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Guerre Contre Gaza : Conséquences Economiques Pour Israël. Pour Un Boycott Efficace d'Israël

Bien que bénéficiant d'une aide financière exceptionnelle des USA (plus de 3 milliards de dollars par an) et compte tenu de la crise économique aux USA et ses répercussions mondiales, la guerre lancée par Israël contre la Résistance Palestinienne à Gaza à un coût qui sera d'autant plus élevé qu'elle se prolongera. Israël va devoir payer le prix fort.



Guerre Contre Gaza :  Conséquences Economiques Pour Israël. Pour Un Boycott Efficace d'Israël
Pertes en agriculture

Des agriculteurs israéliens affirment perdre des millions d'Euros. Certains, dont les terres se trouvent dans une zone à 4 Km de la "frontière" avec Gaza et parfois même dans certaines zones situées à 10 Km, n'ont pu les labourer et les ensemencer, de même qu' ils n'ont pu proceder aux traitements chimiques, et autres traitements par pesticides - les agriculteurs israéliens utilisent de manière intensive pesticides et autres produits chimiques - que ce soit par voie aérienne (l'espace aérien est monopolisé par l'armée de l'air Sioniste) ou terrestre.

L'Offensive militaire contre Gaza a été lancée à une époque cruciale de l'année, alors que les exportations agricoles sont au plus haut. Les Kiboutzs et Moshavs ( communautés agricoles à production collective pour les premieres et individuelle pour les secondes) cultivent environ 70% des tomates israéliennes, dont la majeure partie sont exportées, ce qui vaut également pour d'autres produits de cette zone. Ils fournissent également 60% de la production de pommes de terre pour la consommation interieure, de même que 30% de ses poivrons rouges verts et colorés, et une grande partie des carottes, radis, et autres produits vendus sur les marchés israéliens.

Cette région située en bordure de la Bande de Gaza produit également une grande quantité de fleurs principalement destinées à l'exportation. Ces 20 dernières années, des citronniers ont été plantés dans l'Ouest du Negev, sur des milliers d'hectares. La récolte de tomates, par exemple, ne souffre pas de retard, et les maraîchers affirment que si la guerre dure et s'intensifie, ils ne pourront pas les récolter, et leurs produits ne pourront qu'être vendus localement avec une baisse conséquente des cours, ou pourrir sur pied. L'efficacité de l'aspersion d'insecticides est également largement tributaire du moment ou celle -ci se fait, non seulement pour tuer les parasites qui dévorent la plante et les feuilles mais également ceux qui s'attaquent aux racines. Depuis que la fin du cessez le feu entre Israël et le Hamas, les fermiers israéliens n'ont pu asperger leurs cultures et les parasites pullulent. Le montant des pertes, incluses celles à l'exportation s'élévera à plusieurs millions d'Euros.

D'autre part, les travaux dans les champs sont exécutés par des travailleurs étrangers et les tirs de roquettes artisanes du Hamas qui visent notamment à perturber voire faire cesser toute activité agricole, les exposent au danger d'être blessés ou tués. Leurs familles ont commencé à faire pression sur eux pour qu'ils quittent ces zones agricoles. Si les combats continuent dans la Bande de Gaza, les agriculteurs israéliens devront cesser tous les travaux des champs car il n'existe pas de main d'oeuvre israélienne de remplacement. Il fut un temps où c'était les Palestiniens qui constituaient le gros de ces travailleurs saisonniers gagnant des salaires de misère pour cultiver des terres volées à leurs familles par les Sionistes. Depuis la deuxième Intifada les Sionistes ont cessé d'avoir recours à la main d'oeuvre palestinienne dans cette région.

Le Secteur Industriel également touché

L'industrie israélienne a perdu 60 millions de Shekels (1 Shekel = 0,191 Euros) en 8 jours (estimation au 08/01/09). Ces pertes sont dues à une forte chute de la production. Environ 1000 entreprises se trouvent à portée de tir de roquettes, cette estimation a été fournie par l'Association des entrepreneurs. Ce chiffre inclut les pertes liées à l'absentéisme et les suspensions de production lors d'attaques de roquettes. Même si la plupart des entreprises continuent de fonctionnner, elles le font au ralenti à cause des fréquentes alertes qui obligent les employés à courir aux abris, suspendant ainsi toute activité industrielle. Depuis, la situation ne s'est pas améliorée la zone touchée par les tirs de roquettes s'est élargie jusqu'à 27 KM au Sud de Tel Aviv.

Une Opération à long terme qui aura des repercussions économiques négatives sévères

Actuellement il est trop tôt pour faire une estimation précise du coût financier de cette opération militaire contre la Bande de Gaza, car cela dépend de sa durée, de l'implication ou non des réservistes dans cette opération et d'une éventuelle réoccupation partielle voire totale de la Bande de Gaza. Cependant, chaque jour qui passe coûte des millions de Shekels notamment pour l'utilisation intensive des frappes aériennes, et maintenant des opérations menées par les troupes terrestres, sans compter les frais liés à la prise en charge des familles des soldats tués ou blessés de même que la prise en charge des soins de ces derniers, pour certains pendant de long mois. Les répercussions se feront sentir dans le courant de l'année 2009, et plus l'opération se prolongera plus son coût sera élevé.

Le Ministère de la Défense israélien a jusqu'à présent refusé tout commentaire sur le sujet mais il est bien évident que si un grand nombre de réservistes sont appelés en renfort - ce qui est le cas actuellement même s'ils ne sont pas encore opérationnels dans Gaza ayant passé deux semaines d'entraînement intensif - les dépenses militaires vont exploser. Les dépenses seront d'autant plus importantes si des zones entières de la Bande de Gaza sont réoccupées et une administration militaire installée, comme c'est le cas en Cisjordanie occupée, ceci dans l'hypothèse d'une victoire israélienne sur le Hamas.

Ecraser la Résistance Palestinienne à Gaza aura un coût faramineux pour Israël, tant en vies humaines (soldats) qu'en coût financier. Pour le moment les soldats israéliens tués sont des conscrits ou soldats de métier, mais dés lors que les réservistes seront impliqués, comme ils sont pour la plupart mariés et pères de famille, non seulement l'opinion publique israélienne, qui soutient à une écrasante majorité les massacres à Gaza, risque vite de changer d'avis s'il y a des tués, mais le côut financier sera lui aussi très lourd à supporter pour une économie qui subit également le contrecoup de la crise financière mondiale. Le Hamas ayant étendu son rayon de tir de roquettes, viennent également s'ajouter les coûts pour renforcer la sécurité des zones urbaines israéliennes, notamment au Sud de Tel Aviv, coûts qui pourraient se chiffrer en millions de Shekels voire milliards.

Les coffres de l'état Sioniste sont vides, ce qui n'était pas le cas lors de la guerre du Liban de Juillet 2006, et il sera donc difficile pour le gouvernement Sioniste de se montrer aussi généreux cette fois ci pour l'armée. Actuellement, le budget de la défense approuvé par le cabinet en août 2008 pour 2009 est de 48.8 milliards de Shekels, mais il n'a pas encore été voté par le parlement israélien, et ne le sera pas avant l'élection prochaine début février du premier ministre et la formation d'un nouveau gouvernement. Des modifications sont fort probables. Actuellement, un réserviste coûte 450 Shekels par jour, mais cela n'inclue pas les frais de nourriture de vêtements et d'équipements dont bénéficient les réservistes. Ces 450 Shekels incluent seulement le coût pour la perte de productivité pour l'employeur alors que le soldat est mobilisé.

De plus, pour certaines économistes, le secteur des investissements risquent de s'écrouler, les investisseurs étrangers rapatriant leurs capitaux pour palier à la crise économique mondiale, mais ils deviennent aussi réticents à placer leur argent dans une zone de guerre. Autres conséquences économiques possibles, la baisse du Shekel et la remontée du prix du pétrole, et pour les activités économiques, une baisse de celles liées au tourisme, l'une des premières touchées en période de guerre.

Une action pour faire pression sur Israël : le Boycott économique

La seule façon efficace de faire pression sur Israël pour qu'il cesse ses massacres de Palestiniens à Gaza c'est en organisant un boycott total de tous les produits israéliens. Il est déplorable que certains qui se disent solidaires du Peuple Palestinien s'opposent dans les manifestations contre les massacres à Gaza, à ce qu'un appel soit lancé pour le Boycott d'Israël, ou tout simplement que des slogans en faveur du boycott soient exprimés, ceci, souvent pour des raisons de politique politiciennes. C'est honteux !

Il est également urgent que le tourisme religieux s'arrête, car outre le fait qu'il est immoral -comment peut on aller prier, en sont âme et conscience, en Terre Sainte, alors que l'armée israélienne extermine des Palestiniens quelques kilomètres plus loin ? - ces pélerins ne rapportent rien économiquement aux Palestiniens car ils séjournent pendant tout le temps du pélerinage en Israël. Par exemple, les Tours Opérators organisent à Bethleem une visite qui dure la demie journée ou journée et ensuite les pélerins rentrent dormir en Israël.

L'ethique veut qu'au lieu de faire ce pélerinage qui soutient finalement l'économie de la puissance occupante, on consacre l'argent à des dons en soutien à l'économie palestinienne ravagée par plusieurs années d'entrave à la liberté de mouvement des personnes et des biens, où aux organisations religieuses qui vivent de ce tourisme. Si toutefois certains souhaitent se rendre en Terre Sainte, alors qu'ils aillent côté palestinien pour soutenir le Peuple Palestinien à un moment crucial de son histoire, accordant ainsi leur foi avec leurs actes.

Pour Plus d'information sur le Boycott

Sources de certaines informations : www.haaretz.com


Dimanche 11 Janvier 2009
Mireille Delamarre

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