allemand tué.

Certains militaires allemands appartenant au haut commandement de l'armée ont dit que les punitions collectives auraient pour effet de leurs aliéner les populations locales et ainsi ils perdraient le combat pour « séduire les cœurs et les esprits ». Bien qu’effectivement ils se soient avérés plus tard que leurs remarques étaient justes, ils n’on pas été écoutés. A la fin de la guerre, ce sont les populations de villages entiers qui furent massacrés en représailles, tels Lidice en République Tchèque (340 tués) Oradour sur Glane en France (642 tués) Kortelisy en Ukraine ( 2892 tués).

Des nouvelles représailles, toutes les unes plus dures que les autres, eurent pour effet de renforcer la résistance, dans les rangs de laquelle se joignirent certains jusque là peut engagés contre l’occupation.

L’état sioniste obsédé par les punitions collectives utilise sont armée qui soumet les villes et villages palestiniens à de multiples couvre feu, les encercle de barbelés, établit de multiples checkpoints pour entraver les mouvements des palestiniens, effectue des rafles de nuit pour enlever des palestiniens soupçonnés d’activités de résistance (actuellement il y a environ 10 000 prisonniers politiques palestiniens). Ces techniques, l’armée israélienne l’enseigne aux troupes américaines qui les utilisent en Irak.

Maintenant, l’armée israélienne réagit à la capture de 3 de ces soldats en tirant massivement sur des cibles civiles, en Palestine comme au Liban, des familles entières ont été massacrées, certaines fuyant les zones de combat. Pendant la seule période de 2000-2003 pendant la deuxième Intifada, au moins 7 palestiniens ont été tués par l’armée israélienne pour 1 israélien tué par la résistance palestinienne. Actuellement, l’aviation israélienne a tué plus de 500 civils libanais au cours de ses raids, sous le prétexte fallacieux de récupérer ces deux soldats capturés. Côté israélien, 15 civils ont été tués suite à des attaques à la roquette du Hezbollah, et 14 soldats sont morts au combat. Soit un ratio de 30 pour 1.

En réponse à une accusation portée contre le fait qu’Israël utilisait une « force disproportionnées » contre le Liban, son ambassadeur au Nations Unies Dan Gillerman * lors d’un rassemblement à New York en soutien à Israël organisé par les pro sionistes dont l’éventuelle future candidate à la Maison Blanche pour les Démocrates, Hillary Clinton, a répondu :

« Vous avez tout à fait raison, nous utilisons une force disproportionnée ».

L’article 33 de la Convention de Genève établie après la seconde guerre mondiale pour éviter que ne se reproduisent ces atrocités nazies contre des civils dans les zones de guerre, et qui a été signée et ratifiée par Israël, interdit strictement toute punition collective, stipulant qu’elle constitue un CRIME DE GUERRE.

*Dan Gillerman a été élu Vice Président de l’Assemblée Générale des Nations Unies en novembre 2005.

On peut se demander comment un Vice Président de l’ AG des Nations Unies peut tenir de tels propos, sans qu'aucune remarque ne soit faite à son encontre.



Représailles, Punitions Collectives : 10 immeubles pour une roquette sur ordre du chef d’état major de l’armée israélienne

Au Liban, la vaste offensive déclenchée depuis plusieurs jours par l’armée israélienne en réponse à la capture de 2 soldats israéliens en territoire libanais prend la forme d’une campagne de représailles contre les populations civiles, massivement touchées. Punitions collectives, dont le chef d’état major de l’armée israélienne, Dan Halutz, vient d’en définir les modalités sur la radio de l’armée israélienne (Gaalé Tsahal) ce lundi 24 juillet.

Le chef d’état major de l’armée israélienne a donné l’ordre à l’armée de l’air de bombarder et de détruire 10 immeubles de plusieurs étages dans le district de Dahaya à Beyrouth en représailles pour chaque roquette tirée sur la ville israélienne de Haïfa.

Le coordinateur pour l’action humanitaire de l’ONU Jan Egeland, a accusé dimanche 23 juillet Israël de violer le droit humanitaire international alors qu’il était en visite à Beyrouth pour évaluer les dégâts dans les quartiers sud de la ville.

« C’est une destruction immeuble par immeuble principalement de quartiers résidentiels, qui s’apparente à une utilisation excessive de la force (euphémisme en langage diplomatique pour dire crimes de guerre) dans un zone peuplée par tant de civils »

Source aljazeera en anglais et haaretz en hébreu : http://english.aljazeera.net http://www.haaretz.co.il/hasite/spages/741746.html

Punitions collectives : empêcher les secours aux civils, les bombarder sur les routes

Au sud Liban, en dessous de la ville de Tyr cette zone est devenue une zone de massacres. Là, les morts sont encore sous les décombres des maisons détruites par les bombardements aériens et les blessés meurent dans les rues faute de soin. Presque toutes les routes qui serpentent à travers collines et vallées et qui conduisent vers le sud sont défoncées par de vastes cratères dus à des bombes larguées des F16 israéliens, les rendant impraticables.

Mêmes les forces de maintien de la paix de l’ONU la FINUL, qui utilisent des véhicules blindes ont cessé d’essayer de secourir et d’approvisionner où même d’évacuer les habitants des villages du sud à cause des bombardements incessants de l’armée israélienne qui rendent tout déplacement extrêmement dangereux. L’aviation israélienne tire régulièrement sur les convois de civils qui cherchent à fuir les zones de combat. Les israéliens pour le moment refusent d’ouvrir des corridors humanitaires pour ces populations civiles.

Les volontaires de la Croix Rouge Libanaise s’aventurent régulièrement vers ces villages du sud pour aider les blessés, récupérer les cadavres et fournir le peu de nourriture et de médicaments à leur disposition. Selon eux, les chiens abandonnés ont commencé à dévorer les cadavres.

Le chef de la Croix Rouge libanaise de Tyr, Sami Yazbek, affirme que malgré le fait que les ambulances portent l’emblème blanc et orange clairement visible, elles ont été attaquées par un tir de missile israélien qui a détruit la route juste devant elles. Les 50 volontaires commencent à ressentir les effets psychologiques de l’aide apportée aux villageois. De nombreux civils en détresse les appellent, malheureusement, souvent, la Croix Rouge ne peut rien pour eux.

Des voitures remplies de civils fuyant les zones de combat sont prises pour cible par l’aviation israélienne. A l’est de Tyre hier des hélicoptères israéliens ont attaqué des voitures civiles. Le Dc Ahmad Mrowe directeur de l’hôpital Jamal Amel de Tyr dit «aujourd’hui (24 juillet) c’est le jour des voitures. C’est vraiment catastrophique». Tôt dans la soirée, ils ont reçu 41 blessés, la plupart sérieusement, tous des civils cherchant refuge au nord de la rivière Litani après avoir entendu les israéliens leur ordonner de partir.

Un minibus a été frappé sur une route à flanc de colline au-delà du village de Siddiqine, où l’artillerie israélienne bombarde sans arrêt. Un homme, son visage à moitié dévasté par l’explosion d’un missile, est assis sur son siège, une main pendant à la fenêtre. A ses côtés, couverte du sang de l’homme mort, une femme bouge légèrement. Un volontaire de la Croix Rouge lui demande si elle peut se lever, sa réponse murmurée est incompréhensible. Quelques mètres plus loin, des survivants couchés à terre gémissent et pleurent. Selon les médecins de la Croix Rouge, il y avait 19 civils dans ce véhicule tous de Tiri, un petit village à quelques kilomètres au sud est.

Abbas Shayter, 12 ans, dit « on est venu nous chercher et nous avons suivi les autres voitures pour sortir du village. Nous étions entrain d’essayer de suivre les autres voitures quand on a été touché ». Il a dit que sa grand-mère, son oncle et un autre homme avaient été tués.

Un officier de la FINUL a dit que les israéliens leur avaient affirmé qu’ils ne tireraient pas sur les voitures se dirigeant vers le nord sur les routes principales. Mais à l’évidence, les voitures ont été attaquées, peut importe la direction prise et la nature des occupants se trouvant à l’intérieur.

Ces représailles et punitions collectives ciblant des populations civiles sont des crimes de guerre. Les responsables israéliens devront en répondre devant un tribunal international.

Sources : aljazeera.net et timeonline.co.uk

En Liban, en Palestine, une Guerre Permanente Sioniste

Dimanche 23 Juillet 2006
Mireille Delamarre

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