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Guerre Contre le Liban : Israël avait pris sa décision en mars 2006

Diplomates français et américains avaient été prévenus d’une opération militaire israélienne de grande envergure en cas de capture de soldats par le Hezbollah

Le premier ministre israélien Ehud Olmert a dit à la Commission Winograd chargée d’enquêter sur les échecs de la guerre menée par Israël contre le Liban l’été dernier, qu’il avait décidé de lancer une opération militaire «restreinte» si des soldats israéliens étaient capturés le long de la frontière avec le Liban. Diplomates US et français avaient été avertis. Ont-ils fait remonter l’information jusqu’à la présidence ? Cette décision israélienne prise en mars 2006 a coûté la vie à plus de 1000 civils libanais et dévasté le pays, donc on peut parler de crimes de guerre prémédités. D’autre part, Israël aurait demandé aux états membres de l’OTAN fournissant des troupes à l’UNIFIL de lui fournir des renseignements sur le Hezbollah.



Guerre Contre le Liban : Israël avait pris sa décision en mars 2006

Guerre Contre le Liban : Israël avait pris sa décision en mars 2006

Selon la presse israélienne en ligne (Haaretz, Jpost, Ynet) le premier ministre israélien, qui a témoigné devant la Commission Winograd, a dit avoir pris la décision d’attaquer le Liban en mars 2006. Selon Olmert dont le témoignage a été publié dans le quotidien Haaretz jeudi dernier, la première réunion pour examiner la situation au Liban a eu lieu le 8 janvier 2006, 4 jours après son investiture comme premier ministre à la tête du gouvernement israélien. Selon Haaretz, lors d’une réunion similaire en mars 2006, Olmert a demandé aux hauts gradés de l’armée israélienne si celle ci avaient des plans opérationnels en cas de capture de soldats israéliens sur la frontière nord, et a reçu une réponse positive. Les officiers israéliens lui ont demandé pourquoi il voulait voir les plans, et sa réponse a été qu’il ne voulait pas attendre qu’il y ait effectivement capture pour prendre sa décision.

Le premier ministre a choisi l’un des plans présentant une attaque aérienne « restreinte » parallèlement à une opération terrestre limitée. La Commission Winograd, qui enquête sur les échecs de la guerre contre le Liban menée par Israël l’été dernier, doit en principe présenter un rapport intérimaire dans la deuxième quinzaine d'avril, et ses conclusions définitives en juillet. Lors de son témoignage devant la Commission le 1er février 2007, Ehud Olmert a du répondre à 3 questions principales portant sur les circonstances de la nomination d’Amir Peretz au poste de ministre de la défense, comment et pourquoi la décision de lancer une guerre le 12 juillet, plusieurs heures après que deux réservistes aient été capturés par le Hezbollah sur la frontière nord, et pourquoi Olmert a décidé de lancer une vaste opération terrestre 48 heures avant le cessez le feu, période au cours de laquelle 33 soldats israéliens ont été tués.

Dans son témoignage, Ehud Olmert affirme qu’il y a eu d’autres réunions sur la situation au Liban, plusieurs ont eu lieu en mars, avril, mai et juillet, après que le soldat israélien, le caporal Shalit ait été capturé par la résistance palestinienne et détenu dans la Bande de Gaza.

Le jour précédent le témoignage d’ Olmert devant la Commission, le Général Gadi Shamni, secrétaire militaire d’Olmert a présenté aux membres de la Commission l’organigramme des réunions sur le Liban.

Le scénario présenté dans les différents examens de la situation rappelait des incidents précédents : la capture de soldats israéliens du territoire israélien accompagnée de bombardement intensif transfrontalier. Le chef d’état major de l’époque Dan Halutz a dit que ce type d’incident avait des conséquences négatives sur la capacité de dissuasion d’Israël. Halutz a ajouté qu’Israël ne pouvait faire preuve de retenue suite à la capture des soldats dans le nord et devait répondre, et Olmert a accepté ce point de vue.

Après une tentative du Hezbollah de capturer des soldats israéliens en novembre 2005 qui avait échoué, Sharon alors premier ministre avait demandé à l’armée de préparer une liste de « cibles » dans le cadre d’une réponse militaire sur le Liban disant que le statut quo sur la frontière nord ne pouvait plus durer. Olmert a affirmé devant la Commission qu’il s’est comporté comme Sharon l’aurait fait.

Olmert a dit qu’il avait décidé lors de réunions précédant l’attaque sur le Liban que le but de l’opération militaire serait l’implantation de la résolution du Conseil de Sécurité 1559, qui demandait le déploiement le long de la frontière israélienne de l’armée libanaise et le désarmement du Hezbollah. En mai Olmert a été informé par Giora Eiland à la tête du Conseil National de Sécurité et de l’ancien premier ministre Ehud Barak que le gouvernement libanais de Siniora serait d’accord pour appliquer la résolution 1559 à condition qu’Israël se retire des fermes de Shaba. Olmert pensait que ce serait mieux de faire appliquer la décision par la voie diplomatique et il en a parlé avec le président US G.W Bush, le premier ministre anglais Tony Blair et le président français Jacques Chirac.

Apres la capture de Shalit, en juin, Olmert a dit à la Commission qu’il était certain qu’il y aurait un évènement identique sur la frontière nord et il a demandé à l’armée de l’empêcher.

Concernant sa décision de donner l’ordre de lancer une opération terrestre d’envergure deux jours avant le cessez le feu, il a déclaré qu’il voulait influencer les délibérations du Conseil de Sécurité de l’ONU pour que la résolution soit en faveur d’Israël. Il a dit que le matin où il a pris cette décision il avait reçu l ‘ébauche de résolution reflétant la position française et libanaise qui ne convenait pas à Israël. L’opération d’envergure avait pour objectif de faire pression sur les membres du Conseil de Sécurité a t- il dit.

Le chef d’état major d’Olmert, Yoram Turbowicz a fourni à la Commission Winograd les échanges diplomatiques pendant la guerre.

Il a dit que dès le premier jour de la guerre, la secrétaire d’état US Condoleezza Rice a parlé avec Olmert et a demandé que le premier ministre libanais Fouad Siniora ne soit pas affaibli. Israël a compris cela comme voulant dire que les infrastructures libanaises ne devaient pas être démolies, alors que l’armée israélienne avait prévu l’inverse. Il semble donc que la demande de Rice n’ait pas été acceptée par Tel Aviv et que l’armée israélienne ait suivi son propre plan, une attaque aérienne « restreinte » (destruction totale des infrastructures : ponts, routes, centrales électriques, dépôts de fuel, quartiers résidentiels, sans parler des nombreuses victimes civiles parmi elles de nombreux enfants) pour reprendre le terme employé par Olmert qui avait donné son feu vert dés mars 2006.

Diplomates français et américains avaient été prévenus d’une opération militaire israélienne de grande envergure en cas de capture de soldats israéliens par le Hezbollah

Selon un article du correspondant militaire Ze’ev Schiff du quotidien en ligne Haaretz (19/09/06), la capture des deux soldats israéliens Eldad Regev et Ehud Goldwasser n’était pas la première tentative du Hezbollah mais la cinquième.

Depuis la tentative de capture en octobre 2000 au cours de laquelle 3 soldats israéliens avaient été tués c’était la première fois que le Hezbollah réussissait à capturer des soldats et à les garder prisonniers.

Deux mois avant le raid de juillet du Hezbollah au cours duquel les deux soldats israéliens ont été capturés et 3 autres tués, Israël avait appris que le Hezbollah avait un plan d’attaque contre une patrouille israélienne au même endroit. Mais comme l’armée israélienne avait alors déployé d’importants effectifs dans cette zone, le Hezbollah s’est abstenu de lancer son attaque.

A ce moment là, Israël a contacté des diplomates américains et français et les a prévenus que si le Hezbollah essayait de nouveau de capturer des soldats israéliens, la réponse d’Israël inclurait une opération militaire de grande envergure.

Côté israélien on dit ne pas savoir si ce message a été passé au Hezbollah et si oui si ce dernier a choisi de ne pas en tenir compte. Israël comptait selon ce qu’il affirme, sur les français et les américains pour faire suivre le message au Hezbollah.

Commentaire

Si, comme ils le prétendent, les israéliens avaient prévenus les diplomates français et américains, ceux ci ont-ils fait remonter l’information jusqu’à l’échelon présidentiel ?

Si oui, qu’à t-il été fait ?

Ou rien n’a –t-il été fait pour dissuader le Hezbollah de capturer des soldats israéliens ?

Chirac, le « grand ami » du Liban avait-il été prévenu ?

Questions que ses amis libanais notamment ceux qui vivent en France, et les amis du peuple libanais devraient lui poser avant qu’il ne quitte la présidence.

Ou bien Israël a-t-il ainsi essayé de se disculper en accusant indirectement français et américains de n’avoir rien fait pour arrêter le Hezbollah, comptant ainsi en « mouillant » les deux grandes puissances sur leur appui notamment au sein du Conseil de Sécurité ?

Information complémentaire

Selon le quotidien saoudien Al Watan (06/03/07 - langue arabe) Israël a demandé à l’UNIFIL de collecter des renseignements sur le Hezbollah.

Israël a demandé aux pays de l’OTAN qui fournissent des troupes à l’UNIFIL au sud Liban d’aider à collecter des renseignements sur le Hezbollah, ses capacités techniques en terme de collecte de renseignements, une source de l’OTAN a-t-elle confiée au quotidien saoudien Al Watan. Cette information a été reprise sur le site du quotidien israélien en anglais de Yediot Aharonot (Ynet), néanmoins est vite disparue du site (censure militaire ?)


Introduction et Synthèse des informations traduites Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Liban : un pays européen impliqué dans l'espionnage du Hezbollah

Jeudi 8 Mars 2007
Mireille Delamarre

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