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Guerre du Liban 2006 : Résistance et Résilience

Ce n’était pas une guerre contre le Hezbollah, avec quelques dommages collatéraux au passage. C’était une guerre contre les structures de base nécessaires à la survie des civils au sud Liban. C’était une guerre contre les structures de base de la vie. Mais il y a des libanais qui ne se laisseront pas faire…Nous ne renoncerons pas… Les gens du sud Liban sont les routes et les ponts du pays.



Guerre du Liban 2006 : Résistance et Résilience

Résistance civile au Liban

La semaine dernière j’ai fait mon premier voyage au sud Liban depuis que la guerre a commencé. J’ai parcouru 1/5 du globe, j’ai été présent pendant les « guerres » en Irak, en Palestine, à New York, je peux dire honnêtement que je n’ai jamais vue une telle dévastation totale de toute ma vie. La seule chose qui me vient à l’esprit comparativement, ce sont les photos de la IIème guerre mondiale. La plupart du Liban sud est en ruines.

Dans le sud, les avions israéliens passent de temps en temps le mur du son, effrayant les gens alors qu’ils volent vers on ne sait quelle mission. Les drones israéliens sont constamment entrain de voler au dessus des têtes. Le bruit sourd, insistant de leurs moteurs sert à rappeler continuellement que le Liban n’est toujours pas sûr. Des pompes à essence bombardées, des débris noircis et tordus, c’est ce qui reste des voitures alignées sur les bas côtés de la route. Les routes elles –mêmes sont défoncées, coupées de cratères et couvertes de ponts écroulés, dans certains endroits complètement infranchissables. Il y a des kilomètres de routes bordées de végétation blanche crayeuse, tellement elle est recouverte par la poussière de bâtiments détruits, qu’on ne peut plus voir le moindre vert. Presque toute ville ou village au sud Liban a subi des dommages de guerre considérables. Presque que tous. On continue de retirer des morts des décombres. A Quantara, un village de 350 familles, 25 maisons ont été détruites, et 50 autres sérieusement endommagées. Un homme fait passer une photo de son fils de 15 ans en proie à une panique à peine contrôlée. Il n’a pas vu le garçon depuis un mois.

A Sriefa, 3 blocks entiers de maisons sont rasés au sol. D’autres bâtiments et magasins dans la ville ont été bombardés et détruits. Des femmes marchent dans les rues, sanglotant. A Sultananya, des douzaines de maisons sont détruites. L’hôpital local a été ravagé par les bombes et les flammes. La maison où j’ai été hébergé dans le village a trois bombes à fragmentation non explosées dans son jardin. Bint Jbeil, une ville de 80 000 habitants, est complètement anéantie. La plupart de la ville n’est plus qu’un tas de décombres, et même ce qui se tient encore debout est endommagé. La totalité du mur du fond de l’école de 3 étages n’est plus tout simplement. On peut à peine circuler dans le centre ville, tellement il y a de cratères dans la chaussée. Je n’ai vu aucun bâtiment dans Bint Jbeil sans dommage sérieux. Pas un seul, pas un seul.

A Siddiqine, block après block, les quartiers résidentiels ont été réduits à des tas de décombres. Des plus de 300 immeubles de plusieurs étages il ne reste rien. J’ai rencontré un homme qui déambulait au milieu des débris et qui a ri d’un petit rire sardonique quand il a appris que j’étais américain. « Ici c’est la démocratie » dit-il, en pointant vers les ruines, « Ici c’est la liberté ». Puis ses yeux se sont remplis de larmes alors qu’il me racontait qu’il n’arrivait à retrouver où avait été sa maison.

Ce n’était pas une guerre contre le Hezbollah, avec quelques dommages collatéraux au passage. C’était une guerre contre les structures de base nécessaires à la survie des civils au sud Liban. C’était une guerre contre les structures de base de la vie.

Mais il y a des libanais qui ne se laisseront pas faire.

Pendant la guerre, une coalition d’éducateurs libanais, d’ingénieurs, d’architectes, de commerçants de travailleurs du secteur de la santé, d’étudiants, et d’autres, se sont rassemblés sous la bannière de la Résistance civile – la phrase arabe pour l’action non violente directe. Les fondements de base de notre coalition sont les suivants :

« Nous, le peuple du Liban, nous appelons la communauté locale et internationale à se joindre à la campagne de résistance civile contre la guerre d’Israël contre notre pays et notre peuple. Nous déclarons le Liban un pays ouvert à la résistance civile. »

Pendant la guerre, nous avons organisé un convoi de 52 voitures pour apporter des premiers secours de Beyrouth au sud Liban, ne tenant pas compte de l’interdiction israélienne de voyager dans notre propre pays. Nous avons été arrêté par la politique intérieure libanaise – nous ferons en sorte que cela ne se reproduise plus. Aujourd’hui, le Liban est uni en résistance à la guerre. Aujourd’hui, nous organisons une pétition nationale demandant au gouvernement libanais d’expulser l’ambassadeur américain au Liban, Jeffery Feldman, en tant que menace contre la paix. Aujourd’hui, nous nous organisons pour fournir une assistance directe aux communautés dans le besoin partout dans le sud Liban.

Ces derniers jours, nous avons organisé des missions de solidarité à Qantara et Selaa. Dans Selaa, quelques heures juste avant que le cessez le feu ne prenne effet, les israéliens ont détruit 35 maisons tuant au moins 8 personnes et détruisant le système d’eau courante de toute la communauté.

Nous avons organisé une mission à Selaa, construisant des liens avec des dirigeants civils, dans le village. Nous avons donné des fonds récoltés dans tout le Liban, nous avons acheté une pompe aspirante et des réservoirs pour stocker l’eau pour les villageois. Nous avons distribué de la nourriture, donné des vêtements, des jouets pour les enfants, et des nécessaires sanitaires. Nous avons trouvé un médecin qui a accepté de venir au village et d’examiner gratuitement la population, et nous avons aidé à remplir les ordonnances nécessaires. Comme les lignes téléphoniques sont détruites dans le village, on a contacté l’armée libanaise de la part des villageois pour qu’elle aide à enlever des bombes non explosées de la région.

Au fil du temps, nous maintiendront et approfondiront nos liens avec Selaa, Qantara, et d’autres villages que nous pouvons aider, passant des premiers secours à d’autres travaux tels que la restauration des écoles, et l’organisation d’évènements culturels.
Nous ne renoncerons pas.

Nous ne sommes pas seuls. Samidoun, une coalition libanaise de souche aide trois autres villages du sud Liban. Comme nous faisons notre travail dans le sud, nous entendons parler d’autres coalitions, d’autres campagnes similaires.

Abid Na’im a perdu son père de 65 ans dans le bombardement de Selaa. Il ne restait presque rien de lui pour l’enterrer, mais malgré sa peine, Abid a résumé l’esprit qui règne au Liban aujourd’hui quand il nous a dit :

« C’est impossible de battre le peuple. Vous pouvez détruire les pierres, vous pouvez détruire les maisons – mais vous ne pouvez pas détruire le peuple. »

24 août 2006. Ramzi Kysia essayiste libano américain et activiste. Il travaille avec www.libanonsolidarity.org pour résister à la guerre et aider à la reconstruction des villages détruits au Liban.

Source et Copyright texte et photo : Online journal http://onlinejournal.com


Les gens du sud Liban sont les routes et les ponts du pays

La victoire réelle du Hezbollah se trouve dans ses bases populaires. De même que certains envient la société libanaise pour son mouvement de résistance, le mouvement devrait aussi être envié pour sa société.

Je me réfère là plus spécialement à la société du sud Liban, Dahiya et Bakaa – ce mélange unique historique, culturel, politique, littéraire et esthétique de fermiers producteurs de tabac et de combattants de la résistance, des voisins de la Palestine et de la Syrie, sur la ligne de division entre l’acceptation et le rejet de l’accord Sykes-Picot, des montagnards, des gens des côtes, du nord de la Galilée et du sud Liban, des théologiens des déshérités et opprimés, défenseurs d’un arabisme non ethnique, de l’authenticité libanaise, ceux qui croient au communisme, au nationalisme, au nationalisme pan arabe, à la dévotion religieuse et au pluralisme confessionnel, tout ceci sur un petit morceau de terre dont chaque parcelle a son propre nom, sa propre histoire à raconter et le propre sens de son identité.

Dés que le cessez le feu a pris effet, les gens du sud n’ont pas attendu un seul moment de plus qu’ils ne devaient dans les jardins publics et les écoles de Beyrouth. Dés qu’ils ont pu, ils sont retournés vers leurs villes et leurs villages, pour chasser l’armée israélienne.

Ce sont les gens du Liban pour vous : plus durs que le rock, et plus doux qu’une mère berçant son enfant. Ce sont les gens qui entreprennent la grande marche vers le sud, avant même que les ponts ne soient reconstruits et les routes réparées, parce qu’ils sont les routes et les ponts du pays.

Azmi Bichara parlementaire palestinien citoyen israélien. Extrait d’un article intitulé « Israël at a loss » paru dans l’hebdomadaire égyptien Al Ahram Le Caire 24 - 30 August 2006 N° 809. http://weekly.ahram.org.eg/2006/809/op2.htm


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Samedi 26 Août 2006
Mireille Delamarre

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