Le discours d'Hillary Clinton est un mélange de propagande habituelle d'une nation qui se sent investie d'une mission "divine", et de nouvelles idées venant de ces boîtes à penser US principalement du CFR pour asservir le reste du monde. Les caractères gras sont de notre fait pour souligner certains passages qui nous semblent d'une importance primordiale. Nos commentaires sont en script précédés de la majuscule C :
"Merci beaucoup Richard et je suis ravie d'être ici dans ce nouveau QG. Je me suis rendue fréquemment c'est vrai dans le navire mère à New York City, mais c'est bon d'avoir un avant poste du Council juste en bas de la rue du Département d'Etat.
"Nous recevons beaucoup de conseils du Council, donc cela veut dire que je n'aurai pas à aller loin pour qu'on me dise ce que nous devons faire et comment nous devons envisager le futur".....
"...La question ce n'est pas si notre nation peut ou doit diriger, mais comment elle doit diriger le XXIème siècle. Idéologies rigides et vieilles formules ne sont plus de mise. Nous avons besoin d'un nouvel état d'esprit pour savoir comment l'Amérique utilisera sa puissance pour protéger notre nation, étendre une prospérité partagée, et aider d'autres peuples dans plus d'endroits afin qu'ils puissent réaliser leur potentiel, un don de Dieu.
"...Le Président Obama nous a conduit à penser hors des limites habituelles. Il a lancé une nouvelle aire d'engagement basé sur des intérêts communs, des valeurs partagées, et le respect mutuel. Aller de l'avant, capitaliser sur les forces uniques américaines, nous devons faire avancer ces intérêts via le partenariat, et promouvoir les valeurs universelles via la puissance de notre exemple et le pouvoir du peuple. De cette façon nous pouvons forger un consensus global nécessaire pour vaincre les menaces, gérer les dangers, et saisir les opportunités du 21ème siècle. L' Amérique sera toujours un dirigeant mondial tant que nous restons fidèles à nos idéaux et adoptons des stratégies adaptées au temps. Ainsi donc, nous exercerons la direction américaine pour construire des partenariats et résoudre des problèmes qu'aucune nation ne peut résoudre d'elle-même, et nous poursuivrons des politiques pour mobiliser plus de partenaires et obtenir des résultats...
"...En fait, nos institutions mondiales et régionales ont été crées pour un monde qui s'est transformé donc elles aussi doivent être transformées et réformées. Comme le Président l'a dit suite à la rencontre du G8 récemment en Italie, nous recherchons des institutions qui " combinent l'efficacité et la capacité pour agir inclusivement. De l'ONU à la Banque Mondiale, du FMI au G 8 et au G 20, de l'OAS et du Sommet des Amériques à l'ASEAN et l'APRC - toutes ces institutions et d'autres ont un rôle à jouer mais la poursuite de leur vitalité et de leur pertinence dépendent de leur légitimité et de leur représentativité et de la capacité de leurs membres à agir vite et de manière responsable quand il y a des problèmes.
"... Nous irons au delà des contacts avec les gouvernements, car nous croyons que les partenariats avec les peuples vont joué un rôle crucial dans la manière de gouverner au XXIème siècle. Le discours du Président Obama au Caire est un puissant exemple de communication directe avec les peuples de la base au sommet. Et nous donnerons une suite avec un agenda raisonnable d'échanges éducationnels, de mains tendues, de partenariats entre entreprises. Dans chaque pays que je visite, je cherche les opportunités pour renforcer la société civile et discuter avec les citoyens, que ce soit dans une mairie de Bagdad - une première dans ce pays - ou d'apparaître dans les émissions populaires de TV qui touchent une large audience jeune, ou de rencontrer des activistes défendant la démocratie, des veuves de guerre, ou des étudiants.
"...J'ai nommé un envoyé spécial pour se concentrer sur un nombre spécifiques de défis, dont le premier ambassadeur pour les questions féminines mondiales et un ambassadeur pour construire des nouveaux partenariats public privé et pour discuter avec les communautés des diasporas aux Etats Unis pour accroître les opportunités dans leurs pays d'origine. Et nous travaillons au Département d'Etat pour faire en sorte que notre gouvernement utilise les technologies les plus innovantes non seulement pour parler et écouter au delà des frontières, non seulement pour développer et améliorer les technologies mais pour élargir les opportunités spécialement pour ceux qui sont souvent laissés en marge. Nous prenons ces mesures car entrer directement en contact avec les peuples les encouragera à accepter la coopération avec nous, faire en sorte que le partenariat avec leurs gouvernements et avec eux soit plus fort et plus solide...."
C :
1. L'objectif c'est de saper la souveraineté nationale des nations par une ingérence directe reconnue voulue et admise publiquement comme étant "la politique étrangère américaine" pour le XXIème siècle.
2. Les moyens : s'adresser directement aux différentes composantes de la société civile, les soutenir par des financements via des échanges culturels, inter-entreprises, partenariats public privé, des contacts et financements directs avec des ONG, des aides au développement technologique, l'utilisation des liens entre Américains d'adoption et leurs familles, amis, contacts, dans leurs pays d'origine faisant de chacun un agent propagandiste pour une mondialisation dirigée par des élites américaines et multinationales.
Bref un programme américain qui existe déjà comme l'ont démontré les révolutions colorées, et plus récemment les révolutions Twitter ( Macédoine, Iran), mais qui jusqu'à présent se matérialisait discrètement, voire clandestinement. Avec Hillary Clinton et l' Administration Obama tout est fait au grand jour, sans complexe. L'interférence américaine dans les affaires intérieures des autres pays pour en détruire la souveraineté nationale, est devenu la priorité des priorités, reflétant totalement la soumission au programme du CFR/ Bilderberg et Cie. La gouvernance mondiale sous contrôle américain se révèle au grand jour, les adeptes de la "théorie de la conspiration" peuvent prendre leur retraite.
Clinton/CFR et Israël
Alors qu'Obama gesticule sur la scène politique internationale pour faire croire à une "pression" américaine sur Israël pour que ce dernier stoppe la colonisation et pour amadouer le Monde Arabe et l'opinion publique mondiale, Hillary Clinton une pro sioniste notoire, reprend en main la politique américaine au Moyen Orient, et expose clairement la position US/CFR en ce qui concerne la résolution du conflit israélo palestinien.
"...Durant les dernières décennies, les administrations américaines ont eu une position constante concernant le problème de la colonisation. Et tandis que nous attendons une action de la part d'Israël, nous reconnaissons que ces décisions constituent un défi politique.
"...Et nous savons que que le progrès vers la paix ne peut être la responsabilité des US - ou d'Israël - seul. Mettre fin au conflit nécessite une action de toutes les parties. Les Palestiniens ont la responsabilité d'améliorer et d'étendre les actions positives prises en matière de sécurité, d'agir avec force contre toute incitation, et d'éviter toute action qui diminuerait les chances de négociations sérieuses.
"..Et les états arabes ont une responsabilité dans le soutien à l'autorité palestinienne en paroles et en faits, et pour prendre des mesures pour améliorer les relations avec Israël, et pour préparer leurs opinions publiques à adopter la paix et accepter Israël dans la région. La proposition saoudienne, soutenue par plus de 20 nations, était un pas positif. Mais nous croyons qu'on a besoin de plus que cela. Donc nous demandons à ceux qui ont accepté cette proposition de faire des pas significatifs maintenant. Anwar Sadat, et le roi Hussein ont franchi des étapes importantes, et leur courage et vision a mobilisé des éléments pour la paix en Israël, et a pavé le chemin pour des accords durables. En fournissant leur soutien au Palestiniens et en offrant une ouverture, même modeste, aux Israéliens, les états arabes pourraient avoir le même impact. Donc je dis à toutes les parties : envoyer des messages de paix ce n'est pas suffisant. Vous devez également agir contre les culture de haine, d'intolérance et de manque de respect qui perpetue le conflit...."
C :
La nouvelle feuille de route présentée par l' Administration Obama via sa secrétaire d'état, Hillary Clinton, c'est d'exiger des états arabes une reconnaissance et acceptation de l'état d'Israël dans la région en contre partie d'un hypothétique gel de la colonisation dans les territoires occupés palestiniens et d'une éventuelle reprise des "négociations" entre Israéliens et Palestiniens. Et plus concrètement d'exiger des "petits gestes d'ouverture" comme par exemple l'ouverture de l'espace aérien des pays arabes aux lignes commerciales israéliennes, l'ouverture de représentations sionistes dans ces pays arabes etc... Tout ceci sur le dos des Palestiniens. Il semble que pour l'instant, l'Arabie Saoudite à l'origine de cette initiative de paix en 2002, ne soit pas du tout convaincu de la nécessité d'une telle "ouverture", malgré tout le charme déployé à Riyadh récemment par le président Obama en personne.
Clinton/CFR et l'Iran
Enfin Clinton, qui lors de sa campagne pour être la candidate démocrate à la présidentielle américaine avait déclaré qu'elle n'hésiterai pas à donner l'ordre de bombarder l'Iran, a évoqué également la "nouvelle" politique de l' Administration Obama concernant l'Iran.
"...Ni le Président ni moi nous ne nous faisons d'illusion que le dialogue avec la République Islamique puisse réussir d'une façon ou d'une autre, et les possibilités ont certainement changé dans les semaines qui ont suivi les élections.... L'Iran peut devenir un acteur constructif dans la région s'il cesse de menacer ses voisins et soutenir le terrorisme. Il peut avoir une position responsable au sein de la communauté internationale s'il remplit ses obligations sur les droits de l'homme. Le choix est clair. Nous restons prêt à discuter directement avec l'Iran mais le temps de l'action c'est maintenant. L'opportunité ne restera pas ouverte indéfiniment....
C :
Depuis son installation, l'administration Obama n'a pas cessé de marteler sa volonté de commencer des discussions directes avec l'Iran. Hors à ce jour aucun contact sérieux n'a été pris publiquement ou clandestinement. Les seules actions clandestines américaines en territoire iranien sont celles menées par la CIA via les groupes terroristes du MEK, Jundallah et Kurdes iraniens, ainsi que via des ONG majoritairement situées hors d'Iran mais ayant des contacts à l'intérieur, et soutenant des activistes iraniens des droits de l'homme, des femmes etc... comme on l'a vu avec la "révolution twitter" avortée de Juin dernier. En fixant un ultimatum alors même qu'aucune démarche sérieuse de négociation n'est entamée, l' Administration Obama, Clinton en tête, ne cherche qu'une chose : affirmer sur la place publique nous avons tenter de négocier mais cela n'a pas marché alors passons aux sanctions voire à une attaque militaire.
Scénario Clinton/Obama/CFR/Tel Aviv
1. On fait comme si on négociait,
2. on dit cela n'a pas marché c'est de la faute au gouvernement iranien,
3. on justifie ainsi plus de sanctions,
4. et comme cela ne marchera pas non plus, la Russie et la Chine s'y opposent, on soutient une attaque israélienne contre l'Iran :
- après avoir donné le feu vert par la voix du vice président Joe Biden, tout en faisant semblant de dire non via la voix du Président Obama,
- après avoir envoyé le secrétaire d'état à la défense, Robert Gates, pour les derniers préparatifs en Israël le 27 Juillet, ce dernier ayant déclaré que le programme nucléaire iranien constituait actuellement la plus grande menace à la sécurité mondiale
Finalement, l'attaque c'est pour Quand ?
Clinton/CFR Irak, AF Pak
Clinton a ensuite fait référence aux guerres d'occupation menées par les US en Irak et Af Pak résumant ainsi l'approche américaine :
..."Notre quatrième approche c'est de s'assurer que nos efforts civils et militaires fonctionnent de manière coordonnée et complémentaire là ou nous sommes engagés dans un conflit. C'est au coeur de notre stratégie en Afghanistan et en Irak où nous regroupons nos efforts avec ceux de nos partenaires..."
C :
Aucun changement, mais une continuité de la politique de mélange militaire humanitaire qui se fait au détriment de l'humanitaire et des populations civiles dans ces pays ravagés par les guerres et où les populations ne sont pas dupes et s'en prennent de plus en plus à ces soit disant "humanitaires" dont une grande partie vivent d'ailleurs grassement des contrats de sous traitance du Pentagone via USAID.
Le discours d'Hillary Clinton était fait pour plaire à ceux devant qui il a été prononcé, et parmi lesquels elle s'est réjouie de compter un grand nombre d'amis et collaborateurs.
C'est une pièce maîtresse de la propagande de ce gang des élites du CFR et Consorts, ces mafieux des mondes glauques de la finance, de la politique, et des boîtes à penser, auquel s'est joint le dernier né, celui des ONG recyclées, écolo, droits de l'hommiste et féministe, et dont le centre de pouvoir est aux Etats Unis, désormais à Washington DC.
Washington DC est devenu le QG de commande de la mondialisation/altermondialisation esclavagiste dont le tandem Clinton/Féministe et Obama/Ya Bon Banania, sont les dernières icônes médiatiques.
Trancript intégral du discours d'Hillary Clinton
Video de son intervention au CFR