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Guerre High Tech israélienne contrôlée à distance

Contrairement aux attentes de beaucoup, le retrait de Gaza n’a pas permis de faire de réels progrès vers la paix, mais a causé un changement révolutionnaire dans la façon dont la guerre est menée; une guerre ou l’on presse sur un bouton, on tire via des écrans TV, des robots et des ordinateurs, et de l’artillerie à longue portée. Quant au passage de Rafah Gaza, il continue d’être sous contrôle israélien mais à distance via caméras et écrans TV. Concernant le rôle des européens, l’accord parle de "supervision active" un euphémisme pour une collaboration active européenne à l’occupation israélienne.



Guerre High Tech israélienne contrôlée à distance

Guerre contrôlée à distance

Contrairement aux attentes de beaucoup, le retrait de Gaza n’a pas permis de faire de réels progrès vers la paix, mais a causé un changement révolutionnaire dans la façon dont la guerre est menée. La violence du corps à corps, d’œil à oeil, les frictions saturées de haine aux checkpoints et dans les ruelles, la vue du sang répandu – la violence intime de communautés en conflit – est entrain de changer devant nos yeux. Cela s’est transformé en une guerre ou l’on presse sur un bouton, on tire via des écrans TV, des robots et des ordinateurs, et de l’artillerie à longue portée.

Il n’y a plus besoin d’occuper un territoire et de le remplir de soldats, c’est possible de positionner des batteries de canons et délimiter des "zones de massacres" qui ne sont pas moins efficace qu’une occupation. Cela permet de se raccrocher à l’idée fictive que "l’occupation de Gaza est terminée". Les forces d’armées terrestres envient celles de l’armée de l’air, et veulent aussi combattre en pressant sur un bouton. Elles veulent aussi se sentir comme l’ancien chef de l’armée de l’air devenu chef d’état major de l’armée, qui disait "je ressens une légère secousse dans l’avion au moment du largage de la bombe, une seconde après c’est fini". C’est vrai que des êtres innocents sont tués, mais sur l’écran TV cela n’a pas l’air si terrible.

Par conséquent, le commandant des forces terrestres a crée un véhicule blindé sans pilote, qui patrouille, guidé à distance et ouvre le feu sur l’ordre d’un jeune assis devant son écran TV, qui "identifie" l’ennemi. La télévision espagnole a récemment diffusé un reportage sur tout cet arsenal de robots – utilisable dans l’espace aérien, sur mer et sur terre - et qui est entrain de transformer le conflit israélo palestinien en une sorte de jeu sur ordinateur, à condition bien sûr que vous soyez du côté israélien. Et si vous êtes palestinien, vous devez être reconnaissant de ne pas être obligé de voir l’occupant au passage de Rafah.

L’occupant, lui, est aussi content de ne pas avoir à se frotter aux palestiniens. c’est suffisant d’avoir un écran TV montrant qui entre et qui sort, ainsi que les détails de l’identité des palestiniens. L’autorité pénitentiaire appelle ce système "les menottes électroniques". La créativité des industries de haute technologie israéliennes est illimitée, financée par le ministère de la défense, qui a lui-même des ressources infinies, et personne n’ose critiquer le gaspillage d’énormes sommes d’argent, parce qu’après tout, cela permet de sauver des vies de soldats.

Ses effets dévastateurs sur la vie des ennemis palestiniens ne sont pas pris en compte. Au contraire, cette avance technologique est présentée comme étant bonne pour l’occupé. En plus, Israël insiste pour que les pays donateurs paient pour ces "passages internationaux" riche en technologie et qui vont remplacer les check points saturés de frictions humaines et "soulager les conditions des palestiniens". Apres le retrait électronico technologique de Gaza, les efforts en matière de "séparation" se tourne vers la Cisjordanie. Il y a un plan en cours pour goudronner des routes de contournement, creuser des tunnels et construire des ponts. Maintenant, il se concentre sur la définition des limites des cantons palestiniens, ce qui permettra d’y implanter les technologies développées pour le canton de Gaza, qui sert de terrain d’expérimentation.

En même temps que l’efficacité technologique et l’avantage du contrôle à distance de la violence, la guerre virtuelle a pour but d’effrayer et de dissuader les palestiniens. Mais son succès n’est pas si grand que cela, car les palestiniens ont déployé des armes primitives telles des vieilles kalachnikovs et des auteurs d’attentats suicide contre cette technologie de pointe. Malgré les efforts des israéliens de transformer le conflit en un conflit entre entités territoriales, ce qui permet d’utiliser des armes contrôlées à distance, le conflit conserve sa forme originale – celle d’une guerre de communautés imbriquées l’une dans l’autre.

Dans ces conditions, les chances de succès d’une guerre technologique "stérile" sont limitées et au bout du compte le vrai champ de bataille reste celui du corps à corps. Là, les avantages de la technologie, de la robotique et des bombardements à l’artillerie conventionnelle ne peuvent être décisives. Les affrontements entre la technologie de pointe et l’armement primitif se termineront sans gagnants seulement des perdants.

N’est-ce pas honteux que tant d'efforts intellectuels soient gaspillés pour moderniser la
mort ?


Meron Benvenisti 3/11/05 haaretzdaily .com (quotidien israélien en ligne) Copyright haaretzdaily. Traduction bénévole pour information non commerciale par MD pour Planète Non Violence.


Rafah:toujours sous contrôle israélien mais à distance via caméras et écrans TV avec la collaboration active européenne

Le point de passage de Rafah Gaza continuera d’être sous contrôle israélien mais à distance via caméras et écrans TV. Concernant le rôle des européens, l’accord parle de "supervision active" un euphémisme pour une collaboration active européenne à l’occupation israélienne de la bande de Gaza.

L’accord passé qui prévoit l’ouverture du point de passage de Rafah entre la Bande de Gaza et l’Egypte stipule que :


  • Egyptiens et palestiniens patrouilleront leur côté respectif

  • A quelques kilomètres de ce point de passage, récemment équipés de caméras vidéos (payées par qui ?), installées par des techniciens français (payés par qui ?), dans une pièce sous supervision européenne, des officiers de sécurité israéliens et palestiniens contrôleront sur des écrans TV les passages des personnes. Si les israéliens veulent qu’une personne soit interpellée ou détenue ils devront demander aux palestiniens de le faire. Si ceux-ci ne sont pas d’accord ce sont les européens en poste qui joueront les médiateurs et décideront, si aucun accord n’est trouvé. La personne quant à elle pourra être retenue au maximum 6 heures. Ce sont les européens qui décideront des mouvements des personnes. L’accord parle de "supervision active" un euphémisme pour une collaboration active européenne à l’occupation israélienne de la bande de Gaza. Des restrictions sur le type de personnes qui pourront entrer sont prévues ainsi que sur la quantité de bagages autorisés.

Cette force européenne sera commandée par le général italien Pietro Pistolese qui décidera selon la situation sécuritaire si les fonctionnaires européens doivent être armés ou non. Il est prévu de déployer entre 50 et 70 fonctionnaires italiens, allemands et anglais normalement à partir du 25 novembre et au début sur la base de 12 heures d’ouverture par jour. Ceux ci auront également pour tâche de former les douaniers palestiniens à leurs nouvelles fonctions.

Sources presse électronique israélienne.


A lire notre article: raison pour un boycott academique et culturel d'Israel

Jeudi 17 Novembre 2005
Mireille Delamarre

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